«>* -^^ ':¡i^w ■j^' f: e. Wíi f*^ * ^ : « \ f 1 > :^ t •t!S Mil > X y L'ANCIENNE VERSIÓN ESPAGNOLE J)E KALILA ET DIGNA •I L'ANGIEXXE VERSIÓN ESPAGXOLE DE KALILA ET DIGNA TEXTE DES xMANUSCRITS DE L'ESCORIAL PRECEDE D'UN AVANT-PROPOS ET SUIVI D'ÜN GLOSSAIRE THÉSE Présentée a rUniversité de Paris, pon?- le diplome dii Doctoral d'Université PAR CLIFFORD G. ALLEN MACÓN PROTAT FRÉRES, IMPRIMEURS 1906 O V a" AVANT-PROPOS La collection de fables connue généralement sous le titre de « Livre de Calila et Dinina » est depuis plus d'un siécle un sujet d'in- vestigation. II existait déjá dans la littérature indienne, a une époque tres loin- taine, un nombre considerable de contes, lesquels sont les inspirateurs de la plupart de ceux de la collection dont il s'agit '. Pendant le régne de Cosroes le Grand, ou Anouchinuan Khosni, qui était le vingt-deuxiéme des rois sassanides de Perse (531-579 de notre ere), BarT^ouyeh son médecin, de retour d'un voyage aux Indes, rem- porta de ce pays certaines écritures. Ces écritures furent traduites par lui en langue perse ou en pelhvi. C'est dans cette traduction que l'ouvrage a pris le nom de Calilak et Damuak -, plutót que dans la versión syriaque 5. II n'existe dans la littérature indienne aucun livre qui contienne la collection des fables, telle qu'elle se trouve dans les versions origi- naires de cette traduction perse, malheureusement perdue. Néanmoins la plupart de ces contes se rencontrent dans des livres indiens, le Pant- chatantra, le Mahábhárata, etc. Une question se pose tout de suite. Est-ce que Barzouyeh a trouvé aux Indes une compilation + (l'ouvrage d'un Baidha ou Bidpaí, laquelle compilation s'est décomposée plus tard pour former le Pantchatanha et les autres livres indiens) ou est-ce qu'il a réuni des contes puisés á plusieurs sources, conserves en des collections qui existent actuellement sous les titres le Pantchatantra, le Mahábharala, etc. Cette derniére hypothése parait la plus favorable'. 1. Voir De Sacy, Calila et Dimna, p. 8, et Bédier. Fahliaux, p. 46. 2. Voir Herbelot, Bib. Oriéntale, p. 118; Derenbourg, Ititroduction de l'édition de Jeati de Capone. 3. Voir De los Rios, Hist. crit., vol. 5, p. 467. 4. Voir Herbelot, ibid.,^. 456; Sarmiento, Memorias, p. 333 ; Bcnfey, Pantscha- tantra, introduction. 5. Voir Gayangos, Édition, p. i ; Vrym, Jenaer Literatur:^eitimg, 1878, p. 98 ; Gas- tón Paris, Histoire Littéraire, vol. XXXIII. vi AVAÑT-PROPOS Pendant le vi^ siécle, et presque immédiatement aprés que Bar- zouyeh eut accompli sa tache, un certain Boud a traduit en syriaque la collection que nous considérons. II ne l'a pas traduite de l'indien comme le croyaient Assemani ', Sarmiento ^ et Pellicer 5, ni de l'arabe comme le veut faire croire Gayangos ^ mais du pelhvi méme. La preuve se trouve dáns la forme des noms propres Kalilag et Damnag, forme qui pourrait provenir tres bien du pelhvi Kalilak et Datnnak, mais non de l'indien Karaiaka et Donianaka >. Quoique la traduction pelhvie soit perdue, on peut se faire une idee de ce qu'elle a dú étre, par l'étude de cette versión syriaque (découverte a Mardin en 1870 par M. Albert Socin et traduite par Bickell) et de la rédaction árabe dont nous allons parler. Vers le milieu du viii'^ siécle, sous le régne du khalife Al Mansur, vivait le savant Abdallah ebn Ahuokajfa. II était perse, mais il se con- vertit au mahométanisme. Possesseur de secrets d etat importants, il devenait dangereux aux yeux d'Al Mansur, qui le fit assassiner. II a laissé plusieurs traductions du perse en árabe, et entre elles le livre de Kelile we Dimne ^. De l'arabe il y a au moins trois traductions indépendantes en langues modernes européennes. 1° Vers la fin du xi'^ siécle, ou au commencement du xii^, Simeón Seth traduisit la versión árabe en grec. II appelait sa traduction -TEsaví- 'T,; Y.y.i \yyr,Ky.-r,; 7. 2° II y a une traduction en hébreu, par un auteur inconnu, recon- nue généralement comme la rédaction de Joéí^. Celle-ci est une traduc- tion littérale de l'arabe, et, á son tour elle a été traduite littéralement en latin, vers l'an 1275, par Jean de Capone, juif convc-rti ^. Puisque 1. Biblioteca Oriéntale, vol. 3, premiére partie, p. 219. 2. Ihiá., p. 334. 3. Ensayo de una Biblioteca, etc., p. 158. 4. Ibid., p. 3. 5. Yoir Renán, Journal Asiat ¡que, >« serie, vol. 7, p. 250. 6. Voir Purgstall, Hist. de la litt. des Avahes, vol. 3, p. 358 ; Max Müller, Chipsfrow a Germán Workshop, vol. 4, p. 145-209. Keith-Falconer, Calila and Dinina,p. xxxvni. 7. Voir Sarmiento, ibid., p. 335 ; Pellicer, ibid., p. 156; Deslongchamps, Essai sur les Jabíes indiennes. 8. Voir De Sacy, Nolices et Extraits, vol. IX, p. 397. 9. Voir Sarmiento, ibid., p. 336; Pellicer, ibid., p. 160; Gavangos, ibid., p. 3; G. París, Journal des Savants, 1899, p. 582. AVAKT-PROPOS VII la versión latine est une traduction littérale de l'hébreu, elle a une importance égale á cene derniére '. 3° Versión espagnole. II existe deux manuscrits de cette versión, l'un (ms. A) cité le premier par De Castro % l'autre (ms. B), cité par Gayangos dans la préface de son édition K D'aprés M. Gastón Paris la versión hébraíque et cette versión espagnole proviennent d'un méme original ■^. Un troisiéme manuscrit existait autrefois mais il a été perdu'. On fixe la date de la rédaction espagnole de la hqon suivante. On lit á la fin du ms. A : — « Aquí se acaba el libro de Calila et Digna, et fue sacado de araiiigo en latyn, e rromam^ado por mandado del infant don Alfonso, Jijo del muy noble r rey don Fernando, en la era de'mill e dolientes milenta e niieue años. » Le titre du manuscrit perdu était : El libro de Calila e Dimna que fue sacado del arábigo en latin, Romani:(ado, por mandado del Infante Alfonso, fijo del Rey D. Fernando, en era de mil tres- cientos ochenta y nueve ^. » Or si on corrige une date par l'autre 'on obtient la date probable, c'est-á-dire 1289 de l'ére d'Espagne, soit 125 1 de notre ere, car nous sommes a l'époque oü Alfonse, fils de S. Ferdinand, et plus tard Alfonse X, était encoré infant. On prétend que le texte espagnol a été : « sacado del arábigo en latin et romaneado. » Devons-nous accepter ce que disent sur ce point ees deux manuscrits " ? Cette question est difficile a resondre. On ne peut que discuter des probabilités. Si une traduction latine a existe, il faut conclure que : 1° Elle a été faite littéralement sur l'arabe et 'ce travail a eu pour seul but de faciliter la tache de celui qui devait la traduire en castil- lan; 2° la versión castillane a été traduite littéralement du latin ; 1. Volr G. Paris, Hist. Litt., vol. XXXIII. 2. Biblioteca Española, vol. I, p. 637, et voir aussi Ocios de los Españoles emigrados, V. V, p. 181 ; Bulletin des sciences historigiies, t. V, p. 435 ; De Puybusque, El conde Liicanor, p. 124. 5. Ibid., p. 4 ; De los Ríos, ihid., vol. III, p. 525. 4. Hist. Litt., vol. XXXIII. 5. Voir Sarmiento, ibid., p. 339. 6. Voir Sarmiento, ibid., p. 339. 7. Voir aussi la Grande et General Estoria d' Alfonse le Sage, 3^ partie, ch. LXiii, passage cité par De Castro, ibid., vol. I, p. 637, « muerto el rrjey Benhabul, reynó en pos el un rrey que le dixeron Dayslen. Este rrey fi^o el libro a que di^en Calila et Dygna, que es de exemplos et de sesos : et este livro trasladó de arauigo en latino Aben Mochafa. » VIII AVANT-PROPOS 3" cette traduction latine a ensuite disparu sans laisser de traces'. En 13 13 apparait Raimond de Béziers, avec une traduction en latin, comme il dit, d'une versión 'espagnole du Calila et Dimna. En effet il connaissait et l'ancienne versión espagnole, et la versión déjá citée, de Jean de Capoue : une étude de son texte montre qu'il a commencé- par traduire la versión castillane, mais que, dans le chapitre des Ouatre amis, au point oíi la souris commencé le récit de ses malheurs, il a abandonné la traduction castillane pour copier la versión de Jean de Capoue ^ Ces faits, soupconnés de De Sacy ' et de Delisle 4, ont été prouvés dans l'étude de M. París '. La versión de Jean de Capoue a été traduite de tres bonne heure en espagnol et dans la plupart des langues européennes. La traduction espagnole a paru pour la premiére fois á Saragosse en 1493 ^. A la fin de cette édition on lit : « Aniso e enxemplos contra los engaños e peligros del mundo. Emprentado enla insigne e muy noble ciudad de Zaragoza de Aragón^ con industria e expensas de Paulo Hurus : Alemán de Constancia, fecho e acabado a XXX dias Marco del año de nuestra saluacion Mili. CCCC. XCIII 7. Cette versión n'aaucun rapport direct avec l'ancienne versión espagnole. On pourrait indiquer de la facón suivante les rapports de la rédaction espagnole avec les autres rédactions, et l'importance relative de cha- cune. (Voir le tableau ci-contre.) Une partie seulement du livre de Calila et Dimna nous est venue directement de l'Inde. II nous reste a donner les résultats des études faites sur ce sujet. Les auteurs sont loin d'étre d'accord. II existe une 1. Voir Gayangos, ibid., p. 8 ; Puymaigre, Vieiix auteurs castillaus, vol. II, p. 428; De los Ríos, ibiil., vol. III, p. 526; Gastón Paris, Hisloire Littéraire, vol. XXXIII. 2. Voir G. Paris, Hist. Litt., vol. XXXIII. Gayangos, ibid., p. 5, croit que Rai- mond a traduit la versión anonyme de Saragosse. L. Hervieux, Xolices sur les Jabíes latines d'oricrine imiienne ; Les fabulistes latins, Jean de Capoue et ses derives, et Notices sur Raimond de Bciiers, prétend qu'il n'est qu'un simple plagiaire, ne faisant que copier Jean de Capoue. 3. Notices et Extraits, vols. IX et X. 4. Journal des Savants, 1898, p. 158. 5. Journal des Savauts, 1899, p. 588. 6. Gayangos se trompe complétement, p. 3. De Sacy, Notices et Extraits, vol. IX, p. 436, et De los Rios, ¡bid., vol. III, p. 525 ne connaissent que Tédition de Burgos, de 1498. 7. Pour d'autres éditions de cette versión, voir Gayangos, ;7'/í/., p. 5, note. AVANT-PROPOS IX divergence tres grande entre l'opinion de Gayangos, qui dit : « Lo que Bar^ouyeh tomó de los indios se reduce á la historia de Calila et Diniiia : todo lo demás reconoce otro origen, ó fué añadido por él ' et celle de M. Paris qui croit que le livre presque entier provient de l'Inde. La versión syriaque, quoique incompléte, nous est d'un grand secours. Les fables qui se trouvent ici et dans la rédaction |arabe ont dú prove- nir du livre pelhvi, et aussi, probablement, de l'Inde. Divers livres indiens, perdus. Red. pelhvie, vie siécle, aprés J.-C, perdue. Red. syriaque, vie siécle, Red. árabe, viiie siécle, de Boud. par Abdaliah ibu Almokaffa. L_ Red. grecque, vers iioo. Red. lat¡ne(?) Red. héoraíque de Joél par Simeón Seth. anonyme. vers 1250. Red. espagnole, Red. latine de Jean de xiiie siécle. Capoue vers 1275. I Trad. espagnole Raimond de Béziers, anonyme. 1313. Une comparaison de toutes ees versions méne aux conclusions sui- vantes : 1° Neuf chapitres se rencontrent dans la rédaction de Boud, et dans celle de l'arabe. lis doivent provenir de l'Inde. Ce sont : I. Les deux chacals. II. Les quatre amis. III. Les hiboux et les corbeaux. IV. Le singe et la tortiie. V. Vanimal fidéle tuepar son maítre. VI. Le chat et la souris. VIL Le roi et Voiseau. VIH. Le chacal vertueux. IX. Le roi et les Brahmanes. I. Ibid., p. I, note, et aussi p. 41, note i. X AVANT-PROPOS En efí'et on trouve les mémes sujets traites, I, II, III, IV, V dans le Pantchatanira, VI, VII et VIII dans le Mahábhárata, livre XII, etlX dans un román bouddhique. 2° La fable, ¡a ¡ionne penitente est traitée dans un conté bouddhique, et les sujets, l'homme ingrat et les aniniaiix reconnaissants, et ¡es quatre voyageurs forment, respectivement, le sujet d'un conté indien. Ces trois chapitres, alors, ont dü faire partie du livre pelhvi, qui contenait douze chapitres. 3° Barzouyeh a ajouté sa biographie, et, tres vraisemblablement, l'allocution du roi qui se trouve a la fin de chaqué chapitre, son but étant de donner une espéce d'unité á la compilation. 4° Abdallah ebn-Almokaffa a ajouté l'introduction qui traite du voyage de Barzouyeh, et celle qui parle des vertus du livre, et de la facón dont il faut s'en servir pour en profiter. C'est a lui aussi que nous devons le procés de Dinina, chapitre qui ne se rencontre que dans la rédaction árabe et dans les versions qui en proviennent. 5° Le chapitre ¡e religienx et Vétranger n'a été ajouté que quelque temps aprés Almokaífa, ípuisqu'il était connu déjá par le traducteur grec, et enfin 6° Deux fables, ¡es ¡jérons et ¡e canard, et ¡e renard et l'oiseau ont été ajoutées plus tard á la rédaction d' Abdallah ebn-Almokaffa. En effet, on lit dans un manuscrit árabe que la premiére de ces fables n'appar- tenait pas au livre, mais qu'elle lui avait été rattachée á cause de sa ressemblance avec les autres fables du livre \ LES MANUSCRITS Les deux manuscrits connus, et dont Ga3'angos s'est servi pour faire son édition, se trouvent á la bibliothéque de TEscorial; Gayangosles a décrits de la facón suivante ^ : « £"/ primero v más antiguo de eHos, scña- ¡adocotí iii^ /;, q, es defines de¡ sigio XIV ; está forrado en tah¡a...de¡ Renaci- miento : consta de ^4 ¡jojas utües, y tiene intcrcaiados en e¡ texto mncíjos 1. Voir de plus sur ce sujet : Benícv, Piíntschatiintra, vol. I, intr., Gayangos, p. i, Noldeke, Míiiisí'rkóiiih, etc. Kieth-Falconer, Calilah aiui Ditnimh, p. xxviii, Pellicer, Etistiyo, p. 158, Prym, Liteniturieitinnr, p. 1878, p. 98 ; De Sacy, Cii//7iJ ct Dimtia, Weber, Lit. CeutralbJatl, col. 1021, etc. 2. Ibid., p. 4. AVANT-PROPOS XI dibujos de pJiiiim ' , ejecutados con bastante primor. ...El segundo, señalado con iii, X 4 es más moderno ; una nota final dice que se acabó de copiar en jueves postrymero de abril, año dcLXVl, por Garda de Medina en Valladolit. Es un folio menor, de 22) hojas, de las cuales las ii^ primeras pertenecen al Libro de Calila é Dymna, ocupando las restantes el Mappa Mundi de Isidoro, en romance, y parte del Invencionario del bachiller Alonso Gutierre:;^ de Toledo. A ees descriptions ajoutons celles du catalogue de l'Escorial : — Códice (A) en folio pasta ; en papel, con 24 folios y de principios del siglo XV. Está imperfecto ; ct (B) Calila y Dina, ó colección de fábulas navales, tomadas de algunos filósofos, escritas por el Bach. Alonso de Toledo. Parece que no está completo. Códice en folio menor pasta en papel con 22) folios y de fines del siglo XV. Les dimensions du ms. A sont o"" 194 sur o*" 277. II y a 94 feuil- lets dont les feuillets xii, xiii, xxvii, xxxviii, xlvii et lviii, recto et verso, sont en blanc. La marge intérieure du feuillet lxxxvi, est déchirée de sorte qu'il manque quelques lettres au commencement des ligues du recto et ala fin des lignes du verso. Le texte est a une colonne, mesurant de o™ 145 a C" 155 sur de 0^213 á o" 223, et comprenant de 31 á 38 lignes par page. Du ms. B les dimensions sont o" 195 sur o"' 264. Le texte, aussi á une colonne, mesure o"" 127 sur o™ 165 et comprend de 23 a 30 lignes par page. Le ms. B n'est pas copié sur le ms. A. Gayangos l'a dit déjá. La preuve est facile a trouver. Le ms. B. posséde une introduction et deux chapitres (xii et xiii de Gayangos) qui font défaut dans le ms. A. II est lévident que les deux manuscrits proviennent de la méme traduction de l'arabe. Dans beaucoup d'endroits leur langage est identique. Dans les quatre premiers chapitres, si le ms. B. ne suit pas le ms. A, c'est presque toujours pour se mettre d'accord avec la rédaction de Jean de Capoue. Des exemples de ees points de contact entre les deux rédactions sont : (P. 2, 1. 20.) B. Et duró Ber~ebiu'y en catar eflas plantas et yernas que eran en aquellos montes do:;;e meses . I. II y en a 78, gvec des espaces laissés vides pour 17 de plus. XII AVANT-PROPOS J. de C. (15-9)- Tardavit itaqite Bero:;ja5 circa hoc diiodecim mensibus. A. Et duró en coger eftas yernas e plantas grand tienpo, más de un aíio. (P. 3, 1. 44.) B. et era el prymero capitulo defle libro el capitulo de Ber::^ebuey, et délo que dixo dejy et defu lynaje et de como era mavibile enlas cofas, tanto que él ovo de meter ejloa r religión. J. de C, (16-3). Est autem a principio huius libri capitulum medid Bero- :(ie et gestor um suorum, que narravit quibus conversabatur doñee affectus est heremita et colens deuin. Manque chez A. (P. 3,1. 51.) B. et que lo lanzarla en Jus armarios et que lo dexaria por heredat alos rreyes que de/pues del viniefen. J. de C. (16-15) ''^ -^'^ repositus in suis vestiariis, ut possit permamre in hereditatem aliis regibus suis successoribus. A. et que lo dexafe de/pues defu vida alos que del deffendiefen. (P. 5, 1. 29.) B. et fallé enlas efcripturas delafifica que. J. de C. (19-6). Et inveni in libris incdicinaruní ubi dicitur. A. ct fallé que. (P. 9, ligne 152.) B. hi entonces r recudió el hoine afu niugcr : « Tú ¿ por qué lo demandas ? Lüla ventura te traxo grand algo; come e bebe c alégrate, et non me demandes tal cofa, cafe telo yo dixere, non fó feguro que lo non o\a alguno, e podria acaecer cofa por ello que pefara a ¡nj et a ty. » Et dixo la muger : (c Por la fe que me dcues, que nielo digas, ca non oyrá ujnguno lo que dixerc- mos a tal hora. » J. de C. (24-14). Cui vero respomlit : Quid tibi hoc quaerere? ex quo . eduxit te deus ad magnas divitias et substatitias, comede, gaude et bibe, et non interroges me de eoquod tibi non est declarandum, nc forte audiens nos ali- quis posset nocere nobis et in periculmn redundare. Dixit itaquc mulicr : AVAKT-PROPOS XIII Ri\í^o te, indica inihí hcc qiioniain non esl qni posset nos nitnc aiidire et sen- tire verba nostra. Manque chez A. Le ms. B. et Jean de Capone continuent d'étre d'accord dans les trois paragraphes suivants. (P. II, 1. 226.) B. et alquiló un orne que gelas foradafe a jornal et geías adobafe por fient maravedís. J. de C. (28-10). Conduxit quemdam ad perforandum eas por centum sol id i s in die. A. et aquiJó vn orne que gelas foradafe e adobafe. (P. 12, 1. 247.) B. et non teme ¡os ornes njn le temen, et non peca. J. de C. (29-3) et non temet homines tit peccatiini et fit pacificus . Manque chez A. (P. 13, 1. 269 &: 272.) B. et es atal como la jarra déla miel, que ya~e enella en fu fondón muerte fupytaña. J. de C. (30-7). Fel sicut vas in qiio desuper est modicum ¡nellis de sub- tus vero plenuii! veneno, et quicumque de eo gustaverit, parum de ditlcedine et multum de amaritudine percipiet. Et plus loin : B. et es atal como el gufanodel frgo, que quando más teje fobrefy, tanto más se aluenga déla vida. J. de C. (30-13). Fel sicut vermis serici qui protouiensfilum serici a se causat sihi necem. Les deux passages manquent chez A. La suite de ce chapitre, qui manque chez A, aurait pu tres bien ctre traduite de Jean de Capone, pp. 33, 34 et 35. (P. 18, 1.43-) B. e llegófe aél un lobo, etél non le jhitiófafla que fue ^erca del. XIV AVANT-PROPOS J. de C. (38-26) siípcrvenit ei ¡iipits et seqiiebatur eiim, ipso non perci- pienie. A. vino vil lobo por de tras aél por Je morder. Et plus loin. B. ¿ Cómo f aré ? que el lobo me aqiiexa, e el rrio es fondo, e la puente es quebrada, e yo .non fé nadar : enpero, non fallo njnguna cofa que mayor guarda me fea que echarme ene! agua. J. de C. (39-4). Quid faciam ? lupus sequitur me, fumen vero profun- duní est, pons confracfus, nec scio natare per aquam ; non est mihi melius nisi me in flumine proiicere et homines me videntes forsitan salvum facicnt. A. Si aqiii efó rre^elo del lobo, £ fy pafo el rrio lieua mucha agua e non fé nadar. Et acordó de fe echar al agua. (P. 19, I. 55.) B. et efle león es muy locano et apartado en fu confejo. J. de C. (39-19). Erat autem leo magiianimis in suis negociis, singula- ris in siio concilio'. A. Et efle león era muy lozano. Et plus loin. B. et ejlovo quedo en fu lugar. J. de C. (}C)-2^) nec exibat de loco pre timore. Ce détail manque chez A. (P. 19, 1.77.) B. et Jeme jóle al xjmjo que afy lofabia él fa:;er ; et después que defendie- ron los carpenteros e fueron por aquello que les era menefier fiiefe el xjmjo. J. de C. (40-7). Et videns hoc symeus, estimavit faceré siciit carpcnta- riiis fariebat. Et cum iinlc carpcntarius dcsccndissct pro suis negociis festina- vit symeus ad lignum. A. e en tanto que ellos fueron conu^rfubió el xjmjo. (P. 22,1. 158.) B. el omefabidor. J. de C. (43-3i)z'/V iulcUigcns et doclus. A. el orne f alarido. AVANt-PRÓPÓS XV (P- 34, 1- 544-) B. Et dixéroiih : « P¡á:;c7ios. » Et fue/e la liebre detardando fajia que pafó la ora déla yantar, et entonces llegó al león. J. de C. (61-25). Ciii dicunt : Vohanus fiat tibi. Et exsiirgens lepiis ciini socio siio, ivit ad leoneni, el retardavit presentare se sibi, doñee hora cibi preteriit. A. EtJi~ieron loa/y. Et quando jiteron ferca del león fue la liebre feñera muy pafo. (P. 36,1.585.) B. me yo mjenbro efe que las beftias /ahajes todas non beujmos finon entu guardia e entu merced, non puedo cjlar que non te diga la verdat que vos deiio natural mente. J. de C. (63-14). Sed intra nw nwditatus video quonianí turba feraruiii et inultitudo tui populi non habent vitain et bonuin nisi en te, ncc apud me inveuiovianí celandi veritatem, sed illam tibi manifestandi. A. yo me rreinjenbre que las niiejlras almas de todas las beftias fon colga- das déla vueftra, non puede fer que non faga lo que deuo. (P. 38, 1. 660.) B. et el más pere:^ofo rrey, es aquel que fe da avagar ; et el que más femeja al elefante joven es aquel que non torna cabeca por njnguna cofa que aya de pefar. J. de C. (67-2). Rex autem pigrios est ceteris regibus, qni negligens est in suis negociis ; est autem sicut elephas qui nihil respicit in hoc mundo. A. Et el más pere:;ijfo rrey es aquel que fe dé a vagares guando le viene la cuyta. (P. 41, 1.729.) B. Et dixo afy : Señor .^ ten por bien que yo vaya a Senccba por ver cómo eflá et oyr lo que di:^e, et por aventura fabré algo defu fa:^ieuda, et délo que ha en cor acón, e fa~értelo be faber porque feas nuís apergebido. » Dixo el león : « Bien es ; vete efa:;lo. » etc., etc. J. de C. (70-4) et ait ei : Vis[ne] ut vadam ad Senesbam, ut vidcam XVI AVANT-PROPOS quid agat, iit sciam ingressutn et egressum suum et aiidiam verba siia ? for si- tan putero aliquid presumere ab eo, et rediens referam regi. Dixit ei leo : Vade et réspice opera siia et indica mihi, etc. Manque chez A. (P. 43, 1.781.) B, et sy esto non es por alguna de ¡as beode:^es délos rreyes, non fé por qué fea ; ca una délas faude~es délos rreyes es ejla ; rrcfebir en fu gracia al que non lo luerefe ; et ayrarfe contra el que vierefce gracia es fyn rra~on nianj- fejla. E por ende di:;¿en que a peligro fe mete el que mucho entra enla mar, et mayor, el que ha afa:{jmjento conel rrey ; ca maguer que lo fyrua bien, e leal e derecha mente econ amor, en logar le da falto que nunca más alca caheca, et con todo esto efiá a peligro de muerte, maguer que lo onrre. E por aventura por la verdal que yo deuo al león, e porque lo fyruo leal úñente me an algunos buello conél e esto lo trae a quererme matar ; ca muchas ve~es acaece que el buen árbol tanto carga defu buen fruto que fe pierde conello, et el pavón que es la cola lo mejor que ha enél pefgale alguna cofa tanto que guando lo bufcan tomanlo más ayna. J. de C. (73-23). Quod si non rcperiatur in eis aliquid hujusinodi, poterit precipitari propter maliciam regis ; quoniam qnando deviat cor regís, placct ei Ule contra quem debet indignari, et indignatur contra illum qiii debct hahcre gratiam in oculis suis sinc causa et certa culpa. Et propter hoc dicifiir, quod quiciimque ingrcditur uuire, ipsc est causa sue precipitationis ; sed magis qui adheret servicio regis, et quamvis sit fdelis et rectus'consilia- rius et amicus, dignum est ipsum precipitari in laqueum impii et capi in eius rethc, et non inveniat exinde adiutorem. Quis enim novit si forsitan propter bonuiii quod cgi versum leonem, et ufilitatein quaui ei qucrcbaiii, indiixi eutn ad hoc ? Nam bona arbor quandoque periit propter bonos fructus eius, quia gravati rami a fructibus frangiintur et corruunt, et dissipatur arbor. Simi- litcr qiioqnc ihoes cuius ale sun meliores quaní omnia qitae [.w/;;/] /// eo, aliquaiulo iaincn sunt ad impedinienfum ei ; nam quando intendit volare, nt evadat a malo, movetur graviter suis alis doñee capitur. Manque chez A. (P. 58,1. 1241.) B. E dixo el orne : « Pues dame iiiy fijo, c dartehc tu fierro. » Et dióle fu fijo, et dióle el otro fu fierro. AVANT-PROPOS XVII J. de C. (98-4). Ef ait ei : Restittie mihi filiiim meiun, et ego resiitiiam tibi j'errum íiiiini. Ai ilJe restititit sibi filimn, et ilkferriim. A. Et dixole el oñie : « Pues cíame mj fijo, e yo dartehé lo que me di/le en encomienda. » E fue fecho afy. (P. 60, 1. I.) B. E dixo el rrey al filofofo : « Ya he entendido lo que me dexi/ie del meflurero e me::^clador, e como metió enemjflad e aborreufia confu lengua entre aquellos que mucho fe amavan, et agora djnie como fue la efcufacion de Djna qiiando el león lo mandó prender por lo matar. J. de C. (loi-i). Inquit rex Disles Sendebar philosopho : Intellexi, inquam, verba tua de mendaciis viri dolosi querentis dissipare veritatem cum verbis falsitatis, doñee removet amorem et ponit odium in siio loco. Indica mihi nunc, ad quam ultimo dcvenit causaiii Dimna, doñee leo man- davit ipsiiin interfici. A. Pues dinie agora qual fue su efcufacion de Digna, e que finia ovo por efte fecho. (P. 61, I. 30.) B. et fy tú te oviefes rrefrenado quando te dixeron del, e oviefes penfado en fufa:^'enda, o vieras eneflo alguna prefungon, efonfes era rra::^on délo fa-er : que di:^en que non es njnguno que mal qujera aotro o lo aborre::;ca, que otro tal non fyenta enfu coraron. J. de C. (10^-12). Ouodsi tuaní refrenasses voluntatem in illa hora et cogitasses circa illud adhuc et imaginatus fuisses tristiciam et dolorem quos mérito pateris siiper hec, fuisset utique tune tibi revela ta veritas. Dicunt enim sapientes : Quoniam nullus est qui habeat odium aliquid, e converso amicus suus [non] abhorrcat illud. A. omet ceci et ajoute ^ 3 qui ne se trouve ni chez B ni chez J. de C. (P. 74, 1. 448.) B. et díxomelo quien es bien fiel, eyo non deuo más de pefquerir de lo que he fecho, faluo por que el rrey me ha mandado que con piad ad e con merfet que ha del pueblo, que aya juy:fo fuera denos contra ty fynon por efio. » XVIII AVA\T-PROPOS J. de C. (127-18) et verificavit niihi illud qiii fidelis est, nec ampliiis oportet me inquirere super eo aiit plus investigare illud, qiiia scio quoniam verum est et quia iam requisivi et inveni veritatem ; et nisi quia inandavit rex hocfieri habens miserationem sui popiili et excercitus, utique iam te iudi- cassemus iuxta opera tua. k. e es entendida la verdad ; et non avenios mas de pefquerir de ty, ca tú con trayfion e con falfedat e con tu meftura fe:^i/le al rrey nueftro feñor que mata/e a Senfeba fu amigo, et era leal e verdadero, fyn culpa que fe~ieje. Et fy non fuefe por la fu grant merced e por la fu grant piadat, que nos mandó que fopicfemos más de tu fa~ienda, ya el juy^^io manjfiefto fuera dado de nos contra ty. (P. 76, 1. 503-) B. lenguaje de Belaque, que era lenguaje que non entendían en aquella tierra. Et acaeció un dia que feyendo fu feñor conju muger, que gelos traxo delante, e él pagófe del los e de como cantavan ; pero non fabia qué fe de::fan, et mandó afu muger que gelos guardafe bien, e ella jí::;plo afy, et, penfaua bien dcllos et tóuolos afy un tienpo. J. de C. (130-22) lingiia edomica, nec aliquis de tierra sita potiiit intel- ligere eos. Quadam vero die cum esset vir in domo cum sua uxore, acces- serunt ad eum psitaci garrientes et, cum placeret viro vox eoriim et cantus, ignorens tanien quid dicebant, prccepit sue iixori eos conservare et eis quoti- die be nef acere. A. /. de Balaf. que non fabian los de aquella tierra. E tomólos e diólos afujeñor, e cantauan aní'él e pla:fale con ellos, e non fabian que dc:fan. Ces exemples, nombreux dans les quatre premiers chapitres, semblent indiquer une contamination du ms. B avec la rédaction de Jean de Capoue. DIALECTE Le dialecte des deux nianuscrits est castillan. Le dcvcloppement des groupcs initiaux el et pl, de // et de c'l dans le corps des mots, avec les formes de l'indicatif de sei , so, eres, es, era etc., suthrait á le prouver. Raimond de Bcziers dit que la traduction origínale a été faite b. AVANT-PROPOS XIX Toléde, et M. Gastón Paris trouve cela assez probable, puisque la cour de S. Ferdinand était dans cetteville. II V a quelques formes léonaises : 1° Voycllei,. — II y a tendance a confusión entre les voyelles atones. Exemples : monesterio ; p. i6i, ligne 30; humidad, 118-599; viganbre. ij-y, vidiganbre, 22-167; cstremidad, 97-46; veíuntades, 64-123; morgielago, 1 5 6-42 1 , á cóté de murciélago, 53-1091. é et ó restent sous l'accent dans perda, 89-356; serpenle, 189-68, 77, 82 ; encontró, 106-274. ^'<^^i'' ^- Morel-Fatio, Romanía, IV, p. 30. 2" Consonnes. — 1 est remplacé par a dans piado, 18-41, 19-34, 126-137 J /'%^'' é-8o. Le groupe consonne -\- t -\- j devient parfois consonne -\- c -V- j. Yoir andancia, 82-110, 97-30, 102-175, 176-16, a cóté de andanca, 58-1252, 108-337. 3° Article. — On trouve la forme líos, 48-918, 97-43. VoirGessner, Zeit. fiir rom. PhiL, XVII, p. 4. 4° Verhe. — On trouve la désinence -orón au parfait. Exemples : mosfroron, 77-540, dixoron, 114-486. On trouve la désinence -rdes au íutur du subjonctif. Exemples: quisierdes, 32-492, vierdes et fallardes, 163-98. Cette fórmese trouve aussi en castillan. Voir M. Menendez Pidal, Manual 1 18-5. Le texte qui suit estceluidu ms. A. mais les lacunes (feuillet xii, etc.) ont été comblées par le texte correspondant du ms. B. L'introduction, ainsi que les chapitres xii et xiii du méme ms. B., font détaut dans le ms. A. On les trouvera á l'appendice. Les mots entre parenthéses ( ) se trouvent dans le texte, mais sont superflus. Les mots entre crochets [ ] ne se trouvent pas dans le texte, mais sont nécessaires au sens. En general ils sont suggérés par le texte du ms. B., par celui de Jean de Capone, ou par la versión hébraíque. Les mots en italiques sont des corrections. La lecon du manuscrit se trouve en bas de la page. Les chiftres dans ce travail renvoient, le premier á la page, le second a la lisne. FÁBULAS CALILA E DIGNA ESTE LIBRO ES LLAMADO DE CALILA E DIGNA, EL OUAL DEPARTE POR EXXENPLOS DE O.MES E AUES E ANJMALIAS [CAPÍTULO I] La mission de Ber^ebuey dans les Indes. CE Dizen que en tienpo délos rreyes ¡délos ¡gentiles, rreynando el rrey Syrechuel, que fue fijo de Cades, fue vn orne a que dezian Berze- buey, que era finco e principe délos fificos del rregno ; e auja conel rrey grant dignidad e honrra, e cathedra conofcida. Et como quier que 5 era finco conofcido, era fabio e filofofo, et dio al rrey de Yndia vna peti(;ion, la qual dezia que fallaua en efcripturas délos filoíofos que en tierra de Yndia avia vnos montes en que avia tantas de yernas de muchas maneras, e que fy conofcidas fuelen e Tacadas e contacionadas, que fe Tacarían dellas melezinas con que refucitafen los muertos ; e fizo lo al rrey que le diefe licencia para yr bufcarlas, et que le ayúdale para la defpenfa, e que le diefe fus cartas para todos los rreves de Yndia, que le avudafen por que él pudiefe rrecabdar aquello por que yua. en Et el rrey otor[góJgelo e aguciólo ; et enbió conél fus preíentes para los rreyes donde yua, fegunt que era coftunbre délos rreyes quando ij unos enbiauan a otros fus mandaderos con íus cartas por lo que aojan 2 r. Nixhuen, Cadet. — 3. avie (terminaison tres fréquente). — 7. plantas y ycruas. — 9. e rrogó. — 13. E al rrev le plogo, et guifóle para los rreyes a quien yua Berzehuev fus presentes fegun. Fábulas Calila c Digna. i 2 CALILA E DIGXA menefter. Et fuefe Berzebuey por fu mandado, et andudo tanto fafta que llegó a tierra de Yndia. Defy dio las cartas e los prefentes que traya a cada vno de aquellos rreyes, et demandóles lycencia para yr bufcar aquello por que era venjdo. Et ellos diéronle todos licencia e ayuda. 20 Et duró en coger eftas yernas e plantas grand tiempo, más de vn año, et bolujéndolas con las melezjnas que dezjan fus libros, et fazjcndo efto con grand diligencia. Defy prouólas en los finados, e non reílicitaron njngunos; e entonces dubdó en fus efcripturas, e cayó en grand efcan- dalo, et touo por cofa vergoncofa de torrnar afu feñor el rrey con tan 25 mal rrecabdo. CL E quexófe defto alos filoíbfos délos [A i v.J rreyes de Yndia. Et ellos dixéronle que elo milmo f:illaron ellos en fus efcripturas, que él avia fallado, e propiamente el entendimiento délos libros de la fu filo- fofia et el faber que Dios pufo en ellos fon las yemas \ et que la mele- 30 zjna que en ellos dezja fon los buenos caftigos e el faber, et los muer- tos que rrefucitafen con aquellas yeruas fon los ornes nefcios que non faben quando fon melezjnados enel íaber, e les fazen entender las cofas, [e] efplanándolas aprenden de aquellas cofas que fon tomadas de los fabios, et luego, en leyendo aprenden el faber et alunbran fus enten- 55 dimientos. ^Et quando efto íopo Berzebuey bufeo aquellas efcripturas e fallólas en lenguaje de Yndia, e trailadólas en lenguaje de Perfia, et concertó- las. Defy tornófe al rrey fu feñor. Et efte rrey era muy acuciofo en allegar el faber, e en amar los filofofos más que aotri, e trabájauafe en 40 aprender el faber, et amánalo más que a muchos deleytes en que los rreyes fe entremeten. Et quando fue Berzebuey en fu tierra, mandó a todo el pueblo que tomafe[n] aquellos efcriptos, e que los levefen, et rrogafen a Dios que les diefe gracia con que los entendiefen, e dióles aquellos que eran más pri nados enla cala del rrev. Et el vno de aquel- 45 los efcriptos es aquefte lybro de Calila e Digna. 16. B. por efto, que non tornó cabeca fafta. — 19. 1. et dexáronle ir but'car, et feziéronle ayuda para ello. — 20. y. que eran en aquellos montes doze meses. — 23. f. e, et delTyuzó dellas. — 24. r. necio e vago e herrado. — 26. f. e alos fiíicos del rrey. — 29. pufo Dios en algunos cuerpos, et q. — 59. f. et en aprobar los filofofos e amarlos. — 41. Et efa ora mandó B. a. — 44 p. et más acerca del rrey. — 45. D. et era el prymero capitulo defte libro el capitulo de Berzebuey, et délo que I. Los cuerpos. LA MISSION DE BERZEBUEY DAXS LES INDES 3 C Deíy pufo enefte libro lo que tralladó de los libros de Yndia, vnas queftiones que fizo vn rrey de Yndia que auja nonbre Dicelem, et al fu alguazil dezjan Burduben, et era filoíbfo aquien él más amaua. Et mandóle que rrelpondieíe aellas capitulo por capitulo, et rrefpuefta so verdadera e apuefta, et que le diefe enxenplos e femejancas, et por tal que viefe la certedunbre de fu rrefpueíla ; et que lo ayuntafe en vn libro entero, por que lo él tomafe por caftigo para R-, et quelo dexafe defpues de fu vida alos que del defcendiefen. Et era el primero capi- tulo del león et del buey, que es defpues déla eftoria de Berzebuey el 5S menee. dixo defy et defu Ivnaje et de como era movibile enlas cofas, tanto que él ovo de meter efto a rreligion. — 48. Bundobet. amaua, et de quien más ñaua, e quien más bien fizo, et el que más fabia. — 52. fy mefmo, et que lo lancaria en fus armarios et que lo dexaria por heredat los rreves que defpues del viniefen. [CAPÍTULO II] Histoire de Ber^ebuey chefdes médecins. C. [A 2] [MJyo padre fue de Mercecilia e mj madre fue délas fijas dalgo de Azemofuna et délos legiílas. Et vna délas cofas en que Dios me fizo merged es que fue yo el mejor defus fijos. Et ellos criáronme lo mejor que pudieron, gouerrnándome délas mejores viandas que 5 pudieron, fafta que oue nueue años conplidos; et defy pufieron me conlos maeftros. Et vo non cece de (continuar en) aprender la gra- mática et de meter la mj cara a fotileza e abuen entendimjento, atanto que vencí amjs conpañeros et amjs yguales, et valí más que ellos, e \e> ^ [Dixo Calila : « Pongamos que as llegado al león ; ¿ Cómo 150 trayrás tu fazienda conél, o conlos que as efperanca de aver dignjdat ? » Dixo Di^na : « Si me vo oviefe llegado al león, e conofciefe fus coftunbres, gujfaria como fygujefe fu voluntad, e que non fuefe con[tra] él, afy que quando quifiefe fazer alguna cofa derecha mente, afincárgela i-a faña que lafiziefe [A 10] e que acrefciefe fu plazer enella 1^5 e la cunplieje; et quando quifieíe fazer alguna cofa que yo enten- dieíe que le podria traer daño, fazer loya entender el mal que oujefe, lo más m.mío que yo pudiefe. E yo he efperanca qu'él ferá mejor ferujdo que de otros algunos ; ca el orne faldrido e fabio e manfo. fy quifiefe deffazer la verdat et averiguar la mentira, alas vezes fazer 160 loya, afy como el buen pintor que pinta las ymagenes enla pared que femejan a orne que lale della, et pintan otras que femejan efo mesmo, e non es aly. " ^ Dixo Calila : « Pues efto tienes alv a coracon, quiero te fazer temer íeruicio del rrey por el grant peligro que v ha. Ca dizen los 165 fabios que tref cofas fon a que fe non atreue fy non orne loco, njn eftuerce dellas fy non el íabio : la una es ferujr rrey, la otra es meter las mugeres en íu poridat, la tercera, beuer vidiganbre a prueua. Et los fabios f-izian fernejanca del rrey e de fu priuanca al monte muv alto ' en que ha las labrólas frutas, et es manida "^ délas beftias fieras; 170 onde Jnbir 5 aél es muy fuerte cofa ; et eflar fyn el bien que enél ha es más amargo e más fuerte. ^ Dixo Digna : « Entendido he lo que dexifle. Dizes verdad en quanto dizes ; mas fepas que quien non fe entremete alos grandes peli- gros non ha las cofas que cobdicia, et quien non anda las luengas carreras 175 non ha las granadas colas. Et quien dexa las colas onde avria por aventura lo que quiere, e con que allegarla alo que le fuefe menefter, con mjedo e con pauor, non avrá granada cofa, njn pujará a nobleza. Et dizen que trel colas Ion que non puede fazer njnguno fy non con 157. q. c. verá mejor deniy que non vio de otros. — 164. entender el l". d. — 174. i. c non alcanca los grandes feclios. ■ I. agro 2. maña. 3. kiben. LES DEUX CHACALS 23 ayuda de noble coracon, é a gran peligro ; la vna es oficio del rrey, í8o 1-x otra mercaduría fobre mar, e la otra lidiar con enemjgo. Et dizen los fabios otroíy que el orrie de noble coracon non deue fer vijlo ' fy non en doí lugares, quel' non pertenefce fer en otros ; o fer con los rreyes muy honrrado, o íer con los rreligioíbs muy apartado ; aly como el elefiínte que íbla mente fu beldat e fu fermofura es en dos 185 lugares: o enel canpo leyendo lakuige, o feyendo caualgadura délos rreyes. » Dixo Calila : « Hermano, Dios telo encime en bien eílo que tú quieres fazer. » ^ Defi fuefe ende Digna, e laluó al león. Dixo el león alos que eflauan cerca del : « ¿ Quién [A lo v.] es efte ? » Et ellos dixeron : « Hfl:e 190 es Pulan, fijo de Pulan; » Díxoles el león : « Yo conofcí afu padre. » E llególo aít, e demandól', e díxol' : « ¿ Dónde eres ? w Dixo Digna : « Nunca me quité de tu puerta, a efperanca que acaefceria (a) alguna cola en que te ayúdales de mj por tuyo confejo. Ca las yezes acaefcen algunas cofas alos rreyes en que han menefter por ventura alos flacos e 195 alos menofpreciados. Et el tal orfie non es menofpreciado, por aver enél alguna pro : ca el fufte que yaze en tierra, ayuda fe oifie del alas vezes para rrafcar fu oreja, e álcalo de tierra, e rráfcala conél, o para ál ; quanto más el anjmal que es fabidor délas cofas. » Quando el león oyó lo que dezia Digna, pagófe del, e plógole, et ovo efperanca que :íoo averia enél buen cónfejo e buen caftígo. Et dixo alos que eftauan conél : « Et orne fabio, e de noble coracon, e bueno, e agudo, maguer fea de menor guiía, e de baxa dignidat, la nobleza de fu coracon non quiere fueras parefcer et moílrarfe ; afy como la centella del fuego que orne afconde, e ella non quiere fy non acenderfe. 205 ^ Pues que entendió Digna que el león fe pagara del, e le plu- guiera lo qu'él dezia, dixo : « Los pueblos de los rreyes, e los de fu corte, tenudos fon dele fazer entender las nohlt^as de fus coi afanes - [e] fu faber, e dele dar leal confejo, e amarlo. Ca él non los porná enlas dignidades que deue(n) e que merefcen ly non por efto, afy corno la 210 fymjente foterrada, que njnguno non íiibe fu bondat íltfla que fale e 187. f., et ve ala gracia de Dios et fyn my conlejo. — 191 ¿ Dónde as eñado eñosdias?. — 193. q. t. feruiele con mv confejo e con mj lazeria. 1. jufto. 2. los nobles de coracories. 24 CALILA E DIGNA parefge fobre la tierra. Et el rrey deue pujar a cada vno afu dignjdat fegunt fu confejo, e fegunt el prouecho e la nobleza del coracon, e la lealtad que enél oujere. ^ Ca dizen que dof cofas non deue njnguno poner njnguna dellas 215 fuera de fu lugar, njn tollerla de fu lugar; e fon los ornes e los or(de)- nanijentos. Ca es contado por nefcio quien pone en fu cabeca el orna- rnjento de lus pies, [é en los pies elj de la cabeca, et quien dagaf- tona las girgoncas enel plomo. Ca efto non es menofpreciamjento de eftns cofas fobre dichas, mas es nefcedat del que lo faze. Et otrofy non 220 ponga al bien fechor enla medida del mal ' fechor. Et dizen otrofv : non fagas conpañia con orne que non fepa qual es fu dieftra e fu fynie- ílra ; ca non fofaca lo que los entendidos faben [A 1 1] fy non fus mayores, elos caualleros fy non los ^ rreves, njn lo que ha enla ley e en fu entendimiento fy non los teólogos e los diujnos. 22S ^ Et dizen otrofy de vnas cofas que fon muv alongadas, como la mejoría ' que ha e! vn lidiador del otro, et lo poco délo poco e lo mucho délo mucho, e el fabio del fabio. Et los muchos vafallos, fy prouados non fueren, traen daño al fecho ; ca non fe cunple la cofa con muchos vafallos, mas con los buenos dellos, maguer fean pocos, 230 aíy como el orne que lieua la grant carga e fe enbarga della e non ñilla por ella prefcio. Et las girgoncas non afruentan al que las lleua, et puede las vender por grant aver ; enel fecho que ha oríie menefter engaño, non cunple la yra, maguer fea mucha. Et el rrey non deue menofprefciar la nobleza del coracon que fallare en alguno que fea de 255 menor gujfa ; que la pequeña cofa por ventura engrandefce mucho, afy como fl nerujo que es tomado déla cofa muerta, e fazen del cuerda déla ballefta e dobla fe conél, et ala menefter el rrey para tirar et para jugar. » ^ Et Digna en todo efto queria aver honrra del león, e todos 240 fabian que non gela faria por quel' oviefe conofcido, mas por que era de noble coracon e de buen confejo. Onde dixo al león : « El rrey 2:1. d. punar en poner c. v. — 221. lepas cómo eftá fu mano dieftra conla fynjeltra. — 256. como déla fabalvnia, que es muv pequeña cofa, pero avúntanla, et fazen della cuerda con que tienen una nave, et enefto faze grand ferujcio. 1 . bien . 2. fer. ;. memoria. LES DEUX CHACALS 25 non apriua alos ornes por la priuanca de fus padres, njn los defprecia por non conolcer afus padres, mas cada que rabe(n), e en que los ha menefter. Defy faze lo que tiene por bien en ponerlos enla medida que 245 deue. Et alas vezes acaelce al rrey alguna enfermedat que le faze grant mal, e non gela tuelle íy non la melezina que le aduzen de lueñe. E el mur mora conel orne en fu cafi, et por que le faze mal, échalo fuera ; et el acor que es muy hrauo críalo e quiérelo aun tanto que ha fabor délo leuar enla mano. » ;;o ^ Et pues que ouo acabado Digna, pagófe más el león del, e pló- gole más conél, e rrefpondióle fyenpre mejor. Et dixo alos que feyan conél : « Xon deue el rrey porfiar en ñizer perder fu derecho al que ha derecho en bien, et es bueno e de noble coracon ; mas déuele rrefa- zer lo que le non fizo. Et aquel a quien lo fiziere déuel' fazer gracias = 5) e conofcerlo. Ca los ornes fon en dof guijfas; el vno es de mala natura, e es afy como la culebra que, fy alguno la pila e non le muerde, non deue torrnar aella de cabo, et el otro es de buena natura e de blandas [A 1 1 v.] coftunbres, e es tal coriio el fandalo frió, que fy mucho es fregado tórnafe caliente e quema. » ;óo ^ Et pues que fe ovo folazado Digna conel león, dixo : « Veo, tenor, que ha tienpo que eftas en un lugar, que te non mudas. Efto, ¿ por qué es ? Et el león non queria que fopiefe Digna que lo que fazia [era] con cobardez, et dixo : « Non es por mjedo. » Et eftando amos afy, bramó Cenceba muy fuerte, e tamaño fue el mjedo que ovo, que 16] le fizo. » Efi:a boz me tovo aqui enefte lugar, e non fé qué es : enpero veo que la perfona que la flize deue fer tan grande como la boz, e fu fuerca tan grande como la perfona. Et fy efto afy es, non moremos enefte lugar ! » Dixo Digna al león ; « Efcandalizáftete de otra cola fuera defta, ca fy non te fizo ál pauor ly non efto, non deues dexar tu :7o pofida. Ca la flaqueza es ocaíion déla veudez, et la deluergüenca es 246. q. 1. traen de lexos. Et otrofv el mvhtno, maguer que es cerca déla corte del rrey, non le cobdician njnlequjeren, ante le echan lueñe, porque es vyl et non labe tazen cofafvnon male enojólo. — 248. a. que es de muy lueñe e muy brauo, faze el rrey mucho por lo aver ; defy créalo, e falágalo et dale buenos manjares, e tiene por bien de le traer enfu mano, e toma ay labor, et todo efto porque fe entiende ferujr del, et por el bien que ha en él. — 253. déuele fazer más bien. — 255. de malarrazón, e eftosnon los'deue tener el rrey configo; bien afy. — 260. l.e fe atreví ó aél. — 264. t. f. el bramjdo et el mjedo que el león o. q. 1. f. dezir : — 265. enp. fy la p. q. 1. f. es t. — 267. f. fegun la persona, et el ardymento fegun la fuerca, ayna fera de dexar la nueftra morada de aquj donde es nueftra heredat. » — 270. franqueza esocafion delabondat. 26 CALILA E DIGNA ocaíion déla pelea, et la mezcla es ocalion del amor, et la grant box es ocaíion del flaco coraron. Et efto fe departe en un prouerbio que dize : Non fe deue oriie temer de todas bozes. » Dixo el león : « i Cómo fue efo ? » 275 ^ Dixo Digna : « Dizen que vna gulpeja fambrienta pafó por vn árbol, et efta'ua vn atanbor colgado del árbol, e moujófe el viento, et firieron lo los rramos, e fonaua muy fuerte. Et la gulpeja oyó aquella voz, e fuefe contra ella fafta que llegó aella, et en que vio que era finchado, cuydófe que era de mucha carrne, que avia de mucha gor- 280 dez, e fendiólo e vio que era hueco, e dixo : « Non fé ; por ventura las más flacas cofas han mayores perfonas e más altas bozes. » |[J [Et fuefe dende. Et yo, feñor, non te di eflie enxenplo fy non por que he efperanca que fea efta coft, cuya voz te efpantó, atal como el atanbor, e fy aella te llegafes, más lijera te femejaria que tu 285 non cuydas. Et, feñor, fy fuere la tu merced, envíame aella et eftá tú en tu lugar fifta que yo torne aty conlo que fopiere de fu fazjenda. » Et defto que dixo Digna plugo al león, et dixole : « Pues vete ». ^ Et fuefe Digna e penfó el león en fu fazienda, e dixo en fu coracon : « Non fize bien en fiarme en efl:e, para enbiarlo al lugar 290 do lo enbío, ca el orne, fy es de la cafa del rrey, et es por luengo tienpo defdeñado non lo mereciendo, e mezclado atuerto, o fi es conocido por cobdiciofo o por maliciofo, o fy es muy pobre, o fi ha fecho algún gran pecado e fe teme déla pena, o fi es enbidiofo e malo que a njn- guno non quiere bien, o fy es teftigaudo por atreujdo o ly le han 295 fecho perder lo que tenja del rrey, o fy era oficial e gelo tollieron, o fy a alguno fizo falfedat e fofpecharon del, o cayó en alguna culpa, o fy fus yguales fueron probados por buenos et ovieron myjoria del en djnjdat e en onrra, o \\ es de mala fe en fu ley, o i\ ha elperanca de aver algún pro o daño de fus feñores, o fy fe teme ende, o fi es contra- 500 rio alos pryuados délos feñores, a todos efios non deue el rrey meter fu fazienda en fus manos, njn fiar en ellos, njn figurarfe. Et Digna es difcreto et fabidor, e tanto fue defpreciado et defdeñado a my puerta e olujdado, et feméjame que tenja mala voluntad, 'et efto fizo [para] engañarme e meterme en mal, et fy por aventura tallare aquel anjmal 271. p. ct la mentira es ocaíion de |ioca lianza. — 673. b. ca eño lemejaria al enxenplo déla gulpeja e del atanbor. — 276. e. v. e movió las rramas del árbol do giijia i]iie los (izo fervr enel atanbor. — 278. et de que vio que lu cobertura era de cuero non dudó que luele lleno de carne e I. LES DEUX CHACALS 27 305 que brama, que es más tuerte que yo, o de mayor poder,le prome- tiere de fu algo, ferá conél contra mj, et defcubryr lea mj vergüenca e mj cobardez. » ^ Et non cefó el león de fablar configo mjfmo et de fe mal traer, tanto que fe leuantó del lugar donde eftaua, et arruíliuafe de mala 310 manera. Et defque vjno Digna, entró aél. Dixo el león : « ¿ Qué vifte, o qué íezjfte ? » Dixo Digna : « Vt un 'buey que fizo la boz que oyfte. » Dixo el león : « ¿ Qué fuerca ha ? » Dixo Digna : « Non ha merca njn valentía, ca yo me allegué aél, et eftudeen par del, afi como eftá orne con íu ygual, e non me pudo flizer nada. » Dixo el león a 315 Digna: « Non te engañe efo, njn lo tengas por flaco por efo, ca el fuerte viento non quebranta las chicas pajas, mas defrrayga los grandes arboles ; otrofy las armadijas unas a otras non fe prenden. » Dixo Digna : « Non ayas mjedo del, njn lo tengas en coracon, et fi qujfieres, yo telo traeré, que fea tu fyeruo e obediente. » Et quando el león oyó 520 efto alegrófe e dixo : « Sabe que me plaze dello^ e vete. » ^ Et fuefe Digna a Sen(;eba, et díxole atreuyda mente e fyn mjedo : « My feñor el león me enbía aty que te lyeue, et díxome que fy tú fuefes aél luego obediente, que te atreguarla del pecado que as fecho en ofar entrar lyn íu mandado en íu íeñorio et fyn lo yr ver, et fy 325 tú te tardares et non qujfieres, que me torne aél, et que gelo faga faber. » Dixo Senceba : « Sy tú me fezjefes omenaje por él que non rreciba mal njn daño, yo yré contigo. » Et él fizóle el omenaje que le demandó, et defy fuéronfe amos en uno, é entraron al león, et pre- guntó el león a Senceba buena mente et díxole : « ¿ Quándo llegafte a 530 efta tierra, et qué cofa te fizo acá venjr? » Et él contóle toda fu fazjienda. Et dixo el león : « Byue comjgo, e fazertehé onrra. » Et el buey gradeciógelo mucho et omillófele, Defy el león aprivóle e allególe aft et tomó coní'ejo del, et metiólo en fus poridades e en fus cofas. Et duró aíy el buey un tienpo, et íuale toda via queriendo 33) más et pagándofe más del, atanto que fue el más pryuado de íu con- paña, et el que más él amaua é precíaua. ^ Et quando vio Digna que el león feapartaua con Senceba fyn él, e fyn la otra conpaña, pefóle et ovo ende grande enbidia, et querellófe a fu hermano Calila et díxole : « Hermano, non te marauilles de mj 340 mal fefo et de mj locura, et de cómo penfé en pro del león, e trabajé enle traer el buev que me ha echado demy djnjdat: » Dixo Calila : « Pues acaeció at}- lo que acaeí'ció al rreligioío. » Dixo Digna : « <; Et cómo fue efo ? » 28 CALILA E DIGNA ^ Dixo Calila : « Dixen que un rreligiofo ovo de un rrey unos 345 paños muy nobles, et violos un ladrón et ovo enbidia dellos, et gujfó arte como gelos furtafe, et entró al rreligiofo, et díxole : « Qujérote fazer conpanja e aprender dety. » Et el rreligiofo otorgógelo, et fizo vida conél, e ferujóle bien atanto que fe afeguró el rreligiofo enél c fió del, e pufo fu fazjenda en fu mano. E el ladrón cató 350 ora que el rreligioso fuefe defujado, et tomó los paños, et fuefe con ellos. Et quando el rreligiofo falló los paños menos, luego fupo que aquel gelos furtara, et fuefe en bufca del, et yendo para una cibdat a que dezjan Mayat, falló enel camjno dof cabrones montefes peleando et enpuxándofe conlos cuernos, et falióles mucha fangre, et vino una 3)5 gulpeja et comencó de lamer aquella fangre entre ellos, et eftando ella lamjendo la fangre, cogiéronla amos los cabrones en medio e matá- ronla, et eftoaojo del rreligiofo. ^ Desy fuefe para la cibdat a bufcar al ome, et pofó con una muger mala, alcahueta, et la muger avia una manceba que fe avia 360 enamorado de un ome, et non queria a otro njnguno, et enefto fazja daño a fu ama por que perdia la foldada que le daua por aquel ome, e trabajófe de matarlo aquella noche que ofpedaua al rreligiofo, et dio a beuer ala manceba e al ome tanto de vjno puro, fafta que fe enbeo- daron et fe dormjeron. Entonce tomó ella veganhre que avia puefto 365 en una caña por lo echar al ome por las narizes, e pufo la boca enla caña por foplar. Et por fazer ella efto, dio un eftornudo ante que hu}'afe foplar, et cayó aella la veganbre enla garganta, e cayó muerta, et todo efto aojo del rreligiofo. ^[ Defy amaneció, et fueie el rreligiofo a hulear el ladrón a otro 370 logar, et ofpedóle vn ome bueno carpentero, et dixo alu muger : « Onrra aefte ome bueno, et pienfa bien del, ca me llamaron vnos mjs amjgos a beuer, et non me tornaré fy non bien tarde. » Et efta muger avia un amjgo, et era alcahueta entre ellos una muger de un fu vezjno, et mandóle que fuete a lu amjgo et que le fezjefe laber que lu 375 marido eraj [A 14] conbidado, e quenon tornariasvnon beudo, égrant noche. Et vino el amjgo et afentófe ala puerta atendiendo mandado. Et enefto vino el carpintero fu marido della, de aquel lugar do fuera, e vio el amjgo de lu muger ala puerta, et avialo ante liMpechado. Et enlañóle 375. beodo, ct que fe veiiiefe par.i elhi .il.i pol.Ki.i, e que le .uentale .il.i puen.T fiífta que le ella llámale. LES DEUX CHACALS 29 contra lu muger, e entró aclla, e firióla nuiv mal, c atóla avn pilar 380 del palacio. Pues qu'él fue adormido, e dormjeron todos, torrnó aella la muger del alhageme, e díxole : « Mucho he eftado ala puerta. ¿ Qué me mandas ? » Dixo la muger del carpintero : « Tú vees como eftó, e ly tú quifieres, fazer meas bien, e defatar mehás, e atarte yo en mj lugar vn poco. Et yr mehé para él, e tornarmehé luego 385 para ty. » ^ E fizólo afyla muger del alhageme, e deíatóla, e atófe aft mefma en fu lugar. E defpertó el carpentero ante que torrnafe fu muger, e llamóla, e [la fu vezina que eftaua atada] non le rrefpondió pormjedo que non conofcíefe fu boz. Defy llamóla muchas vezes, e non le rref- 590 pondió. Et eníanófe e leuantóíe con vn cuchillo enla mano, e cor- tóle las narizes, e díxole : « Toma tus narizes e preféntalas atu amigo. » Et pues que fue tornada la muger del carpentero, e vio afu conpañera de aquella gujía, defatóla, e atófe en fu lugar. Et tomó la muger del alhageme fus narizes, e fuefe, veyendo efto el rreligiofo. 59' C[ [^ i4v.]Et peníó la muger del carpentero de aquello en que era cayda, e de que era fofpechada, ealcó fu boz, e dixo : « Ay ! Dios, Señor, ya vees mj flaqueza, et mj poco poder, et quanto mal me ha fecho mj marido a tuerto, feyendo yo fyn culpa. A ti rruego, e pido por merced, que fy yo fó fyn culpa, e falúa délo que me opone mj 400 marido, que tú torrnes mjs narizes lanas afy como ante eran, e demuef- tra y tu mjraglo. » Defy llamó a fu marido e dixo : « Leuántate, traydor falfo, e verás el mjraglo de Dios en torrnar me mjs narizes lanas aly corrió ante eran. » Et el marido dubdó, e díxole : « ¿ Qué es eílo que dizes ? ¡ fechizera mala ! » Et levantófe e encendió lunbre, 405 e fuela a ver. Et quando le vio íus narizes lanas, pidióle pardon, e rrepentiófe, e efcuíóíele de fu pecado. ^ Et pues que llegó la muger del alhageme afu cafa, peníó en arte por do fiíliefe de aquello [en] que era cayda. Et quando era cerca del dia, peníando e diziendo en fu coracon : « Córiio efcufaré amj 410 marido e amjs parientes, de mjs narizes cortas ? .» Et enefto deípertó fu marido, et dixo ala muger : « Dame mj ferramjenta toda, ca me quiero yr de mañana avn noble orne. » Et ella non le dio íy non la 379. p. de cala, et echóle a dormir. — 402. v. e. ¡uvzio c el poder de Dios, e maravíllate ende, ca tornádome ha m. iv. — 405. n. 1. touo que le veniera de Dios, et arrepemiófe e pidióle perdón. — 407. p. c. muchas maneras cómo podria fallar arte con que íaliele del peligro en que eftaua fin vergüenza, et fu marido era alhageme. 30 CALILA E DIGNA nauaja. E él díxole : « Dame mj ferramjenta. » E dióle de cabo la nauaja. E él enfanófe, e echóla en pos de ella alobregas. E dexófe, ella 415 caer en tierra, e dio grandes bozes, edixo : « ¡ Aymj nariz ! mj nariz ! » Vinieron fus parientes, e prifieron al marido, e leUcíronlo al álcali, e mandó el alcalld jufticiar. [A 13] Et en leuándolo a jufticiar, encontró- los el rreligiofo, e llegófe al alcalld, et dixo : « Sofridvos vn poco, por amor de Dios, e dezir vos he todo lo que contefció. Sabed qu'el 420 ladrón non furto amj los paños, njn la gulpeja non la mataron los cabrones, njn el alcahueta non la mató la vedeganbre, njn la muger del alhageme non le tajó fu marido las narizes, mas nos ^ mjfmos le fezimos. » Rogóle el alcalld que gelo departiefe todo como era, e díxole toda la eftoria fafta en cabo. » 425 ^Dixo Digna : « Entendido he lo que dexiíle, e femeja amj fazienda, e por buena fe non me mata amj fy non yo mefmo ; enpero ¿ que faré agora ? » Dixo CaUla : « Di me tú, ¿ qué es el tu confejo ? » A efto dixo Digna : « Dígote de my, yo non quiero demandar mayor honrra déla que auja, njn mayor lugar del que tenja ; mas quiero 430 bufcar arte para torrnar en mj dignidat. Ca tref cofas fon en que deue orne parar mjentes ; enel daño e end pro, enel tienpo que es pafado, por tal que íe guarde de aver daño e pugnar de obrar el pro, et catar otrolv las cofas enel tienpo en que eftá, por atener alas que le plazen, e fuvr délas que fe defpaga. Otrofv [en]el tienpo que es por 435 venjr deue parar mjentes, por efperar la pro, e fuyr el daño e el mal. Et yo, parando mjentes en mj fazienda, non fallé cofa que mejor me fea, que gujfar cómo pierda la vida Senceba, et que fy yo lo pudiere gujfir, que cobre mj eftado en que era conel rrev. E quicá íerá eflo bien para el león, ca ejie - lobejano amor qu'él ha con 413. f. toda. » Et ella tráxolc como de cabo la navaja, et él eníañóle et díxole: « Dame toda mj ferramienta. » E la muger tráxole otra vez la navaja, e con efto tomó faña el alfageme et díxole : « : ¡ Mal fea dety ! » Et arrojóle la navaja aciegas. — 417. ale. j. et todo efto aojo del rreligiofo. Sobre efto llególe al alcade et dixole : « Dios te íiiluc, non leas en duda, ca el 1. — 428. D. d. m. que non trabajaré de cobrar más dinydat njn de cobrar más délo que tenia. — 456. ñiz. et enlas colas que he efperanca que tornaré en mj djnjdat de que fó qujtado, non fallo. — 459. f. a. que él le ha le ferá fer defpreciado e abiltado de fus vafallos. 1. no. 2. cftan. LES DEUX CHACALS ^I 440 Seiiceba es cola que le eftá mal, e que le trauan enella mucho, et ale de íer defpreciado. » ^ Dixo Calila : « Yo non veo que por Senceba venga al león pro njn daño. » Dixo Digna : « Acaelce al rrey, por rrazon de la mala andancia, perder los leales vaíallos, e los buenos defenfores ; et 445 acaeíce por rrazon déla guerra, contienda, e dilcordia entre los ornes ; et acaeíce, por rrazon del vicio, amar las mugeres, e las fablas, e beuer, e cacar, et tales cofas ; e acaéfcel', por rrazon déla crueldad, denosftar et ferir fyn mefura ; e acaéicel', por rrazon del tienpo, feque- dat, emortandat, epeft:ilencia,eperderfelosfrutos ; et acaéfcel', por rra- 4Í0 zon delagrandez, [A 15 v.] ufarbraueza en lugar de manfedunbre, e man- íedunbre en lugar de braueza ; e el leones muy ayuntado a Senceba, atanto que lo faze fu egual. » Dixo Calila : " ¿ Cómo puedes tú matar a Senfeba, e es más valiente que tú, e más fuerte, et [ha] más mando, e ha más vafallos e más amjgos? » Dixo Digna : « Non cates ' a efo, 45) ca todas las cofas non fe fazen por fuerca, et algunt flaco llegó con fu faldrimjento, e con fus artes, e con fu enfeñamjento, alo que non pue- den fazer muchos fuertes e muchos valientes. ; Non te dixieron de como mató un cuerno avna culebra con fu arte e con fu enfeñamjento e con fu fuauidat ? » Dixo Calila : « ¿ E cómo fue efo ? » 4Ó0 ^ Dixo Digna : « Dizen que un cuerno avia íu njdo en vn árbol enel monte, et avia cerca del vna cueua de vna culebra. Et cada que facaua los pollos comjagelos la culebra. Et defpues que gelo ovo techo muchas de vezes, ovo [el cuerno] muy grant cuyta, e querellóle avn fu amjgo délos lobos ceruales, et dixo : « Quiero yr ala culebra, e picarle 46) he los ojos, e por ventura quebrantar gelos he; e fy tú meló confe- jares, avré efperanca de folgar. » Díxole fu amjgo : « ¡ Ay, que mala arte es efa que tú cuvdas fazer ! Trabájate de ál, por que ayas lo que quieres, e que te non faga ella mal. Et guárdate que non leas tal como la garca que quifo matar al cangrejo, e mató afife. » Dixo el cuerno : 470 « ¿ Cómo fue efo ? » ^] Dixo el lobo cerual : « Dizen que era una garca, e avia fecho lu njdo en una rribera muy viciofa do avja muchas truchas. E envegeció, 446. r. d. juvzio. — 450. déla landez. — 451. m. onrrado de Senceba, que es más valiente e más fuerte que él et más fermolb. » Dixo Calila : « Non cates. — 456. flaldeimiento... artes... enfeñamjento."'-- 466 q. gran cofy. 32 CALILA E DIGNA e non podía pcfcar, e ovo ñinbre, c trabajofe de engañar aquellas tru- chas e aquel pefcado, e demoftró muy grant trifteza e cuydado. E 475 viola un cangrejo de alueñe[A i6]. Vínofepara ella, etdixole : « ; Qué as que eftás trifte e cuydofa ? » Dixo ella : « Más mal que bien folia beuir délas truchas ; e acaefció oy que vi dof pefcadores benir aefte nueftro lugar, et dixo el vno al otro : « ; Por qué non echamos alguna vez la rred aqueftas truchas que fon en aquefte lugar? » Dixo 4^0 el otro : « Mas vayamos avn lugar que yo fé, do ay muchas truchas, e comencemos y, e defy vengamos acá e abarrer las emos. » E yo fé que fy ellos oviefen ya acabado de pefcar aquellas aque fueron, que ya torrnados ferian ; e non fincarla aqui njnguna que las non pefquen, e eneflo es mj muerte, e mj deffallecimiento. » 485 ^ Et fuefe el cangrejo a todas las truchas e peleados, e fízogelo faber. E vinjéronfe todas para ella, e dixiéronle : « Venjmos nos para ty que nos confejes ; ca el orne entendido non dexa de confejar con fu enemjgo, feyendo de buen confejo enlas colas que fe puede del ayudar. Et en beuir nos as tu pro, e bien puedes confeja[rJnos. » 490 Díxoles : « Nos non le podemos contraftar, mas yo fé vn lugar de vn piélago muy grande, do ha mucha agua e mucho bien. Et, fy vos quifierdes, vayamos nos alia, ca eneflo vos yaze pro e lalud. » Dixie- ron ellas : « E ¿ quién nos fará eñe bien fy non tú ? » Dixo ella : « Fazer lohé a honrra de vos. » Cornencó a leuar dellas doí a doí 495 cada dia, e leuáualas avna rribera, et ctnnialas. E vínole aella el can- grejo, e díxole : « Yo mjedo he enefle lugar, e ly tú me leñares farias bien. » Lleuólo fafta que llegó al lugar do las comja, et vido el cangrejo las efpinas délas truchas ayuntadas. Entendió que ella las comja e que otro tal quería fazer aél, et dixo en fu coracon ; « Quando 500 el orne fe íldla con fu enemjgo, en los lugares do fabe que lo matará, deue lidiar conél por honrra ó por guarda ádi\ qn el pueda ' vencer o non ; e non felc omjlle njn lele meta en poJer. » Et trauó con íus tenazas al cuello déla garca, e apretóla tanto que la mató [A 16 v]. Deíy torrnófe el cangrejo alas truchas, et díxoles las nuevas déla garca e 505 délas truchas que leuaua cada dia e las comja, e que la auía muerta ; et moraron le en lu lugar. 476. Dixo la garca : « ; Qiic más mal puedo vo avcr dclo que he ? Ca yo íolia. — 478. Por aqui non echemos cncrtc lugar aelhis truchas mas. — 48 ^ y^^ tomadas ferian todas ellas. I. querer. I LES DEUX CHACALS 33 ^ Et 3'0 non te di efte enxenplo íy non por que fepas que algunas artes fon que matan al que las fiíze ; mas vete bolando por el ayre, e bufca algunas íartas, et pues que las vieres, rrebátalas a ojo délos 510 ornes. Defy vuela con ellas, e non trafpongas déla viña, ca te fegu[i]- rán. Et quando llegares ala cueua déla culebra, échagelas de fu fo, e los ornes tomar las han, et matarán ala culebra. » Et fizo el cuerno lo que le confejó el lobo cerual, e tomó las ílirtas, e echólas ala puerta déla culebra que dormja, viendo los ornes. Et pues que oujeron 515 tomado las íartas e vieron la culebra, matáronla, e folgo el cuerno della. Et non te d\' efte enxenplo fy non por que fepas que las artes fazen por ventura algunas cofis que la fuerca non puede fazer. » ^ Dixo Calila : « Sy Senceba, como es fuerte e valiente, non fuefe de buen fefo feria afy ; mas avn de más déla valentia que te 520 dixe que ha enf<', es muy bueno e fabio, e de buen confejo. » Dixo Digna : « Verdadera mente tal es Senceba como tú dizes ; enpero es engañado en mj e fia por mj, et por efto lo puedo 3-o engañar e ater- rar fin falla, aíy como fizo la liebre al león. » Dixo Calila : « E ¿ cómo fue efo ? " 525 ^ Dixo Digna : >< Dizen que vn león eftaua en vna tierra viciofa, do avia muchas beftias faluages, e agua, et pafto. Et las beftias que eftauan en efa tierra eftauan muy viciofas fueras por el mjedo que aujan del león. Et ayuntáronfe todas las beftias, e tomaron confejo. Et vinié- ronfe para el león, e dixeron le afv : " Tú non puedes comer de nos lo 550 que tú quieres, a menos de lazrar ; et nos vimos vn confejo que es bueno para ty e folganca para nos déla lazeria en que eftamos, íy tú nos quieres fegurar de tu mjedo. » Dixo el león : « ¿ Qué es efe con- fejo? » Dixeron las beftias : « Paremos con tigo pleito, que te demos cada dia una beftia de nos que comas f\m lazeria e fyn trabajo, et que 509. b. alguna cola e rróbala aojo delu dueño. — 513. fue e falló unas farias e tráxolas e echó. — 5 1 5 . 1. c. et tyró el uno dellos una piedrae mató. — 519. fefo, non feria tan prvuado delrrev ; mas fvn k v. — 520. es de buen donayre, e bueno e laño e de buen entendijmjento e lea!. » 522. e. m. ca cuvda que le quiero bien e f. — 52o. p. quanto avian meneíler. Et avia en aquella tierra un rrio que le dezian el rrio délas liebres, et atamaño era el mjedo que avian del león que non tenjan en cofa el vicio en que eran, e aconfejáronfe entre fv que agujfafen cómo le matafen ; et venieron. — 529. T. n. prendes una denos f\non con gran lazeria et con gran afruenta, e acor- dámonos en una cofa en que avermos nos "e tú folganca et es efta ; que fy tú nos afegurares e non nos fizieres mal prometémoste por tributo cada dia ala ora de tu yantar una denos et enbiártela hemos. » Fábulas Calihi e D¡!;iiii. } 3^ CALILA E DIGNA 555 nos afegures que non te ayamos mjedo de noche njn de dia. » Et plogo al león deílo e afegurólas e fizo les pleito. ^ Et acaefció vn dia avna liebre que la leuafen al león. Et que- riendo la leuar dixo alas otras : « Sy me quifieredes efcuchar dezir vos he cofa que vos non feria daño e vos ferá pro. Cuydar vos ta facar 540 defta premja defte león e eftorceria yo de muerte. » Et dixéronle : « ¿ Qué es lo que quieres que fagamos ? » Dixo la liebre : « Mandad a quien me leuare para él, que me lleue muy pafo e que me non lleue apriefi, e que tarde tanto fafta que pafe la ora del comer del león. « Et fizieron lo afy. Et quando fueron cerca del león fue la liebre feñera 545 muy pafo, et el león [eftaua] follón e muy fañudo ; e leuantófe e comencó de andar e de catar a dieftro e a finieílro, fafta que vido la liebre venir. Et díxole : « Dónde venjs, o dó fon las beftias, et por qué me myntieron el pleito que aujan comjgo puefto ? » ^ Et dixo la liebre : « Non mande Dios, feñor, yo fó mandadero 550 délas beftias para vos, et traya vos una liebre que vos enbiauan que yantáfedes. Et yo que venja qerca, falló me vn león e tomó mela, et dixo : « Mayor derecho he yo de comer efta liebre que el otro a quien la leuades. » Et díxele 3^0: « Mal fazedes, queefte conducho es del león, que es rrey [A 17 v.] délas beftias que gelo enbian para yantar : pues 555 confejo uos que non meló tomedes njn fagades enfañar al león ; fv non avredes ende mal. » Et él non lo dexó de tomar por efo, e denoftóuós quanto pudo, e dixo que queria lidiar con vufco, maguer lodes rrey. Et quando yo vi efto, vine para vos quanto pude por vos lo quere- llar. » Et el león quando lo oyó afañófe, e dixo ala liebre : « Vé comj- 560 go e muéftrame efe león que dizes. » 536. e. atreguólas, et túvoles las poñuras e la jura que les ende fizo. — 557. a. que cayó la fuerte auna dellas e mandárongela leuar, et dixo aquella : « Si vos me quifierdes fazer tanta de merced qui qujfiefedes que vo probafe una arte que he penfado contra el león, por aventura libraría Dios por ella avos eamy. » — 541. Dixo ella : « Muv rrefez ; que demandedes al que me leuare agora que vaya enpos demj, c yo detenermehé, e non llegaré al león faña que pafe la ora defu yantar. » Et dixéronle ; « Plázenos. >> Et fuefe la liebre detardando fafta que pafó la ora déla 3'antar, et entonces llegó al león. Et quanto el león la vio dixole : « Por qué tar- darte tanto, e qué es délas otras ? » Dixo la liebre : « Tardé atanto porque quando llegué qerca de aquj fali(i anos un león e derramónos atodos. Et yo díxele : Vianda fomos del rrey, non le menofprevies. E él dixo detv mucho mal, et denoftóte deziendo : más derecho he \o aefta tierra e alo que es enella que él. Et yo vengóte fazer faber, e para mjentes enefto, ca muv fuerte cofa me femeja dar nos otnib trybuto at\- et otro mal traernos e matarnos. » Dixo el león : « Vete comjgo c muéñramelo. » LES DEUX CHACALS 35 ^ Et la liebre fuele avn pozo en que avia muy clara agua, et era muy fondo que podría bien cobrir al león. Et díxole : « Efte es el lugar que vos dixe, mas tomad me ib vueftro fobaco, e moftrar vos lo he. » E fizólo afy. Et él cató al fondo del pozo, e vio fu fonbra e la déla 565 liebre enel agua. Et pufo la liebre en tierra e faltó enel pozo por lidiar conel león, non dubdando qu'él era el león, e afogófe enel pozo, Et torrnófe la liebre e eftorcieron las beftias del mjedo en que eran, e fincaron feguras por fienpre. » Dixo Calila : '< Sy tú pudieres matar a Senceba fyn daño del león fazlo ; ca la fu priuanca nos a fecho 570 mal anos e alos otros valallos. E fy lo non pudieres matar fy non quebrantando la fe del león, non lo fagas ; ca feria traycion de nos ede ty, e deflealtad e maldad. » ^ Defy dexófe Digna de entrar al león vnos dias ; e defpues vínofe para él, eftando en fu cabo, e entró trifte e marrido. Dixo el león : 57S « ¿ Qué te touo des que te non vi, acaefcióte ál fi bien non ? » Dixo Digna : « Dios vos dé vida, feñor, acaefció cofa que non querriades vos njn nos '. » Dixo el león : i< E <: qué fue ? » Dixo Digna : « Rrazon es que fe ha de [A i8] dezir aparte. » Dixo: « Todo dicho que fe rrecela del el que lo oye, e atréuefe aél el dezidor, es grant locura fy non es 580 feguro de fu fefo de aquel a quien lo dize; ca fy fuere fefudo fofrir lo 561 . pozo que labia muv claro, et díxole : « En eñe lugar ie metió, e aqui es ; mas he mjedo dél, fynon me pones ío tu fobaco. » Et tomóla e púfola foel fobaco, et albmófe al pozo, e vio fu fonbra enel agua del pozo, que era muy clara, et otrofy vio la fon- bra déla liebre que él tenja, et con gran faña polo la liebre en tierra, e fyn acordar en cofa, faltó dentro enel pozo por lidiar conel otro, e afogófe ; et afy libró la liebre a fy e alas otras anjmalias del mjedo e del peligro en que eran, e folgaron para fienpre. » Et dixo Calila : « Pues que afv lo as en coracon de fazer tan fea cofa e tan mala como matar a Senceba fyn cabfa e fyn culpa, fy lo pudieres fazer fin vergüenza e daño del león, alia lo vé e fazlo ; ca cierto es que la fu p. — 572. fagas por cofa del mundo, ca feria muy gran traycion et maldat dél e denos, fy lo tú afy gujfas. » Dixo Djna : « Non te cures, ca yo lo gujfaré por manera que feamos libres dél. » — 574. et un dia entró ante él muy trifte e con malrroftro. — 578. dezir en poridat ; ca la rrazon que aborrece al que la ove, e non fe atreue aella el que la dize, maguer que fea fiel e muv leal, fv ante non es bien cierto del fefo de aquel a qujen da el confejo. Et quando tal fuere fúfrelo, que le dizen e entienden el bien que ende ay. En pero la pro que ay es fuya es, ca el otro non ,ha ende cofa faluo moftrar la verdat e la lealtad, maguer que le torne aél en daño. Et tú, feñor, eres muy mefurado é deperfeto entendjmjento,e vodezírtelohé, aunque le que te p. 36 CALILA E DIGNA ha e honrrar lo ha por ello, ca la pro fuya es, et el dezidor non ha y pro njnguna, e alas vezes viene dello daño. Et vos, rrey, feñor, fodes de grand fefo, e de buen confejo ; et vo vos diré cofa que vos pefará. Et fio por vLieftro faber en vos vo confejar, e vos amar, maguer me 585 dize mj alma que non me creeredes. Mas quando yo me rremjenbre que las nueftras almas de todas las beftias fon colgadas déla vueftra, non puede fer que non faga lo que deuo, maguer non meló pregunte- des, et maguer me yo tema que non meló creades. Ca dizen que el que non defengaña al rrey de fu daño, e el que encubre alos fificos fu 590 enfermedat e alos amjgos fu flizienda, afv mjímo engaña. » ^ Dixo el león : ; « Q.ué es cí'o ? » Dixo Digna : « Díxome el fiel ver- dadero que Senfeba fe apartó con los cabdillos de tus vafallos, e que les dixo : « Yo he cftado en conpañja del león, e proué fu confejo e lu valentía, e vi que era flaco, et ya ovimos entre él e yo palabras. " Et 595 pues que efto me dixieron, entendí que era traydor e falío ; ca lo hon- rrafle tú, e lo priuafle, e lo fezifte tu egual. Et fy ati tollere de tu lugar, aél darán el rrevnado ; onde non deues dexar efto, ca dizen que quando el rrey fibe que algunos de fus pueblos fe quieren fazer ler eguales en confejo, e en dignjdat, e aver conpaña, mátelos, o fy non, 600 ellos matarán aél. ^ Et vo tengo por bien que gujfes de efcarmentar efte ante que fe apodere, e non lo detardes, ca defpues non podrás acorrer njn podries vedar lo que es ende ya fecho. E dizen que los orfiesfon de tref gujfas: el vno es envijo ', é el otro es delibre, e el otro es perezofo. E el deli- 605 bre es aquel que, fy le acaefce alguna tribulación, non defmaya, njn pierde el coracon, mas entre métefe en arte e fefo e buen engeño con que efpere de fallir e de eftorcer de aquello en que es caydo ; et el envifo es mejor, e de mejor confejo, que le apercibe délas cofas ante 585. me yo mjenbro e le que las beftias lalvajes todas non beujnios linón entu guardia e entu men;ed, non puedo eftar que non te diga la verdat que vos deuo naturalmente, aly como val'allo deue fazer al'u leñor maguer que tema que tú non me creerás ; ca el que encubre afu leñor fu buen confejo, et alos fificos fu enferme- dat, e alos abogados la verdat del pleyto, et al confefor ñas pecados, e afus amjgos. — 596. egual, et fy le tú enefte eftado dexares él punará de aver tu rrevno. — 599. d. o en aver, o en conpañas, déuelo matar ; e iv non lo feziere non es duda que él mate al rrey. — 602. nin p. emendarlo fy non deftazes ayna lo que es ende fecho. 1. canillo. LES DEUX CHACALS 37 que le acaefcan, e efcoge dellas lo que deue con buen coníejo, e que- 610 branta la malicia ante que le venga, e taja el mjedo ante que él acacf- ca ; et el perezolo es aquel que es tardinero en fu fazienda, que lien- pre eftá en legurancas myntroías fafta que le acaeícc la tribulación e perefce. Et el enxemplo defte es tal como délas tref truchas. La una auja nonbre Anujia, e la otra Delibre, e la otra Perezoíli, et beujan 615 en vn [A 8o v] piélago muy apartado que njnguno non lo fabia. ^ Et acaefció que pafaron por vn dia dof pefcadores, e aplazaron de tornar aellas e echar alli fus rredes, et ellas vieron los. El Euujsa ', quando los vio, fofpechólos, et ovóles grant miedo, e trabajófe de vfir de fu enujíydat, e fallóle luego del lugar por do entraña el agua al 620 piélago. E la Delibre eftúdoíe en fu lugar fafta que fe ellos torrnaron. Et quando vio que eran torrnados, e que avian cercado la entrada del piélago, entendió lo que querían fazer. Et dixo en fu coracon : « Non fiz lo que deuja. Efta es la cima del que non faz lo que deue. ; Cómo me delibraré agora eftando defta gujfa ? Et muchas vezes efluerce por 625 arte el que eflá en peligro de muerte ; en pero el entendido non fe defefpere en njnguna gujia, njn dexe de fazer fu fefo e trabajar fe en eftorcer. Et fízofe muerta, e comencó de nadar fobre el agua, e ellos tomáronla en cuenta de muerta, e pufiéronla en tierra non muy lueñe del agua, e ella filtó, e metiófe y, e eftorció dellos. Et la Perezofa non 650 quedó de yr adelante e atrás faíla que la pefaron. Et yo, feñor, dote por confejo de fer anujfo. » ^ Dixo el león : « Entendido he lo que dexifte, mas non cuydo que Senfeba me bufcafe mal, conofciendo me por leal, e faziéndole yo bien, et honrrándolo. » Dixo Digna : « Non gelo fará fazer fy non el 635 grant bien que le tú fezifte, e por que non dexaíle bien que le non fiziefes, njn grant dignjdat que le non pujafes, aíy que le non fincó cofa a que ya puje, njn que efpere aver, fy non tu lugar. Ca el oiiie vil, defconofcido, fyenpre es leal e prouechoio, fafta que le alcen ala medida que non merefce ; et quando efto ha fecho, bulca más alto 613. t. t. Dixo el león : « E ¿ cómo fue efo ? Dixo Dina : c Dizen que avia en un piélago tres truchas, e la una. — 620. E eftovieron la Delibre e la Perezofa enfu lugar fafta que ecliaron los pefcadores fus rredes e las comencaron de pelear. — 624. Ca muy pocas vezes efcapa por a. — 627. a el papo arriba. — 629. ella fue a tunbos fafta que llegó al rregajo, e metiófe-enel rrio, et afy efcapó dellos. — 630. q. 1. tomaron. — 636. f. njn onrra en que non le pofiefes,' nin g. I. camifa. 38 CALILA E DIGXA 640 lugar con engaño e con falfedat. Ca el oriie falfo, vil, non firue al rrey, njn le es leal fieruo [fy non] por mjedo que ha del o por que lo ha meneíler. Et pues que es ya enrriquecido o feguro, torrna a fu rrayz o a fu suftancia ; asy como la cola del can que mj entra que está atado tiene la derecha, e quando lo defatan tórrnafe como era, 645 corúa e tuerta. Et fepas, feñor, que el que non cree a fus leales vafal- los, e fiziefe más délo que ellos tienen por bien, non llegará a cima de fu confejo, et ferá tal como el enfermo que dexa lo que le dize el fifico, e toma lo que ha fabor. ^ Et el priuado del rrey deue conff jarle lo más leal mente que 650 pudiere lo que le eftará bien, e lo que fará pro, e devele rredrar fu mal ; ca el mejor délos amjgos es el que más leal mente confeja a fu amjgo, et el mejor délos fechos es aquel que ha mejor cima, et la mejor délas mugeres es la que es abenjda con fu marido, e la mejor fama [A 19] es la que fe dize por boca délos buenos, et el más noble rrey es 655 aquel que non es rrabinofo njn acedado, et el mejor délos rricos es el que non es fieruo déla cobdicia, et el mejor conpañero es aquel que non contradize, et la mejor délas coftunbres es aquella que más ayuda a temer a Dios. Et dizen que Iv algunt oriie fizieje cniíia ' délas biuo- ras, por mayor folgura lo averia que non temerle del enemjgo que 660 amanefce e anochefce conél. Et el más perezofo rrey es aquel que fe da a vagares quando le viene la cuyta, e defpréciala, et apónela a lus parientes e a lus amjgos, e dize que le viene por ellos. » ^ Dixo el león : « Brozna mente me has fablado, et efl:o deue fer fofrido al leal confejero. Et fy Senfeba fuefe mj enemjgo coriio tú 665 dizes, non me podria mal tazer, e ¿ cómo lo podria fazer ? ca él corihe yerua e 30 coriio carne, et él es mj comer, e yo non fó fuyo. Et non me femeja que daño njn pefar me venga del, njn filio carrera a fazer le travcion defpues que lehe atreguado e honrrado, e he del dicho muy 645. 1. V. et fe agravia íielo que ellos le dizen, non quitan la tierra del'u c. — 650. pro, e lo que plaze a Dios. — 651. mal ; e el rrev déuelo creer fegun que lo avia prvvado, ca la mejor coftunbre es. — 6>8. cama fobre las culebras, más leguro deuja dormjr ibbre ellas q. — 661. da a vagar : et el que más lemeja al elefante joven es aquel que non torna cabe(;a por njnguna cofa que ava de pefar, njn la tiene en nada, e fe dexa de fazer fu pro, e echa la culpa afu prvvado. — 667. v. d.. et que yo fallezca contraél feméjame tray(;ion, pues que le atregüé. LES DEUX CHACALS 39 grant bien alos mayorales de mj corte. Et fy efto yo mudare ferá 670 grant vergüenca e grand torpedad de mt, et faria grant traycion. » Dixo Digna : « Non leas engañado; en dezir njn comeres; ca Sen- íeba fy te non pudiere fazer traycion e mal por f<-, gujfaria de telo fazer por otri. Et dizen ; fy pofire contigo algunt huefped vna ora del dia, e tú non conofcieres fus coftunbres, non te fegures del ; et guár- 675 date non te venga por él lo que avino al piojo por ofpedar ala pulga. » Dixo el león : « ¿ Cómo fue efo ? » ^ Dixo Digna: « Dizen que vn piojo eftaua muy viciofo en vn lecho de vn rrico orne, et avia de lu íangre cada dia quanta queria, et andana fohre él muy fuaue mente que lo non fentia él. Defy fue afy que 680 le demandó vna pulga vna noche olpedadgo, e él ofpedóla, et díxole : « Albergad comjgo efta noche en fabrofa fangre e mollido lecho. » Et la pulga fizo [A 19 v.] lo afy, e aluergófe conél. Et en echándofe el orne en fu lecho mordióle la pulga muy mal, et él leuantófe del lecho e mandó facodir fu fauana, e catar fy auja alguna cofa ; e faltó la pulga, 685 e eflorció a una parte, et fallaron al piojo mal andante, e tomáronlo e matáronlo. Et yo non te di efte enxenplo fy non por que fepas e entiendas que el mal orne fyenpre eñk aparejado para fazer mal, afy como el alacrán que fyenpre eftá aparejado para ferir. Et fy non temas de ^enceba, témete de fus vafallos que ha fecho atreuidos contra ty, 690 e te ha omjziado contra ellos. En pero, bien qu'él non lidiará con tigo, mas fazer lo ha por otros. » ^ Et al león cayóle efta palabra enel coracon, et dixo a Digna : « ¿ Pues qué tienes por bien que faga ? » Dixo Digna . « El que ha el diente podrido, que le faze doler, nunca fuelga fafta que lo faca ; 695 et la vianda mala que faze faftidio, non fuelga el orne della fafta que la eche ; et el enemjgo cuyo daño es temjdo, non ha otra mele- zina fy non en lo matar. » Dixo el león : « Mucho me has fecho aborecer la priuanca de Senceba, et yo enbiar lehé dezir lo que tengo 669. yo mudafe, defpregiará my tregua e my verdat, et non fiarán demy los rreyes njn los altos ornes. » — 677. p. iVgujó mucho una cama de. — 680. n. muy efcura, que fazia mal tienpo. - 681. blando lechoe caliente. — 683. mal, et él fentiólo e 1. — 685. m. a. et matáronlo porque non pudo tan avna fuvr, et efcapó la pulga que feziera el mal. — 687. c. m.amjgo non fe guarda orne del ; ca fv non puede fazer mal por fy guífalo por otro. Et f. — 6yo. E. p. yo fé que él non quiere fer tu ygual, mas dará fu poder a otro. » — 692. Et afyrmófe efto que dixo Dina al rrey enel. — 695. faftyo al orne, non fuelga conella fynon myentra la come. 40 CALILA E DIGNA enel coracon, e mandarlehé que fe vaya do quifiere ; ca non lo quiero 700 matar, por gujfa del mundo, defpues que le di feguranca e juré que le non faria mal. » Et a Digna pefóle defto et fopo que fv el leonfablaíe con Senceba, e oyefe íu rrefpuefta e fu efcufanca que lo non culparía e que lo creerla, e que entenderla que Digna le mentiera, et que fe non podriá encobrir efte fecho. 705 ^ Dixo Digna ; « En enbiar tú al buey mandado a dezirle en que pecó, non lo tengo, feñor, por confejo ; ca fy él entendiere que eílo tienes a coracon, temóme que lidiará contigo, o que te contraftará, o guifará como eftuerca de ty. Et fv lidiare con tigo, lidiará muv aperce- bido, efyfe partiere partir fea a fu mayoría, e tú fincarás efcarrnido. 710 Etel apercebido délos rreyes non deue dezir la jufticia que deue fazer del orne culpado, e cada culpa ha íu julVicia; ala culpa deporidatíazer jufticia de poridat, et ala que es fecha conceguera[A 2oJmente deue lazer la jufticia concejera mente. » Dixo el león : « El rrey, quando jufticia a alguno o lo deíonrra por cofas que fofpechadél, de que non es bien cierto, 715 defy falla que non es afy como lo dixieron, afy mefmo lo faz. Et vo non fó bien cierto del pecado de Senceba, njn fé ende fy non lo que tú me dexifte. » Dixo Digna: « Pues que afy tienes por bien, non entre Senceba fy non feyendo tú apercebido, njn bufque lazon en que te engañe. Et yo tengo que fy tú lo oujefes viflo, entenderlas e fabrias 720 que grant cofi cuyda cometer ; e algunas délas feñales defto fon eftas : que verás tenblar fus mjenbros, e catando a dieftro e a fmieftro e enderefcando fus cuernos afy como que cuvda pujar. » Dixo el león : « Yo tomaré tu confejo, et fy yo viere enél lo que tú dizes non dub- daré enello. 725 ^ Et pues que ovo Digna acabado de dezir al león lo que le dixo, e le metió enel coracon lo que qujfo, penfó de yrfe para Senceba, por enrrifarlo contra el león. Et quilo que fuefe la yda por mandado del 699. m. falvr dcniv tierra. — 705. c. njn creería cola délo que Dina le ovieí'c dicho. — 708. g. c. le quite de tv atu delbnrra, et eneño avrá mejor lecho fu fazienda que tú. Hnpero los que Ivruen alos rreves non delcubren la jusllicia Ivnon tn aquellos que nianifieña mente fon culpados, et alos que an fecho pecado encelado et tvéncnlo en poridat, et juftí^ianlos otrolv de poridat. » — 721. verleás la calor demudada e fus... a f. e atrás defv ct a. — 725. 1. 1. que avia fabor, et le ovo humjzjado contra Senijeba, guifó de y. — 727. e. l.,e fazerle faber todo el fecho, en como avia el leen en coraron dele matar ; et confu mala arteria guifó cómo fuefe con mandado del león, porque fy por ventura el león fopiefe como él oviefe fablado con Senceba que non fofpcchafe, en LES DEUX CHACALS 4I león, e que lo lopiefe por tal que gelo fizieíe hiber, por que le non pulieíe culpa, defpues que íupiefe de fu yda. Et fucíe Digna a eftar 750 con Senceba, e díxole : « Grand verdat efcrivió el que dixo : tales fon los rreyes en tener lealtad a fus vafallos como la mala muger, que delque fe parte orne della e le viene otro, olujda el primero ; e nunca quien íerujefe al rrey que fu eftado le durafe. » Et dixo Senceba : (( Yo te oyó dezir tales palabras, que tengo que algunas cofas malas 73 5 entendí fte del león. » Dixo Digna : « Afy es, en pero non es por mj : e tú labes que verdat te deuo dezir, e qué fe é qué amor ha entre nos, e qué promifion te fiz quando me enbió el león aty. Et yo non puedo eftar que te non guarde, e que leal mente non te confeje e que te non defcubra lo que fope délas cofas, por que temo que morras. » 740 Dixo Senceba : « E ¿ qué es efo ? » ^ Dixo Digna : « Denuncióme el mandadero fiel e verdadero, qu' el león dixo a algunos de fu conpaña : « Mucho fó pagado de la gran- dez de Senceba e cobdíciolo mucho comer e partir con vos otros. » E pues que efto me dixieron, entendí que era que es defconofcido e 745 traydor, e víneme para ty, por telo fazer faber, e conplir el derecho que deuo, et que gujles tu fazienda por tu vagar. Et pues que ovo Senceba efto oydo, e fenenbró [A 20 v| del omenaje qu' él fiziera en fu fazienda del león, e cuydó que le auia dicho verdat, e que le confejara leal manera que le non delcobriefe la grande enemjga que él guifaua. Et dixo afy : « Señor, ten por bien que yo vaya a Senceba por ver cómo eftá et oyr lo que dize, et por aventura labré algo defu fazienda, et délo que ha en coracon, et fazértelo he faber, porque feas apercebido. « Dixo el león : « Bien es, vete e fazlo. » Et el fallo fuefe, et quando llegó ala pofada del buey, rrecibióle muy bien ; et dixo Dina : « ¿ Quando fue nunca bien á aquel que fu tálente non manda, et fu fazjenda es en mano ajena et en poder de otro, por quien non deue confiar, e de que fienpre fe teme, atanto que una ora fola non esome fegurodél ? «Dixo Senceba : «¿ Qiié eselo, amjgo ? » Dixo Dina : « Acaefció lo que avia de fer ; et ¿ quién es aquel que puede con- traflar alo que ha en aventura, o qujén es aquel que fube en gran lugar o en grandini- dat, que fuefe feguro que mala mente nonio matafen, o quién afeguró fu faber que non pereciefe, o quién pidió alos viles algo que fin ello non tornafe, o quién fizo conpañja conlos malos que bien efcapafe, o quien ferujó bien al rrey que fu bien fazer le durafe ? Et \ qué gran v. — 731. rreyes enfu poca verdat et lealtad afus vafallos, é en fer francos délo que fe les pierde dellos, como la muger que fy fele va uno viénefele otro enfu lugar. » — 742. gordura de Senceba^et fegunt que yo entiendo non puedo efcufar dele non comer, ca lo he menefler, porque vos qujero dar del a comer a una fiefta onrrada la prymera que venga. » — 747. om. que le feziera el león, e penfó en fu fazienda, e c. 42 CALILA E DIGNA mente, entriftegió, e dixo a Digna : « Non me deue el león íazer tra}'- 750 cion, non le aviendo yo nunca errado aél njn a njnguno de fus vafa- Uos, mas bien cuydo que alguno me ha mezclado conél a tuerto, e lean metido en my fazienda ; ca fe aconpañan conél malos ' de que yo proué cofas que él cree más que lo que le dixeron otros. Ca la con- paña délos malos faze al orne dubdar enlos buenos ; et él, efcogiendo 75) por buenos alos malos, faze fer fofpechados alos leales confejeros, e fázelo fu mal rrecabdo, e errar, fegunt erró el añade que vio enel agua la luz de vna eftrella, e cuydó que era trucha, e entremetiófe déla pef- car, ctquando vio que non era nada, dexóla ; e otro dia vio vn pece enel agua, e cuydó que era corno de ante viera, e dexófe déla bufcar. 760 ^ Et fy al león dixeron de mj alguna mentira, e él lo touo por verdat, e creó lo que le dixeron de mj, es con gujfa; e fv non le acaef- ció por ende mal, e me quiere matar fyn culpa, defto me maravillo. E maravillóme más en yo querer aver fu gracia e fer a fu plazer e él non lo querer. Et marauíUome otrofy de [le yo] querer (del)obedecer, e 765 eíloruarme íienpre délo non contrallar, e enfana[rjfe [él] e ayrarfe con- tra mj. Et quando la mezcla es por algunt achaque, o por alguna rra- zon, a el orne efperanca de perdón. E yo eftó penfa[nJdo, e non fé qué culpa fuefe de mj al león, njn pequeña njn grande. Et por buena fe non fabe el oifie que vida faga con otro de quien fe aya de guardar 770 en todas cofas, afy que non fallefca en alguna cofa. Mas el orne de buen fefo e leal, pienfa e cata quamaño es el verro, querer fea a fabien- das querer non, et fy le eftará mal o fy le fará daño perdonándolo, e non le conprender luego por el pecado, que falla carrera délo perdo- nar e délo prefciar. Onde fy yo yago en alguna culpa al león a labien- 77Í das, non íé por ventura fy es por que lúe contra él en algunas cofas 753. p. afaz c. q. é c. m. q. le feria menefter. — 761. d. m. a fin rrazon, et me quiere matar por efto, fyn culpa que yo non le he, e defto. — 766. a. r. defefpera ome dcla gracia, c fynca la mentira en pie, que non fe acolora con njnguna cofa. — 769. otro, mas deueelomeguifí\rfee. — 770. cofa que pefe afu amjgo. — 772. f. d. o fy lo puede traer a defrraygamjento, et fy vec que non perdona al que le verró e non le conprende por el pecado, fegun que podria, e mayor mente fallando carrera de le perdonar. Onde fy el león me ha metido en culpa non fé fy por ventura fue por algunas cofas deiu fazienda en fu confejo. I. muchos. LES DEUX CHACALS 43 de fu confejo por guarda del, e por le fer leal, e non me fiento enefto vencido, ca non lo ñizia yo efto fy non por fu pro e a buena eftancia del,, e non gelo dezia yo confejera mente delante fus caual- leros, njn delante fus priuados, mas apartáuame conél afy como quien 780 lo mete en culpa [A 21] et lo fofiega e lo amanfa. ^ E puede fer que efto le pefó, e dixo : « ¿ Quién fizo aefle atre- ujdo que diga de f^' enlo que yo digo de non, et en dezir de non enlo que yo digo de íf ? » Et fy afy es, como yo cuedo, grant tuerto me faze, etgrand defmefura, ca yo nunca le dixe cofa que non fele tor- 785 nafe en pro e en filuamjento, e (i' al que quiere de fus amjgos e de fus leales confejeros. Et el buen cauallo por ventura tanto lo caualgan e lo afruentan, por que es fuerte, fafta que fe quebranta e rrevienta. Et el orne de noble (de) coracon, por ventura tanto pafan contra él los malo? con fu enbidia, fafta que lo matan, et fu bondat es caufa por que 790 perezca ; ca los malos fon más que los buenos en cada lugar. Et pues que lo quiere[n] mal, e fe fazen contra él, con gujfa es que lo maten; et fy por efto non es, puede fer por la ventura de que fe njnguno non puede anparar. Ca ella tuelle al león fu fuerca iafta que lo toman e lo meten enel arca, et ella faze al orne flaco caualgar lobre el elefante, e 79S apodera al encantador fobre las biuoras, afy que les faca los dientes e juega con ellas, et trae a orne entendido fafta la muerte, et ella faze al 776. leal, ca por ventura dyrá orne non, quanto querría el feñor dixefe orne defy, et dvrá orne fv quando querría que dixefe non, et yo non me. — 780. metie... afofegaua... amanfaua quando le veia fañudo. — 781. Et fy qualquier délos vafallos al feñor, o délos fificos al enfermo, o délos teólogos dé ala ley al que fe confeja con ellos, fi confienten alus labores et non les dizen la verdat délo que les podría venjr, non lo aciertan bien, et mátenle agran carga. Et fy efto non es por alguna délas beo- dezes délos rreyes, non fé por qué fea ; ca una délas fandezes délos rrej^es es efta, rrecebir enfu gracia al que non lo merece. Et ayrarfe contra el que merefce gracia es fvn rrazon manjfiefta. E por ende dizen que a peligro fe mete el que mucho entra enla mar, et mayor, el que ha afazjmjento conel rrey ; ca maguer que lo fyrua bien, e leal e derecha mente e con amor, en logar le da falto que nunca más alca cabeca, er con todo efto eftá a peligro de muerte, maguer que lo onrre. E por aventura por la verdat que yo deuo al león, e porque le fyruo leal mente me an algunos buelto conél, e efto lo trae a quererme matar ; ca muchas vezes acaefce que el buen árbol tanto carga defu buen fruto que fe pierde conello, et el pavón que es la cola lo mejor que ha enél, péfgale alguna cofa tanto que quando lo bufcan témanlo más avna, et el buen caballo. — 788. ome leal 'e verdadero tanto lo afruentan los malos que conla enbidia que le an le bufcan mal e le traen a muerte. Et fy por alguna deftas maneras non es la mj muerte es por. 44 CALILA E DIGNA fabio mal andante, c alegra al cobdiciolb, e feftina al tardinero, et faze al muy efcafü rrico e ahondado, et enpobrece al flaco, et effuerca al cobarde e encobarda al eíforcado, et faze otras tales cofas que corren 800 conlas aventuras toda via por fu fazon en que fue aventurado. » ^ Dixo Digna : « Lo que te el león tiene en coracon de fazer non es por njnguna cofa de quantas dexifte, mas es por fu traycion e por fu falfedat ; ca es falfo e engañofo e es dulce al comjenco e enla fin amargo e tofigo mortal. » Dixo Senceba : « Bien dizes verdad, e por 805 buena fe yo ove goftado la dulcor, e ove fabor della, e veo que foy llegado ala amargor en que yaze la muerte, et por la tribulación que auia en parte de aver. Ca ¿ quién me metió en conpañja con el león, él comedor de carne, e yo comedor de yerua, fy non entre metién- dome yo con cohdicia e con gula ? Ca eftas me echaron en efta tribu- 810 lacion. Et fó en efto como la abeja que fe afienta enla flor del nenúfar, e págafe [A 21 v] della, e olujda la ora en que fe deue bolar, e cierra fobre ella la flor, e mu[e]re. Cafe abre quando nafce elfol, efe cierra quando le pone. Et el que non fe paga en efte mundo con lo que le abonda, e tiene toda via ojo alas cofas fobejanas, e non fe teme que 81S cima fara, es ' tal como la mofea que non fe tiene por pagada délos arboles e délas flores fafla que va bufcar el agua que corre del oreja del elefante, e él Aérela e mátala. ^ Et quien ofrece fu lealtad et - fu femencia a quien gelo non gra- defce, es tal como el que fienbra fu flmjente enlos gamonales e enlos 820 tremedales, et como el que da confejo al que fe tiene por de acabado confejo, o como el que predica al fordo, que ge non oyrá. » Dixo Digna : a Déxate deflo e gujfa como eftuercas. » Díxole Senceba : « ¿ Qué cofa taré fy el león me quifiere matar? Ca yo bien conofco al león e aíus coflunbres, e entiendo nui\- bien que non fe camjaria con- 797. allega el c. — cSo6. 1. m., ot non catana yo cño, njn entendía cómo non deuia durar efta leguranca, bvujendo yo de yerua et el león de carne; mas entreme- tiéndome con golofya e con codicia de l'er pryuado conla ocal'von de mv muerte, ca eftas me echaron enefte pelygro. E lo enefto atal. c. — 815. n. l". tiene por pagado conlo que le cunple, e pienfa enlo más adelante, por una poca de mejoría que vee al ojo, e n. s. t. — 819. lagunas e e. — 825. h. c. las Tus coftunbres del león, e l'u lelo ; maguer que él me quifiefe bien, fi lus pryuados me quiljefen fazer mal conlu engaño e con fus falfedades fazer loyan e guifarian déme matar et aunque él fea f. 1. el. 2. a. LES DEUX CHACALS 45 825 tra mj fv non por malos coníejeros que me bufcaron mal conél. Et le que fy me quiliere matar que lo puede lazer, maguer él fuefe fuerte et ellos flacos, aly como hzieron el león e el cueruo e el lobo cerual al camello, quandolo engañaron e fe ayuntaron contra él. » Dixo D'ígna : « ; Cómo fue efo ? » 850 ^ Dixo Senceba : <- Dizen que vn león eflaua en vn valle cerca del camjno, et avia tref vafallos^ el lobo, e el abnue, e el cueruo. Et pafaron por v vnos mercadores, e dexaron y vn camello, e el camello entró al valle fofta que llegó al león. Dixo el león : " ; Quién te metió aqui ? » Dixo el camello fu fazienda. Dixo el león : " Pues, ¿ qué 855 quieres ? » Dixo el camello : « Lo que tú mandares. » Dixo el león : « Sy me quifieres íeruir e beujr comjgo mucho meplaze, et dote fegu- ranca por mj e por mi conpaña, que biuas muy viciofo e muyfeguro. » [A 22 J Et biujó el camello conél vn tienpo, fafta que acaefció que fue el león vn dia a caca, que comjefe, e fallóle con vn elefante, e ovo 840 conél grand lid, et llagólo el elefante con fus colmjUos muy mal. Et torrnófe el león fu íangre corriendo e rraftrando, fafta que llegó a fu lugar, e cavó como muerto, que le non podía mouer para cacar para él et para fus vafillos. Et ellos ovieron fanbre [e falle- cióles lo que les folia dar el león a comer et fizjeron entre ft mor- 845 murió] et entendiólos el león e díxoles : « Mucho fodes laztrados, e menefler avedes de comer. » Dixeron ellos : « Non avernos cuj^dado de nos, veyéndote defla gujfa eftar, e querríamos nos bufcar alguna coft que te toujefe pro, aun que nos oviéfemos vn poco de lazerio. Díxoles el león : « Non he dubda en vueflra lealtad, e en vueftro amor, 850 e en vueftro buen confejo, e buen gualardon ayadesende. Derramad vos aquí en derredor, e por ventura fallaredes alguna cofa, e venjr meló edes dezír, e quícá averé algo para mj e para vos. » ^ E falieron ende e apartaron fe y cerca, e aconfejároníe entre (i', e dixeron : « ¿ Qué pro avenios defte camello que come yerua, e que 8)5 non es de nueftro talle, njn de nueflra natura, njn de nueflro feío, por que non afeytamos al rrey que lo coma, et pongamos gelo 837. leguranca, e averás aqui vicio e abundancia. Et el camello agradeciógelo, e dixo que le plazia e bvuió, conél. — 841. e. 1. muv lazrado para fu lugar, et en tal manera eftaua que non podia venar ; e fusvakillos. — 846. « Verdat es ; mas non avernos cuy dado denos tanto como dcty v. — ^850. el amor que me avedes de Icrujr ; et Dios vos dé ende buen gualardon. Et yt por aqui en rrededor. — 856. atvncamos a. r.... pongámosle en cora i^on que le mate para comer. » 46 CALILA E DIGNA en rrahez? » Dixo el lobo: « Non ay gujfa por que fe efto diga, por la feguridat e pleito [e] omenaje que le fizo el león. » [A 22 v] Dixo el cueruo : « Sed vos aqui, e dexad me conel león. » Et fuefe e 860 entró al león. Quando lo vio el león díxole : « ¿ Qué as ? ¿ Sentiftes algo? » Dixo el cueruo : « Non falla h non quien bufca, njn vee fy non quien ha ojos, njn pienfa fi non quien ha entendimiento ; e nos perdido avenios conefto la fanbre que aviamos, e la cuyta en que éra- mos. Mas avenios penfado vna cofa que fi tú atorgares con nufco, 86s avremos algunt vito, tú henos. » Dixo el león : « E ¿ qué es ? » Dixo : « Comamos efle camello que anda entre nos deliciofo fm pro, que njn es de nueftra natura, njn de nueftro talle. » ^ El león dixo : « ¡ Co[n)fóndate Dios como eres de mal fefo, e qué poca piadad as, e qué alongado eres de lealtad ! Et tú non te deues parar 870 ante mjcon tal dicho. ^ Non fibes tú que yo he atreguado al camello, e que leheafiado, e que non ha njnguno que faga algún Ümofna de algu- na cofa, maguer muy grande sea, que mayor gualardon a\'a que dexar ávida algunt alma medrofa, et rrepofar la fangre que era de verter ? Etyo atregüé al camello, e non faré traycion njn aleue. j) Dixo el cueruo : 875 « Verdat es, feñor, mascón vn alma fe rredime una casa', et con vna casa ■ fe rredime vn linaje, et con vn linaje fe rredime vna cibdat, et con vna cibdat fe rredime vn rrey. Et veemos que eftás en grant cuvta que eres rrey, e 3^0 te daré carrera como falgas del pleito e omenaje que fezifte al camello [fin] rrebto alguno ; que yo faré al camello que te 880 rruegue que lo comas por f<',e tú laldrás por muy leal, e averás lo que qujfieres, tú et nos. » ^ Et el león calló, e el cueruo torrnó para fus conpañeros, e dixé- ronle : « ¿ Qué fezifte? » E él díxoles lo que al león dixiera, e qué rrefpuefla le diera, e preguntóles cómo e en quál gujla lo faria, que el 868. E enl'añófe el león, et dixo : — 870. a. e afegurado al camello e andaenmv fe e enmyguarda ; c non ha. — 874. c. e nunca contra él penl'é t. njn a. — 875. una calada, et con una calada un linaje et una cibdat, e por una cibdat un rrevno, et con un rreino un rrev ; et nos Tomos en tal ne^efidat, que nos es menefter mucho, e yo te daré falida eneño que non valas ende menos njn te alcance ende travcion njn aleve, e avremos lo que ovieremos menefter, et non te meteremos en atruenta njn en peligro enel tienpo'que agora eñás njn te rrogaremos que fagas maldat. — 882. Et efto plugo mucho al león e agrade^iógelo, et defv tornó el c. I. cofa. LES DEUX CHACALS 47 885 león non entraría enla traycion, njn la mandaría tazer. Dixéronle : « Por tu arteria cuydamos beujr. » Dixo : « Tengo por bien que nos a3-untemos, nos et el camello, e fablemos de fu eftado del león, e de corno eftá lazrado e cuytado \ por moílrar que nos dolemos del, et que avernos cobdicía dele ñizer alguna pro, por tal que non nos tenga 890 por mal et por deíconocímiento, et lleguemos nos aél, et gradelcamos le fu bien tazer, et aun que lo avernos por muy bueno, e como beuj- mos en fu fonbra, e de como ha de menefter que gelo agradefcamos, e que lefeamos leales: e que fy le pudiefemos traer alguna pro que non fmcaria por nos, njn gelo callaríamos, e que fi gelo non pudiéremos 89; fazer, que le ofrezcamos nueílraf almas, et que nos le moftremos delante, e digan cada vno de nos : coma amj el rrey, e non muera de fanbre. E cada que lo dixiere alguno de nos, rrecúdale el otro [con] alguna rrazon, tal que fea efcufacíon por que eftuerca, et eneílo fare- mos nueftro derecho. » 900 C[ Etfizieron lo afy, e el camello otorgó con ellos. [A 23] Etvinjeron fe para el león, e ayuntáronfe ant' él ; e comencó el cuerno a fablar e dixo : « Señor, tú eres lazrado e enflaquecido, e as menefter algunt cobro por que te mantengamos, Et nos deuemos te mantener con nosmjfmos e ofrecernos te por el bien e por la merced que nos fezifte ; ca por ti 905 veujmos nos, e por tí efperamos que binan los que fincaren de nos, et los que vinjeren de nos. Et fy tú murieres a njnguno de nos non lehá pro deípues de ty en beujr. Et yo of[r]ézcote mj cuerpo, e cómeme e non mueras de fanbre. » Rrecudieron el lobo e el abnue e díxeron : 889. n t. por delagradecidos. » Et toviéronlo por bien. « Juntarnos hemos todos, e yremos ante el león, e d\Temos como fvenpre avenios eftado alu fonbra e afu merced, e que él fenpre nos mantuvo anueftras onrras e por lo qual es menefter que gelo galardo- nemos e le. — 899. d. e eftorceremos todos. — 900. c. e. non. fabiendo "déla traycion que ellos le travan. Et defv apartaron los tres falfos conel león, e contáronle cómo pafara entre ellos, e que quando el gamello dixefe, que le nonefcufaria njnguno, e queíaltalen todos enél. Et otorgófe aefto el león con ellos e fizieron anly. E venieron. — 908. Et dixo el lobo cerual : « Mal fea detv que non te aprendes ampararte a muerte, e non aviendo en ty fartura el rrey. Mas coma amv en que avrá fariura, e eftorcerá. » E díxeron el cuer\'o e el lobo al cerval : « Calla, non digas efo. Quien fe quiere matar con carne de cerval que fe afogue luego conello, mas en my avrás fartura, leñor, tú e tus vafallos, e cómeme franca mente fin duda njnguna. » Et dixeron el cuerno e el lobo cerual : u Tú eres fidiondo e lixofo é asmuv mala-carne, é non eres vianda para rrey. » I. cuvdado. 48 CALILA E DIGNA « Calla, non tchá pro, ante defanparan a muerte, e non aviendo ' el 910 rrey en ty fartura. » Dixo el lobo : « Mas coma amj, e fartar fea, e ahondar lea mj carrne. » Dixeron el lobo e el abnue : c Calla, aftrofo, ¿ non oyfte dezir que el que fe quiere matar, que coma carne de lobo, e le tomará poñema ala garganta, e morra luego ? » Dixo el abnue : « Mas coma amj, e ferá mejor que aty. » Et dixeron el lobo e el cue- 915 ruó : « E ¿ cómo conbrá aty? ca ti'i fabes que hueles muy mal, e has el vientre lixofo. » Et eneílo cuydó el camello me7quino que quaiido él dixiefe coiiío dixieron los otros, que lo efcufaria por que eftorciefe como ellos, e que feria pagado el león como fe pagó dellos otros, et dixo : « En mj as fartura quanto quieras, ca mj carrne es muv buena oí6 e alúa e fina, e el mi vientre es muy lynpio, e non ha en mj tacha njnguna. » Et ellos todos dixieron : « Verdat dexiste % e fezifte lealtad contra el león, e Dios te dé buen gualardon por ello, ca fecho as lo que deujas. E faltaron enél todos, e matáronlo e comjéronlo. ^ Et yo non te di efte enxenplo fy non por que, fi el león e fus 925 conpañeros acordaron en mj muerte, maguer contra fu voluntad e contra fu voluntad del fea, que lo podrán fazer, e acabar lo que qui- fieren en mj. Et dizen que el que mejor rrey es, femeja al bueytre que tiene enderredor de U' las beflias biuas, e non cura dellas, e búfcalas muertas por que fe paga dellas más que de otra cofa ; calos bueytres 950 fienpre se ayuntan alas beftias muertas. Et pueflo qu'el león non me penfafe mal, ufando conél los malos confejeros, avíalos de efcuchar e fazer por ellos. Tú vees [A 23 v]que el agua es más blanda que la piedra, e fy mucho atura correr por ella, a poco tienpo faze enella rraftro. » 955 ^ Dixo Digna : « ; Qué es lo que quieres fazer ? » Dixo Senceba : « Non me femeja que he de fazer, fy non conbidar al león a lit ; ca njn el rreligiofo por fus oraciones, njn el limofnero por fus limofnas, njn el que teme a Dios por fu fmpleza, non ha tanto gualardon como aquel que le aupara (y quiera vna ora del dia, manteniendo la verdat, 919. quieras, et nijs entrañas Ion fabrofas e lynpias ; cómeme, et vo non l'ov atal como ellos, que más Ivnpio e más laño l'ó que non ellos, u — 925. conpañas porque le que ellos le a. — 928. beftias. Et fy lo que el león me tiene en com«;on oviefe yo falut e merced, non avria creydo las mentiras tan avna. Onde es alV que el agua. 1. aver. 2. dixeron. LES DEÜX CHACALS 49 940 e íu enemjgo mentini. Ca [aquel] que manjfiefta mente tiene la ver- dat, ly lo matan vale a parayfo, e íi él mata, vence e fale por bueno. » E dixo Digna : " Non le deue njnguno meter a peligro, podiendo eílorcer ; ca ly muere pierde íu alma, e peca, e fy vence es ventura. Mas el orne de buen entendimjento pone la lid en fin de todas fus 94Í artes. Et dizen : « non defprecies al enemjgp flaco e defonrrado, e más fy fuere artero ; quanto más el león que es tan atreujdo e tan fuerte como tú fabes. Ca que menofprecia fazienda de fu enemjgo e lo tiene en nada, acaéfcele lo que acaefció al mayordomo déla mar conla ave que dezian tittuy. » Dixo Senceba : « ¿ Cómo fue efo ? » 9)0 ^ Dixo Digna : « Dizen que vna ave délas aves déla mar que le dezian tittuy eftaua, él e fu tenbra, en vna rribera déla mar ; e quando vino el tienpo del poner de fus hueuos, fizólo faber la fenbra al mallo, e díxole : « Bufca vn lugar apartado en que pongamos nue- ftros hueuos. » Díxole el mallo : « Pon los aqui eneíle nuellro lugar, 955 ca el agua e la yerua fon cerca de nos, e es nos mejor que otro. » Díxole ella : « Pienfa bien enefto que dizes, ca a peligro eftamos enefte lugar. S}' fe la mar tendiere enefte lugar leuar nos ha nueílros pollos. » Dixo el mallo : « Non cuydo que fe tienda la mar Ibbre nos, ca fé que fe teme el mayordomo déla mar que gelo vedaríamos. » Díxole 960 la fenbra : « ¡ Cómo eres loco enefto ! Non as vergüenca, [A 24] njn conofces el bien en amenazar aquel con quien non puedes; ca dizen que non es njnguna cofa que mayor daño faga a njnguno njn afy mifmo que el orne. Oye lo que te digo e fazlo. » Et él non fe quifo otorgar en aquello a que lo ella conbidaua. Quando ella vido que la non quifo 965 creer, dixo : « El que non quiere creer afu amjgo quando lo defengaña, acaefcer le ha lo que acaefció al galápago. » Dixo el mallo : «¿ Cómo fue efo ? » ^ Dixo ella : « Dizen que en vna fuente avia dol añades e vn gala- pago, et eran amjgos por la vezindat que era entre ellos. Defy vino el 970 tienpo que les menguó el agua e fecófe la fuente. Quando efto vieron las añades, acordaron de mudar fe de aquella fuente a otra do auja mucha agua, e a do ferian viciofas. E vinieron para el galápago, e def- pidiéronfe del, et dixiéronle: « Queremos nos yr defte lugar, porque 958. r. n. ca yo me querellaré al mayordomo déla marque non lo faga aly. » — 962. f. afy mifmo que fazerlo que non deue. » — 965. non cree la rrazon defus amjgos que le tiene pro, a. — 973. 1. a. dixeron : « Conviene nos de dexar eñe Fábulas Calila e Digna. 4 50 CALILA E DIGNA nos falleció el agua. » Dixo el galápago : « A vos non falleció el agua, 97) que podedes yr donde qujfierdes, masa mj mezquino falleció, que non puedo yr con bufeo, njn puedo guarecer íyn agua. Ende vos rruego que catedes algunt confejo cómo me podades leuar con bufeo. » Dixeron ellas : « Nos non le podemos fazer fy non nos íiziefes tal conuenencia que quanda te leñáremos e te viere alguno e fablare, que 980 non le rrefpondas. » Dixo él : « Afy lo faré ; pues ¿ en quál gujfa podria fer que me leuáfedes ? » Dixieron ellas : « iMorderás tú en medio de vn fufte, e trauaremos nos délos cabos del, et leuartehemos. » Afy plogo deílo al galápago, et leñáronlo, bolando por el ayre ; et vié- ronlo los ornes e maraujlláronfe, e dixieron : « Ved qué maraujlla, vn 985 galápago entre dof añades que lo lieuan enel ayre. » Quando el galápago eflo oyó dixo : « Que vos pefe. » Et en abriendo la boca para fablar, cayó en tierra, et murió. » ^ Dixo el tittuy ala fenbra : « Entendido he lo que dexifle ; mas non temas déla mar, njn le ayas pauor. » Et ella pufo fus hueuos e 990 facó fus pollos. Quando lo vio el mayordomo déla mar, quifo faber quánto fe podria[A 24 vjguardar del el tittuy, o que arte faria, e dióle lugar fafta que fe hnchó la mar e leuó los pollos e íu njdo. Quando vino la fenbra a rrequerir los e non los talló, dixo al marido : « Bien fabia yo al comjenco deíle nueftro fecho que efto acaefceria, e que fe nos torna- 995 ria en nada a mj e a ty, que non fabiamos quánto valíamos ; cata quanto daño nos vino por efto. » Dixo el mallo : « Tú verás lo que faré e en qué encimaré mj fazienda. » Et fuefe para fus amjgos, e querellóte dcfto e díxoles : « Vos fodes mjs hermanos, e mjs amygos para demandar el tuerto que vo rrefcebí ; pues ayudad me e guyfad 1000 como ava derecho, ca bien podria acaetcer a vos lo que a mj acaelció. » Dixeron ellos : « Sy afy es como tú dizes, derecho es que rrelcibamos tu rruego ; mas ¿ qué es efto que podríamos fazer de daño ala mar e a f u mayordomo ? » Dixo : « Ayuntemos nos, e vayamos nos alas otras aves, e digamos gelo. » E toujéronlo por bien, et tuéronfe a las 1005 otras aves e dixéronles lo que acaefciera, e apercibieron las, por que les acaefceria otro tal como aél acaetciera. logar e mudarnos deñc lugar. » E [d]cfpediéroníe del galápago, e dixo él. » A mí fe faze fuerte cofa la mengua del agua, ca non byuo fyn ella ; pues gujíiid confejo cómo. me levedes convufco. ». — 980. r. a cofa que te diga. » — 983. g. et otorgá- rongelo, eafy leñándole enel aire v. — 994. f. q. aefte fyn tomaría e que nos vemja ende daño, que n. f. — 999. caluniar e. t. LES DEUX CHACALS 5 I ^ Dixéronles : « Aly es como vos dezides mas ¿ qué mal podemos nos flizer ala mar e al íu mayordomo ? » Dixéronles : « El rrey de todas nos las aves es el falcon oriol, llamemos lo fafta que fe nos loio mueftre. » E fiziéronlo aíy, e moftrófe les e díxoles : « ¿ Qué cofa vos ayuntó, o por qué me llamaftes ? » Dixéronle ellas lo que les acaef- ciera por la mar e por fu mayordomo. Dixéronle : « Tú eres nueílro feñor e nueftro rrey, e el [A 25] poder que tú has, creemos que es más fuerte que el mayordomo déla mar ; pues, vete para él e rruégale que 1015 nos emjende el tuerto que nos fizo ; e fi lo fyziere, [bienj ; e ly non, aparejar nos hemos a lidiar conél. » Quando lo fopo el mayordomo déla mar, entendió fu flaqueza apos la fortaleza del falcon oriol, e torrnó los pollos del tittuy. ^ Et yo non te di efte enxenplo, fy non que non tengo que es 1020 confejoque Udies conel león, njn que contiendas conél por ti miímo. » Dixo Senceba : « Dígote que yo non moftraré al león enemjltad, njn me camjaré de corrió eftaua conél, njn en celado njn en paladinas, fafta que vea de lo que me yo temo. « Et efto pefó a Digna, ca fopo que fi el león non viefe las feñales en Senceba que él dixiera que lo 1J25 fofpecharia. Et dixo a Senceba: « Vete, ca.manjfiefta mente verás quando entrares al león la fortedunbre délo que te yo dixe del. » Dixo Digna : « Sy tú vieres al león, quando aél entrares e lo vieres, agachado contra tv, moujendo los pechos e catándote muy firme, e firiendo conla cola en tierra, et abriendo la boca e boftezando e 1030 rrelamjendo, e aguzando las orejas, fepas que te quiere matar, e aper- cíbete, e non te engañe. » Dixo Senceba : « Sy yo viere conel león lo que tú dizes non averé y dubda. » ^ Et pues que Digna acabó de enlizar al león contra Senceba e Sen- ceba contra el león, fuefe para fu hermano Calila. [A 25 v] Et dixo Calila: 1055 « ¿ En qué as puefto tu obra en que trahajauas ? » Dixo: « Ya cerca es de fe encimar fegunt que yo queria. Non dubdes njn cuydes que dure la amjftad entre los amjgos fy el fabio, artero e tercero fe entremetiere enel departir. » Et fueron fe amos fafta que llegaron al Icón. Et vie- 1008. m. E dixo que fezielen laber efto atodas las aves e al rrey denos. Fezieron afy, et afy juntos dixo el rrev. — 1016. E el falcon' oriol, que era rrey délas alymanas, fizo faber efto al mayordomo déla mar, et q. 102 1. e. n. lanudo, laiuo alegre, como que non íe nada fafta que por fn parte vea por él tales feñales que mueftra contramy fu mal querencia. » — 1029. bo^e^ando. —.1030. f. que non tienes ay ál fynon muerte. — 1033. enrrydar. — 1038. Et luego Senceba fuefe para el león, e violo enla manera q. 52 CALILA E DIGNA ron a Sengeba que avia entrado al león, e violo déla gujfa que le dixo 1040 Digna, acachado contra él, e las orejas agudas, e la boca abierta, e firiendo conla cola en tierra, e non dubdó Senceba que quería faltar enél, e fue gierto de morir. Et dixo en fu coraron : « Non es el^que firue al rrey, en quanto fe teme que lo matará rraujofa mente, e que fe le mudará el coracon por las mezclas délos malos, fy non como quien 1045 mora conla culebra en fu cueua, o conel león en fu lugar, o como quien nada enel agua do fon los cocodrillos^ que non fabe quando fe enfañará alguno dellos e lo matará. » Et penfó enefto e aparejó fe a lidiar conel león. Et católo el león e vio lo que ledixiera Digna, et non dubdó que fe vinjera fi non por lidiar conél. Et faltó el león aél, e 1050 lidiaron muy fuerte mente atanto que corrían amos sangre. E mató el león a Senceba, e paró fe aparte muy trine e con grant pefar pen- fando. ^ Quando efto vio Calila dixo a Digna : « ¡ Ay falfo, vil, tu arte quán mala es, et qué vil cima fizo ! Ca as metido al león en afruenta 1055 e en vergüenca, e has muerto a Senceba e as derramado los coracones délos caualleros. Defy veo con tu grand locura en que te alabarte que lo farias con arteria ^ Et ¿ non fabes qu'el peor confejo es aquel que faze al orne lidiar podiéndolo efcufar, njn fabes que el orne por ven- tura apoderar fea de fu enemjgo do lo pudiere matar, e déxalo por 1060 mjedo de non fer enello mal andante, o entrar a peligro, aviendo efperanca que fe vengará del de otra gujfii ? Et quando el priuado del rrey lo confeja a lydiar enlas cofas de que fe puede vengar en paz, mayor enemjftad le ha e mayor daño le faze que fu enemjgo. Ca afy como alcanca ala lengua flaqueza en non dezir cierta mente el penfa- 1065 mjento del comqon, otrofy alcanca al effuerco la cobardez por el mal confejo. Ca quando el orne fe echa ala vna deftas dof cofas non le ha la otra que fazer ala ora déla lid, njn el confejo njnguna mejoría del effuerco ; ca en muchas colas cumple el confejo lyn la tuerca, et non cunple la fuerca fyn el confejo. Et quien quiere fazer engaño, e non 1070 fabe la manera délo que acaefcerá por loar fu cima, ferá fu fecho tal como el tuyo. Et yo fabia bien tu malueftad e tu locania, e nunca 105 1, p. p. enlo que avia fecho. — 1059. *• *^- ^' Jaique lo ha en poder güila que lo pueda. I. terrena. LES DEUX CHACALS 53 fue rrazon que efto non atendiefe de ty, et vi que tu golofia e tu cob- dicia alguna traycion traería ati et amj. ^ Ca el orne bueno e entendido pienfli enlas cofas ante que las 1075 f-iga e le meta aellas, e las que ha efperanca que se acabarán fegunt él quiere, atréuefe aellas, et las que fabe que fele agraujarán déxala[s]. Et yo non te dexé de fazer entender tu yerro e tus aleues al comjenco deña cola fy non por que era cofa que non podia moftrar, njn [A 26 v.] quería fazer teftigos íobre ty, e fope que lo que yo te dezia non te 1080 defendería njn te torrnaría déla cola que tú querías más. Et pues que agora he vifto manjfiefta mente tu mal confejo e mala cima de tu fazienda, (et) quiero te departir en qué eflás e quál eres, e por efto se engañó el león en ty, et non ha pro el dezir fy non conel fazer, njn la caflídatfi non conel temor de Dios, njn enfer oiiie verdadero fy non con 1085 lealtad, njn en íer artero íy non faleende fanoe faluo e feguro. Et tú as techo tal cola que la non melezinará fv non el entendido, enderefcado, fabio, afy como el eníermo en que fe corronpe la colora e la fangre e la flema, que gelo non puede toller fy non el buen fifico. ^ Et fepas qu'el faber tuelle al orne agudo e acabado fu beudez, et 1090 anda enla beudez del loco afy coiño el día que es claro a todas las cofas que veen et ciega al murciélago. E el ' orne de buen fefo non cata ala dignidat que ha ganado njn ala nobleza a que es pujado, afy como el monte que fe non mueue maguer el viento fe entuerce. Et el orne de liujano fefo muéuefe por la más ligera dignjdat que aya, afy como las pajas 1095 que fe mueuen conel más flaco viento. Et rremjenbro me agora por tu fazienda avna cofa que ot dezir, que quando el rrey es derechero e fus pri[ua]dos fueren malos ; apoca tu bien fazer enlos ornes, e non fe atreue njnguno aél njn fe llega aél ; afy corno el agua clara en que vaze[n] los cocodrillos, en que njnguno non ofa entrar maguer nadar iioo fepa e lo ha de menefler. Et el engaño délos rreyes fola mente es en fu confejo, et tal es el rrev conlos buenos vafallos afy como el mar con fus ondas. Et vna délas locuras e délas íimdezes defte mundo es querer aver amjgos fln lealtad, e aver el otro mundo con adulterio, e aver el amor délas mugeres con broznedat, et querer pro def<- a daño de 1 105 otiT, et querer fer fabio e eílar folgando et non eftudinndo. Mas ¿ qué pro ha efto que te yo digo tan brozna mente? [A 27] Ca yo le que 1083. p. el dely l'yn el fazer njn le caftigar íyn el temor. — 1087. col. e los otros umores. ~ 1097. atregua. I. al. 54 CALILA E DIGNA tan poco pro fará afy como lo que dixo el orne ala ave : Non te entremetas de enderecar lo que fe non enderefca, njn de abiuar lo que fe non abiua, njn de caftigar njn de enfeñar al que fe non caíliga ». I no Dixo Digna : « ¿ Córño fue efo ? » ^' Dixo Calila : « Dizen que vna compaña de ximios eftauan en vn monte, e vieron en vna noche vna luziernega, et cuvdaron que era fuego, e ayuntaron mucha leña. Defy comencaron a follar con fus bocas, e a ventar con fus manos, eftando cerca de vn árbol en que "15 eftaua vna ave. Et aquella ave díxoles : « Non lazredes, ca lo que vos viftes non es tal como cuydades. » Et non la quifieron creer njn torr- naron cabeca alo que les dixo. Et pues que gelo ovo dicho muchas vezes, defcendió aellos por los caftigar. Et pafó por v vn orne, e dixo al ave : « Non te entremetas de enderefcar njn de aviuar lo que fe non 1120 abiua, njn de caftigar njn de enfeñar al que fe non caftiga ; ca la piedra que fe non puede tajar, non la prueuan con las efpadas, et el fufte que se non puede dolar, non fe entremete njnguno délo en coruar, ca quien efto íaz que yo dixe rrepiéntefe. » Et los ximjos non torrnaron cabeca enlo que les [el] ave dixo. Et ella llegó aellos por los caftigar, e tomóla 1 1 25 vnodellos, e dio con ella en tierra e matóla. [A 27 v.]Et tú tal érese más, que te ha vencido el engaño e la locania e fon muv malos dof conpaños, et es derecho que te acaefca por efto que fezifte lo que acaefció al falfo que era conpañero del torpe. » Dixo Digna : « E ¿ cómo fue efo ? » ^ Dixo Calila : « Dizen que vn orne artero ovo conpañia con vn 1 1 30 neício. Et yendo amos por vn camino fallaron vna bolla en que avia mili maravedís, e tomáronla e tovieron por bien de tornarfe ala cibdat. Et quando fueron cerca déla cibdat dixo el torpe al falfo : « Toma la meytad délos maravedís, e dame la otra meytad. » Dixo el falfo, penfando enlos leuar todos : « Non lo fagas 1155 afy, calos amjgos que meten fus faziendas vno en mano de otro faze más durar el puro amor ; mas tome cada vno de nos otros quanto def- pienda e foterremos los que y tincaren en algunr lugar apartado, et quando oviéremos menefter algunos dellos tomar los hemos. » Et acor- dófe conél el torpe, e foterraron los ib vn árbol muy grande, defy fué- 1140 ronfe ; et vino el falfo para el lugar, e tomó los maravedís. Et quando fue a dias dixo el ñilfo al torpe : « \\iyamos al nueftro condefijo, et 1 112. m. un una noclic tria. — 1126. c 1. goIolVna. — 11 29. Dos onics eran en una conpanja, e el uno dcllo.s era torpe e el otro lall'o. e t'ezieron aparcería en una mercaderia. Et v. LES DEUX CHACALS 55 tomaremos los maravedís, ca 3^0 he menefter que delpienda. » Et fué- ronfe al lugar do los pufieran, e cauaron e non los fiíllaron. E comen- cóíe el falfo a meílir e a ferir alus pechof, e dezir : « Non fe fie orne en II4S njnguno. » ^' Defy dixo al torpe : « Tú torrnafte acá e los tomarte. » E comencé el torpe a jurar [ é confonderle que lo non fezjera, e el falfo dezjendo : « Non íupo njnguno délos maravedís saluo yo e tú, e tú los tomaíT:e. » E fobre eflo fuéronfe para la cibdat e para el alcalde, e el falfo 1 1 50 querellóle al alcalde como el torpe le avia tomado los maravedís, e dixo el alcalde : « ¿ Aqui tú as teftigos ? » Dixo el torpe : « Sf, que fio por Dios que el árbol me ferá teftigo, e me afirmará enlo que vo digo. )) Et fobre efto mandó el alcalde que fe diefen fiadores, et díxoles : « Venid vos para m\' e yremos al aruol que dezjdes. » E IIÍ5 fuefe el falso a fu padre e tízogelo faber, e contóle toda fu fazjenda, et díxole : « Yo non dixe al alcalld efto que te he contado, filuo por una cofa que penlé ; fy tú acordares comjgo, averemos ganado el aver. » Dixo el padre : « ¿ Qué es ? » Dixo el talfo : '< Yo bufqué el más hueco aruol que pude fallar, e qujero que te vayas efta 1160 noche alia e que te metas dentro, que lugar ay donde puedas caber, et cuando el alcalld fuere ende, e preguntare quién tomó los mara- vedís, rrefponde tú dentro e di que el torpe los tomó. » Dixo el padre : « Fijo, algunas cofas ay que echan al onbre con fu arteria e con fu engaño en muy gran peligro e en trybulacion, afy como 116) acaeció ala garca. » Dixo el fijo : « ; Cómo fue eío ? » ^ Dixo el padre : « Dizen que una garca crvaua cerca de una cueva de una culebra, e efta culebra comjale quantos pollos facava. Et la garca pagándofe mucho de aquella morada, entrifteció e ovo muy gran pefar, e entendiógelo un cangrejo e preguntóle que 1170 qué avia, et ella díxogelo, e dixo el cangrejo : « ¿ Quieres que te confeje una cofi que te Ivbrará déla culebra ? » Dixo ella : « Plazer- meía mucho. ^) Et íue e moftróle una cueua de un lyron, e contóle que tamaña enemjftad avia entre la culebra e el lyron, et [dixo] : « Ayunta muchos pezes, e pontos deíde la puerta déla cueva déla culebra farta la 1175 cueva del lyron ; e el lyron comerlos ha, e fallará ala culebra e matar- lahá. Et ella fizólo afy como le confejó el cangrejo, et el lyron fygujó el rraftro fafta que falló ala culebra, e la mató. Et andando afy el lyron bufcando los pezes, hWó el njdo déla garca, e comjó aella e a fus pollos.] 1145. n. delde aqui, njn fe crea por el. <)6 CALILA E DIGNA 1180 ^[A29]Et yo non te di eñe enxemplo, IV non por que íepas que el que non cata primero la cofa que la faz, échalo la fuerte por ventura en lugar onde nunca eftorcerá, e tú fabrás qué fazer. » Dixo el falfo a fu padre : « Bien entiendo lo que dizes, mas non ayas mjedo, ca más cofa ligera es e más preña que tú non cuydas. » Et non quedó délo falagar 1 185 fafta que gelo otorgó e feguró por fu coníejo e yogo enel árbol. Et quando fue otro dia de mañana, llegó el alcalldal árbol, él e los que eran conél, e preguntóle por los maravedís, e rrespondióle el padre del falfo de dentro del árbol et dixo : « El torpe tomó los maravedís. » Et maraujUófe ende el alcalld et quantos conél eran, et andudo enderredor 1190 del árbol e non vio nada en que dubdafe. Et mandó ayuntar leña e poner cerca del árbol enderredor, e encendiófe fuego ; e quando llegó el fumo al viejo e le díó el calor e la flama, fufriófeuna ora, defi dio bozes e demandó acorro, e facáronlo cerca de muerto. Et mandó el alcalld jufticiar aél e afu fijo, et tomó el torpe los maravedís, et torrnófe el 1 195 falfo confu padre a cueftas. El padre perdió e los maravedís. ^ Et yo non te di efle enxenplo fy non por qu'el engaño e la falfe- dat quien la faze cae enel mal e pierde fu derecho. Et tú, Digna, as ayun- tado todas eftas malas m.añas que yo dixe. Et eílo que tú [A 29 v.] vees es fruto que tú vendimjaíl:e de tu mal fecho, et con todo eílo no creo 1200 que tú ejior^crás ' del león ; ca tú eres de dof fazes e de dof lenguas, et la cofa eflá fyenpre en paz mj entra que non entra dañofo, et la amjftad dura entre los amjgos mjentra que non entra entr' ellos tal como tú ; ca non es cofa que más femeja que tú ala culebra que le corre déla lengua tofigo. Et quamaño mjedo avia yo del tofigo de tu 1205 lengua, el qual me faze aborrecer tu conpaña ; ca los entendidos dizen : Efquiua (es) la conpañia délos falfos maguer fean tus parientes, et quien tal es, non es fy non como la culebra que cria el orne e la falaga, deív non ha della fy non morderlo e fazerle mal. 1 191. q. comencó a quemarle el padre del torpe fufrió el fuego lo más que pudo et comen(;ó de dar muy grandes bozes e demandar acorro ; et efton^es lacáronle de dentro del árbol medio muerto, c efton^es el alcalld fizo l'u pelquila e ibpo toda la verdat, e mandó matar al padre e tornar los maravedís al torpe ; e al'v el fallo perdió todos los maravedís, e fu padre fue afy mifmo jufti^iado por cabfa déla mala codicia que ovo et por la faifa arteria que fizo. — 1199- q- t. facafte del mal árbol que plantarte. — 1205. 1. peligróla, e que avria de aborrecer tu faifa et venimofa lengua ca. I . cremas. LES DEUX CHACALS 57 ^ Et dizen los filofofos : acuéflate al orne entendido et honrrado, 1210 et gujate por fu confejo e guárdate que te non quites del, et non quieras aver amjflad del que non ha amor maguer fea de buen confejo e de honeftas maneras, et guárdate quanto pudieres de fus coftunbres, et aprouéchate délo que fopiere, et non dexes de aver amor délos lar- gos, maguer que non te den nada, mas alegrarteás en fu largueza é tenlo 121) por ' (contu) fefo, et fuye quanto pudieres del vil loco. Et yo ¿ dó fuyré de ty, o dó me apartaré ? et deujate efquiuar. E ¿ cómo avrás tú efperanca en tu lealtad, aviendo tú techo efto atu rrey que te on- rrara quanto yo vi ? Et eres enefto tal como el mercador que dixo que [en] la tierra donde comjan los mures ciento quintales de fierro non 1220 es efquiua coía que los acores rroben los ynfantes. » Dixo Digna : « E ¿ cómo fue efto ? » ^ [A 30] Dixo Calila : « Dizen que en vna tierra avia vn mercador pobre, e quífofe yr en fu camjno, et auja ciento qinntales de fierro, et dexólos en encomjenda avn orne que él conofcia, et fuefe para lo que avia 1225 menefter, e pues que fue venjdo demandó ge lo. Et aquel orne avialo vendido e defpendido el prefcio dello, et díxole : « Yo le tenia al rrencon de mj cafa, e comjeron lo los mures. » Dixo el mercador : « Ya o^-" dezir muchas vezes que non es njnguna coía que más rroya el fierro que ellos, et non daria nada por efto, pues tú eftoríjifte bien 1250 dellos. )) Et el otro pagófe defto que le oyó dezir et díxole : « Come 1214. den algo, mas allégate afu largueza, tenlo tú por conrejo. — 121 5. loco e vil, e adonde eftovieren ornes déuefte tú de apartar. Dina, et deujate de efquiuar Dios e el mundo. Et vo ,; cómo averé efperanca e tus amjgos detv, aviendo tú fecho al tu rrey e feñor, que te fizo tantas mercedes, tan gran traygion, e metydole en tan gran pefar ? Todo efto fezifte por un poco de cobdicia, de fubymjento agran eftado. ¡ Guay dety e délo que te vemá por ello quando non cuydares e lo tovieres más olvjdado. É tal eres como el mercador que dexó 1. — 12 19. fierro ; é non es maravilla de cacar los acores alas criaturas. » — 1222. m. e non era muy rrico, e qujfofe andar en mercadería e tenia cien. — 1224. í. dende afu mercadería. E dende atienpo tornó e demandó al orne los cient quintales de fierro que le avia dexado en guarda, et el orne avia. — 1229. e non me curo dello, pues Dios fizo merced aty que efcapafte que non te comjeron. » — 12^0. o. d.etél fuefe para afu pofada et aguardó un fijo que tenja aquel ome a qujen avia dexado el fierro a guardar, e furtógelo que non lo vio njnguno, e efcondióle muy bien, que era pequeño. Et el onbre andando a bufcar fu fijo, pre- guntó al mercadero por él ; el mercadero le dixo :-« Vi un acor que fe abaxó, e leuaua un njño enlas uñas ; bien pienfo que era tu fijo. I. pro. 5 8 CALILA E DIGNA e beue oy comjgo. » Et prometióle que torrnaria aél, e faliófe ende, e gujfó cómo le tomó vn fu fijo pequeño que avia e leuólo para fu cafa éefcondiólo [A 30] Defy torrnófe para él, et el otro preguntóle : « ¿ Vifte mjo fijo ? » Díxole : « Vi quando fue cerca de alli vn acor que arre- 1235 bato vn njño, quicá tu fijo era. >^ Et el otro dio grandes bozes e quexófe e dixo : « ¿ Viftes nunca tal, vn acor arrebatar vn njño ? » Dixo el mercader : « En la tierra do los mures comen ciento quintales de fierro, non es maraujUa que fus acores arrebaten los ynfantes. » Et entonces dixo el orne bueno : « Yo comj tu fierro e tofico comj e 1240 metí en mj vientre. » Dixo el mercader: « Pues yo tomé tu fijo. » Et díxole el orne : « Pues dame mj fijo e yo dartehé lo que me diíle en encomjenda. » E fue fecho afy. ^ Et yo non te di efte enxenplo fy non por que fepas que fezifte atu feñor trayfio)i ' al qual tú prouaras por muy bueno, et non ay 1245 dubda que otro tal non fagas a otri ; ca el amor non ha enti do more njn lugar do efté ; ca non es cofa que peor empleada fea que el amor en quien non ha lealtad, e el bien en quien non lo agradefce, e el faber en quien non lo entiende, et la poridat en quien non la cela. Et yo deffuziado fó que tu natura fe mude njn tuscoftunbresfe canbien [A 3 i], 1250 et fé qu'el árbol amargo, maguer lo unten con mjel, non fe muda de fu fuflancia. Et yo temjame de tu conpaña ; ca íazer conpaña con los buenos nafce ende bien e buena andanca, e en fazer conpanja conlos malos faze al orne venjr a rrepentencia. Et tal es el mal como el viento, que fi pafa por fedor lleua ende fedor, e fy pafa por buen olor 1255 lleua ende otrofy. Et yo fé quánto fe agrauia lo que te digo, ca los oiiies nefcios fienpre fe agraujan délos entendidos, e los viles délos oneílos, e los defmefurados délos melurados, e los torticeros délos derecheros. » Et enefie lugar fe acabó la rrazon de Calila e Digna. ^ E acabó el león de matar al buey. Et pues que lo ovo muerto, 1260 rrepintiófe e penfó de fu fazienda e lo que fiziera. Et defpues que fe amanfó la fiña que auja dixo: « ¡ O ! quánto me ha manzillado Sen- 1241. y. d. tu ñcrro. Et dióle fu fijo, et dióle el olro fu fierro. — 1245. a. o. fy concl byujeres ; — 1249. d. eftó dety et detu natura etdetus coftunbres, que nunca fe muden njn cambien en bien. — 1233. o. ganar enemjfiad e arrepentymiento. — 160. arrepentiófe e ovo manzilla enfu coracon, c p. — 1261. f. et efcomencófe a penfar fobre ello, e aquexarfe entrefv nivfnio, et dixo : « Mal fize en matar a Sen«;eba que era de buen fofo et de b. I. traydor. LES DEUX CHACALS 59 ceba enft mjfmo, ca era de buen confejo e agudo, e non fé por ven- tura (y fue acufado a tuerto. » E eftouo muy trifte et muv rrepentido e quexolo mucho por lo que fiziera. Et violo Digna, e leuantófe de 1265 cerca de Calila e llegóje ' aél e díxole : « Señor, Dios te metió en poder, aty e alos tuyos, tu enemjgo ; pues ¿ por qué eflás trifte ? « Dixo el león : « Priíyóme piadat por que maté a Senceba, por que era enten- dido e onefto e de buen amor e leal, et he duelo del. » Dixo Digna: « Non digas aíy, señor, njn ayas piadat del que temjeres ; ca el rrey 1270 anujfo aks vezes aborece a algunt orne e aluéngalo defy. Defy fuércalo lu talante e apriualo e metel' íus coüís en mano por que fiíbe que es bueno e aguciolb, aly como el que íuerca fu tálente a tomar la mele- zina deíaborida con efperanca que ñirá pro ; et alas vezes ama a alguno orne e apriualo, defy mátalo e derráygalo por mjedo que le non faga 1275 dapño, afy corno aquel que le muerde la culebra enel dedo e lo taja por mjedo que fe non efpanda el tefico en fu cuerpo e muera. » Et quando efto oyó el león, creólo, e apriuólo, e púfolo en mayor dignidat. ^ [A 3 I V.] Dyxo el rrey al filofofo : « Ya of lo que fizo Digna, 1280 por fer tan pequeño e el más vil de todas las beftias faluages, al león e al buey, e de como enrrizó a cada vno dellos contra el otro fafta que delató fu amor e fu conpanja, et enefto he oydo atan maravjUofas e tantas fazañas que es afaz conplimjento para fe guardar orne e de fe apercebir délos mezcladores e délos terreros e délos falfos enlas fus 1285 falfedades et fus engaños que fazen. Et ios ornes entendidos deuen perfeguir las mentiras e falfedades, e perfeguir los mezcladores e efcodri- ñar tales cofas de fy non fazer, por njngunt dicho que les ellos digan, nada fy non con afofegamjento e con rrecabdo, e deíechar a todos aquellos que conofciefe por tales. 1265. d. Pues Dios te metió en coracon que matafes atu e. — 1277. I. alegrófe un poco, et touo a Dina por entendido, e púfolo en mayor eñado que antes eftaua. — 1283. q. e. gran avifamjento para fe onbre guardar délos omes traydores e falfos e délos mezcladores, e entendido fus fal. — 1285. o. e. non fe deuen afegurar enlos femejantes onhres, et non deue orne fazer nada por fus dichos que ellos digan, lyn aver dcllo certedunbre, et defechar a aquellos que fentyere por tales. I. levanto. [ CAPITULO IV ] Le procés de Dimna. ^ [Dixo el rrey al filofofo:] « Pues dime agora quál fue fu efcufa- gion de Digna e qué cima ovo por eñe fecho. » Dixo el filofofo : « Fallamos enlos libros délas eílorias qu'el león, pues que ouo muerto al buey, a pocos de dias pafados rrepentiófe por que lo matara rrauj- 5 ofa mente, et menbrófe como era enujfo et leal contra él, e velaua mucho con fus conpañeros por tal de olujdar el cuydado que auja. Et vn león pardo que era de fu mefnada, e de fus pryuados, e délos más honrrados de fu corte, et conel que más fe apartaua, falió vna noche por demandar vn tizón de la cafa de Calila, e era maeftro del león ; e 10 quando llegó ala puerta, oyólo rrebtando e mal trayendo a Digna por fu tray(;ion e por fu mezcla, e demoílrándol' fu mal confejo por lo que avia fecho a Senceba fyn pecado qu'él fiziefe, e faziénJol' entender que non eftorceria del león, e que non podia fer que fu mezcla non fuefe defcubierta, c que non avria quien gelo eícuíaíe njn quien lo anparafe, 15 [A 32] e que lo jufticiaria e lo matarla. ^ E dezial' Digna : « Ya acaef^ió lo que fe non puede emendar, pues non acuytes amj e aty, et gnjfa ' como eíla cofa non le caya al león en coracon, ca amj peía mucho délo que fize, mas la cobdicia e la enbidia me forcaron a ello. » Quando efto oyó el león pardo que 20 ellos amos dezian, torrnófe e entró ala madre del león en fu cala [et] contól' todo quanto oyera, deípues quel' fizo pleito e conuenencia que non lo dixieíe a njnguno. Et fuefe la madre dt-l león, quando amanefció, e entró a fu fijo, e violo eflar trille e cuydofo, e entendió que non Déla pel'quila de Dina, e es el capitulo del que quiere pro delv e daño de otro, a qué torna fu fazienda. — i. E. d. e. r. a. f. : « Ya he entendido lo que me dexille del mefturero e mezclador, e cómo metió enemjftad e aborrencia conl'u lengua entre aquellos que mucho leamavan, et agora d. — 2. D. quando el león lo mandó prender por lo matar? « — 5. c. él e allegáuafe mucho afus conpañas por rrazon de o. — 8. a. e más fyaua, e era fu maeftro e fiel vafallo, e una noche fue ademandar lunbre. I. qui(;a. LE PROCES DE DIMXA 6 1 era fy non por la muerte de Senceba. [A 32 v] Díxole : « El cuydar e 25 el peníar c la iriíleza non fazen cobrar nada, mas defgaftan el cuerpo, e derraman el fefo e la fuerca e enflaquéce[n]lo ; pues díme lo que has, et ly fuere por cofa que deuamos aver trifteza, yo njn njnguno de tus vaíallos non eftaremos fyn cuydado, e fy non es fi non por que matarte a Senceba^ manjfiefta cofa es que lo fezifte a tuerto e fyn 50 pecado que te él fiziefe, njn culpa njn falfedat en queyaziefe contra ty. ^ E dizen los fabios : quando quifieres fiíber el coracon de tu amjgo, de amar o defamar, que cates el tuyo, et afy lo judga. Pues Ccita tú, rrey, por tu fefo e por tu voluntad verás lo que fezifte al buey, fy fue por enemjftad o por achaque alguno que le tenjas enel coracon, 3) fy merecía él efto ; et tu voluntad te moftrará la verdat. Pues fy tú lo fezifte por derecho, por merefcimjento qu'él fizo, non deues fer trifte njn pefante por ello, ca derecho es jufticiar a todo aquel que quiere fer atreuido contra ty por efcarmentar los otros. Et tú, rrey, fabes las cofas e entiendes las por tu fefo e por tu fipiencia, e afy lo vees 40 como el orne vee fu figura enel efpejo claro. Pues djme : ¿ quál cora- con lo tenias antes que lo matafes ? » ^ Dixo el león : « Madre, mucho he penfado en fazienda de Sen- ceba, e con cobdicia délo fallar en algunt pecado por efforcar la fofpe- cha que le avja, e non lo fallo ; ca yo fienpre toue a Senceba [por de] 4S fano coracon, efiaua por él, e pagáuame de fu confejo, e aprendía dél, e feuziáuame por él, e non defconofcí njnguna cofa de quantas le tenia enel coracon ante que lo matafe njn defpues. Et foy mucho rrepentido por lo que fiz, e foy muy peíante e he grand dolor, et non dubdo que faino era délo que le apufieron, e fyn fofpecha; mas fízomelo fazer el 50 falfo traydor de Digna con fu meftura, diziéndome lo que Senceba non faria njn ofiria. Mas díme fy oyfte alguna cofa, o te fabló alguno defte fecho. ^ Dixo la madre : « Dixieron me que era íoípechado que lo que 30. falfedat ; njn te fue contrario en cofa, et fi tú te oviefes rrefrenado quando te dixe- ron dél, e oviefes penfado en fu fazjenda, o vieras enefto alguna prefuncion, eftonces era rrazon délo fazer ; que dizen que non es njnguno que mal qujera aotro o lo abor- rezca, que otro tal non fyenta enfu coraron. — 42. f. del buey, por ver fy le fallaría en algún pecado por la fofpecha que dél avia. — 51.a. cofa cerca dello, e fy concuerda conlo que vo afmo que fue mezcla ; que fy el entendjmyento et el coraron non concuerdan, derecho es que fe non meta orne a fazer cofa con duda, c ly es orne gierto déla cofa derecho es que fe meta eme aella. » — 53. madre del león : u Qierta cofa es que Djna te metió en todo efto que matafes a Senceba e que lo fizo por e. 6¿' CALILA E DIGNA fizo Digna en te enrrizar contra Senfeba non fue fy non por enbidia que 55 le auja en fu dignjdad e en fu priuanca. » Díxole el león : « ¿ Quién telo dixo, madre ? » Dixo ella : « El que meló dixo rrogó me que fuefe poridad, e yo afy [A 33] gelo prometí, et el que es rrogado por pori- dat deue íer fiel, e quien defcubre la poridad faifa fu fieldat, et quien efto fiziere averá mal pafoenel otro figlo, et njnguno non le guerra ' defcobrir 60 más poridat. » Dixo el león : « Por Dios, afi es, e verdat dizes, mas efto non deue fer poridat, ca non fe deue celar njn dubdar njnguna cofa déla verdat, mas el que la fabe deue la defcobrir, e teftígüela e averá perfecto gualardon por ello. Njn deue deffazer la verdat quien la fabe, quanto más enla fangre del que murió a tuerto ; ca quien encubre la culpa del 65 mal fechor es fu aparcero enel pecado. Et el rrey non deue jufticiar por fofpecha njn en dubda fafta que clara mente vea la cofa, ca la fangre de grand prez es, Et yo, maguera que a ciegas andude en Senceba, non quiero fazer otro mal en Digna fyn prueva e fyn certedunbre ; et aquel que telo fizo faber echado loa fobre tu alma. » 70 ^ Dixo la madre del león : « Verdat dizes, mas yo tenja que conpli- ria afaz lo que teyo contarla, e me creerlas. » Dixo el león : « Non digo yo que non es como tú dizes, mas quiero que me digas qué es e fol- gará más mjo coracon. » Dixo ella : « Sy por tal me tienes, jufticia aquefte talfo como merefce tal como él. » Dixo el león : « Deues me 7S dezir quién telo dixo, ca non es efto njngunt daño. » Dixo la madre : « ¿ Sabes qué es el daño que yo ende averé ? que [me] menofpreciará aquel que me lo encomendó e fe fió por mj, quel' falliré enello, et, quando yo fiziere efto, que fiará njnguno por mj, » Quando efto ovó el león, entendió que non le diria el nonbre de quien gelo dixiera. Dixol' : 80 « Vete. » Et ella fuefe. ^ Et pues que amanefció envió el león por los mejores de fu meí- nada, e fueron y prefentes, e enbió por fu madre, evino y. [A 3 3 v] Defy mandó llamar a Digna, e dixieron gelo. Defy abaxó el león la cabeca con vergüenca déla muerte de Senfeba. Quando efto vio Digna, fue cierto de 58. fiel aquel aquien le defcubre la poridat, et fy la defcubre non faze njnguna bondat, e avrá por ello pena enel otro figlo, et defpues njnguno non querrá más defcobryr fu poridat njn fiará del. » — 62. des., mayor mente en tal cola e avrá. — 70. dizes, pero bien me tenia yo por dicho que me non creerlas lo que te vo avia dicho, e que non averias fofpecha enello. » LE PROCES DE DIMKA 63 85 morir, et dixo a vno délos que eftauan cerca del : « ^ Por qué eftá el león trifte e cuydando ? ¿ Acaefció alguna cofa que le fizo trifteger por que vos ovo de ayuntar ? » Dixo la madre del león : « Efto que lú vees eftar al león trifte et cuydofo non es fi non por que teha dexado fano e faluo íafta oy faziéndole tú engaño e enrridándole con tu meílura e 90 con tu falfedad para matar a Senfeba. » ^'' Dixo Digna : « Tengo que es verdad lo que dizes ; que el que fe trabaja en bufcar bien, más ayna le viene el mal que a otri, et non perteneíce al rrey njn a fus mefnadas fy non los malos. Ca dizen que quien faze vida conlos malos, e non faz fus obras, non eftuerce de fu 95 maldat por íe aguardar, ca non gualardona bien por el bien fy non Dios folo. Et por ende fe apartan los rreligiofos enlos montes e fe dexan de beujr conlos ornes e de fablar conellos, et aman más de fazer las obras de Dios que las délos ornes. Mas la lealtanca e el amor que yo auja al rrey melé fizieron defcobrir la falfedat del que le queria fazer 100 traycion, et [A 34] queria faltar enél, e fízele entender aquello que fofpe- chaua e las feñales que viera, e él violas manjfiefta mente, e non acayó nada de qu'él non fue bien cierto; et fy él pefquiriere efta cofa, e pregun- tare por ella, e penfare en ella, fabrá la verdat quel' fize entender ; ca el fuego que yaze enla piedra e enel fierro, non fe faca fy non con 105 artes ; et efto non es cofa celada, ca el cuerpo del oifie, defpues que es pefquerido e bufcado, parefce más qu'él es afy corno toda cofa fedrofa (quien loda) quier lodo quier ál, que quanto más moujda es tanto más fiede. ^ Et yo fy culpado fuefe, fuyria por la tierra, e averia anchura, e lio non aturarla ala puerta del rrey; maf fiándome que era faluo non me quité ende njn me partí ende. Et non le rruego ál fy non, maguer que efté en dubda de mj fazienda, que la mande pefquerir e catar, et aquel a quien efte poder diere que fea fiel, et non aya njnguno en que le trauar, njn faga engaño a njnguno, e que le mueftre yo mj efcufacion lis e lo que oyere dezir alos otros, e cátelo, e non quiera fazer por los dichos délos que me acufaron e me ovieron enbidia. Ca lo qu'el rrey fopo, de corno le fizieron dubdar enlo qu'él vio déla enemjftadde Sen- feba, que merefció por ende morir, le deue teñir de fe non atreuer afy a matarme ; ca ya ove yo del rrey tal dignidat que me avian enbidia 120 por ella, e tal priuanca. Et fv él non me catare eña merced e fuere mal 96. D. f. que alos otros alas vezes véncelos la voluntad, e non es njnguno que más derecho deua fer que el rrey ; e por. 64 CALILA E DIGNA confejadoen mj fazjenda, non he otro acorro njn otro rrefugio fy non Dios, que fabe las poridades délos ornes, e lo que tienen en coracones e en fus veluntades. E dizen qu'el que faze por dubda, que non es cierto, es tal como la muger que fe dio a fu fieruo dubdando, e la 125 aforcó. » Dixo el león e las mefnadas : « ; Cómo fue efo ? » ^ Dixo Digna : [A 34 v.]« Dizen que en vna cibdat que dezian Quertir, que es en tierra de Yabret, avia vn rrico mercador e avia fu muger muy fermofa e avia vn vezino pintor, e era diudo della. Et díxol' ella vn dia : « Sy podrias fazer alguna cofa por que te yo conofciefe quando 130 vinjefes amj de noche, (e) faldria ar\^ fyn que me llamafes tú, por tal que nos non fofpechafen njn te oyefen. » Díxol' fu amjgo : « Yo te faré vna feña tan blanca como la luz déla luna, et faré enella vnas pin- turas, e quando las tú(s) vieres faldrás amj, et efta ferá feñal entre mj e vy. » Et plóguela a el[la] defto qu'él dixo. Et oyólo vn fu 135 fieruo della, e aprífolo e encubriólo en fu coracon. Et venia aella fu amjgo con aquella feñal, e ve^'alo ella, et falia aél. ^ E duró afy vn tienpo. Et defpues fuefe fu amjgo para el rrey, a pintarle vnas cafas que avia de meneíler ; et fuefe luego el fieruo della a vna manceba que ten ja el pintor, en cuyo poder eftaua la fauana, et 140 era fu conofciente, e demandól' aquella fauana, e ella diógela. Et él fuefe para fu feñora de noche, e luego que ella vio la fauana de fufo del, cuydó que era lu amjgo, e falió luego aél, e yúgofe conella. E torrnófe el fieruo e dio la fauana ala manceba del pintor. [A 3 5 ] E vino el amjgo efa noche del palacio del rrey para fu pofada, et cubriófe [con] 145 la fauana ; defy vínofe para ella. Et díxole ella : « ¿ Qué as efta noche que torrnafte luego vna vez en pos otra, aviendo fecho atu gujfa ? » Et él entendió que era engañado, e torrnófe para fu pofada, e prifo fu manceba, e firióla muy mal, fafta que le dixo la verdat corno le conte- qw ; e tomó la lauana e quemóla enel fuego. 150 ^ Et yo non te dó efte enxenplo, fv non por qu'el rrev non fe acuyte en my pleito quel' fue moftrado en dubda, e porrná fobre {<^ grant cargo de pecado. E non digo efto que vos ovdes con nijedo déla muerte; ca maguer aborrida cola fea, njnguno non la puede fuvr, njn 121. o. rreírigerio f. — 132. una lauana muy blancac t. — 142. e el iVeruo aluergó conella. Et quando ovo fecho fu fabor, t. — 144. a. de pyntar las cafas, e ovo fabor de ver afu amjga e cubriófe conla fabana ; et quando fu amjga le vio, vínofe para él et díxole : « ¿ Qué as efta noche, aviendo venido aeftar comjgo e conplido tu voluntad ct defpues tornar acá ? » Le PROCES de DIMXA é) ha otro rrefugio, e todas las cofas del mundo han de finar. Et fy yo 1)5 ciento almas toujefe, e fopiefe que el rrey tenja por bien que fe perdie- fen, yo le feria franco dellas. » Dixo el vno dellos : « [Tú non dizes] efta efcufacion al rrey por lo honrrar, mas a.t\ es de meneftcr de buf- car con que falgas defto en que eres caydo. » Dixo Digna : « i Mal fea de t}- ! Es aleue a njngunt orne de fe efcufar, quanto más por efcapar i6o de muerte, et ¿ [a] quién es más cerca (d)el orne que af^' mjfmo ? Pues fy afí mjfmo non bufcare efcufacion ¿ para quién la bufcará ? E los fabios dizen, que quien af^^ non guarda, a otry non fará pro. Et parefce bien enty la envidia, e la malicia, e la enemjílad, e la necedat que non podifte rretener, e bien entienden los que te oyen que non 165 quiere[s] a njnguno bien, e que eres enemjgo de tu alma e de todos; e tal [A 33 V.] como tú, non es bien que efté conlas beftias mudas, quanto más conel rrey, o fer afu puerta. « ^ Et pues que le ovo rrefpondido Digna afy, faliófe el otro muy trifte e muy avergoncado délo que le dixiera Digna. Dixo la madre del 170 león : « Grant maraujlla es de corno fablas, e das enxenplos a lengua fuelta, e rrefpondes alos que te fablan, aujendo fecho travcion e mal- dat e engaño. » Dixo Digna : « ¿ Por qué catas con vn ojo e oyes con vna oreja e non pienfas enla cofa como es, njn la fabes de cierto, mas fazes atu fabor non fabiendo la verdat ? Mas paréfceme que la mj mal. 175 andancia ha mudado zty por rrazon de mj todas las cofas, et aun todos los otros, que njnguno non fabla njn rrazona fy non a fu fabor. Et eftos que fon enla corte del rrev tanto (c fian en íu poridat e en fu manfedunbre, e fon feguros de íu bondat, que íe non temen de tablar a íus labores a tuerto o a derecho, ca él non gelo contradirá. Et efte 180 es el lugar del fermon fy fuefe creydo, e délos enxenplos fy oujeíen pro. » ^ Dixo la madre del león : « Catad efte falfo, quánta grant cola ha fecho, e quiere cegar los oriies por defmentirlos e por íe laluar dellos. » Dixo Digna : « Los ornes que fon tales fon cinco : el vno es el 185 que defcubre ala muger la poridat ; et el otro es el que viíle los paños 156. uno délos déla mefnada. — 159. aleue e enemjga an.... e. con rrazon e derecho, que non es más obligado njnguno que afy, que los f. — 164. r. de la non delcobryr. — 166. q. e. en cala de njngun bueno, q. — lys.^ind. lo faze que cada uno fabla e rrazona finon. — 179. d., ca délos enxenplos que yo diga, fy oyiere pro, h-non non averá ay daño. » — 182. Verás qué falfo traydor, que ha fecho tal tray(;ion, e quiérefe faluar con palabras etraygiones. » — 185. o. e. el que fabla enel confejo, non feyendo llamado. Fábulas Calila e Digna. 5 éé CALILA E DIGNA délas mugeres ; e el tercero es la muger que vifte los veftidos délos varones; et el quarto es el huefped que fe enfinjó et cuyda que es feñor déla cafa ; et el quinto es el que denu[n]cia alos ornes lo que le non preguntan njn le demandan. » Dixo la madre del león : « ¿ Non 190 conofces tú, malfechor, por qué temas, njn catas quán layda obra fezifte, por que fepas que non eílorcerás fyn que fea tomada de t}'^ venganca ? « ^ Dixo Digna : « El orne que mal fecho faze non quiere a njnguno bien, njn lo anparará del mal, maguer que lo puede fazer. » Dixo la 195 madre del león : « ¡ Falfo traydor, en atreuerte tú a dezir tal fecho ant' el rrey ! es maraujlla como te dexa viuo.» Dixo Digna : « El tray- dor es aquel que afegura a fu enemjgo, et defpues lo mata. » Dixo la madre del león: « ¿ As [A 36] efperanca de eftorcer de tu grant pecado con tales palabras myntrofas ? » Dixo Digna : « El que dize lo 200 que non fue merefce lo que tú dizes, et yo dixe verdat e moftrarélo por prueba, e díxelo al rrey e conplí el omenaje que le deuja. » Dixo la madre del león : « E¿ qué fue lo que tú dexifte, e qué fue la ver- dat que tú le moftrafte ? » Dixo Digna : « Bien fabe el rrey que fy yo myntrofo fuefe, non le diria aél tal dicho njn me atreueria a dezir lo 205 que non era, njn a facar mentira; et yo he efperanca qu'él verá que yo fó verdadero e faluo e de fano coracon. » ^ Quando vio la madre del león que el león non fablaua nada enel pleito de Digna, callófe ella, e dixo : « Por ventura mjenten con- tra él., e es íaluo de lo que le aponen ; e el que fe efcufa delante 210 délos caualleros e non rreíiertan njnguna cofa délo que dize, iemeja que es verdadero enlo que dize ; et callas alas rrazones del contendor femeja conofcer la verdat que dize. Et dizen los fabios que quien calla otorga. » Defy leuantófe por fillir ende fañofa. Et mandó eílonces el león que prendiefen a Digna e que le puficfen fierros ; defy 215 leñáronlo ala cárcel, e mandó catar fu pleito, et fazer fobre él pcfquifa, e que gcl' moftrafen ; et yogo Digna en la cárcel, 196. r. maravillóme cómo te ofas parar delante. D. D. : « El que tú dizes es aquel aquicn confcja leal mente, et le mete fu enemjgo enfu poder, e non le agradece njn lo conoce, ante lo quiere matar fyn pecado que haya fecho. » — 199. p. ni. EL que.... merefi;e de non eltor(;er. » « Et yo, dixo Dina, moñré al rrey con verdat e con prucua quanto le molbé. » Dixo Digna: « Bien. — 208. dixo enfy. — 21^. Et quando lo vio el león, mandó que echafcn a Dina una cadena al cuello. — 21b. m. Et fue llevado Dina ala c. LE PROCES DE DIMNA ¿7 e mandó lo guardar avn cauallero. [A36V.] Defy dixo la madre del león afu fijo: « Non fe puede encobrir meftura de Digna e fu mal fecho en todas las cofas, mayor mente en fecho de Senceba 220 el leal fyn culpa. Et ya me fue amj dicho deftc falfo mjntrofo lo(s) que dizen del todos por vna boca, ca non es cofa que fe calle a njn- guno ; defy fázemelo más verdat fus mentiras e fus efcufaciones e fus falúas que son contra fechas fin verdat ; et fy tú lo oyes, anparar fe tehá con rrazones faifas, et lo que amj dixo el fiel verdadero es la 225 verdat. Pues fy quieres folgar del, non contiendas conél, e mátalo. » ^ Dixo el león : « Cállate, que yo cataré fu pleito e lo pefquifaré, ca es muy íotil, e muy artero e fabio e entendido ; et yo quiero fer bien cierto de fu pleito e non quiero pafar aél rraujofa mente, njn quiero mj daño en feguir voluntad de otro de que non fé fu verdat 230 njn fu mentira. Et mucho ayna puede fer que efto fea por envidia que le an, et temóme délo matar por dicho dellos, ca avria ende grant pecado et daño. Pues di me : ¿ quién es aquel que telo dixo ? Ca los ornes fe an envidia vnos a otros, e fe mezclan, et quieren pujar el vno más qu'el otro enlas dignjdades. » Dixo la madre del león : 255 « El fiel verdadero que me contó la efl:oria es tu amjgo el león pardo, tu leal e puro vafallo que fabe tu poridad. » Dixo el león : « Afaz ay, et tú verás lo que yo faré e lo que del mandaré fazer, pues vete. » ^ Et pues que fe fue la madre del león para fu cafa, e pafó la media [A 37] noche, dixieron a Calila como Digna era prefo, e pefóle 240 mucho por la grant amjílad que avia conél e por la conpañja e por el mal que le acaefciera, et fueie para la cárcel encubierta mente. Et quando entró e lo vio prefo lloró, et dixo : « Ya llegado ha tu fa- zjenda a tal lugar que non he cura ya de te fablar brozna mente njn dexarte de dezir que te pefe, et en fecreto íablando díxete. Miénbrate 245 lo que te yo dezia, e te caíligaua, e te confejaua, e non torrnauas y cabeca a quanto te dezia, njn fezifte por ello por el grant defden que enty avia, ca te tenjas por muy acabado en tu confejo e por artero. Et dizen los fabios : conviene al orne que es buen cauallero que non fe meta por fu effuerco en lugar que non pueda faljr njn eftorcer. Et 221. a n. et aun fázemelo más creer fus tablas e lus memyras que fon todas dichas con mentyra et falfedat ; et fy paran mjentes, anparar. — 236. « Yo faré del tal caftigo que fea enxenplo. » — 239. prefa, et ovo della grant dolor enfu coracon et fue la aver ala cárcel. — 242. p. con gran amargura que ovo I. 6ñ CALILA E DIGNA 250 dizen que la falfedat ante muere de fu plazo, e non por que feneíca la vida, mas por efto en que eftás, que la muerte es más folganca que ello, i Ay de tu mefura e de tu fcfo e de tu faber, cómo tehán priuado dellos, e eres llegado ala muerte ! >^ Dixo Digna : « Nunca cefafte de dezir verdat e mandarla fazcr, mas yo non efcuchaua njn creya tu 255 confejo, por la grant enbidia e la cobdicia que avia en aver dignjdat, et por la tribulación e la lazeria en que era, et fy non por efo enlo que me tú caíligauas afaz conplimjento [avia], que fy lo fiziera leuara la cima dello. Et quien es tentado de golofya non efcucha de fus amj- gos, quel' han piadat e lo aman, afy como tú. 260 ^ Et dizen los fibios que el que non cree a fus amjgos, e a íus leales confejeros, e a fus bien querientes, torrna fu fazienda a rrepentencia, et ya vees en qitanío ' mal fó oy ; mas ¿ qué podias fazer conla golofia e la cobdicia que vence al fefo del mefurado e el faber del fabio ? afy corno el enfermo que entiende que fu daño 265 es en fu gula, que ha de comer, e fabe que le acrefcerá en fu dolor, e non lo dexa de comer, e acrefce fu enfermedad, e por ventura muere ende. Et yo non me duelo oy de mj, mas duélome de ty, ca he mjedo que ferás tú conprefo por rrazon de mj, et por el amor e por el paren- tefco e la amjftad [A 37 v.] que aviamos en vno, et ferás atormentado 270 e lazrado, e non podrás eftar que les non defcubras mj fazienda, et matarán amj por que te creerán, e tú non eftorcerás defpues de mj. » ^ Dixo Calila : « Ya peníado he en tu fazienda, et bien dizes ver- dad enlo que dizes et yo te confejé leal mente. Et el orne con cuyta 275 quando le acaefce la tribulación acúfafe délo que fizo, con efperanca de beujr, e de fer aliujado déla pena. _Et yo quiero me yr ante que entre alguno déla mefnada e me vea eftar con tigo, et mandóte e aconféjote que te confiefes de tu pecado e conofcas tu mal techo ; ca morir deues fyn falla, et mejor es de fer juñiciado enefte mundo 280 que yr ala pena durable ene! otro. » Dixo Digna : « Bien me as aconfejado, e dizes verdat ; enpero veré a qué torrnará la mj cima de mj fazienda, e qué mandarán de mj fazer. » Torrnóíe Calila a fu 265. es comer dclas viandas dañólas c contrarias, pero non dexa délas comer aunque vee que le faze gran daño e le traen ala muerte. — 274. conlejartehé. — 275. í. e délo que non fizo con e. LE PROCES DE DIMNA 69 pofada muy trifte e muy cuydofo, con mjedo de fer prefo por el pecado de Digna, e pnTol' menazon e murió efta noche. 285 ^[ Et yazia enla cárcel vn lobo prefo, c eftaua cerca de Digna, et oyó todo lo que fe dezian, e aprífolo. Defy la madre del león entró a fu fijo otro dia de mañana et díxole : « Mjénbrate lo que me dexifte anoche e prometifte en pleito defte falfo traydor, et de como dexifte a tus mefnadas que deue el orne fazer las cofas con temor de Dios, e 290 non fele deue meter en vagar, et yo non fé mayor bien que librarlo e folgar del. [Et eftonce mandó el rrey al león pardo e el 'alcalde que fe afentafe a juyzio, e que llamafen a Digna ante ellos e que feziefen fu pefqujfa, e, fecha, gela llevafen aél. E el león fizo llamar ala mef- nada e a Digna; et afy todos juntos ante él, díxoles el !eon pardo ' : -9S « Después que cI rey mató^ a Senceba fienpre eftovo trille e cuydofo por que lo mató fyn culpa, faluo por que Digna lo enrridó e lo mezcló con envidia que le avia ; pues fy alguno de vos fabe alguna cofa dígalo, e nos moílraremos al rrey, que el rrey non matará a njnguno, faluo defpues que fezjere pefqujfa, e fea cierto dello ; njn querrá fazer 500 a fu fabor njn por aluedrio. » ^^ Dixo el alcalde : « Ya oyfte lo que dixo "el león pardo ; faceldo afy e njnguno de nos non encubra njnguna cofi délo que fopiere por muchas rrazones ; la prymera, porque vos non deuedes aver pefar que el juyzjo caya contra qujen deue, njn maguer fea contra nueftras 505 voluntades e non menofpreciando cofa dello ; ca la muy pequeña ver- dat gran cofa es, e la cofi que más pefi a Dios es matar al fibio fvn culpa, por meftura del falfo mentyrofo ; et la fegunda es, quando el mal fechor es penado por lo que faze, non fe atreuen a fazer otro tal los otros con mjedo déla jufticia, et efto es pro déla mefnada et délos 510 pueblos; et la tercera es, que quando el falfo mentyrofo traydor es jufticiado, fuelga el rrey e los fuyos, ca el tal beuyr entre ellos esles gran daño e gran peligro. Pues diga cada vno denos lo que fabe, e non encubra la verdat, njn afyrme la mentyra. » Et defque las mefnades oyeron efto, catáronfe unos a otros, e dixo Digna: « ¿ Por 284. D. e tal penfamjento cayó enél que morió dello. — 289. mefnadas. » Dixo el león: « Deue.... Dios, en manera que el malo fea punido, que dizen que el que avuda alos mal fechores aparcero es defusobr/s. « Et e. 1. rrev. 2. maté. yo CALILA E DIGNA 31$ qué eftades todos tartaleando ? Diga cada uno de vos lo que fabe, e fi yo mal fechor fuefe plazermej^a que calláfedes, pues que fé que foy faluo e fyn culpa. Pues dezjd lo que fabedes^ que fabed que cada rra- zon ha fu rrepueíla, et el que dize lo que non vio njn fabe rrazonar, es que le contezca lo que le contefció al fifyco necio. » Dixo el alcalde 320 et al león pardo : « ¿ Cómo fue efo ? » ^ Dixo Digna : « Dizen que en una cibdat avia un íifico que era bien andante e de buen donario en fu melezjnamjento, e moriófe, e eíludiaron en fus libros algunos por aprender, et vjno ende un ome que fe enfyngió que era buen fyfico, e non era tal. Et el rrey defa 325 tierra avia una fija que amava mucho, e ovo de adolecer, et el rrey envió a llamar muchos fificos para que curafen de fu fija. Et vino un fifico muy fabio, que era ciego, et dixéronle la dolencia déla njña, é mandóles que le diefen a beuer cierto xarope [aque] dizen] [A 39] rremafera. 330 C^ Et torrnáronfe para el rrey e dixiérongelo, et él bufeo vn fifico que le diefe a beuer aquella melezina, et vino ay aquel orne que fe alabaua de fifico e fabio de melezinas e de confafiones, et mandó traer las arcas en que eftauan las melezjnas del fifico muerto, et troxiéron- gelas e pufieron las delante, e abriólas e tomó dende vna dellas que falló 33S en vn fiqueto en que avia poncoña mortal, et compufo del e délas otras vna melezina, e dixo : « Efta es rremafera. » Quando el rrey vido que lo fiziera tan ayna, cuydó que era fabio e agudo, e mandól' dar algo e buenos paños. Et él dio abeuer la melezina ala dueña, e luego, como la beujó, fueron los fus eílentinos defpedacados e murió. 340 Et quando el rre}' la vido muerto mandó que le diefen a beuer al fifico de aquella melezina, e beujóla e luego fue muerto. » ^ Dixo Digna : « Díuos eñe enxenplo por que non diga njnguno de vos lo que non fabe por fazer plazer a otros njn por otra cofa. Et todo orne averá gualardon por lo que fiziere, et yo fó faluo délo que 328. X.. que aquello laguarelcería. — 535. muerto, e traídas delante, abriólas e dixo que aquello que mandaua el fifico ciego, que non era bueno, e que él faria un tal xarope conla fija del rrey, que luego guare^iefe. Et el rre}', .penfando que era muv cíente e fabio, como él dezia, mandó que lo feziefe luego, e prometióle muv gran aver por ello, e mandó que non fe feziefe cofa, faluo lo que aquel fifico mandafe. E él abrió una délas arcas del fifico muerto, et tomó un talegon et penfando que eftauan enél algunos ungüentos buenos, facó del rrejalgar, et confacionólo con otras cofas que enel arca eftauan, e fizo un xarope, c fizólo beuer ala fija del rrev, penfando que le daua alguna buena cofa, e veviéndolo morió luego conello. LE PROCES DE DIMNA 7 1 54) me apulieron. Et heme entre vueílras manos, pues temed a Dios quanto pudieres. » Fahló el cozinero mayor, fiándofe en fu dignjdad et dixo : « Oyd fahios e rricos ornes, et parad mjentes enlo que vos diré ; ca los fiíbios non dexaron njnguna feñal délos buenos e délos malos que la non departiefen, et las feñalcs déla falfedat fon 5)0 manjfieftas eneíle mal andante, e de más que ha mucho mala fama. » Et dixo el alcalld al cozinero : « Ya lo oymos efo, et pocos fon los que las non conocen. Pues dínos las feñales que vees eneñe lazrado. » Dixo [A 39 V.] el cozinero : « Fulan dixo enlos libros délos labios, que el que ha el ojo fmjeílro pequeño, e gujña del mucho, e tiene la 555 nariz encunada faza la dieftra parte, e tiene las cejas alongadas, e entre las cejas tref pelos, e quando anda abaxa la cabeca e cata fienpre en pos de fy, e le falta todo el cuerpo, et el que eftas feñales ha en fy es mefturero e falfo e traydor ; et todas eílas feñales fon eneñe lazrado apercebidas. » 560 ^ Dixo Digna : « Por vnas cofas judga el orne otras, et el juyzio de Dios derecho es e fyn tuerto. Et vos fodes fabios e mefurados en rrazonar, et ya oyfte lo que efte dixo ; pues 03^d amj, ca él cuyda que non es njnguno más fabio que él, et cree que non ha otro más faber que el fuyo ; pues fy todos los bienes e los males que el orne 565 faze non fon fy non por las feñales que fon enel orne, manjíieíla cofa es que non avrá el rreligiofo fu buen gualardon por el feruicio que faze a Dios, njn el que mal faze non avrá pena por fus malas obras, et que non fon los ornes bien andantes ñ non por las feñales que fon viftas enellos, et el que mal faze non fe puede dello dexar njn puede eftar 370 que lo non faga, et que non es njnguno virtuofo, maguer pune en bien fazer, que le tenga pro, [njn] njngunt mal fechor, maguer que peque, quel' faga daño. Et non mande Dios que afy fea, et fy alos ornes fuefe dado porrnjan en fus cuerpos las mayores feñales que ellos pudiefen. Et yo fó faluo délo que me apufieron, et de mj non 375 falió ál fy non verdat ; et bien veen los que aqui fon prefentes quán nefcio e quán torpe eres délas cofas, cp. tú non fabes mejor las colas, 345. manos e temeys a Dios, parad bien mjentes enmy fecho. » Et leuantóle uno délos déla mefnada e dixo : « Qierta mente los fabios non pofieron de balde las feñales que ay entre los buenos e los malos, e las f. — 351. alcalde : « Qué feñales fon enel orne falfo ? » Et levantófe aquel que avia dicho aquello e tomó a Djna porla mano, e leuóla ante el alcalde : « Fállafe cnlos 1. — 560. ome alas otras, e el derecho deue fer juño e derecho e fjn njngun t. /- CALILA E DIGNA njn eres más envifo, que los que aqui fon prefentes, mas fablafte e erraíle et eres tal como el orne que dixo afu muger : Cubre tú lo non deue parefcer deti^ e dexa las cofas agenas, e enmjenda las tuyas 380 que conofces mejor. » Dixo el cozinero: « ; Cóiño fue efo ? » ^ Dixo Digna : « [A 40] Dizen que en vna cibdat que dezian Maruca corriéronla los enemjgos, e catiuaron e mataron mucha gente della. E cayeron en fuerte avn orne délos que la conquiftaron vn orne labrador que tenja dof mugeres, e faziales mal, e non las fartaua de 385 comer, e trajéalas defnudas. Et enbiólas vn dia a coger leña afy deí- nudas ; et falló la vna dellas vn trapo viejo, e cubrió conél fu ver- güenca. Et dixo la otra al marido : « Catad como cubre efta fu natura ; e non lo faze fi non por que ayas fabor della e yogujefes conella. » Dixo el marido : « Aftrofa, non paras mjentes enti que 390 eftás defcubierta, e rriebtas ala otra que cubrió fu vergüenca conlo que pudo aver. » ^ Dixo Digna : « E tú deues parar mjentes en cobrir atv e callar; ca es grant maraujlla de tu fazienda por que te llegas al comer de nueílro feñor, aviendo enty tales tachas malas, et feyendo tan lixofo. 395 Et non vi yo folo las tus tachas, mas quantos aqui fon de la mefnada del rrey lo fitben. Et yo encobrílo íañz oy, e non lo dexé de moftrar fy non por que dezia en mj coracon : amj non nuze la honrra qu'el rrey faze a otri, njn me faze pro afrontarlo, mas déuolo encobrir ; mas pues que meha parefcido deti enemjflad, e dexifte abufion, e 400 fablafte en falfo e a tuerto e fm fabiduria [A 40 v.] quiero yo dezir las tachas que ha en ty por que non deues llegar al comer del feñor, e deuen los oifies fuyr de ty. » ^ Dixo el cozinero : « ¿ Amj lo dizes lo que vo 03'0 ? » Dixo Digna : « Atj lo digo, ca avúntaníe en tv todas malas tachas ; ca eres 378. verrallc con labor de lablar, et eres tal como la niugcr que le dixo fu marido : — 380. el alcalde : — 383. cayó auno dellos en partición e en fuerte un vuguero con dos mugeres, e matávalas de fanbre e travalas. — 399. mas pues que tienes tan poco fefo e as moftrado enemjftad contra my, e fablafte fiílfa mente contra tny agran tuerto, non fabiendo lo que te dezias, mas con mala voluntad que me tenjas encubierta, e dígote agora ante todos que te non deues de allegar al comer del rrey njn aun afu puerta, porque ay enty muchas malas tachas, que ü el rrey las fopiefe mandarteva echar defu corte. » E efta pefquifa fue leuado al león, et efte dia non ovo más. E un vefaglio que era gran amjgo de Calila fue ala cárcel donde avia mandado tener Dina e f. f. 1. m. d. C. E quando Dina lo fopo lloró muy de coraron por el grant deodo que avian en uno, et dixo afy : LE PRÓCES DE DIMXA 73 405 potrofo, e has el mal del figo, e eres tiñofo, e as albarraz enlas pierr- nas ; onde non deues llegar ala puerta del rrey. » Quando el cozinero maj'or oyó lo quel' dezia, afogófe con fus lagrimas, e comencó de llo- rar por que fe atreuia Digna aél, e le fablaua tan villana mente. Quando efto vio Digna díxol' : « Por grand derecho lloras, que fabes 410 que fy el rrey efto fabe alongartehá de f^, e nunca te pararás ant'él. » ^ Quando efto oyó el fiel del león, que trafladaua lo que dezja Digna e lo que dezjan del, et efte avia nonbre Xaar, efcriuió todo aquello, e leuólo al león. Quando aquello vio el león, mandó deípo- ner al cozinero mayor de fu oficio, et que non parefciefe ant'él, njn 415 entrafe en fu cafa. Et efcriujó el álcali e el fiel otrofv lo que dixo Digna. Et mandó a Digna torrnar ala cárcel, e fuéronfe efe dia. Et avia y vna beftia quel' dezian Jauzaua e era amjgo de Calila, e fuefe para Digna, e fizóle faber la muerte de Calila. E lloró Digna muy mucho, et dixo : « ¿ Qué quiero yo oy beujr más, feyendo muerto 420 mjo hermano e mjo puro amjgo ? et : ¡ cómo dixo verdat el que dixo : quando al oiiie viene la tribulación, de todas partes le viene el mal, e cúbrelo e cércalo la cuyta et el mal, como amj acaefció en yo perder a Calila, ca efe era mj bien e todo mj conorte, e fabia toda mj poridat de bien e de mal ! Et fy Dios efto fizo, loado fea él, que me dexó avos 425 en fu lugar, que me queredes bien, e me querredes, et feredes en apiadarme fegunt que era Calila ; pues ¿ fy ovieres por bien de llegar ala cafa de Calila, e traerme quanto y fallares, fuyo e mjo ? » ^ E él fizólo afv. Et dióle Digna la parte de Calila, et dixo le : « Más la merefces tú que otry. » E rrogól' e pidiól' en amor que fuefe 430 ant'él león, e que dixiefe bien del, e quel" fizie[fe] faber lo que diria la madre del león del. Et prometió gelo, e rrefcibió lo que le diera, e fuefe Jaufaba de mañana al león, et falló al león pardo e al álcali que vinieran conlos efcriptos, e gelos pufieron delante. E el que los [A 41] 420 h. que me tanto amaua e yo aél. — 422. a. amv.Empero con todo elb ame Dios dado qujen me apiade e qujen me vefyte e me quiera bien por fu bondat, que me fizo Dios merged entu amor, et he efperanca que ferás tú en amarme e en me velytar e ayudar fegun que me era Calila my hermana, e aun más ; et aun efpero en Dios que tú trabajarás pormy afy como faze el buea amjgo. Pues ¿ fy ovieres por bien de yr ala pofada de Calyla e tráeme el'as cofas que yo e ella aviamos ? » — 428. Et otorgógelo, et él fuefe dende para la pofada de Calila, et ayuntó quanto en cafa falló, et tráxolo a Djna, e Djna dióle todo lo de Calila,' et tomóle en lugar de hermano, et díxole : —43^ efcriptos déla fazjenda de Djna, et gelos pufieran delante. E quando los ovo catado mandólos guardar afu efcrjuano, e que los pofiefe en 74 CALILA E DIGNA cataua mandó a fu efcriuano que los trafladafe, e dar los al león 43 5 pardo ; e dixo aél e al álcali : « Yd vos afy como ayer, e fazed llamar a Digna, e ponedlo ante la mefnada, e venjd me dezir lo que fe faze, e cómo fe falúa. » Et pues que fallieron ende, vino la madre del león, e leyóle él aquellos efcriptos. Dixo ella : « Non meló tengas a mal, fijo, fy te yo eílultare de mj palabra, ca veo que non fabes qué te 440 tiene pro njn daño, por el engaño deñe falfo. Pues líbralo e folgarás; ca fy lo a vida dexas confonderá tu mefnada. » E torrnófe ende muy fañuda contra él. ^ Defy fuefe Jauzaba e llegó a Digna ala cárcel, e fízol' faber quanto dixiera la madre del león quandol' leyeran los efcriptos. Et en 445 feyendo afy fablando, vino el mandadero del álcali e del fiel, e leñá- ronlo ala cafa del juyzio e pará[ro]nlo ante la mefnada e el pueblo, e ayuntáronfe eftando Digna ant'ellos. Dixo el mayor déla mefnada : « Ya fope yo tu pleito, e es entendida la verdat, et non avemos más que pefquerir de ' ty ; ca tú con traycion e con falfedad e con tu mef- 450 tura feziíle al rrey, nueítro feñor, que matafe a Sen ceba, fu amjgo, et era leal e verdadero, fyn culpa que fiziefe. Et fy non fuefe por la fu grant merced e por la fu grant piadat, que nos mandó que fopiéfemos más de tu fazienda, ya el juvzio manjfiefto fuera dado de nos contra ty. » Dixo Digna : « Non fablas como quien ha piadad njn merced, 455 njn como quien cata al pleito del que rrefcibió tuerto, njn como quien figue la verdat njn el derecho ; mas vfas de voluntad, e quieres me matar. Non eres cierto délo que me opufieron, njn fon palados los tref dias que deuedes pefquerir por mj. Et non eres de culpar, ca el malo non ama los buenos, njn alos que fazen las obras de Dios. » 460 ^[ Dixo el álcali : « Deue el feñor gualardonar al orne por fu bon- dat e honrrarlo e conofcerlo ; ca todo bien quel' faze, merécelo, e deue jufticiar al mal fechor por fu mal fecho, e penarlo por ello, por tal que los buenos [tomen] mayor cobdicia de fazer bien, [e] que los rrecabdo, e que los diefe al león pardo ; ct mandó el alcalde traer a Djna e que lo poficfen ante la mefnada, et que lo tornafen adezjr delu pleyto e que viefen cómo fe podría faluar. — 448. pleito, Djna, et díxomelo quien es bien fiel, e yo non deuo más de pefquerir de lo que he fecho, faluo por que cl rrey me ha mandado que con piadad c con meri^etquc ha del pueblo, que ava juvzio fuera denos contra tyfynonpor ello. » I. di. LE PROCES DE DIMNA 75 malos fuyan del mal fazer. Et por buena fe más te vale fer jufticiado 465 eneñe mundo que fer jufliciado enel otro. Pues otorga tu pecado, e confiefa el mal que feziíle, ca farás mejor cima por ende. Sy Dios aefto te gujare librarás [A 41 v.] tu alma déla perfecucion del otro figlo, et fablarán fienpre de ty, de como te rrazonauas buena mente por eftorcer, et de como ante fazias efcufaciones con que te anparafes. 470 Defy por confefar de tu pecado (é) ganar[ás] la falud del otro figlo ; ca morir por lo que Dios manda más vale que beuir enlo que defiende. » ^ Dixo Digna álcali : « Bueno e derecho, verdat dizes, e fablafte como íiibio ; et por buena fe vna dela[s] bien andancias del orne f^' es non vender el otro figlo por aquefte que ha de finar, e de conpljr vn 475 poco defpues con luenga pena. Mas fállafe enlos libros déla ley que non deue el orne ayudar a fu muerte, e que es grant pecado al que lo faze, a más que yo fó faluo délo que me apufieron. Pues ¿ como me mandaré matar, e fer en ayuda contra mj, feyendo acufado a tuerto, e non dezjendo mentira, njn la facando por la boca, njn feyendo conof- 480 cido por tal ? Tengo por muy fuerte de conofcer lo que non fiz, e otorgar que fiz mal, e fer en ayuda contra mj e aparcero del que me quiere matar. ^ Et tú fabes quamaña pena ha el que efto faze, enel otro figlo, et yo fó faluo en mj fama, e mj efcufacion es cierta e manjfieíla. Pues 485 fy matar me quifieres acufado a tuerto, Dios rae aya merced. Et por ventura fy efto me fizieren, non averé otro mal enefte mundo njn enel otro. Et yo digo lo que ayer dixe ; et temed a Dios, e menbrad vos del juyzio del otro figlo et déla pena, et non vos metades a cofa de que vos arrepentades do vos non terrná pro la rrepentencia ; ca los 490 álcalis non judgan por lo que cuydan, njn el cuydar non tiene pro enla verdat ; et yo más fé de mj que vos. Mas guardad vos que vos non acaefca lo que acaefció al que dixo lo que non fabia njn viera. » Dixo el mayor déla mefnada e el alcalld : « Et ¿ cóifio fue efo ? » ^ Dixo Digna : « [A 42] Dizen que avia en villa vn rrico oifie quel' 495 dezian Morzubem, et era noble e de gran fecho, et avia vna muger 467. tctraxere, avrá te merced e avráte facado tu alma. — 473. délas mejores chile- nas cofas del mundo es aver onrra, e ganar el otro ligio por efte que non es nada, e ha de fallecer, e conprar un poco de vi^io por aver pena durable. — 476. apufieron et mjs efcuia(;¡ones fon manjfieftas. Pues ; por qué me tengo dé condenar ? que feria omJi;idio demy mjfmo ; et pues foy acufado. — 485. merced, et dé aty el galardón que mereces. 76 CALILA E DIGNA muy fermoía e buena e leal. Efte rrico orne avia vn firujente acorero, e amaua a fu feñora, e avia le demandado fu amor muchas vezas, et ella non torrnaua cabeca por él, e amenazóla muy mal. Et quando fue deffuziado della, penfó de bufcarle mal conel marido. Et falió vn dia a 500 cacar, e prifo dof pollos de papagayos. Et apartólos el vno del otro, et enfeñó al vno dezir : yo vi al portero yazer con mj feñora enel lecho, et enfeñó al otro dezir : pues yo non quiero dezir nada. Et aprendie- ron efto los pollos en lenguaje de Balaf, que non fabian los de aquella tierra. E tomólos e diólos a fu feñor, e cantauan ant'él, e plaziale con 505 ellos, e non fabía(n) qué dezian. ^ Et vn dia vinieron le huefpedes de tierra de Bafal. Et defpues que ovieron comjdo mandó traer las aves ant'ellos por les fazer plazer, e cantaron. Quando ellos oyeron lo que los pollos cantauan, catáronfe vnos a otros e ahaxaron las cabecas de vergüenca que ovieron. Díxol' 510 el vno dellos : « ¿ Sabes ' qué dize el vno deftos pagagayos ? Non te enfañes contra nos fy telo dixiéremos, ca fabian en lenguaje de Balaf » Dixo él : « Non me enfañaré, ca ante me plazerá. » « Sabe(d) que dize : el portero yaze con mj feñora enel lecho de mj feñor, et el otro dize : pues yo non quiero dezir nada. Et nos avemos por ley de non 515 comer en cafa de orne que fu muger fea mala. » Quando efto ovieron 496. cetrero. — 498. e. n. cura va dél e dexaua le por baldío, et con defpecho que avia della andaua penfando enfu coracon cómo la feziefe pelar. E. un dia, andando a caga, tomó dos papagayos nuevos e fizóles un njdo e moftró al uno dellos dezir : — 502 « Yo non digo cofa. » Et amoftrógelo dezir en 1. de Belaque, que eralenguage que non entendían en aquella tierra. E acaeció un dia que fevendo fu feñor confu muger, que gclos traxo delante, e él pagóle dellos e de cómo contavan ; pero non fabia qué fe dezian, et mandó afu muger que gelos guárdale bien, e ella fizólo afy, et penfaua bien dellos, et tóuolos afy un tienpo. Et acaef^ió que unos omes de Belaque ovieron de llegar aquella cafa de aquel rrico orne, e él convidólos acomer, E defpues. — 509. q. o., et dixeron al feñor déla cafa fy él entendía lo que dezian los paxaros. Dixo él :« Non : mas pagóme defus cantos. » Díxole : « Pues non te enfañes fy telo dezjmos, que dize el uno en nueftro lenguaje que el portero faze enemjga con vueñra muger. — 515. m. le faga tuerto. » Entonce llamó al cetrero a bozes de otra cafa donde eñaua, e dixo luego el (¡etrero ; « Yo foy tefligo que los paxaros dízen verdat que vo lo vi afaz vezes. » Et eftonce el rrico ome ñrió mala mente afu muger, e acufóla porla matar. Et ella dixo al marido que rrogafe aquellos fus huefpedes que preguntafen alos paxaros ii fabian m.is tablar de aquel lenguaje de aquello que dezian. Et el marido gelo rrogó et ellos preguntaron 1. fabcd. Le proces de dimna 77 dicho, dixo el íieruo que eftaua y cerca : « Verdad es, et yo fó ende teftigo, que lo vi muchas vezes, e non lo ofé dezir. |A 42 v.) Et el feñor de cafa, quando efto vido, mandó matar a fu muger. ^ Et ella ' enbiól' rrogar que pefquiiafe bien lo que le dixeran, et 520 dixo : « Demanden et pregunten alos papagayos fy fiíben más defte lenguaje de Balaf, et fallarán que efto ha fecho tu acorero ; ca él me pidió mjo amor, e yo non quife. » Et ellos íizieron lo afy, et vieron que non fabian más fiblar, et entendieron qu'el acorero los enfeñara. Et quando efto vieron [entendieron] que la muger era fyn culpa, e el 525 acorero era myntrofo, et mandáronlo llamar. Et él entró muy atreuj- do, e traya enla mano vn acor. Et díxole la muger : « Di tú ; ¿ me vifte fazer efto que dizes ? » Dixo él : « St. » Quando efto ovo dicho faltóle el acor ai rroftro e facóle los ojos con las vñas. Dixo la muger: « Vees, traydor, la jufticia de Dios, que ayna te avino, e te conpreen- 530 dio, por que teftimonjafte falfo contra mj délo que non fabias njn acaefció. » ^ Dixo Digna : « Díuos efte enxenplo por que vos guardedes de fazer como fizo aquel acorero ; ca el que tal faze, juftícialo Dios enefte mundo e enel otro. » Et el álcali fizo efcreuir todo lo que dixiera 535 Digna, e todo lo otro que y pafó ; e enbiáronlo ala cárcel, et fuéronfe los mayores déla mefnada ala cafa del rrey, e leyeron ant'él todo lo que fe rrazonó. E toujeron a Digna enla cárcel fíete dias ; e cada dia le demandauan e non le rrefcebian njnguna efcufacion de fu pecado, et nunca lo pudieron vencer njn fazer que manjfeftafe. Defy la madre S40 del león, quando le moftroron el efcripto, entró al león e díxole : « Sy dexas a Digna biuo, faziendo tal traycion, atreuer íeán aty tuf mefnadas, e njnguno non fe temerá de tu jufticia, por grant pecado que faga. » Et fizo ella venjr al león pardo, e teftimonjó de Digna lo alos paxaros fi fabian más de aquello que dezjan, e nunca dellos Ibpieron que fabian más de aquellas dos palabras. Et entonces entendieron todos que el cetrero avia fecho aquello con mala arte, etel feñor envió por él, et él entró adonde ellos eftauan, et traya. — 527. Eftonce dixo la muger : « Dios mueftre ende la verdat por tan gran trajxion como leuantas. » Et luego faltóle. — 529 « ¡ Bendito fea el nonbre de Dios que tan aina fizo fu myraglo fobre efte falfo traydor que tan gran falfedat me apostiera ! » — 532. p.q. el que anda con falfedat e arteria, Diosle j. — 545. q. fagan, e enfanchar- fehá tu fazjenda por gufja que non lo podrás emendar njn mejorar quando querrás. » I. elle. 78 CALILA E DIGXA que le oyó dezir, e lo que le rrefpondió Calila. E pues que gelo ovo 34^, [A 43] dicho muchas vezes al león, entendió él que Digna lo avia metido aello, e quel' fiziera andar a ciegas, e mandó que lo matafen con fanbre e con fed, e murió mala muerte enla cárcel. ^ Defi dixo el fabio : « Paren mj entes los entendidos enefto et en otro tal, et fepan qu'el que quiere pro de if a daño de otri, a tuerto, 550 por engaño o por falfedat, non eftorcerá de mala andanca, e fará mala cima, et rrefcebirá gualardon délo que fiziere, eneíle mundo et enel otro. )) Aqui fe acaba el capitulo déla pefquifa de Digna. 546. e. m. lo luego matar. — 551. ^ima, e avrá pena por fu pecado de todo en todo. « — 552. p. que fezieron Ibbre D. e comien(;a el capitulo cinco, déla paloma colorada, e del galápago, e del gamo, e del cueruo, e es capitulo délos puros amigos. CAPITULO V Les quatre Amis. ^ Dixo el rrey al filofofo : « Ya oj- el enxenplo délos amjgos, cómo los departe el mefturero, falfo, mezclador, e a qué torrnó fu fazienda : pues díme délos puros amjgos, cómo comjenca fu amjñad entr' ellos, e cómo fe ayudan et fe aprouechan vnos de otros. » s Dixo el fabio : « El orne entendido non eguala conel buen amjgo njngund teheforo njn njnguna ganancia ; ca los amjgos fon ayuda- dores ala ora que acaefce al orne algund mal. Et vno délos enxenplos que me femejan aeflo f^ es el enxenplo déla paloma collarada e del mur e del galápago e del gamo e del cueruo. » Dixo el rrey : « Et lo £ cómo fue efo ? » ^ Dixo el filofofo : « Dizen que en tierra de Duzat, cerca de vna cibdat que dezian Muzne, avia vn lugar de caca, do cacauan los paxa- reros, e avia y vn árbol grande, de muchas rramas e muy efpefas, e avia y vn njdo de vn cueruo [A 43 v.] que dezian Geba. Et eílando 15 el cuerno vn dia en aquel árbol, vio venjr vn orne muy feo e de mala catadura e muy defpojado, e traya al cuello vna rred, e enla mano lazos e varas, e afomaua faza el árbol. Et el cueruo ovo pauor, et dixo : « Alguna cofa aduxo aefte paxarero aeíle lugar, et yo non fé fy es por mj muerte o por muerte de otri ; mas eftaré quedo en 20 mj lugar, e veré qué fará. » E armó el cacador fu rred, e efparzió y trigo, e echófe en celada y cerca. Et a poca de ora pafiíron y vnas palomas que avian por cabdillo e por feñora vna paloma que dezian la collarada. E vio la collarada el trigo, e non vio la rred, e pofó ella e todas las palomas, e trauáronfe enla rred. 25 ^ Et vino el paxarero muy gozofo por las tomar ; e comentaron las palomas a debatir fe cada vna a fu parte, e punauan por eílorcer. 8. colorada. — 11. q. avia en una tierra, i^erca'de una ^ibdat, un lugar de cacar, donde fe ca(;avan los paxaros e las aves, e avia. — 23. p. conlas otras que con ella yuan por comer el trigo e tr. — 25. e. p. agrandes pafos, muy alegre, e las palomas fe leuantaron por fuyr cada una afu parte que podia, e viéronfc afy prefas. D. So CALILA E DIGNA Díxoles la collarada : « Non vos defanparedes en vos querer librar, njn aya njnguna de vos más cuydado de í^" que de fu amjga ; mas ayuntemos nos todas en vno, e quicá arrancaremos la rred, et librar 50 nos emos las vnas alas otras. » Et íizieron lo afy. Ayuntáronfe e arrancaron la rred, e leñáronla en alto por el ayre. Et vio el cacador lo que fizieron, e figujólas por las aver, e non fe deffuzió dellas, e cuydó que luego a poca de ora les apefgara la rred e cayeran. Dixo el cueruo entreít : « Seguir las he fafta que vea en que torrna fu fazienda 5 5 et del cacador. Et la collarada paró mjentes [ct] vio al cacador que las feguja. Dixo ella alas otras (que) : « Nos viene a bufcar; e fy fuére- mos por lo efcanpado non perderá rroílro de nos njn dexará de nos feguir ; e fy fuéremos por el lugar délos [A 44] muchos arboles e por lo poblado, perderá rroílro de nos, e defpera[rá] de nos, e tornar 40 fea. Et fy fe fuere, aqui ^erca ay vna cueua de vn mur que es mj amigo ; e fy alia vamos tajará efta rred, e librar nos 5'a della. » Et fizie- ron las palomas lo que les ella mandó. ^ Et perdiólas el paxarcro de viña, e deffuzió fe dellas, e torr- nófe. Et fygujólas el cueruo como ante fazia, por ver fi farian alguna 45 arte para falljr de aquello en que eran caydas, e la aprendiefe, e fe ayudafe della fy él cayefe en otro tal. Et llegaron las palomas ala cueua del mur, et mandólas la collarada que fe pofafen. Et fallaron que el mur tenja ciento cueuas para los mjedos. Et llamólo la colla- rada por fu nonbre, e dezianle Zira, e él rrefpondió, e díxole : « ¿ Qué 50 quieres ? » Díxole la collarada : « Tu amjgo fó. » Salió luego aella, et quando vido la rred díxole : « Hermana, ¿ quién te echó enefta tribu- lación ? )) Díxole la collarada ; « ¿ Non fabes que non ay cofa eneíle mundo que en ventura non ay aquello que le contefce ? E afy la ventura me echó enefta tribulación, ca ella me moftró los granos e me encubrió la rred, de 55 gujfique me traué enella, yo e mjs conpañeras. Enon es maraujUa en me non anparar vo déla ventura, ca non fe aupara della quien es más tuerte que yo et de mayor gujfa ; ca alas vezes fe elcureíce el íol e luna, e pierden fu color, e faca[n] los peces de fondón déla mar do njngunos non nadan, e fazen defcender las aves que vuelan por el ayre, ly lo 29. q. que eftorgeremos e a. — 36. b. Metámonos por el efpel'uraet perdernofhá de rrañro. » — 45. v. e dexólas e tornófe. Et dixo la collarada : « Yo tengo un mur mjo amygo, e fy ally llegáfemos él nos qujtara deñe peligro enque eftamos. » Et el c. f. c. a. f. p. V. a qué ^ima tornarla fu tazienda, e por ver fy. — 50. T. a., la colla- rada paloma. » Et él de que la cono^jio f. Les qüatré amis 8 i Gp han en parte. Onde la cofa que faze cobrar al perezofo lo que le es menefter, efa mefma la faze perder al anujfo, et afy las aventuras me metieron eneílo que vees. » ^ Defy comencó el mur de rroer los lazos en que yazia la colla- rada. Et ella díxol' : « Amjgo, comjcnca enlas otras palomas, e taja ^5 fus lazos; defi tajarás los mjos. » E dixo gelo muchas vezcs, e él non torrnaua cabeca por lo quel' dezia, njn le rrefpondia. Et tanto gelo dixo fafta que le rrefpondió el mur e le dixo : « Semeja que non as duelo njn piadad de ty njn debdo con tu alma. » Díxol' la collarada : « Non me culpes délo que te digo, ca yo fó cabdillo deílas palomas, 70 et a-[A 44 V.] fegurélas que eftorcerian defta cuyta por mj ; et es grant derecho que lo faga, afy como ellas fizieron fu derecho en obedefcer amj leal mente, ca con fu ayuda e obedefcimjento nos libró Dios del paxarero. Et yo temo me, fy comencares a rroer mjs lazos, que canfares e te enojares délos que fincaren; et fé que fi ante rroyeres 75 los lazos dellas et fuere yo la poftrimera, maguera que canfes e te enojes, non querrás eflar que non me libres deílo en que fó. » Dixo el mur : « Por efto otrofy te'deuen amar tus amjgos, e aver mayor cob- dicia de ty. » Et comencó a rroer e catar la rred fafta que la acabó. Torrnófe la collarada e las otras palomas a fu lugar, falúas e feguras. '80 ^ Quando el cuerno vido lo qu'el mur fiziera, e como librara alas palomas, ovo cobdicia de aver fu amor ; que dixo en fu coracon : « Non fó yo feguro de non acaefcer amj lo que acontefció alas palomas, e non puedo efcufar el amor del mur. » E llamólo por fu nonbre ; e dixo el mur : « ¿ Qué quieres, o quién eres ? » Dixo el cuerno : 85 « Yo fó el cuerno, et fepas que me acaefció defta gujfa e defta. Et quando vi la lealtad que ovifte ala collarada e a fus conpañeras, e délo que fueron libradas por ty, ove grant cobdicia de tu amiftad c de tu conpañja, e vine tela a demandar. » Dixo el mur : « Non ha entre mj e ty carrera por amor, et el orne entendido non deue trabajarle li 90 non délo que a fiuzia que fará, et dexarfe de bufcar lo que non podrá aver, ca ferá por nefcio contado, afy como el orne que quifo fazer cor- 62. V. Tú, pues, ayúdame, que por efo vjne aquj. » —65. Et otorgógelo el mur, e c. — 69. p. e tjenen ellas por bien déme obedecer e déme confejar et amar leal mente. — 79. feg., e fyncó el mur cnlu cueua. — 81. cob. de poner fu amor conel mur. — 82. p., pues bien me conviene fu amor. » Et llegófe ala puerta déla cueva, e. 1. — 84. et rrefpondió el mur de dentro déla cueua : — 85. g. que vi quanto acaeció alas palomas, e pues que vi. Fahiilas Calila c Digna. " Si Calila e digka rer las naties ' por la tierra, e las carretas por el agua, e non es en gujfa. El i cómo ferá entre [A 45] nos carrera de amor, yo feyendo tu vianda, e tú feyendo mj ocafion ? « 95 ^ Dixo el cueruo : « Pienía con tu entendimjento que en comer te yo, maguer que tu feas mj vianda, non me aballarás nada, et que en biujendo tú, e aviendo yo tu amor, averé folaz e confolacion e fegu- ranca mientra que biua. Et pues que yo vine pedirte tuyo amor e gracia, non me deues enbiar vago, ca meha parefcido de t\' grant 100 bondat e buenas coftunbres ; et maguer que tú non quefifte moftrar efto de Xy, el orne bueno non fe encubre íu bondat, maguer la encu- bra e efconda quanto pueda, afy como el mufgo, que maguer es cer- rado e fellado, por efo non dexa fu olor de rrecender ; pues tú non mudes contra mj tus coftunbres, njn me viedes tu amor. » Dixo el 105 mur: « La mavor enemjftad fy es déla natura que es en dof maneras: la vna es egual afy como la enemjftad del elefante conel león, ca alas ve:(es ^ mata el león al elefante, e alas vezes mata el elefante al león ; et la otra es del daño déla vna contra la otra, afy como la enemjftad que es entre mj e ty. Et efta nueftra enemiftad non es por daño de „o rnj contra ty, mas por la mala andancia que nos fue prometida en parte que oviefemos de nos enemiftar déla natura ; e la paz e la tre- gua del que ha algo menefter, las más vezes [en] enemiftad fe torrna, e non deue el orne fiar por tal tregua, njn fer engañado por ella ; ca el agua, maguer fea bien efcalentada conel luego, non dexa por 115 efo del amatar el fuego fv de fufo fele echan. Et fola mente tal es el que faze amjftad con fu enemjgo corno el que lleua la culebra en fu feno, que non fabe quando fele enfañará e lo matará. Et non fe con- fuela el orne entendido con la amjftad del que lo ha menefter, mas antes fe aparta del e lo efqujua. » 120 CE Dixo el cueruo : « Entendido he lo que dexifte, e tú deues fazer [A 45 v.] fegund la bondat de tus coftunbres, e conofcerás que verdad te digo, e non me encarezcas la cofa njn la aluengues entre mj e ty en dezir que non av carrera para aver yo e tú nueftro amor de fo vno ; ca el amor que es entre los buenos depártele muy tarde 119. ef. fi fu enemjgo de natura es. » — 120. deues fazer las bondades fegun tus c. — 122. ene. clamor. 1. nuues 2. aves LES Q.UATRÉ AMlS 83 125 e ayúntafe ayna, et es enefto tal como el vafo de oro que se quiebra muy tarde e fe emjenda muy ayna, maguer que fe quiebra e fe abolle ; e el amor que es entre los malos depártefe mucho ayna e ayúntafe muy tarde, afy como el vafo de tierra que fe quiebra por qual quier gujfa mucho ayna, defy nunca fe emjenda. Et el orne de 150 buena parte ama al orne de buena parte de vna vez que fe vean, e por conofcencia de vn dia e non más, et el orne vil non pone fu amor con njnguno fy non por cobdicia o por mjedo, e tú eres noble e de buena parte, et yo he meneíler tu amor, et aquí eílaré a tu puerta, que non comeré njn beueré fafta que me otorgues tu amor. » 135 ^ Dixo el mur : « Ya rrefcibo el tu amor, que yo nunca enbié al que algo ouo meneíler de mj fyn ello, et non te comencé a dezir efto que oyfte fv non (fy non) por me efcufar, e fy me quifieres fazer tra3'CÍon non dirás : fallé el mur de flaco confejo e rrafez de engañar. » Defy falió de fu cueua e parófe a fu puerta. Dixo el cueruo : « ¿ Qué 140 te tiene ala puerta déla cueua que te vieda de faljr amj e folazarte comjgo ? ¿ Has fofpecha o mjedo de mj aun ? » Dixo el mur : « Los ornes deíle figlo danfe entre (f vnos a otros dof cofis, la vna es el amor e la otra es el algo. Et los que fe dan el amor fon los que pura e leal mente fe aman, e los que fe dan el algo fon los que fe ayudan 145 e fe aprovechan vnos de otros. Et el que non faze bien fy non por aver bien, et por ganar alguna alegría defte figlo e algund pro, es tal enefl:o como el paxarero que echa los granos alas aves, non por les fazer ayuda, (i non por que quiere ganar. Onde dar orne fu amor mejor es que dar fu algo, E fio en tu amor, et dote otra tal de mj ; e non me 1)0 tiene de falir ary mala fofpecha que aya en ty, mas yo creo que tú as conpañeros que fon de tu natura, e non fon contra mj como tú, e he mjedo que [me] vea "alguno [A 46] dellos e me mate. » Dixo el cueruo : « Efta es la feñal del amjgo, fer amjgo del amjgo e enemjgo del enemjgo ; et non me es amj amjgo nin conpañero quien aty non 155 amare e non oviere fibor de ty. Muy rrafez me partirla yo de fu amor del que tal fuere, et el que fienbra las yeruas odoríferas, fy con ellas nafce alguna cofa que las dañe e las afogue, arráncala. » 125. pichel de o. — 154. combré. — 135. en.^ a njnguno que meló demándale e fuefe bueno fyn él, mas non t. c. — 138. fl. entendjmjento.,e de poco lelo e r. — 159. « ¿ Por qué eftás ala puerta e non te arriedras della, e non te vienes a Iblgar e a Iblazar comjgo? Parefi;e que has aun Ibfpecha demy. » — 142. c. e. ponen lu amor entre ellos. — 149. a. et non he fofpecha njngunadety, faluo porque tú has c. §4 CALILA E DIGNA ^Defy falló el mur al cuerno, e abracáronfe e faludáronfe el vno al otro e folazáronfe e feguráronfe e fablaron e contáronfe nueuas, i6o faíla que pafó vna ora del dia. E defpues que pafaron algunos días dixo el cueruo al mur : « Eña tu cueua es cerca déla carrera por do pafan los ornes, e temóme que te fará mal. Et yo fé vn lugar apar- tado e muy viciofo do ha peces e agua, et ay vn galápago mj amjgo ; fy quifieres vamos aél, e beuj remos conél faluos e feguros. » Dixo el 165 mur : « Plázeme, e yo tehe de dezir muchas eftorias e fazañas que te departiría fy fuéfemos ya llegados do tú quieres. » Et prifo el cueruo al mur por la cola, e bolo conél fafta que llegó cerca déla fuente en que yazia el galápago. Quando vido el galápago vn cueruo e vn mur conél efpantófe, e non fopo que fu amjgo era, [e] metiófe enel agua. 170 Et pufo el cueruo el mur en tierra, e pofófe en vn árbol e llamó al galápago por fu nonbre, e dezianle Afza, e él conofció fu boz, e falió aél, et preguntóle dónde venja, e díxole él lo que le acaefciera defque figujera alas palomas, e lo que le acaefciera defpues del fecho del mur. E maraujUófe el galápago del fefo del mur e de lu lealtad, et llegófe 17) aél e faludólo e díxole: « Qué te aduxo aefta tierra? » Dixo el mur: « Ove cobdicia de tu conpañja e de beujr contigo. » Defy dixo el cueruo al mur: « Las eftorias e las fazañas que me dixifte que me dirias, dímelas agora e cuenta melas, e non te rreceles del galápago, que afy es como fi fuefe nueftro hermano. » 180 ^ [A 46 V.] Dixo el mur en comencando a contar la primera efloria ; « Do yo nafcí fue en casa de vn rreligiofo que non avia muger njn fijos. Et travanle cada dia vn canaftillo de comeres, e comja dello vna vez, e dexaua lo que fincaua, e colgáualo de vna foga en vn canaftillo. Et yo acecháualo fafta que falia; dely venjame 185 para el canaftillo, e non dexaua }' cofa de que non comjefe e que non echafe alof otros mures. E puno el rreligiofo muchas vezes délo colgar en lugar que lo yo non pudiefe alcancar, e non podia. Defy pofó conél vn huefped vna noche, e cenaron amos, e eftando fablando dixo 159. fol. e ovieron plazer en uno. Et ertovieron afy fablando una ora, et dixo. — 163. agua e arboles, et ay eftá un g. — 164. b. en faluo fin ocafiones defte mundo. » — 165. «Plázeme de yr a donde tú qujfieres, ca entre loa buenos e leales anijgos non ha de aver fynonuna voluntad e un querer ; et defque ally fuéremos te contaré algunas cofas con que avas plazer. » — 171. Ufca. — 178. cuéntalas, pues que telo rruego que afy las dyrás al galápago como amy. » — 181. « Enla polada donde yo nafcí era en cafa. — 185. vez enel dia, e lo que fobraua colgáualo en un c. que tenja en cafa. Et yo afcchaua. — 187. Et acaeció que pofó. ^ LES Q.UATRE AMIS 85 el rreligiofo al huefped : « ¿ De qué tierra eres e adó quieres yr 190 agora ? « E eñe fu huefped avia andado a muchas partes, e avia vifto maraujllas, e comencól' a contar; e el rreligiofo enefte comedio fonando fus palmas alas vezes por me fazer fuyr del canaílillo. Enfa- ñófe el huefped por ende, e díxole : « Efcarrnio fazedes de mj, que me demandades que vos cuente nueuas, e vos faziéndofe efto. » 195 CL Et efcufófele el rreligiofo e díxole : « Grand fabor he de oyr tus nueuas, mas fágolo por efpantar vnos mures que ha enefta cafa, que me fazen grand enojo, e nunca dexan cofa enel canaílillo que meló non coman e meló rroyan. » Dixo el huefped: "¿ Vn mur es o muchos ? » Dixo el rreligiofo : « Los mures de[fta] cafa muchos fon, 200 mas ay vno que meha fecho grand daño e nonio puedo fazer njn- gund arte. » Dixo el huefped: « Por alguna cofi faze efte mur lo que faze, et mjénbrome agora alo que dixo vn ome : por alguna cofa canbió efta muger el ñnfamo defcortezado por el por defcor- tezar. » Dixo el rreligiofo : « ¿ Cómo fue efo? » 205 ^ [Dixo el huefped : « Pofé una vez con un onbre en vna cibdat e cena vamos amos, e fezjéronme vna cama, e fuefe el onbre a yazer con fu muger. Et avia entre nos un feto de cañas, et oy dezjr al ome que dixo afu muger: « Yo quiero eras conbidar una conpaña que yante comjgo. » Et dixo la muger: « ¿ Cómo lo farás, que non ha eneíla 210 cafa cofa que les cunpla, et tú eres un onbre tal que non guardas njn condefas ? » Dixo el marido : « Non te rrepientas por cofi que demos a comer njn defpendamos, que el apañar e el condefarpor aven- tura fazen tal cima como la cima del lobo. » Dixo la muger : « ¿ Cómo fue efo ? » 215 ^ Dixo el marido : « Dizen que falió un valleftero con fu arco e con fus faetas a bufcar venados, et luego acerca falló un venado et t}TÓle et matóle ; et en él leñándolo para fu cafa atravefó un puerco la carrera, et el valleftero tyróle e fyrióle. Et tornófe el puerco al ome, e matóle con fus dientes, e afy fueron ally todos tres muertos. 220 Et en efto pafó por ally un lobo fambriento, e deí'que les vio anfy todos muertos dixo : « Efperanca tengo de fer viciofo. » E dixo : « Afi conviene condefar defto quanto podiere ; que el que non cuyda njn condefa, non es envifo, e yo qujero fazer provifyon deilo que 195. d. al rreligiofo : « Yo departo contigo e tú menoCpreqias mjs fiiblas, e fuenas tus palmas ; pues ; por qué me rrogafte que departiele contigo ?» — 195. ^ierta mente gran plazer oue con tus fablas, mas. 86 CALILA E DIGNA fallé, que me complirá afaz comer la cuerda del arco para 03'. » 225 Eftonce llegó al arco por comer la cuerda, e defque la ovo tajada, defempolgófe el arco, e dióle el otro cabo enla cabeca e matóle. Et yo non te di eñe enxenplo fy non por que fepas que la gran cobdicia del apañar e del condefar faze mala cima. » ^ Dixo la muger: « Pues afy tú lo qujeres, téngolo por bien. En 250 cafatenemos arroz e fmfamo de que dar de yantar a feis o fíete ornes, et yo mañana madrugaré e faré de que coman tus convidados los que quieras. » Et la muger, luego que amaneció, cogió fmfamo, e lo extendió al fol para que fe fecafe, e díxole a un fu efclavo pequeño que tenia : « Cuida de efe fmfamo, et que non fe lo coman los paxa- 235 ros, nin fe acerquen aél los perros. » Et fuefe la muger a otras fazien- das déla cafa. Et mientras el mochacho que eftaua en guarda del fm- famo defcuidófe et vino un perro et meófe en ello. Defi vino la muger et probó el fmfamo, et fallólo amargo, et non quifo guifarlo para comer. Et fuefe al coco et camió aquel finfamo por otro fm mondar, 240 cantidad por cantidad. Et falláuame yo enel coco enla fazon, et oí aun orne que dixo : « l Por que rrazon avrá cña. muger camiado el fin- íanlo ya mondado por el fin mondar ? » Et otrofi te digo yo defte mur que falta enel canaflillo, do qujer que le pongas e que fube en él, e los otros non, que por alguna cofa lo puede fazer. Pues búfcame 245 un acadon, e cavaré enefta fu cueua e qujcá fabré algo defu fazienda. » ^ Et eflonce demandó el rreligiofo un acadon, e tráxole al huefped, et yo eftando en otra cueua ajena, oyéndolo que dezian. E avia enla mj cueua mjll maravedís, et vo non fabiendo quien los pofiera av ; enpero yo meneávalos e] [A 48] canecía con ellos quando quier que 250 me venia emjentes. Afy qu'el huefped cauó la cueua fafta que llegó aellos e facólos, et dixo : « Efte mur non podría faltar do faltaua ív non por que yazían aquí eftos maravedís. Ca el aver es criado para acrefcer enla fuerca e enel fefo ; et tú verás que de oy en adelante non podrá faltar como folia njn avrá fuerca njn memoria más que los otros 255 mures. » Et yo oj- lo que dezia el huefped, et fope que dezia verdat, e defefperé de mj mjfmo, e fentíme muy quebrantado e muv men- guado en mj fuerca. Et quando los maravedís fueron fiícados déla cueua, múdeme aotra cueua, e quando amanefció llegaron fe los mures que me folian feruir, e dixeron me : « Fanbre avenios, e ave- 254. mijoria. LES Q.UATRE AMIS 87 260 mos perdido lo que nos folias dar; e tú eres nucftra efperanca, pues para mj entes en nueílra fazienda. » ^] E fueme al lugar donde folia faltar al canaftillo, e trabájeme de faltar muchas vezes, e non lo podia fazer, Et vi manjfiefla mente que mj eftado era ya mudado, e defpreciaron me los mures, e o^les dezir 265 vnos a otros : « Aterrado es eíle por fienpre, pues quitemos nos del e non efperemos del nada ; ca non cuydamos que pueda fazer lo que folia, mas que averá menefter quien lo goujerne. » E dexaron me, e fueron fe amjs enemjgos, e comencaron a dezir mal de mj e de me abiltar alos que me avian enbidia, e alongáronfe de mj, e non torrna- 270 ron por mj cabeca. Et dixe en mj coracon : Veo que la conpaña e los amjgos e los vafallos non fon fy non conel aver, e non paref^e la nobleza del coracon njn el fefo njn la fuerca fy non conel aver ; ca yo veo qu'el que non ha auer, fy fe entremete de alguna cofa, torrna ala pohredat atraf, afy como el agua que finca enlos rrios déla lluuja del 275 verano, que non va ' al mar njn al rrio que non a ayuda. Et vi qu'el que non ha amjgos non ha parientes, e el que non ha fijos non es memoria del, et el que non ha auer non ha fefo, njn ha efte figlo njn el otro. Ca el orne, quando le acaefce alguna pobredat e mengua, defénchanlo fus amjgos e parten del fus parientes e fus bien querien- 280 tes, e defprécianlo, e con cuyta ha de bufcar vida, trabajándofe para averia para {<¡ e para fu con paña, e de bufcar fu vito a peligro [A 48 v.] de fu cuerpo e de fu alma, pues qu'él ha de perder eñe figlo e el otro. ^ Non es njnguna cofa más fuerte que la pobredat ; que el árbol 285 que naf^e enel aguacal, que es comido de todas partes, [en] mejor eftado eftá que el pobre que ha menefter lo ageno. Et la pobredat es comjenco e rrayz de toda tribulación, e faze al orne fer muy menudo e muy efcafo, e fázele perder el fefo e el buen enfeñamjento, e han enél los ornes fofpecha(n), e tuelle la vergüenca, e es fuma de todas 290 tribulaciones. Et aquel a que acaefce pobredat non puede eftar que non pierda la vergüenca ; et quien ha perdida la vergüenza (et) pierde la nobleza de coracon ; et quien pierde la nobleza es techo muy vil ; 265. pues¿ qué tenemos nos enél? e. — 267. Et quitáronfe demy e defecháronme, e f . — 281. h. diavito. — 287. m. menofpreijiado e mendigo e e. — 288. e el enten- dimiento, e es manera de fofpecha. I. vea. 88 CALILA E DIGNA et quien es fecho vil rrefcibe tuerto ; e quien rrefcibe tuerto e daño ha grand pefar ; e quien ha peíar enloquece e pierde la memoria e el 295 entendimjento ; et al que efto acaefce, todo quanto dize es contra H, e non ha pro de ty. ^ Et veo qu'el oiiie, quando enpobrece, rofpécha(n)lo el que fiaua por él, et cuyda mal del como cuydaua bien, et fy otro alguno ha cul- pa apénenla aél. E non ha cofa que bien efté al ' rrico que mal non 500 efté al pobre ; ca fy fuere efíorcado dirán que es loco, e fy fuere fran- co dirán que es gaftador, e fy fuere mefurado dirán que es de flaco coracon, et fy fuere fofegado dirán que es torpe, et fy fuere fabla- dor dirán que es parlero. Pues la muerte es mejor al orne que la pobreza, que faze al orne pedir con cuyta, quanto más alos viles 305 efcafos ; ca el onie de grand guyfa, fy le fiziefen meter la mano enla boca déla ferpiente e facar ende el tofigo e tragarlo, por más ligera cofa lo ternja que pedir al efcafo. Et dizen qu'el que padefce grant enfermedat en fu cuerpo, tal que nunca la perdiefe, o que perdiefe fus amjgos e fus bien querientes, o que fuefe en agena tierra do 310 non fupiefe cafa njn aluerge, njn oujefe efperanca de fe torrnar, mejor le feria todo efto que pedir alos viles ; que la vida les es muerte, e la muerte les es folgura. Et alas vezes non quiere el orne pedir feyéndole mucho menefter, e fázel' efto furtar e rrobar, que es peor que pedir; ca dizen que más vale callar que dezir mentira, et 315 mejor es la torpedad déla lazeria que la vnfamia, et mejor es la pobre- dat que pedir averes ágenos. ^ Et yo vi qu'el huefped, quando facó los maravedís de mj cueua, que los [A 49] partió conel rreligiofo. E vi que pufo fu parte dellos en vna bofa a fu cabecera, e oue cobdicia de aver algunos dellos por 320 que cobrafe mj fuerca, e por que fe torrnafen amj mjs amjgos. Etueme, feyendo el adormjdo, fafta que llegue acerca del ; e defpertó amj rroy- do, Et tenja cerca de f^' vna vara, e firióme conella enla cabeca muy mal ; e rraftréme fafta que entré enla cueua. Et delpues que fe me fue amanfando el dolor que auja, contendieron comjgo la golofia e la cob- 297. f. del, et afy que non es njnguna manera que lea por alabamjento del rrico que non fea pordenuefto del pobre. — 505. ele ; que él quando ha de pedir de bien, ñ le fezicfe yo meter. — 314. p. q. la pobredat en que eftá. — 515. p. e lazeria que pedjr alos viles. — 320. amj aquellos que folian fer ni. a. I. el. LES Q.UATRE AMIS 89 325 dicia, e vencieron me de mj fefo. Et llegúeme con otra tal cobdicia coiiio la primera, fafta que fue cerca, e en veyéndome dióme otro tal golpe de cabo enla cabeca, que me cubrió de fangre. Et fueme a tun- bos, e rraftréme fafta que fue enla cueua, e ca^'me amortecido fyn fefo e fyn rrecabdo. 530 ^ E ove tamaño mjedo que me fizo aborrefcer el aver, afy que quando ofa nonbrar aver, avia grant pauor e grand efpanto. Defy penfé e fallé que las tribulaciones defle mundo non las han los ornes fy non por golofia e por cobdicia, e fienpre eftán por ellas en tribula- ción e en lazeria. Et vi que avia entre la efcafeca e la franqueza grand 355 diuerfidad, et vi que más ligera cofa es meterfe orne alas grandes aven- turas que al grand peligro, e a grand ocafion, e a luengas carreras, en buícar el algo defte mundo, que parar fu mano a pedir. Et vi que non ha mejor cofa enefte mundo que tenerfe orne por abañado conlo que ha. Et o5' alos fabios dezir que non es njnguna obra tan buena como 340 afmar, njn ningund temor de Dios tal corrió rretenerfe de mal fazer, njn njngund linaje como buenas coftunbres, njn njnguna rriqueza como tenerfe por abaftado conlo que Dios le da. E dizen que la cofa que oiiie con mayor derecho deue fofrir es aquella que por njnguna gujfa non puede mudar. 345 ^ E dizen que la obra más fanta es piedad, et rrayz del amor es la fianca, et el más prouechofo entendimjento es faber lo que fue e lo que ha de fer, e dexarfe orne de grado délas cofas que non averá por njnguna gujga. Afy que torrné mj fazienda a tener[me] por pagado e por abaftado délo que avia, e múdeme déla cafa del rreligiofo al can- 350 po; e avia vna paloma por amjga, e por el amor fuyo me fue echado eíte cuerno, e fizo me faber de corno eftaua de venjda para aqui, e oue fabor déte venjr ver conél. Et non quife venjr folo, ca non es njn- gunt alegría enefte [A 49 v.] mu[n]do que enpareje conla conpañja délos amjgos, njn es njnguna trifteza defte mundo que enpareje con 355 perder los. Et proué e fope que njnguno non deue querer defte figlo njn bufcar más de quanto le cunpla, con que perda pobredat, et que 325. V. e facáronme de fefo. — 327. fuy lo mejor que pude fafta queme entré en. — 328. f. f. conel gran dolor que ove. ^330. E dcfque torr.é enmy acuerdo ove. — 334. entre la flaqueza e la efcafedad gran dyferencia — 337. vi que el que fe tiene por pagado e por ahondado conlo que oviere, que eñas dos fon toda la largueza. Et oy. — 339. b. c. el temor de Dios e rret. — 351. f. el gran amor que te tenja e como fe quería venir para ty. 90 CALILA E DIGXA non íea mal traydo. Et fy avn oriie diefcn todo eíle figlo con quanto enél ha, non le faria pro fmon lo poco, tanto que non ouiefe mene- fter lo ageno, que todo lo ál en fus lugares fe queda, e non ha dello 360 fy non la vifta del ojo, afy como otro orne qual quier. Et vine conel cuerno conefte acuerdo, et yo fer tehé amjgo e conpañero, et tú otrofy quiero que en tal lugar me tengas. » ^ Et pues que ovo acabado el mur lo que dezia, rrefpondió el galápago mu}' blanda mente e a fabor, e díxole : « Ya oj' lo que 365 dexifte muy bien, enpero véote eftar afv como trifte, e rremjénbrafte de cofas que tienes enel coracon ; e por que aqui eres con nufco en ageno lugar non feas de tal acuerdo, e déxate ende, e fepas que el buen dezir non fe acaba fi non conlas buenas obras. Ca el enfermo que fabe fu melezina quál es, fy non fe melezina conella, non fe 370 aprouecha de otra njnguna njn fíente folgura njn aliujamjento ; onde ha meneíler que vfes de tu entendimjento e de tu faber. Et non avas pefar por que ayas poco aver ; ca el orne de noble coracon alas vezes honrran lo los ornes fyn aver, afy como el león, que es temjdo maguer domado fea ; e el rrico que non es de noble coracon, non le 375 tiene pro fu aver, afv como el can que es menofpreciado délos ornes, maguer que traya collar e fonajas. ^ Et pues non ' tengas por grand cofa en tu coracon fer en agena tierra, ca el orne entendido non es eftraño en njngund logar, fe vendo biuo de grand coracon, afy como el león, que non va a njngund logar 380 que fu fuerca non lleue configo con la qual biue do quier que vaya, e amonefta a fu alma a bien, por que fea digna e merefciente de bien. Et fepas que quando efto fizieres venjr tehá el bien bufcar de todas partes, afy como bufca el agua el lugar más baxo déla tierra. Et el orne bien envifo nunca puede mal caer en njngunt logar que fea, e non cae 585 mal fy non el orne malo perezofo, como la muger mala que non fe paga conel viejo por marido. E non [A 50] ayas pefar por dezir : Era 559. f. lugar entra, c non ha ende más que los otros, fueras el plazer que ha en dar. — 365. d. e as dicho m. b. — 366. creo que lo fazes porque eres con n. e. a. 1.; et rruégote que n. f. — 369. f. quál es la medezina con que ha de lanar, e n. f. m. c. non le tiene pro fu faber. Et tú non a. — 378. f. bueno e de. — 579. león, que nunca fe mueue de fu fuerca con la qual. — 381. e amonerta tu a. — 385. t. E fola mente la bondad es dada al agudo e al envifo. Nin ayas. I. que. LES aUATRE AMIS 9 1 feñor de grand algo e non he nada ; ca el aver et todo el algo defte figlo todo ha de fenefcer. Et el aver ayna viene e ayna fe va, afy como la pella que fe alca muy ayna, e defciende más ayna. 390 ^ E dizen los fibios que algunas cofas fon que non han fermedat njn turan ; la vna es fonbra délas nuues, e otra es amjítad délos malos, e otra es la fama mjntrofa, e la otra es grand aver; et non deue el orne entendido alegrar fe por grand aver, njn aver pefar por lo poco ; mas el fu aver con que fe deue alegrar es fu entendimjento. Et non deue defcuy- 395 darfe del otro figlo, ede fazer por que aya bien de Dios ; ca la muerte non viene fy non a fo ora e fyn íolpecha, que non ha plazo fabido. Et tú puedes [bien efcuftr mjo caftigo, e fibes bien que es tu pro; enpero ten- go por bien de te dezir lo que te deuo, e de te ayudar alas buenas obras, e tú eres buen amjgo e hermano, e todo quanto tenemos, tan 400 bien como para nos [es a tu mandar].» ^ Quando el cuerno oyó efto que dezia el galápago, e como rref- pondió al mur tan bien e tan fabrofa mente, plógole, et alegrófe por ende, et díxole : « Alégrate, que fecho me as grand bien, et fyenpre lo feziíle afv. Et otrofy te deues alegrar con amor de tal mur tan 405 fefudo e tan franco e tan bueno ; ca los ornes que más fabrofa vida e más alegría han fon los que nunca fe quitan de fus buenos amjgos. Ca el orne de buena parte, fy tronpieca, non fe leuanta fy non conlos ornes de buena parte, afy como [elj elefante que fy cae enel lodo non lo facan fy non los elefantes. Et el orne entendido fyenpre es conof- 410 cido fu buen fazer, e maguer que mucho fea, o maguer que fe meta a grand peligro, e non le es tenjdo efto por aleue, mas fepa[sj que [el que] ame más lo que ha de durar que lo que ha de fenefcer, (e) que ha conprado lo más por lo menos, e fe alegra conello(s) ; e non es contado por rrico quien de fu aver non faze parte ; onde non es con- 415 tada perdida la que ganancia trae, njn es contada por ganancia la que perdida trae. » E díxole muchas cofas e muchas buenas rrazones e fazañas, por afirmar fu amor conel mur. ^ Et eftando afy fablando el cuerno, afomó contra ellos vn gamo 393. n. defefperarfe conel p. — 394. es aver buen entendimjento. Et non deuedes olujdar el otro l'yglo e faga mucho porle aver, que la muerte viene adefora e non ha entre ella e el orne plazo. — 398. dezir lo que buen amjgo deue dezjr, e. — 403. « Alegrado meas. — 404. alegrar por lo que te conté ; que los ornes defte mundo que más deuen aver fiabrofa vida e gran alegría e buena fama fon aquellos que nunca. — 408. non fe puede levantar fyn ayuda de otros elefantes. 92 CALILA E DIGNA andando, e efpantáronfe del ; e faltó el galápago enel agua, e metiófe 420 el mur enla cueua, e bolo el cueruo e pofó enel [A 50 v.] árbol. E llegó el gamo al agua e beujó della. Defy aleó la cabeca muy efpan- tado, e bolo el cueruo por el ayre por catar fy veria a alguno que buf- cafe al gamo, e non lo vido. E llamó al galápago e al mur que falie- fen, e díxoles : « Non ay cofa que pefar nos faga, e non temades. » 425 E falieron e ayuntáronfe. Dixo el galápago al gamo, quando lo vido catar al agua e non fe allegaua aella : « Beue, fy as fed, e non temas, que non ay por qué. » E llegófe el gamo aél e faluáronfe, e díxole : « ¿ Dónde vienes ? » Dixo el gamo : « Eftaua eneñe canpo, e figuje- ron me los balleneros de vn lugar en otro, e vi oy vn viejo, e ove 430 mjedo cuydando que fuefe venador, e vine fuyendo mucho efpanta- do. » E dixo el galápago : « Non temas, que non vjmos nunca enefta parte venador ; pues fey conufco e dar tehemos nueftro amor, et aqui es el paño cerca de nos. » Et el gamo ovo fabor de fu conpa- ñja, e eílouo conellos. 45 > d -^^ '^^i'^ ^'^^ parral do fe acogían e fe ayuntauan, e fe folazauan e denuciauan fus cofas. De fy ayuntáronfe vn dia el cueruo e el galápa- go e el mur fo el parral, e tardó el gamo. E ellos atendieron lo vna ora, e non vino. Et oujeron grand cuydado de fu tardanca, e oujeron temor que le acaefciera alguna cofa. Et dixieron el galápago e el mur 440 al cueruo : « Buela e cata aqui aderredor de nos. » Et el cueruo bolo a todas partes, et vio al gamo yazer en vnos lazos, e defcendió luego, e llegó fe aél, e díxole : « Amjgo, ¿ quién te echó eneílas fogas e enefla tribulación, feyendo tú tan fabidor e tan ligero? » Et dixo : « ¿ Qué pro ha orne en fer ligero conlas aventuras encubiertas que 443 non fon viflas ? » ^ Et en departiendo afomaron el galápago e el mur. Dixo el gamo: 421. c. el cueruo, que era lu amjgo el gamo, e bolo veria alguna cofa que veniefe en rraftro del gamo, — 427. d. el galápago. — 428. E. paciendo en un c. — 429. arqueros. — 453. e avrás aqui buena morada, que es lugar muy viciólo. >> E el gamo plúgole dello, et eftovieron ally algunos dias. — 455. aruol donde le ayuntauan afus confejos, c donde avian fus plazeres en uno ala fonbra del aruol. — 437. fo el aruol como folian, et el gamo que era vdo a pacer non venja ala ora que folia. Marauilláuanfe mucho dcllo, et eftoujeron afy una ora efperando. Et de que vieron que non venja ovieron muy gran temor o cuydado porque fe tardaua, et. — 440. « Vuela por el avre, e vcr.ás fy vieres al gamo. » Et el cueruo andudo bolando e myrando auna parte e aotra, et vio al gamo eftar prefo en. — 445. e tan delibre. — 446. Et citando ellos afy departiendo, llegaron el mur e el g. LES Q.UATRE AMtS 93 « Non fezifte bien en venir amos acá, que el venador, fi allegare, et ovicre el mur acabado de tajar los lazos, efcaparia yo e fuyria el mur a muchas cueuas que eftán por aqui, e el cueruo bolaria, e tú, que eres 450 coía pelada, (e) non te ayudarias de nada, e nos avriamos duelo de ty. » Dixo el galápago : « Non es contado por entendido njn por biuo quien ala ora que fe parten del fus amjgos non fe puede ayudar de confolacion. E vna délas cofas que ayudan al orne a confolarfe de fus cuydados e afofegar fu coracon ala ora que le acaefcen las tribulacio- 45) nes [A 51] {f es verfe con íu amjgo, e apurar cada vno dellos al otro fu voluntad, e acorrerfe enlas cuytas. E quando el amjgo fe parte del otro pierde fu alegría, e pierde la lunbre de fus ojos. » E ante que acahafe el galápago de dezir fu rrazon, afomó el venador ; e enefto avia el mur tajado la rred al gamo, et eftorció el gamo délos lazos, e bolo 460 el cueruo, e metiófe el mur enla cueua. E defque llegó el venador e (los) vido cortados los lazos, maraujllófe, e non vido fy non el gala- pago, et tomólo, et atólo e leuólo. ^ E ayuntáronfe el cueruo e el mur e el gamo, e vieron leuar al galápago, e oujeron por ende grand pefar. Et dixo el mur : « Defque 465 avemos pafado vna tribulación, luego caemos en otra ; e cómo dixo verdad el que dixo que mjentra eftá el orne aventurado viéne[n]le las cofas a fu gujfa; e defque comjenca a caer, toda via va de mal a peor. E la mj ventura que departió entre mj e entre ni] conpañja e mjs fijos e mj aver e mj lugar, non fe terrnja por pagado fafta que partiefe 470 entre mj e entre la conpaña del galápago en que yo beuja, cuyo amor non era por gualardon njn por merefcimjento, mas por fu nobleza de coracon e lealtad e buen entendimjento. Et peor me es agora la per- 448. e. yo por pies, et el mur meterfeya en alguna cueua. — 450. a. de cofa, et avriamos poca ganancia enello que fyncaríamos amanzellados por ty. — 451. por bueno el que fe parte de lus amigos ala ora déla trybulacion. E quando el amjgo non le puede ayudar con fu fuerca, que le ayude e le conluele confu palabra e confejo ; que los buenos amjgos alos tales tienpos e cuytas qujeren tener lus buenos amjgos a par defy. Que v. — 459. mur avia acabado de rroer los lazos, et el gamo fuyó luego. — 460. cuervo bolo et pofófobre un árbol.— 461. m. mucho, e comencó a mirar enderredor en. — 463. et como vieron que el venador leuaua al galkpago. — 464. « Sienpre vy que al ome que le acaege alguna trybulacion, que luego le viene otra ; et bien dixo ver- dat el que dixo que el que una vez eftropie^a que nunca fará faluo eftropecar aunque vaya por camjno llano. — 470. yo me tenja por abondado, cuyo. — 472. ent. cuyo amor era mayor que non avia el padre conel fijo. Et tal amor nonle puede departyr faluo la muerte. Et eñe cuerpo que es fiempre alas trybulagiones que ficnpre eñá en 94 CALILA E DIGNA dida del galápago que quantas perdidas me vjnjeron, ca lo tenja en lugar de padre ; que era muy fefudo e muy leal e muy verdadero, e 475 nunca lo cuydé perder faíla la muerte. E agora veo que eíle cuerpo lazrado eneñe mundo non puede durar en bien njnguno, afy como non dura al acendente délas eftrellas fu afengion, njn al defcendente fu defcencion, mas fienpre fe mudan el acendente en defcendente, e el defcendente en acendente, e el oriente en ocafu, e el que es en ocafu 480 en oriente. Et eíle dolor me faze menbrar todos mjs dolores, afi corno la llaga [A 5 1 v.] que fobre fana e le acaefce ferida que fele ayuntan dof dolores, vn dolor déla ferida e otro déla llaga que fe rrefrefca. » ^ Dixieron el cuerno e el gamo al mur : « Nueftro dolor e el tuyo vno es, e maguer mucho fe diga non le tiene pro al galápago ; dexa 485 efto e bufca algund arte con que falgamos defto en que fomos ; ca dizen que los efforcados non fe prueuan fy non quando lidian, njn los fieles fi non en dar e en tomar, njn los fijos e la famjliafy non quando la pobredat, njn los amjgos fy non quando las cuytas. » Dixo el mur al gamo : « Veo por bien que vayas e eftés enel camjno por do ha 490 de pafar el venador, e que te eches afy como que eftás llagado e muerto ; et verrná el cuerno e pofará fobre ty, e fará como que come de ty ; et yo yré figujendo al cacador tanto que fea cerca del, ca fio por Dios que fi te él viere, que dexará la ballena e la rred e el gala- movjnijentos e en angortura, alV que ningún plazer non le dura njn le finca conél. Et efte d.... d. e anguftias pafadsa. — 481. lana, e defpues ay mayor dolor enella que quando era frefca. — 484. mag. que fea verdat quanto as dicho, non. — 485. íal. defte dolor e defte peligro en que eftamos ; que dizen que el orne valiente non le prueua faluo enla lit. — 487. t., njn los buenos amjgos faluo cnla pobredat e enlos grandes peligros. » — 489. vavas tú, gamo, fafta que feas en medio déla carrera por donde el venador va, — 490. eftás ferido ; et vaya el cueruo e afiéntefe fobre ty, como que quieres comer enlas feridas, et yo feguirolhé et fio. — 495. viere que pornd las rredes e el galápago en tierra, e tomará el arco para feryr al gamo. Et quando le ,vierdes que es cerca de vos otros, leuántefe el gamo, e aléxefe un poco del e tórnefe a echar como de prymero. Et fazed enefta gujfa fafta que el vena- dor fe alexe bien donde pofiere el galápago e alas rredes, et yo llegaré adonde eftará el galápago e trabajaré por le lybrar dende e yrnoshemos fuyendo en tal manera que eñori^amos defte peligro, et fio por Dios que ello fe acabará en efta manera, e fcremos todos falvos e alegres dcftc dolor en que eftamos. » Et el gamo e el cuervo fczicron í'egun que mandó el mur, et el venador figujó al gamo, penfando que era ferido, e por lo matar et dexó las rredes e el galápago ; e llegó el mur e defboluió e tajó las rredes e libró al galápago de aquella trybulavion. Et fucronfe amos ados muy a\'na ; et defpues vio el venador que non podía feryr al gamo njn le tomar, porque fele alexaua luego e era ya muy alongado de donde LES dUATRE AMIS 95 pago, e yrá aty por te tomar. Et quando fuere cerca de ty, comenca- 49) ras a fuyr poco a poco, de gujfa que non fe deffuzie de t}^; e velo atendiendo. Et yo punaré de cortar la rred, e fio por Dios que ante que él torrne avré yo cortado las cuerdas al galápago, e yrmehé conél, e que tornaremos a nueílro lugar. » ^ E fizo el gamo afy como dixo el mur, e figuiólo el venador 500 grant pieca, e el mur tajaua en tanto los lazos del galápago. Et defque el venador non pudo aver al gamo, deffuziófe del e tornófe, aujendo ya el mur las cuerdas tajadas e el galápago ydo. Quando efto vio el vena- dor, e vido fus cuerdas tajadas, e penfó enel fecho del gamo que fele moftrara, e del cuerno que fe pofó fobre él, e como que comja del, e 505 como le tajaran en antes fus cuerdas en que yazia el gamo, efpauoref- ciófe e dixo : « Efta tierra es de fechizeros [A 52] o de dimonjos. » E echó todo lo que traya e tornófe efpantado, que non bolujó cabeca fl' njnguna cofa. E ayuntáronfe el cuerno e el gamo e el galápago e el mur en fu parral, fainos e feguros. 510 ^ Dixo el rrey al filofofo : « El arte délas más flacas beflias llegó a tanto enfe ayudar vnos a otros, en fer leales e pacientes. E como eftorcieron los vnos por los otros de grand tribulación, quanto más lo deuen fazer los ornes en ayudarfe los vnos alos otros, e eftorcerán délas ocafiones e tribulaciones que enel mundo fon e acaefcen. » avia dexado fus rredes, tornófe muy trifte. E quando llegó alas rredes e las vio todas rroidas e defbaratadas, e non vio al galápago, ouo ende grant pefar, et maraujllófe mucho qué cofa podia fer aquello, e penfó enfu coraron de cómo el gamo fele moftrara ferido, el cómo el cuerno queria comer del. Et maravillófe de tal cofa como aquella, et dixo « Efta tierra creo que es de demonjos e de enemjgos de Dios. » E finófe e fantiguófe muchas vezes e non boluió cabeca atrás por mjedo grande que avia, et fuefe luego fuvendo. Et defpues ayuntáronfe el mur e el c... e fuéronfe todos muy alegres e pagados afu lugar, donde folian aver fus plazeres. — 512. q. m. f}' los buenos amigos fe ayudafen unos aotros llegarían a muy grandes fechos et podrían eftor^er de muv grandes trybulaijiones. » CAPITULO VI Les hiboiix et les corbeaux. ^ Dixo el rrey al filofofo : « Ya entendí eñe enxenplo. Dame agora enxenplo del orne que fe engaña enel enemigo que le mueftra lealtad e amor. » Dixo el filosofo al rrey : « El orne que es engañado por fu enemjgo, maguer que le mueftre grand omjldat e grand amor 5 e grand lealtad, fi fe fegura enél, contefcer lea lo que contefció alos buhos e alos cueruos. » Dixo el rrey : « E ¿ cómo fue efo ? » ^ E dixo el filofofo : « Dizen que en vn monte avia vn árbol muy alto e muy gruefo, e era muy efpefo, lo más que pudiefe, de rramos e de fojas. Et auja enél njdos de mjll cueruos, et avian vn rrey lo defí mjfmos. E avian en aquel monte muchos njdos de buhos, et avian otrofy vn rrey defj'. E falió el rrey délos buhos vna noche por la enemjítad que entre los cueruos et los buhos [avia], e corriólos atanto que mató dellos, e llagó muchos dellos. E defpues que amanefció [A 52 V.] a3'^untáronfe los cueruos, e díxoles el rrey: « Ya vedes qué 15 avenios pafado e fofrido délos buhos, e quántos amanefcieron de nos muertos, e otros alas quebrantadas, e otros mefados. E lo peor que nos acaefció dellos es que fon atreujdos ya anos, e fabcn nueflro lugar; onde es menefler que vos acordedes e que paredes bien mj entes en nueftra fazienda. » Délos cueruos et délos buos, et es enxemplo del enemjgo que mueftra umjldat e gran amor a fu enemjgo, e fe fomete fafta que fe apodera del e defpues le mata. I . enxenplo que es délos puros amjgos et como fe ayudan unos a otros quando fe aman bien e verdadera mente ; pues dame. — 2. m. umjldat. — 6. buhos por obra de un cuerno artero. — 7. arvol muy grande, donde de noche fe avuntavan a alber- gar muchos cuervos, et tenjan fu rrev. Et cerca dende avia una cueua muy grande donde albergaua el rre\- délos buhos con muchos dellos. Et por la gran enemjftad antvgua que es entre los cueruos e los buos, falió una noche el rrey délos buhos confu conpaña e fue adar fobre los cueruos enel árbol donde eftauan afofegados fyn mjedo algún. Et ferieron e mataron tantos dellos et fuéronfe enfu faluo. Et defque amaneció ayuntófe el rrey délos cueruos con aquellos que le avian quedado, e díxoles : « Ya viftes el eftrago que han fecho en nofotros los buhos, et quantos han muertos e feridos de nofotros. E aun lo peor. — 18. menefler que nos acordemos e entremos en nueftra fazienda. LES HIBOUX ET LES CORBEAUX 97 20 C[ Et auia eneflos cueruos cinco dellos aque todos los otros cuer- nos conofcian mejoría en confejo, e por quien fe guiauan, e con quien fe acorrian en fus curtas, e con quien el rrey fe confejaua, e por cuyo confejo fazian lo que aujan de fazer. Dixo el rrey al primero délos cinco : « ¿ Qué tienes por bien enefto ? » Dixo el cueruo : « El 25 confejo que amj parefce, muchas vezes fe adelantaron aél los fefudos que fueron ante que nos, que es que al enemjgo con que orne non puede, non ay otro confejo fy non fuyr del. » Defi dixo el rrey al fegundo : « ¿ Qué vees tú ? » Dixo : « Lo que eñe confeja non lo tengo yo por fefo, que hermemos nueítros lugares, e que nos fometa- 50 mos a nueftros enemjgos por la primera mal andancia ; mas acorde- mos nos e aparejemos nos contra nueftros enemjgos, e pongamos nueftras atalayas e nueftras guardas entre nos e ellos, e guardemos nos de foberuja otra vez. E fi vinjeren contra nos lidiemos, afy que mataremos dellos algunos. » 5 5 ^ Deíi dixo el rrey al tercero : « E tú ¿ qué es tu confejo ? » Dixo : « Non tengo por fefo lo que eftos amos dixieron, mas tengo por bien de aguciar nueftros atalayas e nueftras efcuchas entre nos e nueftros enemjgos, e veamos fi rrefcebirán de nos paz o parias, que les demos alguna cofa, e ferá bien, e afi perderemos mjedo dellos, e 40 feremos feguros en nueftros lugares. Et vno délos buenos confejos que es para los rreyes es que fy fu enemjgo es más fuerte, e fe temjere de rrefcebir daño e perder íus pueblos, que faga dellos averes efcudos para los pueblos e para las tierras. » ^ Et defpues que acabó el tercero fu rrazon, dixo el rrey al quarto : 4) « E tú, ¿ qué tienes por bien deíla paz que efte dize ? « Dixo : « Más tengo por bien de dexar nueftros logares e fofrir eftremjdad e vida 20. Et entre todos los cueruos avia cinco que eran de muv buen fefo, e eran confejeros del rrey, et el rrey non fazia cofa fyn fus confejos, e eran de muy buenos entendj- mjentos, et enlas oras que les acaecía algunas trybulagiones focorriafeel rrey a ellos eafus confejos Et dixo. — 24. « Efte es el confejo que fezieron los que fueron ante denos ; que. — 28. « Tú, ¿ qué tienes por bien defte ? » — 30. and., masgujfémonos et guardémo- nos dellos e pongamos tales guardias e tales atalayas que non nos tomen otra vez afy de fobrevienta. Et fy venjeren que eftemos aper^ebidos en tal manera que pelee- mos conellos e mataremos algunos dellos. — 36. « Tú¿ qué tienes por bien ? » Dixo : « Yo non tengo por bien cofa que eflos ay^li dicho, — 58. enemjgos, et en efte tienpo enbiarles acometer parias porque nos den paz o tregua, et eftemos en nueftro lugar faluos et fyn mjedo ; ca uno. — 42. daño enfu tierra que acometa tregua o paz en qual quyer manera que pueda. Fábulas Calila r Digna. 7 ^8 CALILA E DIGNA lazrada, ca nos es mejor que non abiltar nueftro linaje e fometernos al enemjgo de quien fomos más nobles. E aun fé yo bien que maguer que gelo demos [A 53]tráremos, non nos lo rrefcebirán, fy non con 50 grandes pofturas. Et dizen : date atu enemjgo algund poco, e averás del lo que quiíieres ; e non tele des todo, ca fe atreuerá contra ty e fometer feleán tus mefnadas. Et efto es afy como la viga que eftá parada enel fol, e fy la yrguieren vn poco, acrefcerá fu fonbra, e fy más de fu derecho la enclinares, menguará fu fonbra. E nueftro 55 enemjgo non fe terrná por contento de nos con menor enclijnam- jento ; onde el confejo es efquiuar efto e fofrir. » 4[ Dixo el rrey al quinto : « E tú, ¿ qué tienes por bien, la paz o la lid, o fuyr o ál ? » Dixo : « Digo vos que non es en gujfa de lidiar con aquel que non fe femeja en fuerca e en valentía, ca el que fe 60 atreue contra fu enemjgo tenjéndolo por flaco engáñafe ', e quien fe engaña apodera aotri enf5^ Et yo temo mucho los buhos, e ante que ellos vinjefen anos, toda via los temja ; ca el orne entendido non fe fegura en fu enemjgo, maguer que poco poder aya, e maguer que fea folo non fe fegure en fu arte. E los más delibres ornes fon aquellos que 65 non quieren fazer fu fazienda por lid, mjentra que otra carrera fallan ; ca la defpenfi que fe faze enla lid es délas almas, e enlas otras cofas ef la defpenfa délos averes. Onde lidiar conlos buhos, non querades fazerlo, que quien lidia conel elefante e non ha fuerca, él trae la muerte af^ mefmo. » 70 HJ Dixo el rrey : « Pues ¿ qué tienes por bien ? » Dixo ' : « Que te confejes, que el rrey que fe aconfeja vence, que en confejándofe conlos 48. fé yo bien que aunque les cometiélemos todo efto, que non nos lo rrel'gebyrian faluo a grant defhonra e mengua nueftra ; que dize un labio : date atu enemjgo e avrás del algo de lo que quifieres, pero non te des tanto aél, que non te tenga en nada. E efto femeja ala viga que eftá delante el fol, que fy la leuantares un poco crege fu fonbra, et fv la leuantares más defu derecho menguará. — 58. que non deue orne lidiar con fu enemygo fy non entiende que es tan valiente en tuerca e en ofadia como él, que el q. — 61. b. maguer que ellos non quieran lidiar con nos, e temialos fienpre aun ante que nos afaltafen ; que el ome. — 64. alegura njn le afo- fiega enfu corte. — 66. que las cofas que fe fazen con lyt fon agran peligro del cuerpo e délos averes ; afv que lidiar conlos buhos non lo tengo afeíb, que el que 1. c. e. et non es femejante aél en fueri^a trae la muerte configo. » — 71. conleja. con el grande confejo veuí^e, 1. cngañofo. 2. diüO. LES HIBOUX ET LES CORBEAUX 99 entendidos e con los leales de fu caía, más que otro rrey con fus mefnadas e con fu grand poder. Et el rrey envifo acrefce fu confejo en confejándofe con fu conpaña, afy como acrefce el agua déla mar 75 conlos rrios que caen enella. Et los rreyes non deuen cefar de fazer fu fazienda e fazienda de fus enemjgos, e parar e moftrar las cofas a fu coracon, e pafar e atreuerfe alas cofas o foyrlas fegund fu coraron moftrare, [e] confejarfe con fus vafallos leales, o con aquellos en que fia[n]. E tú, feñor, porla bondad e la nobleza que te Dios dio, eres 8o el rrey que de mejor confejo fea, e el que mejor mantiene fus pue- blos; e tú mandártenos confejo en coñi [A 53 v.] atal que non pode- mos eftar que te non rrefpondamos. Et yo rrefpondertehc alguna cofa dello en poridat, e lo que me non aborrece diré confejera mente ; que afy como non tengo por bien la lid, otrofy non tengo por bien 85 fometer nos e dañarfe et [fer] fofeydo del %lo, ca el entendido por mejor tiene la muerte, muriendo honrrado e guardando fu derecho, que la vida e biujendo fometido e fofeydo. ^ E tengo por bien que non lo pongas en trafpafo, [que el traf- paío] es rrayz déla pereza. E lo que quiero que fe poridat, téngolo en 90 poridat ; ca dizen que los rreyes non vencen fy non feyendo envifos, e fer envifo es celar las poridades. E la poridad non es defcubierta fy non por cinco perfonas ; por el feñor, o por los que le confejan, o por los mandaderos, o por los que la oyen, o por los que veen qué fe fará porende. E quien encubre fu poridat (e) [logrará] por la celar 9) vna de dof cofas, o vencer lo que quiere, o eftorcer del daño della fy non rrecabdare lo que le es menefter. Et el orne a quien acaefce alguna tribulación non fe puede efquiuar de fe aconfejar conel leal orne ; que el orne entendido, maguer que fea de buen fefo e de buen confejo e de buen acuerdo, acrefce fu entendimjento e fu confejo 100 confejándofe, afy corno acrefce el fuego enla luz e conla grofura e 73. a. fu gran poder en conrejándofe con .''us confejeros, afy como crecen los rrios coo la gran lluvia. Et los entendidos rreyes deuen niyrar fus cofas muy bien e con grandes confejos, en efpecial en fecho de guerra. E tú. — 79. b. de Dios. — 81. con. e es rrazon de telo dar el mejor que nofotros entendamos ; et yo rrefpon- dertehé en poridat lo mejor que fe me entienda, que afy. — 85. f. anuertros hene- mjgos, — 89. Et quiero, feñor, que lo que vos dixere que fea en poridat ; que d. — 90. e. délas cofas que pertenecen a envifdat es tener la pbridiu. E 1. p. — 94. poridat podria conello vencer e eftorger de gran daño, et rrecabdar lo que oviere menefter. — 98. o. cuytado. loo CALILA E DIGN'A conel olio. Et el orne que fe quiere confejar deue concordar con aquel que fe confeja enel buen acuerdo, e déuelo contraftar por el malo, con manfedunbre e con falago, e deue vfar fu acuerdo enlas cofas dubdofas fafta que fele enderecen las cofas. lO) ^ Et deue el orne a aquel que le demanda confejo, que gelo dé, el mejor que pudiere e fopiere, e que lo defengañe de fu fazienda, e ÍY viere que la trae mala, que gela defuje ; et fy viere que yerra en alguna cofa, que lo defuje e que le mueftre fu yerro, e que non le confeje fafta que lo cate bien e que lo afme bien. Et quando non no fuere tal el confejador, es enemjgo de aquel que le demanda confejo e defí mifmo. Et fy aquel confejero tal non fuere contra el que fe aconfeja conél, es tal como el orne que conjura al diablo por [A 54] meterlo en alguno, et fy bien non le fabe conjurar, entra el diablo enél mifmo. Et quando el rrey toujere bien fus poridades, e fe con- 115 fejare con fus priuados leales, e fuere temjdo de fus pueblos, e muy caro en non faber njnguno fu coracon, e que gualardone bien al que le fiziere ferujcio, e que efcarmjente al que fiziere mal, e que fea mefurado en fu dcfpenfi, con eftas cofas le puede durar la merced que Dios le fizo. 120 CL Et las poridades, feñor rrey, fon e av de dof grados : av poridat que la deuen fiber muchos, e ay poridat que la non deuen faber fy non dof ornes. Et tengo por bien que non fepan efta poridat tan ajta íy non quatro orejas e dof lenguas. » E el rrey apartófe conél e demandó le confejo, e preguntóle primera mente por qué fue la 125 enemjftad entre los cueruos e los buhos. Dixo el cueruo : « Señor, fabed que la enemjftad entre los cueruos e los buhos fue por vna palabra que dixo vn cueruo. » Dixo el rre}' : « E ¿ cómo fue efo ? » Dixo el cueruo : « Dizen que todas las aves quifieron aver rrev a que dixiefen fu poder, e acordaron de fazer rrev a vno délos buhos ; et 130 eftando enefto afomó vn cueruo de alueñe e dixo vna dellas: « Ezpe- loi. conel azevte... conlcjar de acordar con el orne que le diere el buen contejo, et deue conlos malos confejeros palar con m. — 103. ular con gran cordura enlas. — 104. f. que vea en que fe e. — 105. Et quando el rrey tiene fus poridades e fe confeja confus pryuados, es tanjdo enlas almas defus pueblos, e non deue de faber njnguno lo que él tiene enfu coraron. Et el buen confejero non fea mal traydo, et el que feziere mal fecho, nonle eftuerca la pena. — 120. E, feñor las poridades han lugar fabido ; ay poridades que pueden f. — 122. enella poridad fean m.ís del rrev e fu pryuado. » Et eftonce fe a. LES HIBOUX ET LES CORBEAUX lOI remos fafta que venga eñe cueruo, e demandar lehemos confejo. » E llegó el cueruo aellos, e demandaron le confejo, e dixiéronle de como acordauan de fazer al buho rrev. f|¿ Dixo el cueruo : « Sy todas las aves fuefen muertas e perdidas ni e aterradas, e muriefen los pauones e las grúas e las añades e las palo- mas, e todas las otras aves, non eílariades en tan grand cuvta en fazer rreynar al buho que es la más layda ave e la más fea e de peor donavre e de menos fefo e la más fañuda e de menos piedat e de mayor faña ; e ha grand enfermedat durable que non vee nada de día, e lo peor Mo della que es de mala mantenencia. Et non tengo por bien que él fea rrey fy non lo fiziéredes de vna gujfa que lo fagades rrey e que non fagades nada por fu mandado njn por fu confejo, afv como fizo la liebre que fe alabó que la luna era fu rrey. » Dixieron las aves : « E ¿ cómo fue efo ? » ^45 ^ Dixo el cueruo: « Dizen que en vna tierra [A 54V.] de elefantes aportaron años de feca, e m.enguó el agua en aquella tierra, e fecáronfe las fuentes ; e oujeron los elefantes muy grant fed, e querelláronlo a fu rrey. E enbió el rrey délos elefantes fus mandaderos e fus ataja- dores a rrecabdar agua, e torrnófe para él vn fu mandadero e díxole 150 que en vn lugar feñalado fallara vna fuente que es llamada la fuente déla luna, e auja y mucha agua. E fuefe el rrey délos elefantes con toda fu conpaña aquella fuente para beuer della. E avia en aquella tierra muchas liebres, e eftragáronlas los elefantes con fus pies dentro en fus cueuas, e murieron las más dellas. Et ayuntáronfe las que fin- ís > carón con fu rrey, e dixieron le: « Bien fabedes lo que nos avino del rrey délos elefantes, pues dadnos confejo e rremedio ante que torne aefla tierra otra vegada e nos mate a todas. » Dixo el rrey : « Diga cada vna de nos fu confejo e fu fefo. » ^ Et vino vna liebre dellas, que avia nonbre Feyrus, e conofciala 138. p. ; et aun es flaca e ciega de dia. — 140. bien dele dar tal poder, fvnon aotro, et por iu rreynar podría él acabar fu entencion con nos, como fizo la liebre conlos elefantes que fizo mandadero déla luna. » — 145. tierra avia muchos elefantes. Fizo unos años de gran fequedat por mengua délos tenporales, que non llovia como folia, e apocó el agua de gujfa que fe fecaron. — 14S. adalides e fus m. — 149. bufcar agua por todas partes e t. p. e. uno defus menfajeros. — 155. nos es acaecido coneftos elefantes que fon venidos aefta tierra, et faz alguna arte con que fe vayan de fobre nos ; que ñ aquj mucho duran non quedará njnguna de' nofotras a vida. » — 157. « Vengan ante mv las de buen acuerdo de vofotras.» — 159. Et venjeron luego, entre las quales vino una de buen confejo que ya el rrey por fu conlejo avia fecho algunas cofas et dixo luego aquella liebre. 102 CALILA E DIGNA 160 el rrey por de buen acuerdo e de buen confejo, e dixo : « Sy lo por bien toujeredes, feñor, enbiadme alos elefantes, e enbiad comjgo vn fiel, e vea lo que faré e que diré, c dezir lo ha avos. » Dixo el rrey : « Tú eres mjo fiel, e yo pagado fó de tu confejo, e creer tehé délo que me dixieres. Pues vete para los elefantes, e díles de mj parte lo 165 que quifiere's, e faz tu fefo. E fey blando e manfo, qu' el buen manda- dero ablanda el coracon fy manfa mente fabla. » Et fuefe la liebre vna noche en que fazia lunar, fafta que llegó a do eran los elefantes. E non quifo llegar aellos por que la non pifafen con los pies, e fubiófe enci- ma de vn monte muy alto, E llamó al rrey délos elefantes por fu non- 170 bre, et díxole : « La luna me enbió para vos, e el mandadero non deue fer culpado maguer que departa palabras brauas. » ^ Dixo el rrey délos elefantes : « ¿ Qué es la mandaderia que me traes ? » Dixo : « Dize vos la luna que quien conofce quanta mejoría I ha] en fu fuerca fobre los flacos, e fe engañan por eílo los [A 55] 175 fuertes, fu fuerca es cobardez e mala andancia contra ty. [Et] por que fabedes quanta mejoría ha la fuerca que auedes fobre las otras beflias, fuefi:es atreujdos contra mj, e benjfles ala fuente que le dizen el mj nonbre, e tomaftes mj agua e beujftes la, vos e vueftras conpañas. Yo vos defiendo que non vengades y más, e fy non, yo vos cegaré e vos 180 mataré. E fy avedes dubda deílo que vos enbio dezir, yd ala fuente, e ay fallaredes que yo íeré conbufco luego. » ^ E maraujllófe el rrey délos elefantes délo que le dezia la liebre, et fuefe conella para la fuente, e vido la luz déla luna enel agua. Dixo la liebre : « Tomad del agua con vueftra manga e lauad vueftro rrof- 185 tro, e adorad la luna, e pedid le merced que vos perdone. « Et quando 162. diré-, porque telo diga en ^ierto. n Dixo el rrev délas liebres: « Tú eres nueftro f. — 165. 1". con manfedunbre e blandura que. — 166. f. por fañuda que fea. » — 167. f. luna clara. — 168. pies, parófe en fomo d. — 171. fer rrebtado. maguer que brofna mente fable, conpliendo mandado defu feñor. » — 174. flacos, efto deuen entender los fuertes. Et enbiate adezjr como as vdo ala fuente que es llamada por fu nonbre,et as bevido della, tii et tus conpañas, et alia enturbiada, e envíate adezjr que non bueluas ay más, que fy ay tornafe , que te cegará délos ojos e matarteá ; et fv dubdares en efto que te envia dezjr, que te vayas para la fuente, que ay la fallarás fiuiofa contra ty. » — 182. de la mandaderia déla liebre. — 183. f. et en catando vio... agua tremjendo afy como fe movia el agua. — 184. contu mano. » Et en tomando della moviófe el agua, et entendió el rrey délos elefantes que pues la luna tremja que fe avia enfañado conél. Et dixo la liebre : « Por pierio efo es. » Et efton^,■e onijllófe el rrey délos elefantes ala luna, e arrepentiófe de quanto fezjera, e prometió de jamas lo fazer, e fuefe dende, él e todas fus conpañas. LES HIBOUX ET LES CORBEAUX IO3 tomó del agua con fu manga, moujófe el agua e femejóle que tremja la luna, e dixo el elefante ala liebre : « ¿ Qué ha la luna ? ¿ Sy fe enfa- ñó contra mj por que metí la manga enel agua ? » Dixo la liebre : « Afy es como vos dezides. » E rrepentiófe el elefante délo que fiziera, 190 e enclinófe aella, e echó fe en prefes, e fizóle pleito e omenaje que nunca torrnaria más en aquel lugar, él njn los otros elefantes. [A 55v.] Dixo el cuerno : « E de más de quanto vos he dicho del buho, es por natura falfo e engañofo e terrero, e el peor rrey (f es el engañofo; e quien apodera al engañofo acaefce[r] le a lo que acaefció ala gineta e 195 ala liebre que fizieron fu alcalld al gato rreligiofo avunador. » Dixie- ron las aves : « E ¿ cómo fue efo ? » ^ Dixo el cueruo : « Yo auja vna gineta por vezina en vna cueua cerca de vn árbol do avia mj vida, e vctamonos muchas vezes, e fue- mos vezinos grand tienpo. Defy perdí la, e non fope donde fe fuera, e 200 cuydé que era muerta. E vino vna liebre ala cueua déla gineta, non fabiendo qué fe fiziera, et moró a.>, e todo eílo oyendo el carpintero, e callaua por oyr lo que dezian. E dixo ella: « Nos todas las mugeres non amamos alos amjgos fy non por conplir 384. et ella e. de un mancebo fafta tanto que conplió fu amor conella ; et atante llegó la cofa que fe ovo de íixber, e los parientes del carpentero dixérongelo muchas vezes, et él dixo que ternja tal manera como él lo fopiefe. E. d. af. m. como el quería yr a 1. a cafa de u. r. o. fuera déla villa. « Et tengo de eftar ally a. d., e tú fazme pan que lieue. » E ala muger p. mucho dello. Et defpues que ovo tomada fus ferra- mjentas e lo que ovo menefter, díxole : « Muger, c. — 589. Et fuefe e t. por un cor- ral que tenja e m. enfu cafa, que non lo vio njnguno, e metiófe de baxo defu cama, adonde él e fu muger dormjan. — 592. e. adezjr afu enamorado como fu marido era ya ydo fuera déla villa afazcr fu labor, et que venjefe efa noche. E luego él vino efa noche, et cenaron muy bien e fuéronfe a dormjr ; et el m.irido dormiófc, que non vio como avian penado njn como fe echaron enla cama. Et él como eftava afv dor- mjendo facó el pie de fo el lecho, e fu muger viole e fue muv efpantada. Et querien- do ufar defus artes, dixo afu enamorado: « Djmea vozes: ¿quál. — 598. et yo callaré. 399. Et el enamorado preguntógelo muchas vezes, et ella rrefpondió et dixo : « Amigo, ¿ por qué me preguntas tal cola? » — 402. digas. » Et enefto defpertó el carpentero, et fopo en qieno como aquel dormja confu muger enfu leclio. E ella rrefpondió e dixo : LES HIBOUX ET LES CORBEAUX III 405 nueftras voluntades, njn catamos a fus linages njn a ningunas de fus coftunbres, njn por otra cofa njnguna. Et defque conplimos nueftra voluntad non los prefciamos más que a otros ornes ; mas al marido tenémoílo en luga[r de] padre, e de fijos e de hermano, e mejor aun ; et mala ventura [aya] la muger que non ama más la vida de fu 410 marido que fu vida [mjfm]a. » ^ Et defque efto oyó dezir el marido afu muger, ovo p[iejdat, e creólo, que amaua de todo en todo ; e non fe quitó de aquel lugar fafta que amanefció e fe fue el amjgo. E fallió él de fo el lecho, e falló a fu muger adormjda ; e afentófe cerca della, e comencóla de 415 amoneftar. E rremouiófe ella por defpertar, e él díxole : « Por Dios, amjga, dormjd, ca mucho velarte efta noche, e mucho lazrafte. Et por buena fe fy non que me temj de te fazer pefar, yo matara aquel orne por lo que te fizo [A éo]. » Et vos guardad vos de creer lo que el cuerno dize, e fabed que muchos enemjgos ay que non pueden nozir a fus 420 enemjgos de alueñe, et acércanfe aellos e vénganfe dellos. Et digo vos yo de mj que nunca tamaño mjedo oue délos cuernos como defque vi efte cuerno, e vos ot dezir del lo que dezides. » ^ E con todo efto non torrnaua cabeca el rrey délos buhos, njn los otros fus priuados, por lo que le dezia. Et mandólo -el rrey leuar 425 a fu pofada e honrrarlo fafta que guarefciefe de fus llagas. Dixo el priuado que confejaua fu muerte : « Pues non lo queredes matar, tenadlo en cuenta de enemjgo temjdo, e guardat vos del ; ca es fefudo e artero e engañofo, e creo que él non quiere morar con nufco ü non por bufcar fu pro e nueflro daño. » 430 ^ Et el rrey enefto non torrnó cabeca por lo que efte dezia ; e 405. njnguna defus cofas. Et defpues que nueñros labores Ion conplidos avernos los por tales como aotros ornes. — 409. et confonda Dios la m. — 412 amava mucho fu muger. — 413. enamorado. Et quando vio ido el enamorado defu muger, fubió enel lecho e falló que eflava fu m. dormjendo, et non la ofava defpertar, e eñávala faziendo ayre. Et defpertó ella. Et díxole : « Guárdete Dios, que et ovifte gran afán, e fy non que te queria guardar de pefar, m. a. traydor detu enamorado e quitarme dety por lo que fezifle. » — 419. m. ornes ay engañofos, et non. — 420. e punara por los engañar de acerca. — 421. como agora, delpues que vy. — 424. que el buo confejero d. — 425. p. e fazerle onrra e penfarle bien. Et defy mandóle dar todo lo que avia menefter fafta. — 426. muerte : « Sy aefte cueruo non mataren, teneldo por muv gran enemjgo mortal, é g. d. que él por artero e fabidor es contado el cueruo natural mente, et demás que es nueftra enemjgo capital, por que non tengo por bien que deua morar con nos, fy non fuere por fazer lu. — 430. por quanto aquel d. ;mas fazia mayor algo al cueruo e honrráualo más. Efton(;es c. 112 CALILA E DIGNA mandó fazer al cuerno mayor honrra e mayor bien que ante. E comencó el cuerno a fablar cada dia conlos buhos, e dezir les cofas con que lo amauan e fiauan más por él. Defy dixo vn dia avnacon- paña délos buhos, eftando y el que confejaua fu muerte : « Diga 43 5 alguno de vos de mj parte al rrey que los cuernos feán omjziado comjgo de mala manera, e yo non folgaré fafta que alcance mj dere- cho dellos. Et yo penfé enefto, e veo que lo non podré fazer, njn podré conellos, feyendo yo vn cuerno folo. Mas dizen algunos que el que de buena voluntad fe quema enel fuego, faze a Dios grand facre- 440 íicio, e nunca rrogará a Dios por cofa que lo non oya. Et fy lo el rrey por bien ton j ere, mande me quemar ; defy rrogaré a Dios que me mude en buho, por tal que me vengue de mjs enemigos, e faré mj voluntad e conpliré my [A 60 v.] faña quando me mudare en forma de buho. » 445 ^ Dixo el buho que confejaua fu muerte : « Non me femejas enel bien que mueftras e enel mal que encubres, íy non al vino de buen olor e de buen color, e yaze enél el tofigo mortal, e quando lo beue el orne mátalo. E tú dizes que fy te quemafes que fe cambiarla tu natura, [e] non puede fer ; ca tú torrnarias atu fuftancia e atu rrayz, 450 afy como fizo la rrata ; quando le dixieron que fe cafafe con quien quifiefe, conel fol o conlas nuues o conel viento o conel monte, dexólo todo e cafó fe con vn rraton. » Dixo el cuerno : « ¿ Cóiño fue efo ? » ^ Dixo el buho : « Dizen que vn buen orne rreligiofo, cuva bozoya 455 Dios, eílaua vn dia rribera de vn rrio, e pafó por y vn mjlano, et leuaua una rrata, e cayófele delante de aquel rreligiofo. E ovo piadat della, et tomóla e enbolujóla en vna foja, e quifo la leuar para fu cafa. Et temjófe quel' feria fuerte de criar, e rrogó a Dios que la torrnafe e. c. a meter hemcncia de fazer e dezjr colas que plugujefen alos bulios porque le amafen e fiafen más dé-l. Dixo un d. el cueruo alos h. e. ende el buho que c. — 456. que aya ven(;imiento e d. — 437. yo non lo podría fazer folo, feyendo. — 440. por njnf^unac. q. 1. n. ava. — 442. farte m. v. — 446. ene. fynon ala mangana que eftá fermofa de fuera et quando la parten, fállanla podrida. Et bien me pienfo que fy te nos quemáfemos, que te tornarías atu f. e atu natura, afy como acaefció ala rrata que le fueron moñrados muchos buenos maridos, et non los quifo, et defpues tomófe afu natura. — 455. eftando afentado m. et traya enlas uñas un mur. et foltóle délas uñas e cayó al rreligiofo enlas faldas. — 456. p. del, e falagólo e e queriéndolo levar afu hermita. — 458. mudafe en n. Et Dios oyóle c tornóle en n. LES HIBOUX ÉT LES CORBEAUX 11^ njña. E fizo la Dios njña fermofa e muy apueña ; e leuóla para fu 460 caíli, e crióla muy bien, e non le dixo nada de fu fazienda como fuera. E ella non dubdaua que era fu fija. Et defque llegó a doze años díxol' el rreligiofo : « Fijuela, tú eres ya de hedad, et non puedes eftar fyn marido que te mantenga e te goujerrne, e que me defenbargue de ty, por que me torrne a orar como ante fazia fyn ningund enbargo. Pues 465 efcoge agora qual marido quifieres, e caíar tehé conél. » Dixo ella: « Quiero vn tal marido que por ventura [non] ava [par] en valentía e en efíuerco e en poder. » Díxole el rreligiofo : « Non fé enel mundo otro tal como el fol, que es muy noble e muy poderofo, alto más que todas las cofas del mundo ; e quiérole rrogar e pedir le por mer- 470 ced que fe cafe contigo. » ^ E fizólo afy, e bañófe [A 6i] et fizo fu oración. De fy oró e dixo : « Tú, fol, que fuefte criado por prouecho e por merced de todas las gentes, rruégote que te cafes con mj fija, que me rrogó que la cafafe conel más fuerte e conel más noble del mundo. » Díxole el 47) fol : « Ya of lo que dexifte, orne bueno, et yo íó tenudo de te non enbiar fyn rrefpuefta de tu rruego, por la honrra e por el amor que as con Dios, et por la mejoría que as entre los ornes, mas enfeñar tehé el ángel que es más fuerte que yo. » Díxole el rreligiofo : « E ¡i quál es ? » Díxol' ; « Es el ángel que trae las nuues, el qual con fu fuerca cubre 480 mj fuerca e non mela dexa eftender porla tierra. » Torrnófe el rreli- giofo al lugar do fon las nuues déla mar, e llamó alas nuues, bien afy como llamó al fol, e díxoles bien afy como dixo al fol. E dixieron las nuues : « Ya entendimos lo que dexifte, e tenemos que es afy, que nos dio Dios fuerca más que a otras cofas muchas ; mas gujar tehe- 485 mos a otra cofa que es más fuerte que nos. » Dixo el rreligiofo : 459. 1. el rreligiolb afu pofada. — 461. ella bien pefaua q. e. f. del rreligiofo ovo d. a. conplidos. — 462. h. conplida e non eftás bien f. — 466. « Plázeme ; mas quiero yo tal marido que non aya par en v. njn en fuerca njn en nobleza njn en p. — 467. (( Non conofco que fea o. t. c. tú dizes faluo el f. — 471. Et él fe echó en rro- garia a Dios por que el fol quifiefe cafar con aquella don/^ella, e el fol dixo al rreligiofo : « Amí plazeria de acetar tu rruego, por el bien que Dios te quiere, faluo porque te amoftraré otro que me fobre puxa en fuerga e en valentía. » — 479. fu f. abre mj luz, e tuelle mj claridat, que non la dexa rrefplandecer porla tierra. » Et luego el rreligiofo fizo rrogaria al ángel per que cafafe confu fija, el qual le rrefpondió que él lo feziera faluo porque él le moftraria otro jque era más fuerte que él. Dixo el rreligiofo que gelo amoftrafe, e él le dixo que era el viento, que era más fuerte que él ; tra\-a alas nubes de una parte aotra por todas partes del mundo, que non fe podia anparar del. Fábulas Calila e Digna. 8 114 Calila e digna « ¿ Ouién es ? » Dixoron le : « Ef el viento que nos lieua ado quiere, e nos non podemos defender del. » ^ Et fuefe para el viento, e llamó lo afy como alos otros, e díxole(s) la mefma rrazon. Díxole el viento: « Afy es corno tú dizes, 490 mas gujar tehé a otro que es más fuerte que yo, e que pune en fer fu egual, e non lo pude fer. » Díxole el rreligiofo : « E ({ quién es ? » Dixole : « Es el monte que eftá cerca de ty. » Et fueíe el rreligiofo para el monte, e díxole como dixo alos otros. Díxole el monte : « Atal fó vo como tú dizes, mas gujar tehé a otro que es más fuerte 49) que yo, que con fu grand tuerca non puedo aver derecho conél, e non me puedo defender del, que me faze quanto daño puede. » Díxole el rreligiofo : « E ¿ quién es efe ? » Díxole : « Es vn mur, ca efte me faze quanto daño quiere, que me forada de todas partes. » ^ Et fuefe el rreligiofo al mur, e llamólo afy como alos otros, e 500 díxole el mur : « Atal. fó yo como tú dizes en poder e en fuerca ; mas cómo fe podrá gujfar que yo cafafe con muger [A 6r v.] feyendo mur, e morando vo en couezuela e en forado ? » Dixo el rreligiofo ala moca : « ¿ Quieres fer muger del mur ? que ya fabes como fablé con todas las otras cofas, e non fallé más fuerte qu'él, e todas me 505 gujaron aél. ¿ Quieres que rruegue a Dios que te torrne en rrata, e que te cafe conél ? E mor[arjás conél eu íu cueua, et vo rrequerir tehé e vifitar tehé, e non te dexaré del todo. » Díxol' ella: « Padre, yo non dubdo en vueftro confejo. Pues vos lo tenedes por bien tazer lohé. » Et rrogó a Dios que la torrnafe en rrata, e fue afv, et cafófe 510 conel mur, e entró fe conél en íu cueua, e torrnófe a fu rrayz e a fu natura. Et tú, travdor falfo mjntrofo, atal ferás, ca torrnarás a tu rrayz e atu natura. » 488. Et él fizo oración a Dios como folia porque el viento caíale conlu fija, e luego el viento aparecióle e díxole : « Verdat es como me dizes, que Dios me dio gran fuer- ca e poder fobre las criaturas ; mas moñrartehé quien es. — 492. Et él llamó al monte como llamara alos otros, para que cafafen confu fija. — 494. mollrarteé quien es más fuerte que yo, que me rroye con fu fuerca e non me puedo del anparar. » — 501. cómo podrá fer de me cafar vo con. — 505. fabes que todas las otras cofas nos han dicho que es el más fuerte, et bien fabes que non dexamos cofa que fopimos que era fuerte e valiente aqujen non fuvmos, e todos nos moftraron aefte mur : et ; quieres. — 506. vo que foy cerca de aquj r. — 507. « Padre, fazeldo aty, que contenta fov de tornarme mur por 'cafar conél. » Et luego el rreligiofo rrogó a Dios que la volviefe en mur, et Dios oyóle ; e bolujófe en mur, e fuefe pagada porque tornava afu rrayz e afu natura. Et tú, engañador e menlvrofo. LES HIBOUX ET LES CORBEAUX 11) ^ Et por todo eílo non cató el rrey njn los otros aefte enxenplo. Et díxol' el rrey délos buhos al cuerno : « Amjgo leal, non af menefter SIS que te quemes en fuego, ca nos te daremos venganca délos cuernos, e más que venganca. » Et el cuerno fue fienpre entre ellos niuv blando e muy manfo, et crefció la honrra entre ellos al cueruo fafta que fanó e engordó e le crefció las alas e guarefció, e fopo fus poridades e fu ardimento délos buhos, e todo lo que quilo üiber de fu fecho dellos. sao Defy faliófe a íurto, e fuefe para los cuernos, et dixo al rrey délos cuernos : « Dígote buenas nueuas, que he acabado todo lo que quife para matar alos buhos. Mas finca lo que tú e tus conpañas deuedes íazer ; e fy fuéredes bien agudos e íabidores en vueftro fecho muertos fon los buhos. » Dixo el rrey délos cuernos: « Nos |A 62] faremos 525 quanto tú mandares. » ^ Dixo el cueruo: « Los buhos fon en tal lugar, e avúntanfe de dia en vna cueua del monte, e cerca de aquel lugar ay mucha leña feca. Llene cada un cueruo quanto pudiere llenar della ala boca déla cueua do ellos ion de dia, e at cerca ay grey de ganado, e yo averé fuego, 530 e echar lo he a^^ enla leña, e vos otros todos non cefedes de aventar con vueftras alas e de foplar el fuego, fafla que fe encienda bien, et quantos y efludieren quemar feán, e los que dentro eftudieren afogar feán con el fumo. » Et fiziéronlo afy, e mataren a todos los que y eftauan ; defy torrnáronfe los cuernos a fus lugares laluos e.feguros. 55S CL Di^o el rrey délos cuernos al cueruo: « ¿Cómo podifle fofrir de aner vida conlos buhos ? ca los buenos non fufren íer en conpaña délos malos. » Dixo el cueruo. « Afy es como tú, feñor, lo dizes, mas 513. non tornaua cabeca el rrey délos buhos njn los otros fus confejeros a efte enxenplo, et el cuervo andaua fienpre manfo e blando. Et dixo. — "515- f- porte vengar. . . . c. atu plazer. « Et al cuervo plogo mucho aquello que oyó et honrráuan- le todos fafta que engordó e le crecieron fus plumas, et myró e aprendió toda fu fa- zjenda conlos buhos, et fopo dellos lo que querían fazer. — 520. f. adonde eflavan los c. e apartó al rrey e díxole — 521. rrecabdé. — 52.2. buhos e tomar dellos vengan(;a ; e para mjentes enlo que yo vos diré, que fy. — 527. Jet yo fé ay ^erca mucha leña, et nos leuemos quanto podiermos enlos picos, e pongámosla enla boca. ■ — 529. av cabanas de ganados, et yo arrebataré dende fuego, e ponerlohé de baxo déla leña, e aventaremos todos con nueñras alas fafla que lo en(;endamos el fuego e fe aprenda la leña, et conel fuego et conel fumo morirán todos quantos buos ay eflán, et efl:oni;es feremos vengados dellos. » E' fue fecho todo, afy como el cueruo dixo, en tal manera que fueron muertos todos los buos, e tornáronfe. — 535. Efton?es d aerte cuervo que eñe lauor enderezó: ; Cómo fofrilk' en fer en conpañja de los buos? iré CALILA É DIGNA el orne cuerdo, quando fe vee en cuyta que fe teme de perder el cuerpo e los parientes, non ha cofa que non deue fofrir por fallir de aquella 540 cuyta e eftorcer afj' e a fus parientes e amjgos de muerte. » Díxole el rrey : « Di me de fus entendimientos délos buhos. » Dixo el cueruo : « Non fallé njnguno dellos fefudo, fi non vno que confejaua mj muerte, e eran de muy flaco confejo e de mal acuerdo, que nunca penfiron en njnguna cofa de mj fazienda, aviéndoles el de buen fefo 545 confejado, e defobedefciéronle, e non entendieron fu mal, njn creye- ron al entendido. Et dizen que conujene al rrey de guardarfe del orne en que ha alguna fofpecha(n), délo non meter en fu poridad, njn le deue moftrar fus cartas, njn lo deue dexar llegar al agua con que fe laua, njn a fu lecho, njn a fus paños, [A 62 v.] njn a fu beftia, njn ,¡50 a fus armas, njn alo que ha de comer, njn a njnguna de fus cofas. » ^1 Dixo el cueruo : « Non murieron los buhos fy non por defden e flaqueza de conlejo. » Dixo el cueruo : « Verdat es que pocos fon los que vencen que non fe engreyan, et pocos fon los que han fibor délas mugeres que aforcados non fean, et pocos fon los que mucho 55 5 comen que non cofl:riben, et pocos fon los que han malos priuados que en peligro de muerte non cayan. Et dizen : non aya efperanca el engreydo e el defuergoncado de aver buena fama, njn el falfo de aver amjgo, njn el mal enfeñado de aver nobleza, njn el efcalo auaron en fer honrrado, njn el cobdiciofo de non aver pecados, njn el rrey 560 que ha priuado neício en durar fu rregno. » Dixo el rrev : « Grand lazerio as fofrido en fazer vida conlos buhos. » Dixo el cueruo : « El que fufre alguna lazeria efperando algund pro déuela endurar, af\' 538. orne entendido, quando le acaefge alguna gran cuyta porque le tema de moryr non le cae en pefar defofryr gran premja por eftorcer de aquello en que eftá, » — 541. ¿ qué entendjmjento avian los buos e qué tal era? » — 542. « Entre todos ellos non fallé orne que fuelc de rrccabdo, njn que oviele entero entendj- mjento faluo aquel que c. m. ni. c todos los otros eran de muv flaco e mal acuerdo, e de muy poca ynvifidad, njn mvravan c. d. m. f. como quier que los conlejaua; e dezja íartas cofas aquel que confejaua nn- muerte, e nunca le querían creer njn fer obedientes, njn entendieron l"u mal, maguer que farto gelo dezia aquel. » — 551. D. el rrey délos cuernos. . . . faluo por fu gran necedat e por fu flaco fefo. » — 55¿]. afrontados. — 555. los grandes fenores que. — 556. non vengan; que dizen que el defcreydo e rrenegado nunca han buena fama. — 558. el vil confejador de aver. — 559. c. de aver muchos parientes, n. e. rrey de flaco fefo et que aya pryuados negios que dure mucho enfu rrevno. » — 562. pro fútrelo, alv como lutrió la culebra de leuar las rranas acuellas. LES HIBOUX ET LES CORBEAUX Iiy como fizo la culebra que fufrió la rrana caualgar fobr'ella. » Dixo el rrey : « Et ¿ cómo fue efo ? » 565 ^ Dixo el cueruo : « Dizen que vna culebra envegeció et enflaque- ció, e non podia cacar, et vínofe para vna fuente do avia muchas rranas de que ella folia cacar, e fe mantenja dellas. E echó fe cerca déla fuente, a femejanca de trine e de pefante. Díxole una rrana : <^ ¿ Qué as que eftás trifte ? » Dixo ella : « E ¿ córño non feré trifle ? 570 que la mj vida non era de ál (y non délas rranas, et agora vino me grand ocafion, de gujfa que non puedo comer njn tomar fy non las que me dan en limofna. » E fuefe la rrana, e fizólo faber al rrey délas rranas, e él vino le preguntar aquefto, e llegófe aella e preguntóle : « ¿ Cómo te acaefció efto que dizes ? » 575 ^\_ Dixo le: « Fuy en rraftro de vna [A 63] rrana por la tomar, e ella metiófe en cafa de vn rreligiofo, et yo entré en pos ella, e la cafa eflaua ofcura. E eñaua enla cafa vn njño. E cuydando que mordía ala rran[a], mordy al njño enla mano, et murió. E faH' dende fuyendo, et íalió el rreligiofo enpos demj, e maldixo me, et dixo me: Afy como 580 matafte efle njño fyn culpa njnguna, con tu traycion, mal dígote que feas trifte e confondida, e que feas caualgadura del rrey délas rranas, e que non ayas poder de tomar njnguna rrana, fy non las que te diere fu rrey por limofna. ^ Et yo por ende vine aty que caualgues en mj, e de non lo rref- 585 cebir fó placentera dello. » Et ouo el rrey délas rranas grant cobdigia de caualgar enla culebra, e touo que era grant honrra e grant nobleza, e caualgó la vnos dias. Defy díxole la culebra : « Ya vees que fó mal aventurada, que non puedo comer délas rranas fy non la que tú 565. culebra enfermó de tal manera que n. p. c, et fuefecomo mejor pudoauna. — 567. rranas. Et ella eftando afy muy trifte díxole. — 570. faluo deftas rranas, é dellas era mj vito, et agora fov atrvbulada de tal tribulación que me fon defendidas, afy que aunque las tomafe non las ofaria comer. » Et eftonce fue la rrana. — 575- P- aquello ala culebra, et ella díxole aquello raefmo que dixera ala rrana. Et díxole el rrey : « Djme : ; por quál rrazon te acaeció efto que dizes ? » Dixo la culebra : « Yo non oíb comer njnguna de vofotras fy non mela dan en limofna. » Dixo : « ¿ Eío por qué es? )) — 575. « Efte otro dia, andando en r. — 576. quexéla tanto que fe ovo de meter. . . . r. que avia un fijo pequeño., — 579. maldezjéndome porque matara afu fijo atuerto, et que fienpre fuefe fopeada, et fuefeirC. d. r. d. r. por quantas las has eftragadas, et non comas dellas faluo las. — 584. Et yo defqije vi efto víneme para tv que me caualgues, et acono(;er lo que te deuo conocer. » Et tomólo al rrey. — 587. « Tu fabes bien que yo et tií fomos cabalgadura el uno del otro et non p. comer cofa faluo lo que t. m. d. en lymofna délas rranas. I 1 8 CALILA E DIGNA me dieres. Pues mándame poner alguna rracion de que bjua. » Dixo 590 el rrey : « Sy me vala Dios, feyendo tú my caualgadura, non puede fer que te non ponga yo algunt vito de que tegoujerrnes e te man- tengas. » Et mandóle dar cada dia dof rranas. Et pafó coneño e non le nuzió fometer fe a fu enemjgo por beujr. ^ Et yo otrofy fofry lo que fofrt por la grant pro que nos veno 595 dello, que oujmos venganca de nueftros enemjgos. » Et dixo el rrev : « Agora veo que la fortaleza del engaño derrayga al enemjgo más que la fortaleza del fuego ; que el fuego non puede más quemar con toda fu fuerca e con toda lu calentura, quando da enel árbol, fv non quanto eftá más fobre tierra, et el agua con fu humjdat e con fu friura der- 600 rayga quanto eílá fo tierra. Et dizen que quatro cofas [non] deue orne defdeñar; por lo poco dellas fe puede pujar alo mucho; et fon el fuego e la enfermedad e el enemjgo e el debdo. Et vo lo que fize fue por tu buen fefo e por tu buena ventura. Et dizen que quando dof ornes demandan vna cofa e la acaba el vno dellos, tiene[n] que 605 aquel es de mayor fefo ; et fy amos son eguales enel fefo, tienen por mejor aquel que la(s) rrecabda primero, e de mejor ventura. ^ Et dizen que el que quiere contender conel rrey enujfo e agudo e fabio, que non fe engree por bien que Dios le dé, njn fe defmaya fu coracon por grant mjedo fu muerte lo trae por él, quanto más fy 610 es tal como tú, fabidor délas cofas. Et fabes do deues fer brauo, e do deues fer manió, e do deues fer ayrado, e do deues fer pagado, e do deues fer aprefurofo, [A 63 v.] e do deues fer vaga- rofo, e que cates lo que es prefente e lo que es por venjr, e las cimas de tus fechos. » Dixo el rrey al cueruo : « Mas 615 con tu buen íefo e contu confejo fue fecho, e fiempre por tal te conofcimos e por tal te rrazonamos. Et dexifte como dize orne gracioío e leal, et acabarte grant fecho con manledunbre e con 592. Et con cfto bvuvó un tienpo, fafta que arrezjó e pudo cacar dellas quantas pudo. — 394. q. f. trabajándome defta pro tan grande, por la qual rre«;ebymos veng. — 596. la manera d. e. deftruye. — 597. el alcua d. f. con toda fu calentura et ardor, fy llega al árbol e lo quema, non quema más del de quanto eftá f. t. — 600. c. fon que non fe deuen tener en poco. — 602. enf. e 1 algo con ufura. — 604. c. et el uno dellos la rrecabda, es él de más noble cora(;on e de mejor ventura. — 607. agudo, et non yerra por mucho, que le Dios, dé, njn defcora^ona por njngun mjedo, aunque vea aojo la muerte, quanto. — 610. b. e rrabinofo, e do deues fer pagado,'e do 'rrabynofo, e do vagarofo. — 615. contu hemen<;ia elazeria alean- gamos todo erto. — Ó16. Et as fablado como ome. — 617. m. " con buena arteria envuelta con engaño, e tanto"'que nos vengó e nos 1. LES HIBOUX ET LES CORBEAUX I I9 yngenjo e con buen penfamjento, tanto que nos libró Dios de nueftros enemjgos, e fezifte tal fecho que pocos fon los que podrían fazer. Et 620 los efforcados e los valientes, quando llegan ala lid, entran con diez o con vevnte, e fazen lu buen fecho, e con tanto íalen por buenos. Et el orne blando agudo, tal como tú, mata con fabiduria al rrey de grant prez et de grant mefnada. Et efle atal faze mayor dapno alos enemjgos que los mucho efforcados e valientes ; ca el confeio que de 625 ty nafció, feyendo vno dellos, fizo mayor dapño en matar nueflros enemjgos que eran tantos e tan dapñoíos, que la nueftra fuerca de todos. E délo que más me maraujllo dety, como morafle con ellos e fofrifte tanto pefar quanto veyas e oyas, e non te moujfle a njnguna palabra. » 650 ^ Et dixo el cuerno : « Señor, fienpre me atoue al tu buen enfe- ñamjento en aconpañar al pariente e al eftraño con manfedunbre, e figujendo fu fabor e confentiendo al fu tálente. » Dixo el rrey : « Aty he por obrero, e alos otros priuados por dezidores, et fizónos Dios por ti grant bien e grant merced. Et bien fepas que fafta que tú 655 tornafte non nos fopo bien comer njn beuer njn dormjr; ca dizen que el enfermo non ha íabor de dormjr fafla que guarefce, njn el que anda camjno, a que el rrey faz fuzia de dar algo o délo poner en algunt oficio, fafla que gelo cunple, njn el onie que fe teme de fu enemjgo e que eflá a fuerte de aver la fazienda conél, fafta que lo 640 mata. Et dizen que el que pierde la fiebre fuelga lu coracon, et quien fe defcargó déla pefada carga fuelga lu onbro, et quien es íeguro de fu enemigo fuelga fu coracon. » ^ Dixo el cuerno : « Rruego a Dios, el que mató atus enemi- gos, que te apodere entu rregno, e efto que fea a prouecho de tu 645 pueblo, et ellos que ayan parte enla alegría que tú oujeres entu rrevno. » Dixo el rrev : « ¿ De qué vida era el rrey délos buhos? » Dixo : « Él era muy defdeñofo e engreydo e perezofo, e prefciáuafe 621. vt IV fazen ende gran fecho, fon contados por b. — 622. mató confu arte e confu buen engaño aun rrev de gran pro con fu grand ni ... . daño que non los enemjgos, aunque fean muv e. et v. quando non faben traer fu fazienda con felo. Et mucho fov maravillado dety, cómo podefte fofryr tanto vtrahajo e tan gran mjedo en morar tan gran tienpo conellos, e les ovas dezjr tantas feas cofas, et non te movias a dezjr alguna palabra.— 630. f. ine menbré de tu b. e., e accoryme aello en ac— 634. i. por cierto que mjentra alia eftodifte nunca n. f.— 636. d. Et agoVa que tú eres conufco, e eñamos leguros de nueflros enemjgos, folgarán nueftras almas. » — 647. « Era muy rrebvnofo e muv flaco e de mal acuerdo, e toda fu conpaña era tal, laluo el que. 120 CALILA E DIG\A mucho, e cni de mül acuerdo, c fus priuados eran tales como él, íy non aquel que conlejaua mj muerte. » Dixo el rrey: « E <; qué vifte 6^0 defe por que entendifte que era de buen fefo ? » ^1 Dixo : « Por dos coías ; la vna por que confejaua mj muerte, e la otra por que confejaua leal mente [A 64] a fu feñor, e le non celaua nadi maguer que le pelaua, njn fablaua a gujfa de loco njn de Soberano, mas íablaua manfa mente e cuerda mente, afy que alas 655 vezes le demosftraua fus tachas manfa mente, de gujfa que le non enfañaua, e dáuale enxenplos de otros, afy que conofciefe el rrey lo que le eftaua mal, e non fallaua carrera para enfañar fele. Et eíla fue vna délas cofas que le of confejar al rrey: Non te deues defcuydar del fecho deíle cuerno, que muy grant fecho es, e tal que lo non acaban 660 fv non muv pocos, njn fe contrafta fy non con muy grant fabiduria, et es mucho aljujado, aíy como el ximio que non alofiega vna ora en yr e en venyr, et es tal como el viento en mudar íe, et es tal como el amor del oiiie díoío, et enel mal gualardon e enel mal falto que el orne atiende de íu yra, et es afy como la mordedura déla culebra, e 665 en fe yr más ayna es afi como el deftello déla lluuja. » 650. era de buen acuerdo, e de. — 653. f. con foberbia njn con locura, mas con fefo e manfa mente. — 655. dezjan f. t. e non fe movia, mas dáuales erixenplos et rretrayeles dele que le eftava mal alos otros. Et fy via al rrey alguna cofa que le eftaua mal non le rreprendia ante los otros por non enfañarle. — 659. c. et deues de myrar bien enlo que es muy gran cofa, et non puedes eftorcer dello fynon con muy grant cordura e avjfamjento. » Et todo gelo rretrayan, et él con muy -buenas palabras les caftigaua e les confejaua leal mente, e nunca le qujfieron creer e por efe ovieron tal gima como viftes. [CAPITULO VII] Le sin ge et la tortiie. ^ Dixo el rrey al filofofo : « Ya ot eñe enxenplo. Dame agora enxenplo del que alcanca la cofa en grant trabajo e grant lazeria e defque la ha delanpara la e déxala perder. » Dixo el filofofo : « Más ligera cofa es rrecabdar la cola que guardar la, et quien efto faze acon- S tefcer le ha lo que acaefció al galápago que quifo matar al ximio, e defque lo touo enfu poder deíanparólo. » Dixo el rrey :« E¿ cómo fue efo ? » ^ Dixo el filofofo: « Dizen que vna conpaña de xjmjos auja vn rrey que dezian (que dezian) que auja nonbre Tadis, e enuegeció e 10 enflaqueció. Et alcófe enel rrey no otro ximjo que era mancebo, et dixo alos xjmjos: « Efl:e es ya muy viejo, e non ay enél pro njn- guna, e non puede mantener el rregno, njn es para ello. Echad lo del rreyno, et fazed amj rreynar, ca [A 64 v.] yo manterné bien avos e a vueftros pueblos. » Et los xjmjos acordáronfe conél enefto, e echa- 15 ron al viejo, e fizieron rreynar al mancebo. Et fuefe el viejo ala rri- bera déla mar, e llegó a vna figuera que y eftaua, e comencó a coger délos figos, e cayéronfele délas manos vno enpos de otro, afy que vn dia acaefció que fele cayó vn figo déla mano, e tomólo vn galápago que ende eftaua, e comjó felo. Et el xjmjo, como es defuergoncado, 20 ouo fabor de echar le los figos enel agua, e comencó el galápago de comer los, e non dubdaua que el xjmjo gelos echaua afabiendas. Del galápago e del xjmvo, e es capitulo del que demanda la cola antes que la rre- cabde, e delpues la delanpara. — 2. q. demanda la cola antes que la rrccabde, e de(- pues que la ha rrecabdada con gran trabajo e con gran lazeria. » — 5. x. e trabajó mucho por ello, et delpues que lo t. — 9. r. entre ellos e el rreyc. e e., equandole vieron afy los xjmjos, alcófe un xjmjo por rrey entre ellos que era mancebo et valiente, e dixo a todos los otros xjmjos : « Efle rrey que teníamos es viejo e flaco e fyn fuerza. — 15. e obedecedme amy, que yo [vos mantendré en jufticia e vos defenderé e guardaré .» — 14. x. concertaron que era b'uen confejo, e obedeciéronle por rrey, c e. a. v. del rreyno. Conefto f. e. v.^muy trifte. — 16 m., et falló ay una f. que tenia figos. E délos que fe cayan déla figuera, que non podia fobyr arriba, comja dellos ; a. q. u. d. cayófele u. f. délas manos rrodando. — 18. g. que efl:aua rribera del mar. — 19. es rremedador e. d. — 20. et el g. tomáualos enel agua e. c. acomer dellos. 122 CALILA E DIGXA ^ Et fiílió aél, et abracáronfe vno con otro, e eíloujeron amos (leña gujfa vn tienpo, que el galápago non tornó a fu conpaña, njn otrofv el ximio fe partia del. Defv la muger del galápago fue muy 25 trifte por la tardanca de fu marido, e quexófe a vna fu comadre, et díxole la comadre : « Non te acuytes, que me dixeron que tu marido eftá enla rribera déla mar, e que ha por amjgo vn xjmjo, e eílán ambos comiendo e folazando íe, et por efto tardó tanto que non veno, e non te pefe dello, et oluídalo tú afy corno él te olujda aty. Pero ñ >o pudieres gujfar como mates al xjmjo faz lo, ca fy el xjmjo muere, luego fe verná tu marido para tv e fincará contigo. » Et la muger del galápago eftaua trille, e lloraua, e non comja, et dexó fe mal caer, atanto que enflaquefció de mala maña. ^ Defv dixo el galápago al xjmjo : « Yo me quiero yr amj cafa 5) amj conpaña, que he mucho tardado, e he morado aqui mucho. » Et fuefe para fu pofada, et falló a fu muger en mal eftado, et díxole : « Hermana, ¿ cómo te va, e por qué eres tan deffecha ? » E ella non le rrecudió. E defy preguntóle de cabo, e rrefpondióle fu comadre por ella : « Tu muger eílá muy mal, e la melezjna que la podria preftar non la 40 puede aver, e fu enfermedad es muy graue, e non ha cofa más íuerte que la enfermedat e non aver melezjna. » ^ Et dixo el galápago : « Pues díme tú, qué melezjna es, e por aven- tura fallar la he. » Et dixo la comadre : « Nos conofcemos efta enferme- dat, e non ha otra melezjna fv non coracon de xjmjo. » Et dixo el gala- 4i pago: « Efta es muv cara cola de aver; et ¿ dónde podria yo aver cora- 22. Et comencó de fablar, e f. a. e folazáronfe e fablaron en uno e pol'ieron lu amor, al'v que eft. — 23. t. para fu cafa. — 25. e fuefe auna fu vezjna e quexófele déla tardanca de fu marido, e ella le d. — 26. quexes por ello. — 27. en compañja de un X. e fablan en gran amjftad, et eftán f. en uno; et efta es la cabfa porque non viene. Et non lo tengas en poco, e gujfa cómo mates aquel xjmjo ; que fy él byue, muchas deftas tardancas as de fofryr, e fy él muere qujtar felehá aquel amor, e tú m. morará contigo e con tus fijos. » — 52. entrvfteció, e de cuydado dexófe caer atan- to que fue muv flaca. — 54. Et un día d. . . . « Sv per bien tovyeres querría vr aver amv muger e amje fijos, et mucho me he tardado enlos ver. » Dixo el xjmjo : « Dizen gran rrazon, e plázeme ; mas rruégote que fea tu venvda lo más ayna que fer pediere. » — 36. m. muy flaca, e afu conpaña delbaratada ; et d. : « Muger, ¿ por qué eftás afv tan flaca e tan. — 38. rrefpondió ; e tantas vezes gelo preguntó que r. . . . et dixo : — 39. et fu m. non fe p. a. que es muv can, e non ay peor cofa que aver fuerte e. et non poder aver la m. que le convenga. » — 42. « ; Quál es la m. conque mj muger puede guarecer? Djmela, et vo por aventura bufcarlahé do quier que pueda, fafta que la falle. » — 44. n \ con que pueda guare«j'er faluo c. LE SINGE ET LA TORTUE 12 3 con de xjmjo, fy non fuefe el coracon demj amigo ? Et en fozer travtjion amj amigo por amor de my muger non he njnguna efcufacion ; ca el dehdo qu'el orne ha conla muger es muv grande, e aprouéchale el orne della en muchas gujías. Et yo déuola más amar e non dexarla per- 50 der. » ^ Defy madrugó, et tuele alia con grant pelar, e comencó de penfar e de dezir en íu coracon : Querer matar los amigos por amor de una muger non es délas obras [A 65] que a Dios plaze. Et fuefe conefte ardid, taña que llegó al xjmjo, e faludóle. Et dixo el xjmjo : « ¿ Qué te >s touo déme non ver toda efta iazon ? » Dixo el galápago : « Non femé touo de te venjr ver, con quanto defeo he de ty, fy non por vergüenca dety, que tan poco te gualardoné el bien que me fezifte, ca maguer que yo fé que tú non quieres gualardon del bien que me fezifte, tengo me por adebdado de telo gualardonar ; ca la tu coftunbre es délos buenos, 60 que fazen bien a fus amigos, e que mueftran enellofu bien fazer. » Dixo el xjmjo : « Non digas afy, que tú as fecho amas eftas cofas amj, que tú comencafte a fazer por que fó adebdado de telo gualardonar ; lo vno por que tú venjfte primera mente a demandar me amor, la otra por que yo era eftraño enefta tierra, e alegurafte e fezifte grant gafajado comjgOj 65 por que perdy cuyta e cuydado. » ^[ Dixo el galápago : « Tref cofas fon por que acaefce el amor entre los amjgos ; la vna es fiar fe vnos de otros, la otra es comer en vno, la otra es conofcer fus parientes e fu lugar, e defto non ouo entre nos nada, e querría que fuefe. » Dixo el xjmjo al galápago : « El orne deue 70 fola mente trabajar fe por aver algo por i'i; mefmo, que en conofcer la conpaña del otro non le ha pro ; ca el que juega en fomo del maftel 47. m. feria muv fuerte cofa ; pero el d. — 48. mu. non lia par ; pero que fe aprovecha mucho della en muchas gujfas, et en efpecial la deue amar por los fijos que enella ha, e non la deue dexar moryr. « — 5 1 . E venció el fefo, et propufo de matar al xjmjo fu amjgo por alguna arte, por facarle el coracon, porque guareciefe fu muger. Et madrugó otro dia de mañana e fuefe afu amjgo el xjmjo con muy g. p. — 53. f. afy penfando f. — 54. x. lu amjgo . . .« ¿ Que te d^^.-vo tanto en me venjr aver? » — 55. « Non ál fueras vergüenza que he por tantos bienes como de ti he rrecebido e tan poco galardón como te he fecho, que la tu c. e d. b. es fazer b. a f. a.; e m. enellcs f. — 61. afy, q. muchas más' cofas he yo rrecebido dety, que Iby muy tenjdo de telas g., porque me confojafle quando llegué aquj de mjo lugar, echado con muy gran defonrra, et me confolafte contus buenas palabras e alegre rrortro e franco coracon, e fuyñeme amigo e buen conpañero, e contigo me tollió Dios cuyta e pefar.» — 70. c. la compañía e parientes del o. — 71- j. al axedrez cata m. c. en fomo del tablero, e vee el mate más q. 1. o. n. v. 124 CALILA E DIGNA cata e vee muchas cofas más que los oios non verían enlos parientes. Otrofy del comer que dizes, las beílias fe ayuntan a comer enlos efta- blos e a beuer, e non han amor en vno. Otrofy yr ver las pofadas ; los 7S ladrones fe entran enlas pofadas, e non han amor por ende. » ^ Dixo el galápago : « Por buena fe dizes verdad, que el amigo non quiere ál de fu amjgo fy non fu falud e fu amor. Ca el que quiere amor délos ornes por fu pro, con derecha nefcefidat fe avrá de enojar dellos ; afy como el bezerro, que fy acuyta la vaca mamando la, fázele 8o ella mal c a lo de ferir coníu cuerno, e fangriéntalo. Et lo que yo dixe non lo dixe fy non. por fer fabidor de tu bondad e de tus buenas cof- tunbres. Et más quiero que me vayas ver en mj pofada que es en vna ylla donde ay muchos frutales e muchos buenos arboles, e faben muy bien, et rrefcibe mj rruego. » Et el ximjo, en que ovó dezir déla fruta, 85 ouo fabor della, e prifo le grant cobdicia, et dixo : « ; Cómo podré yo pafar efta mar tan grande ? » Et dixo el galápago : « Caualga fobre mj efpinazo e leuar te he alia. » Et faltó él en fomo del galápago, et nadó el galápago conél fafta que fue bien dentro. ^ Et comencó de penfar enfu coracon la traycion e la defconocen- 90 [A 65 v.Jcia que queria fazer, et dixo : « Muy fea cofa es efta, e non mereícen las mugeres que por ellas fea lecha travcion, ca deue orne fiar muy poco por ellas. Et dizen que el oro non fe prueua fy non enel fuego, et la fieldad del orne en dar e en tomar, e la fuerca déla beília conla carga, e las mugeres non ay cofa por que fe conofcan. » Et 95 quando vio el ximio que el galápago fe detenja, fofpechó, e dixo : « Non fó íeguro que el galápago non fe ha mudado del amor et déla amjftad que me auja, e quiere me mal fazer ; ca non es njnguna cofa que más Ijujana njn más mudable lea que el coracon del orne. Et dizen que el orne entendido non iele encubre lo que tiene en fu coracon fu 73. c. q. dczir non es mucho necefario para los buenos amjgos, que lo más va enlas buenas voluntades ». — 76. v. en quanto as dicho, que los buenos a. n. quieren. — 78. n. por el tienpo andando fe a. d. e uno con otro. — 82. vavascomjgo a una v. — 84. rruego et caualgarás fobre mv, et yo pafartehé afy. » Et el xjmjo ovo muy gran codicia délas frutas et faltó enel coftado del g. et el g. andudo conél porla mar fafta. — 89. p. como fazia muy gran t. e parófe e dixo entre fu coracon : efta cofa que qujero fazer es muv gran defconocimjento e gran traycion, et non m. — 92. la plata. — 93- e los amjgos e f u lealtad en d. — 94. n. es c. con que fe puedan prouar. » — 95. parava, f. que le queria fazer alguna traycion, et d. 99. tienen en coracon fus fijos e fus priuados enel contynente et enla catadura e enla palabra, et en levantando e afentando, que eftas cofas mucho demueftran lo. LE SINGE ET LA TORTUE Í2$ loo conpania e lus fijos e fus amigos, en toda cofa e en toda catadura e cada palabra, e al leuantar e al afentar, e en cada eftado ; ca todas eftas colas teftiguan lo que vaxe enlos coracones. » ^ Et comencó a dezir al galápago : « Amigo, ¿ qué as que eftás trille, e qué te tiene de andar ? » Dixo el galápago : « Eftó trifte por 105 que yrás a mj polada e non la fallarás afy como yo querría ; ca mj muger eftá doliente. » Dixo el ximio : « Non eftés trifte, mas bufca fiücos para ella ; ca guarefcerá e íanará. » Dixo el galápago : « Dizen me los híleos que non ha otra melezina por que fe pueda melezinar fy non coracon de xjmjo. » Et pefó mucho al xjmjo defto, e penfó enf^' lio diziendo : « ¡ Cómo me ha metido la cobdicia en mal lugar, feyendo yo tan viejo ! ¡ O, qué tamaña verdad dixo el que dixo : el que fe tiene por pagado e por ahondado conlo que le viene, [biue] faluo e fegu- ro, e el golofo cobdiciofo ' fiempre viue en cuvta e en trifteza e en lazerio ! mas agora me es amj menefter vn lefo, et bufcar carrera como falga II) defte lazo en que ca}-. » ^ Et dixo al galápago : « Amigo, deues faber que el leal amjgo non deue encubrir a fu amjgo fu buen caftigo njn fu pro, maguer que le faga dapño. Et fy yo efto oujera fabido, traxiera comigo mj coracon, ca lo dexé alia do eftaua, e diera telo por que melezinaras tu muger 120 conél. » Et dixo el galápago : « E ; non lo traes contigo, e cómo lo dexafte alia? » Dixo el xjmjo : « Avenios por ley todos los xjmjos, que quando alguno ílile de fu pofada, que dexe v fu coracon ; enpero fv tú quiheres, traer telo he yo del lugar do es, íy me tornares alia. » 103. Dixo el xjmjo al g. : « ¿ Cómo eftás aly quedo que non andas ?. » — 104. t. e penólo. — T05. f. v el rrecebymjento que yo q. — 106. dol. et enferma. »... <( Non deues de eltar por elb trifte, que la trifteca mucho enflaquece el cuerpo et acorta los dias, et elb non faze atu muger pro, faluo que deues deligente mente bufcar buenos fificos, e conla avuda de Dios puede guarecer. » — 107. « Ya bufqué los mejores filíeos que pude, e todos me dizen que my muger non puede guarecer faluo con c. — 109. Eftonce dixo el xjmjo entre fu coracon. — iii. viejo e eftando enla poftry- mera hedat ! — 112. conqualquier cofa que aya, b. f. afy para fu alma como paralas trybulaciones defte fyglo. — 114. he m. mjo f. e my entend5-mjenio para poder lalyr defta trybulación en que eftoy. » — 116. d. entonce el xjmjo al. — 117. m. q. le agravie, ca non dexjfte defto cofa amy. — 121. « Afy es que a. — 125. 1. 1. qujeres tórname al lugar donde faly e yo te daré my coracon con que lañes tu muger. » I. camjno. Í2é CALILA E DIGNA Et fue alegre el galápago, por que tan de grado le daua fu coracon, et 125 tornófe conél ala rribera, e faltó el xjmjo en tierra, e fubiófe luego enel árbol, e efperólo el galápago. [A 66] Quando vido que fetardaua llamólo e díxole : « Toma tu cora»;on e vente para mj, ca mucho nos detardamos. » Dixo el xjmjo : « Veo que cuydas que fó tal como el afno que dezia el lobo cerual que non tenja coracon njn orejas. » Et dixo el 130 galápago : « E ¿ cómo fue efo ? » ^ Dixo el xjmjo : « Dizen que vn león criaua en vn lugar, e eftaua enél vn lobo que comja fu rrelieue. Et enfarneció el ¡eon ' tanto que fue mu}' flaco e muy atribulado, e non podia venar. Et dixo el lobo cerual : « Señor, tu efl:ado es ya mudado, et non puedes va venar. Efto ¿ por qué 135 es ? » Dixo el león : « Por efta farrna que vees, e non ha otra melezjna fy non orejas e coracon de afno. » Dixo el lobo cerual : « Yo fé vn lugar do ay vn afno de un curador que trae fobre él los liencos avn piado aqui cerca denos, et defque lo defcarga déxalo enel piado, et fio por Dios que telo traeré, e tomarás fus orejas e fu coracon. » Dixo el león : « Faz lo fy 140 pudieres, ca mj melezina e mj falud es efo. » Et fuefe el lobo cerual, e llegó al afno, e díxole : « <; De qué eflás tan magro, e de qué tienes eftas mataduras enlas cueflas ? » Dixo el afno : « Eíle curador falfo meló faze, que fe firue demj continua mente, e me mengua la ceuada. » ^ Dixo el lobo cerual : « Yo te enfeñaré vn lugar muy viciofo e muy 145 apartado do nunca andouo oñie, e ay vnas afnas las más fermofas que nunca orne vido, c han meneftcr maflos. » Dixo el alno : « Pues vava- mos alia, que fy por ál yo non lo fiziere fy non por la cobdicia del tu amor, efto me faria alia yr contigo. » Et fueron fe amos al león, et faltó 124. Et defto fue muv a. — 125. et el xjmjo, defque fe vio fuera f. e f. enla figuera muy alegre, como aquel que eftorcia e efcapava déla muerte. — 127. « ¿ Por qué te tardas que non tomas tu c. e nos vamos ! » — 128. «¿ Píenlas que fov tal como el afno que n. t. — 131. león morava en una cueva, e byuian av conél un lobo cerual e un cueruo e un lobo. — 133. e m. aforcado... el c. al león. — 155. m. con que pueda fanar faluo. — 137. d. un rrecuero que anda en un prado quando le defcargan, e f . — 139. le engañaré e telo t., e del puedes tomar... c. con que guare- zcas. » ... « Sv efo puedes fa^er, grant plazer e cargo me echarás, que efta es my m. con que yo tengo que guarei;er. » — 142. « El traydor de mj amo. m. f., que mecrege enlalazeria e. — 144. « Sy tú qujeres yo. — 145. anda o. do av mucha verua e agua, et ay. — 146. m. afno, e non lo pueden aver. » ... « Pues vamos para alia, que tarda femé ; et aunque nonio faga por otra cofa faluo por tu rruego e tu amor. » — 148 ado eftava el 1., et adelantófe el i^er\'al e fízogelo íaber al león como le trava I. lobo. LE SINGE ET LA TORTUE t2j ei león enel alno detras por lo tener. E laliófe le el afno de entre las ISO manos e íueíe e tornóie a lu lugar. Dixo el lobo cerual al león : « Sy a labiendas dexafte el alno, ; por qué me tezirte trabajar enlo bufcar ? Et (y la flaqueza te lo fizo dexar, que lo non pudifte tener, eílo es aun peor. » Et fopo el león que fy dixiefe que a íli blendas lo dexara que feria ten j do por nefcio, et fy dixefe que lo non pudiera tener que lo ternjan por flaco is^ e por canfado ; dixo al lobo : « Sy me tú tornares acá al afno, dezir te he efl:o que me preguntas. » Dixo el lobo : « Tengo que el afno efl:á [A 66 v.] efcarmentado, e non querrá venjr otra vez, en pero vré aél de cabo, fy lo pudiere engañar para lo traer acá. » ^ Et íuefe para el afno. Et el afno quando lo vido et díxole : ¿ qué i6o fue la traycion que me quefifl:e fazer ? dixo el lobo cerual : « Quífete bien fazer, e non fueflie para ello. Et lo que faltó enty non era fy non vna délas afnas que te dixe. Et como [non] vido afno non fope en que manera jugar contigo ; et fv tú quedo efl:oujeras vn poco, diufo fete metiera. » Quando el alno oyó dezir délas afnas, moujófe le fu labor, e i6s tuefe conel lobo cerual al león, et faltó el león enél e prífolo e matólo. Defy dixo el león al lobo cerual : « Yo quiero me bañar, defv comeré las orejas e el coracon, e délo ál taré facreficio, que afy me dixeron los hficos ; pues guarda tú el afno, dely venjr me he para ty. » ^ Et defpues que fe fue el león, tomó el lobo cerual las orejas e el 170 coracon del afno e comjó lo, a fuzia que quando el león eflo viefe, que non comerla nada délo que fincaua, porque lo ternja por agüero. Et defque fue tornado el león díxole : « ¿ Dó es el coracon e las orejas del afno ? » Díxole él : « Non aiija ejie ■ coracon njn orejas. » Dixo él : « Nunca mavor maraujUa vy que efla que tú dizes. » el alno. E defque llegó el afno, el león faltó enél por le matar, mas nonio pudo tener conla flaqueza que avia, et fuefe el afno. — 151. t. en telo traer? Sy lo fezifte con f. efto. — 155. Et penfó el león e dixo: '< Sy digo que a í. lo fize, tenermeá por necio ; et fv dixere q.. n. 1. pude t. tenermeá por f. Dixo : — 156. « Sy el afno non es nefcio non deue de voluer acá ; pero tornaré aél, aver fy le podré otra vez e. — 159. Et fuefe al afno et díxole : « ; Por qué venifle afy fuyendo? que aquel que f. — 162. dixe; que nunca tan fermofa la vieras, et fy quedo. — 164. fabor, e vencióle el fefo, e f. — J65. Et quando el león le vio f. e. e m. ; e defpues que le ovo muerto : — 166. et en venjendo c. — 168. a. mjentras que yo yo, et luego me v. — 169. Et demjentra q. — 170. comiófelo. Et quando vino e. 1., demandó luego el c... a. muy de rrezjo al cerval. Dixo el cerval : <- Señor el afno non tenja c. n. o. I. entendifte tú. 128 CALILA E DIGNA 175 Dixo el lobo cerual : << Señor, non te maraujlles, mas pienfa que fy el coracon e las orejas oujera, non tornara aty la fegundavez, aujendo le fecho lo que le fezifte. » ^ Et yo dixe eíle enxenplo por que fepas que non fó yo tal, mas engañarte me con tu traycion por me matar, et eftorcí por mj fefo déla 180 locura en que era caydo. » Dixo el galápago : « Verdad dizes, ca el fefudo es de poca palabra e de grant fecho, e conofce las obras antes que fe meta a ellas, e eftuerce délas cuytas por fu fefo e por fu arte, afy como el orne que cae en tierra con lu tuerca, e con ella mefma fe leuanta. » Efle es el enxemplo del orne que bufca la cofa, e defque la 185 ha rrecabdado, dale de mano e déxala perder. 175. Dixo el c. : " Bien deues de penlar que el íifno non tenja c. n. o. ; que fy lo toviera non t. — 178. atal como el alno. — 179. e. con tus buenas palabras, e yo fízete otro tal, acorriéndome amy juvzjo. Et pues que tú eres orne honrrado e enten- dido, cree las palabras, e faz las obras, et conócete que yerrafte, e^ley bien fyrme délas cofas ante que ome fe meta aellas, e fabe falvr délos cuvdados e délos peligros contu buen fefo et contu manfedunbre, afy como el ome que eftropieca en tierra e cae, et confu fuerca mjfma levántafe. ■/ [CAPITULO VIH] V animal Jidéle tué par son maítre. ^ I A 67] Dixo el rrey al filofofo ; « Ya oj- efte enxenplo, e entendí lo ; pues dame agora enxenplo del orne que faze las cofas fin aluedrio e fyn penfiímjento. » Dixo el philofopho : « El que non faze fus cofas deuagar fiempre fe arrepiente, et efto femeja al enxemplo del rreli- s giofo e del can e del culebro. » Dixo el rrey : « E ¿ cómo fue efo ? » ^ Dixo el filofofo : « Dizen que en tierra de Jorgen auja vn rreli- giofo que auja fu muger, e efi:ouo ella que fe non enpreñó vn tienpo, defy enpreñófe ; e fue fu marido muy gozofo, et díxole : « Alégrate, ca fio por Dios que parirás fijo varón, conplido de fus mjenbros conque 10 nos alegremos, e de que nos aprouechemos ; et quiero le bufcar ama que lo crie, e buen nonbre que le ponga. » Et dixo la muger : « ¿ Quién te pone en fablar enlo que non fabes fy ferá o non ? Calla, e fey pagado conlo que Dios te diere ; que el orne entendido non afma las cofas non ciertas, njn judga las aventuras, ca el querer e el afmar en folo Dios i> es, et fepas que quien quiere(s) contraftar las aventuras e judgar las cofas antes que fean, acaefcer le ha lo que acaeíció al rreligiofo que vertió la mjel e la manteca fobre fu cabeca. » Dixo el marido : « ¿ Cómo fue efo ? » ^ Dixo la muger: « Dizen que vn rreligiofo auja cada dia limofna 20 de cafa de vn mercador rrico, pan e mjel e manteca e otras cofas de comer. Et comja el pan e los otros comeres, e guardaua la mjel e la manteca en vna jarra, e colgóla ala cabecera de fu cama, tanto que fe Del rreligiofo e del gato, e es capitulo del onie que faze las cofas rrabiofamente, a qué torna fu fazienda. — 5. pen. e a qué torna fu fazienda e gima. » ... « Señor, el que vagarofo non fuere enfus cofas. — 5. gato. — 6. en una tierra. — 8. etóvofe al fin de enpreñar, por lo qual el rreligiofo fue muy alegre e d. afu muger: — 10. q. yr bufcar los fabios para que me digan el nonbre' que le tengo que poner. »> — II. « ¿ Qué te cunple de dezjr lo que non fabes? et cállate. — , 14. av. Que quien juzga las cofas. — 21. p. c lo ál condefaua, et ponja la m. — 22. olla, fafta que la f., et tenia la olla colgada enfu cafa. Fábulas Calila e Digna. 9 130 CALILA E DIGXA finchó la jarra. Et acaefció que encarefció la mjel e la manteca, el eftando vna vegada afentado enfu cama, comencó a fablar entre fy, el 25 dixo afy : « Venderé lo que'eftá enefta jarra por tantos maravedís, e con- praré por ellos diez cabras, e enpreñar feán, e parirán a cabo de cinco mefes. » Et fixo cuenta defta gujfa, e falló que faíla cinco años montauan bien quatro cientas cabras. Defv dixo : « Vender las ' he, e conpraré por lo que valieren cient vacas, por cada quatro cabras 30 vna vaca, et avré limjente, e fenbraré conlos bueyes, et aprouecharme he délos bezerros e délas fenbras e déla leche, et antes délos cinco años pafados avré dellas e déla leche e déla crianca algo grande, et labraré muy nobles cafas, e conpraré efclauos e efclauas, et eílo fecho, cafar me he con vna muger muy fermofa e de grant linaje e noble, 35 e enpreñar fea de vn fijo varón conplido de fus miem[A 67 v.Jbros, e poner lo he muv buen nonbre, e enfeñar le he buenas coftunbres, e caíligar lo he délos caftigos délos rreyes e délos fabios, et fv el caíligo e el enfeñamjento non rrefcibiere, ferir lo he conefta vara que tengo enla mano muv mal. » Et aleó la mano e la vara en diziendo eflo, e 40 dio conella enla jarra que tenja ala cabecera déla cama, e quebrófe, e derramófe la mjel e la manteca fobre fu cabeca. Et tú, oriie bueno, non quieras fablar njn afmar lo que non fabes que ferá. » ^ Deív parió la muger vn fijo, e fueron muy gozofos conél. Et acaefció vn dia que fe fue la madre a rrecabdar lo que auja menefter, e 4> dixo al marido : « Guarda tu fijo fafta que yo torne », e fuefe ella. Et eflouo él y vn poco, e antojó fele de yr a alguna cofa que ouo menefter, que non podia efcuíar, e fuefe dende, e non dexó quien guardafe el njño, fy non vn can que auja criado en fu cafa. Et el can guardó lo quanto pudo, ca era bien nodrido. Et auja enla cafa vna 50 cueua de vn culebro muy grande negro. Et fiílió e veno para matar 24. Et el rreligiofo fabló configo mjlmo, eftando fentado un dia. — 27. Del'y f. c. fafta q. a. et falló que m. fafta q. (; c. : Defy venderlashé et conel precio dellas cien vacas. — 52. 1. c manteca, e délas mjefes avré gran aver. e lab. — 5)- e nacerá c. d. f. m., et criarlohé como afijo de rrey, e caftigarlohé con efta vara fy non quifiere fer bueno e obediente. — 40. ferió enla olla que eftaua colgada encima del e quebróla e cavóle la m. — 42. quj. defear. — 45. f. conplido defus mjenbrose gozaron fe. — 44. m. al mercado a mercar ciertas cofas parafu cafa, et dixo a. m : « G. la cafa e efte niño f. q. y. venga. » E dixo que le plazia ; e fuefe la muger e quedó el marido en cafa. E el marido dende a poco fuefe e dexó la cafa fola e d njño enfu cabo, faluo un gato I. lo. L ANIMAL FIDELE TUÉ PAR SON MAITRE I3I al njño. Et el can, quando lo vido, laltó cncl e matólo, e enfangicntó fe todo del. ^ Et tornó le el rreligiolb de iu mandado. Et en llegando ala puerta, falló lo a rrecebir el can con grant gozo, moñrando le lo que 55 fiziera. Et él, quando vido el can todo enlangrentado, non dubdó que auja muerto al njño; et non fe fufrió falla que lo viefe, et dio tal golpe al can fafta que lo mató e lo aquedó, e non lo deujera fazer. Et defpues entró, e falló al njño biuo e fano, e al culebro muerto e defpedacado, e entendió que lo auja muerto el can ; comencófe a 60 mefar e a llorar e a carpyr fe e a dezir : « Mandafe Dios que efte njño non tuefe nafcido, e yo non oujefe fecho eñe pecado e efta tray- cion. )) Et eftando enefto entró fu muger, et falló lo llorando. Et díxole : « ¿ Por qué lloras, et qué es efte culebro que veo defpeda- cado, e efte can muerto ? » Et él fizo gelo íaber todo como acaefciera, 65 et dixo la muger : « Efte es el fruto del aprefuramjento, e del que non comide la cola antes que la faga, e que lea bien cierto della, arrepen- tí r le quando non le tiene pro. » que eftaua en cala que lo guardaua. Et avia en aquella cala una cueva en que avia una culebra, e lalió la culebra déla cueva, e fueíe para donde eftava el niño para le matar, e el gato violo, e faltó enla culebra e matóla. — 53. Et quando el rreligiofo vino para lu polada, f. el gato a r., untado todo en íangre déla culebra que avia muerta, demoltrándole el lerujcio que le avia fecho ; et quando el rreligiolb lo vio aíy, perdió el fefo, penfando que avia m. afu fijo, et fuefe para el gato, e tomóle e dióle tantos golpes f. — 59. en. cómo acaeciera. — 61. eña alevofya. — 63. e ¿ quién defpedacó afy efla culebra? et ¿ cómo eñá alV efte gato muerto? » — 65. f. déla cofa fecha rrabinofa mente e con a. [CAPITULO IX] Le chai el la souris. ^ Dixo el [rrey al] filofofo : « Ya ot efte enxenplo del orne rrabi nofo, qué es fu cima. Pues dame agora enxemplo délos dof enemjgos, cómo fe ayudan el vno del otro ala ora delacuyta, e cómo fe guardan. » Dixo el filofofo : « Conujene al orne, quando cayere en manos de > fus enemigos, que pugne de aver amor con alguno dellos, e tomar lo por amigo, para vencer conél los otros enemigos ; ca non puede fer que el amigo fea toda via amigo, njn el enemigo enemigo. El amigo, quando le fazen pefar, tórnale enemigo, et el enemigo, quando vee que le yaze pro en fu amigo, non fjnca en fu enemiílad, e tórnafe ^o amigo leal. Et el oñie fabio, ala ora déla cuyta, faze amjftad con fus enemigos, e al nefcio cierran fele todas las carreras, afy que non fabe rrazon njn manera por do eftuerca, fafta que perefce en nefcedat. Et efte es el enxemplo del mur e del gato, los quales fe libraron vno a otro. » Dixo el rrey : « ¿ Cómo fue efo ? » ^' ^ Dixo el filofofo: « Dizen que en vna tierra auja vn árbol que 11a- mauan vairod, et avia al pie del muchos veftiblos, e enfus rramas muchos njdos de aues. Et auja a rrayz defte árbol vna cueua de vn mur, et ally cerca del árbol auja vn gato. Et folian ally venjr a menudo los venadores e venar aquellos venados et cacar las aues de cerca de aquel árbol. Afy que vn caca- do dor armó fus lazos, e cayó y el gato. Et enefto el mur íalió de fu cueua, e andouo bufcando que comjefe ; e en rreguardando fe con todo efto, et catando a todas partes muy apercebido, vido al gato eftar enlos lazos, Et aquj comjenca el capitulo ix del gato e del mur. — i. r. a qué torna fu fazienda. — 2. enx. del orne que llega al lugar que fus enemjgos lo pueden matar, e cómo fe librará dellos. » — 4. << Señor, qualqujer orne que eftá entre fus enemjgos, c le tie- nen en fu poder, deuc trabajarfe d. a. a. — 6. por rrazon que aquel le guarde délos otros, que todas oras non le faze el enemjgo amjgo, njn amjgocnemjgo. Que quando el amjgo vee que fu enemjgo le faze algún pefar tórnalo enemjgo, et quando vee que le puede del venjr algún pro, tórnalo amjgo, e non f. e. f. e. mas tórnase en amor e en lealtad. — 10. déla tribuían-ion e déla. — 11. t. fus maneras. — 15.a. muy grande, e. — 17. m. que avia nonbre Vendo. — 18. g. que avia nonbre Rabi. — 22. mvrando. LE CHAT ET LA SOURIS 1 33 et fue muy alegre. Dely paró mjentes enpos defy, e vido vn lirón que le yazia en celada, et cató a fufo e vido vn buho en vn rramo del 25 árbol que lo eflaua aguardando por lo matar. Et temjófe que fy fe tornafe que faltarla enél el lirón, et fy fe fueíe a dieftro o a fynjeftro que lo leuaria el buho, [A 67 v.] et que fy fuefe adelante gelo prende- rla el gato ; et dixo en fu coracon : Deuo me ayudar del fefo e délas artes de gujfa que eftuerca deste peligro ; ca los coracones délos fabios 30 mares ion profundos, e conellos faben que ha entre defanparar fe orne a muerte e entre trabajar fe de efcapar, et quando fon enel vicio non fe afeguran délos (délos) durar la vida, njn fe defanparan enla tribu- lación e enla cuyta. Et yo he penfado, e non fallo otra arte por que eftuerca defte mal, fy non pedir tregua al gato e ganar fu amor. Ca él 55 eftá en grant cuvta, que lo non puede otro librar fv non yo, et por ventura dar me[á] el gato tregua por fu pro, e yo otrofy efcaparé por él defte mal a que fó llegado. ^ Defy llamó al gato, e díxol' : « ¿ Cómo eftás ? » Dixo el gato : « Ya vees tú cómo eftó ; pues ¿ por qué preguntas ? » Dixo el mur : 40 « Non mjentes, ca el mentir es cofa aborrefcida; et por ventura bien querría yo que fueíes en mayor eftrechura, et que Uegafe el tienpo déla tu ' muerte. Mas es acaefcido tanto de mal que me non plaze por que eftás afy, et non es njnguno que mejor me pueda librar defto en que eftó, e defte tan grant peligro en que eftó, faluo tú ; et tú otrofy, 45 non ay njnguno que mejor te pueda librar defto en que eftás que yo. Ca yo eftó en rreguardo del lirón e del buho que me eftán aguar- dando, et yo eftó flaco que meles non podré anparar. Et fy tú me fegurares dety mefmo, e me fueres fiador de me librar délos otros que 24. c. para le dar falto. — 25. arvol, oteándole para le levar, et vio que fy tornafe atrás que le tomarla el 1. — 26. f. adelante que. — 27. f. ala otra parte que le to- maría el g. — 29. para eflorcer defta cuyta en que eftó, que para efto fon los labios e los entendidos,' para faber falyr délas trybulaciones quando les acaef^en. Et yo he p. que non puedo falyr defta cuyta en que eftó, faluo f\' n. pido t. aefte g. pues que efte gato eftá. — 38. Et entonces el mur 1. — 40. « Non te mentiré porque la mentyra es. — 41. m. cuyta déla que eftás, et que Uegafes al t. — 45 eftás en tamaña cuyta... defta tribulación e defta cuyta en que agora eftó fynon tú. — 45. 1. defta trybulacion en. — 47. Pero Iv tú me lybras e me afeguras deftos que tengo enderredor demy, que me non maten, vo te facaré defta cuyta en que eftás trabado, et efcaparemos afv amos de muerte. I. fu. 134 CALILA E DIGNA me tienen cercado, librar tehé yo defto en que eftás, e eílorcerás 50 deíla prifion. Et plágate defto, et ayúdame a librar amj e aty ; ca afy como yo quiero tu vida por rrazon déla mja, otrofy tú deues amar mj yida por rrazon déla tuya, afi coriio efcapan los ornes déla mar por las ñaues, e las ñaues efcapan por los ornes, e afy fio por Dios que efcapáremos defta tribulación, [A 6c)] amos ayudando nos. » 55 t Et defpues que efto oyó dezir el gato al mur, fopo que dezia yerdad, et díxole : « Verdad dizes, e yo te guardaré efta merced por fienpre, e ayré dételo gualardonar. » Et dixo el mur : « Déxame lle- gar aty, ca el buho e el lirón, quando nos yieren atreguados, tornar feán. Et quando yo fuere feguro dellos, tajaré eftos lazos en que 60 yazes. » Et fizólo afy el gato, e afegurólo, e el mur llegófe aél. Et quando el buho e el lirón vieron efto, tornáronfe de aquel lugar. Et comencó el mur a tajar la rred, nudo a nudo ; et en veyendo el gato que non era acuciofo enlo tajar, dubdó del et díxole : « Amjgo, ; por qué non te aprefuras en tajar la rred? Por ventura que acabarte ya lo 65 tuyo e eres feguro, por efto lo fazes. Et fy afy es, non es fecho de orne jufto. Et afy como me yo aprefuré ente librar, tú otrofy deues te femenciar en librar amj. Et fv te njenbras déla enemjftad antigua, non lo deues fazer; ca me has va prouado por bueno, que otro o mejor deuefer loado. E non deues fer firme en la antigua mal querencia; ca 70 los buenos non tienen mala voluntad, mas fon gradefcedores del bien fecho ; e la merced, fegunt ellos creen, amatan los muchos pecados. » ^ Dixo el mur: « Los amigos fon en dos maneras : el vno es amigo puro, e el otro es el que faze amiftad de otro en ora de cuyta e de nefcefidad. Onde el puro amigo deue amar al amigo más que 75 afj' mefmo, e a fus parientes, e a fu aver ; ca es leal por naturaleza. Et 50. e falúa mv cuerpo por laluar el tuvo. — 52. t. et alv Teremos libres amos, e ferá afy. — 53. n. et ellas por ellos, maguer non fean de una natura ; et a. — 54. ay. nos, maguer feamos enemjgos de natura. » — 55. entendía que dezja rrazon. — 56. « Dizes V. en quanto as dicho ; pues pienfa en qué manera podamos efcapar, e íazlo, que yo fienpre te agradeceré e. m. que me fazes, e avré fabor déte ferujr. » — 58. V. juntos e que fov atreguado detv deffiuziarfeán demv. — 61. v. e., deffvuziáronfe del e fuéronfe dende. E eftonces el m. — 62. n. a. n. defu efpacio. — 65. que fe tardaua en tajar la rred, dyxo. — 64. acuvtas. ...P. av. creo que lo fazes por que eresya f. — 66. c. amy plugo en librarte con my tregua. — 67. trabar por 1. — 69. n. d. parar mjentesala. — 75. p. e leal. — 74. n. del pclvgro en que fe vee. — 75. aver. E el amjgo que pone fu amjftad con otro con cuyta, acábafe el amor entre ellos ; et el tal amor defíiizefe muv avna. Mas el ome entendido déuefe guardar, que el que atregua afu e. LE CHAT ET LA SOURIS 1 35 el Otro, que fe toma por ora de cuyta, alas vezes dura fu amor, e alas vezes deffázefe. Et por ende conujene al orne cuerdo que fe guarde; ca el que pone amor con fue enemigo, e fia por él, e non fe guarda del, ferá tal como el orne que come más dclo que deue, e non lo 80 fufre fu eftomago njn lo puede moler, e lazra conello. Et yo he con- partido mj obra, e finca me vn poco por fazer; ca toda obra ha [A 69 V.] lazon e tienpo, et el que faze la obra fin fazon e fyn tienpo non fe aprouecha de fu fruto. Et yo tajar te he efta rred vn nudo enpos otro, e dexaré vn nudo para que tú cortes, de gujfa que me 85 non puedes alcancar quando falieres déla rred. » Et quando amanef- ció, veno y el cacador a aquel lugar ; et el gato, quando lo vido, comencófe a efforcar á cortar lo que quedaua dcla rred, e cortólo e fubió enel árbol, e entró el mur en fu forado, e el cacador fuefe fu carrera. 90 ^ E)efy quifo el mur falir del forado, e vido al gato e non íe llegó aél. Et llamó lo el gato, et díxole : « ¿ Por qué non te llegas amj ? el mj amigo, que tan grand merced me fezifte ? ca yo he grant fabor de fazer gualardonar el bien que me as fecho, et dar tehé vo a comer el fruto de tu obra. Pues llégate amj, e non temas, ca non amo más 9S amj que atv. » Et juróle que le non bufcaria mal. Dixo el mur : « El que non fabe traer fu fecho con fus enemigos e conlos amigos, faze mal af5' e mátafe. Et la enemiflad e la amiftad han lugar, do deue el entendido ufar dellas fegunt deue. Et el orne entendido non deue poner fu amor conel orne que era lu enemigo, fy non fuere en ora de 100 cuvta; ca los fijos délas beftias figuen a fus madres mientre han de mamar dellas, et quando las pueden efcular fuyen dellas, et el enemigo, 79. tal es aquella fu tregua como aquel que come la vianda demafiada, e. — 80. m. Pero vo he trabajado quanto he podido en rroer la rred, et quando vy p. p. f. ; e yo tajaré todos los lazos. uno auno, et dexaré un poco por tajar por fer leguro dety en gujfa que le quiebres tú en tienpo que me n. p. a. al tienpo que elcapares d. ...Et efttando ellos eneño, vieron venjr al c. E el mur fuvó e metióle enlu cueva, et el gato mvró la rred, et vio que non quedaua de tajar déla rred faluo un lazo, e tiró rrezjo e quebróle, e fuefe fuyendo. E f. el gato fobre un a , et el c. tomó fu rrede f. dende. — 90. f. defu cueva, e mvró a todas partes e v. eftar al g. e non ofó falyr. — 92. pues que me acorrifte en tan gran cuyta, et yo. — 95. my alma que aty. — 97. am. déuela eme poner fegun que viere el tienpo, et eh entendido deue ufar de cada una dellas fegun le deua, que el ome e. — 100. cuyta e de necefidad, et acabada aquella cuyta e necefidad e porque aya, luego que aquello fallece fallece fu amor e t. afu e. que de ante era ; a. c. 136 CALILA E DIGNA quando íe torna amigo por efperanga de algunt pro, defpues que lo acaba tórnafe a fu enemiftad, afy como faze el agua quando la efca- lienta el fuego, que fy fe parte del fuego tórnafe a fu friura. Et tú eres 105 mj enemigo natural, e tú amj otro tal. Pues ¿ córño fe enderefcará amor entre nos ? Et yo non fé para qué me ayas tú menefter, fy non para comer me. » Defy comencé el mur a fe rreguardar del gato, e a fer muy apercebido. » 104. a enfriar. Et tú e yo fomos e. n., et non veo carrera por do ava a. — 107. me c. E de oy más leré bien ap. de me guardar de ty. » f CAPITULO X J Le roi et Toiseau. ^ Dixo el rrey al philofopho: « Ya oj' efte enxenplo, [A 70] pues dame enxenplo del que rrelcibió tuerto e cómo el que gelo fizo fe deue guardar del. » Dixo el filofofo : « Efto es el enxemplo del rrey e del aue que dezian Catra. » Dixo el rrey: « E ¿ cómo fueefo? » Dixo 5 el filofofo : « Dizen que vn rrey muy poderofo, que auia nonbre Vara- munt, tenja vna ave que dezian Catra, et efta aue fablaua e era muy entendida, e auja vn fijo pollo. Et él mandó guardar a Catra e a fu fijo en cala de lu muger, la que era feñora de fus mugeres, et mandó a ella que los mandafe guardar. Defy acaefció que parió la muger del 10 rrey vn fijo, et criaron fe el njño conel pollo, e comjan en vno, e jugauan en vno. Et Catra yua cada dia al monte, e trayadof frutos que non fabia njnguno qué era, et daua el vno a comer afu fijo e el otro al jnfante. Et crefcieron por efto más ayna et efforcaron fe mucho, de gujía que lo entendió el rrey, et amó más por ende a Catra. I) Ci Et acaefció vn dia, que mjentra Catra fue a bufcar aquellos dof frutos, entró fu fijo a vna caía do tenia el fijo del rrey fus palomjnos. Et quando vio entrar ende al fijo de Catra pefóle, e enfañófe e tomólo, e dio conél en tierra e matólo. Et veno Catra, e falló lu fijo muerto, e dio vozes, e fizo grant duelo, e dixo : « ¡ O, qué mal barata el orne 20 en beujr conlos rreyes ! que non ha enellos verdad njn lealtad, et mal aflrugo es el que ha amor conellos; ca njn fon para amigo njn para Del rrey Beramere del ave que dizen Catra. — 3. « Señor, erto lemeja al e. d. r. Beramer. — 6. e. a. quería mucho al rrey, e fiaua mucho della. Et el rrey tenja un fijo pequeño, e la Catra tenja otro fijo, et andáuafe el fijo del rrey conel fijo déla Catra jugando, e querianfe mucho, e andauan e cryáuanfc en uno. E la Catra y. — II. f. muv eftraños e daua ac. aíu pollo e al njño, e tanto viciofos los tenja que cre- cieron muv avna e feziéronfe muy valientes. Et de cada dia el rrey más amava a Catra. — 16. frutas, el pollo fizo un enojo pequeño al ynfante, e el ynfante e. el t. el pollo con malenconia e d. c. grandes golpes faña que le 'mató. Et quando Catra llegó e vio fu f. m. ovo gran pefar e. — 19 « ¡ Ay, que maldito fea qujen fia enlos rreves ! Q.. n. — 20. mal le viene qujen es trvbulado en los feruyr, que non ton. 1^8 CALILA E DIGNA vafallo njn para acoítado, njn onrran a njnguno, fy non por algunt pro o por alguna efperanca. Et defque han acabado conél lo que han menefter, non finca amor entre ellos njn amjftad, mas fola mente non 25 es fu fecho fy non mentir e fallyr e engañar e defcreer e defconocer alos que los firuen ; et cuentan los por pequeños. Et quiérome ven- gar deíle falfo travdor que mató a lu conpañero e a fu amigo, con quien comja e beuja e jugaua. » Deíy faltó alos oios del njño e que- bró gelos confus \ñas, e bolo et pofó en vn lugar muy alto. 30 ^ Et fiziéronlo íaber al rrey, e ouo muy grant pefar, et ouo efpe- ranca que enartaria a Catra, de gujfa que la enartando, la matarla. Et caualgó el rrey e fuefe para ella, et llamóla a falúa fe, e díxole que venjefe. Et ella non quifo venir, et [A 70 v.] dixo : « Rrey, bien fabes que al traydor, fi le yerra la jufticia defte figlo, non le verra del otro. 35 Et tu fijo fizo traycion, e 3'0 le di la pena enefte figlo. » Dixo el rrey : « Verdad dizes, et bien fé yo que es afy corfio tú dizes; pues vente tú para nos e fey fegura, ca non avenios deflo cura. « Dixo Catra : « Non me llegaré aty, ca los ornes de buen entendimjento defienden que fe non llegue orne al orne que rrefcibió tuerto, et dixe- 40 ron : Quanto más te falagare el que mala voluntad te tiene e al que fezifte mal, et quanto más fablando te fuere, tanto más lo eftraña tú, e lo aparta deti ; ca non ha tal feguridat del enemigo como alongar fe del, e guardarfe del. Et dizen que el orne entendido deue contar a fu padre e a fu madre por amigos, e fus hermanos por conpañeros, e fu 4S muger por folaz, e fus fijos por nonbradia, et íus fijas por contendo- ras, et cuente aty mefmo por folo feñero. Et yo lieuo oy dety muy grant cargo (de ty) de pelar, que njnguno non la lieua comigo, e finca con falud. » ^[ Dixo el rrey : « Sy tú comencaras a fazer el mal e el atreuencia, so feria fegunt tú dizes, mas pues que lo nos comencamos, ; qué culpa as tú, e qué te veda que non fies de nos ? » Dixo Catra : « Las malas voluntades han muv apoderados lugares enlos coracones, aly que la 22. p. allegado. — 23. por Icruyrk dcllos. — 25. defcon., e fazcr grandes peca- dos ; et. — 26. por muy lijcros e p. p. — 27. q. me fue fallo, e traydor afu a. — 28. f. cncl rroftro al ynfante, ct facóle los ojos conlas uñas e fuefe dende, e afentófe en un. — 31. C. e que la tomaría e la m. — 52. fuefe donde ertaua et llamóla por fu nonbre. — 58 « Yo non tornaré aty. — 41. f. tuerto e más blando te f. — 42. que non falla orne njnguna feguranca del que rre^ibió tuerto, mas que fe guarde bien del. — 45. fama... contadoras. — 47. p., et otro tal fynca aty. et quédate. — 50. p. niy fijo lo comencó. — 52. v. que fon apoderadas en. LE roí ET L OISEAU 1 39 lengua non dize lo que es enel coracon con verdat, et el coracon afirma e teftigua más derecha mente lo que eftá enel otro coracon que 55 la lengua ; e mj coracon non teftigua lo que í//;^í' ' tu lengua. » Dixo el rrey : « ¿ Non íabes tú que las malas voluntades fon entre muchos ornes, et el que ha icio ha mayor labor de amortiguar la mal quereuí^ia que abjuarla? » Dixo Catra : « Bien es afy como tú dizes, pero el orne de buen acuerdo non fe deue afegurar en aquel con quien está omiziado, et el orne de 60 buen confejo témefe délas artes e délos engaños. Et fabe que muchos oriies ay que degüellan los ganados que crian e comen fus carnes, e por quantos dellos degüellan non ceían los que fincan de feguir fus íeñores e de beujr conellos. Otrofy las beftias ftluages ha orne dellas muchas, et quando degüella algunas dellas non fe parten por ende las 6) que fincan del oiiie. » ^ Dixo otrofy Catra : « Las malas voluntades temjdas deuen fer, et mayor mente las que fon enlos coracones délos rrreyes ; ca [A 71] los rreyes creen que vengar íu omezillo es honrra e grant prez, Et el orne entendido non fe engaña enla tregua del orne que tiene mala volun- 70 tad, ca tal es la mala voluntad quando non la mueuen como las afcuas del fuego quando non echan leña. Et elque demanda fu ome- zillo afy es como el fuego que demanda la leña, e quando gela echan de fufo enciende fe luego. Et con todo efto algunt omiziero ay que ha efperanca de aver amor con fu omjziado por algunt pro o por 75 algunt ayuda que entiende que le faga; et yo fó tan flaco que tú non puedes demj aver ayuda njn pro, para que pierdas la mala voluntad que me tienes en tu coracon. Onde non veo mejor confejo que fuyr de ty, et finca con falud. » ^ Dixo el rrey : « Sabe que las criaturas non han poder de fe 80 nuzir vnas a otras, ca efte poder es de Dios folo; et fy ventura as de rrefcebir de nos algunt mal de que temas, non lo podrás fuyr njn efquiuar. Et fy yo he puefto en mj coracon déte matar e déte prender, 54. a. ct caftiga. — 55. Et yo fallo que m.... t. njn acuerda contu lengua, njn contu coracon. — 59. con aquel que es o. — 66. v. fon de temer, de qualquier que lean ; et la más temedera es la que los rreyes tienen enlas almas, porque cnlo vengar ello es les h. — 71. alcua que non arde njn quema fafta que le e. — 72. el alcua que le ponen leña de fufo e apréndefe. — 73. omezillo en que ay alguna e. — -75. fl. e tal que non veo cofa en que tif demy te podielcs aprovechar njn ferujr. Por ende non. — 78. f. con Dios e en 1. 140 CALILA E DIGNA defy c4 juyzio de Dios a contra délo que quiero, (e) non lo podré ^; afy como njnguno non puede criar ninguna cola del mundo Iv non 85 por mandamiento de Dios, afy non la puede perefcer njn matar. Et lo que tú fezifte amj fijo, non ouifte y culpa njnguna, ca fue por man- dado de Dios; ca lo que fizo mj fijo al tuyo, otro tal, ca fue por el juyzio diujno, et tú non deue[s] rreprehender lo que la ventura fizo. » ^ Dixo Catra : « Afy es como tú dizes, que todas las cofas por 90 mandado de Dios fe fazen ; en pero el envifo - déuefe guardar délas cofas temederas, ca ayuntan conla creencia apercebimiento, et yo fé bien que me dizes conla boca lo que non tienes enel coracon. E tú quieres vengar lo que fize atu fijo, e mj alma aborrefce la muerte. Et dizen que las malas venturas e las tempeftades fon pobreza et pefar, e 95 certedunbre de enemigos e partimiento de amigos, e enfermedad e vegez, et cabeca de todos eflos males es la muerte. Et non ha njn- guno que fepa mejor el coracon del cuvtado que el que fintió lo que él fiente. Et por lo que yo tengo enel coracon conofco ' lo que tú tienes enel tuyo. Et non me es bien la tu conpaña, ca nunca vez te 100 nenbrarás [A 71 v.| délo que fize a tu fijo, njn yo délo que tu fijo fizo al mió, que non fe nos muden los coracones. » ^ Dixo el rrey : « Non es orne de buena parte el que non puede oluidar lo que tiene enel coracon, de gujfa. que le non faga pelar. » Dixo Catra : « El orne que tiene enla planta del pie la llaga, non puede 105 efcufar defe non lazer mal, maguer que pune de non andar lobre ella. Et non conujene al orne cuerdo de dexar la guarda de fu cuerpo e fer engreydo, que el que fe engrie en fu fuerca, e quiere andar los caminos peligrofos, anda bufcando fu muerte. Et el que come o 8j. Et porque tú non as n. c. délo que f. por la muerte detu pollo, mas l'ola mente fue ventura e ¡. — 88. prender mal por lo. — 94. que eftas Ion délas mayores trybulaciones que av enefte fyglo, pobredat et pelar et fer cerca orne defu e. et derramarle fus a. — 97. c. que dolor ha que... lo que yo fiento en my coracon por la muerte demv fijo. Et por el gran dolor que vo fiento enmv c. — 104. enel coracon o enla p. — 106. Et el ome entendido non deue de dexar de guardarle e de penlar las cofas e de non fe fvuzar njn fe engañar por njnguno. Que el que le fyuza enfu valentía et le mete andar la carrera temerola, matar fe qujere ; e qujen non alma fu comeré fu beuer e fu tbrnjcio, et qujere fazer fu voluntad, tal como efte avudador es delu muerte. 1. podras. 2. tu vifo. •;. confeio. LE roí HT L OISEAU I4I beue más délo que deue, e yaze con mugeres fyn melura, quiere fe lio matar. Et quien mayor bocado ñizc en fu boca délo que puede tragar, derecho es que fe afogue conél. Et quien fe dexa de guardar, e fe engaña por palabra de fu enemigo, mayor enemigo es de (f mefmo que non fu enemigo. ^ Et non deue orne parar mientes enlas aventuras, que non fabe(n) 115 fy le vernán ; mas déuefe entremeter de fer enujfo e fuerte en fu fazienda. Et el orne entendido non fe deue meter alos mjedos, fal- lando otra carrera para | andar] fin mjedo ; et yo he muchas carreras do vaya, afy que non yré a parte del mundo que non falle mjo vito. Ca cinco colas fon que deue el orne fazer e aver, do quier que vaya; 120 e fy las faze conórtanle quando es en tierra eftraña, e fázenle ganar vito et amigos : la primera es rrefeftir fe de mal fozer, la fegunda es enfeñamjento, la tercera es efquiuar las colpas, la quarta es franqueza de coracon, la quinta es íotileza e acuciamjento en fu obra. ^í Et el orne entendido, quando fe teme de perefcer, de grado 12^ deíanpara la muger e los fijos e el auer e la tierra; ca todo lo puede cobrar, e el anjma nunca. Et el peor auer es el que non defpiende dello, e la peor délas mugeres es la que non fe aviene bien con fu marido, et el peor fijo es el defobediente, et el peor amigo es el que defanpara a íu amigo ala ora déla cuyta, et el peor délos rreyes es el 130 que teme al que non ha culpa, et la peor tierra es la temerofa do non fe afegura el orfie; et yo fé que mj alma non ha feguranca njn fofrimjento en íer cerca dety. » Defy defpediófe del rrey e bolo et íueíe. 115. V. ciertas ; m. d. e. e parar mjentes de. — 116. peligros. — 119. c. 1". quien las trae configo liéuanle do qujere, e folázanle leyendo en ageno lugar, e f. — 121. una es rrefrenarfe d. m. f. et efqujuar aconpañarfe con ornes de malos tratos e mañas, c fer agudo enfus fechos, et non bufcar a njnguno lo que non querria para fv. — 125. que todo eflo ertá en fyuza délo c, et fy pierde el cuerpo non ha fyuza dele poder cobrar. E non ay p. algo que lo q. — 127. p. muger es la defconvenible. — 128. a. el defconocido, e el p. rrey es el que fe temen los fuyos lyn c. — 130. 1. t. que orne non puede andar feguro. — 131. njn podría eñar fegura q. [CAPITULO XI] Le roi et les brahmanes. ^1 [A72]Dixo el rrey alfilofofo: « Ya o^^efte enxenplo. Djme agora de quáles cofas deue el rrey más vfar para guardar a(f e a fu rreyno e a fu poder, fy es mefura o nobleza de coracon, o effuerco, o franqueza. » Dixo el filofofo : « Sepas que la cofa con que deue el rrey guardar 5 fu rreyno e foñener fu poder e honrrar afj' mefmo, es mefura ; ca la mefura guarda la fapiencia e la honrra, et la materia déla onrra es aconfejar fe conlos fabios e conlos entendidos, e fazer fu obra devagar. Et la más íanta obra e la mejor para cada vno es la mefura, quanto más para los rreyes, que propia mente le deuen confejar conlos fabios lo e conlos fieles, por tal que le[s] departan el buen confejo e gelo mue- ftren, e que los ayuden con la nobleza de coracon. ^ Ca el orne maguer fea efforcado e efcorrecho, e non oujere mefura e fueren fus confegeros menguados de fefo, maguer que la ventura le gujfe bien fus coías e lo metan en alegría e en plazer, e en venci- 15 mjentoe en gozo, non puede ferque a arrepentimiento e a peligro non torrne ; ca la ventura es rrayz délas cofas et es apoderada enellas. Et el orne que más fe deue alegrar en fu confejo es el iabio que aconfeja toda via conlos fabios. Et quando el rrev [fuere] fibio e fuerte, e fu conle- gero fabio e leal e defengañador, aeíe da Dios lo que quifiere de lelo e 20 de ganancia, e beujrá fienpre en bien e en buena andanca, et non le podrá nozir fu enemigo, njn aver poder fobre él. Et fy él (que) qui- Aquj fe acaba el capitulo X del i-re\- Beramar, e del ave que dizen Catra, e conijen- ^a el capitulo XI del rrey Cederano e de fu aguazil Beled e de fu muger Elbes. — 4. cofa que el rrey deue más ufar e con que más fe guarda el r. e fe foftieue fu p. — 8. más fana cofa. — 9. r. porque aellos cunple másc. — 10. c. 1. entendidos por rra/.on q. 1. den el b. — 13. e fus pryuados fueren malos e fus c. — 14. guardafe. — 17. por más pagado fe tiene de fu. — 18. coul. leal, vencerá afus enemjgos e avrá buen cntendjmjento e buena ventura, ct acabará fienpre en b. e e. b. a. e vencerá. Et aunque quera f. a. c. contra rrazon o lupita mente, con el buen confejo que tomará eftorgerá délo fazer, afy como efcapó el rrey Cederano, confu alguazjl Belet, encl pleyto de fu muger ÍLbet. LE roí ht les brahmanes 1 43 fiere íazer alguna coía que non deue, que fea a dapño defy e a proue- cho de lu enemigo, eftorcerá della por confejo de fus priuados, aly como eftorció el rrey (^edran por fu priuado Belet e fu muger Albed. » 2S Dixo el rrey : « i Cómo fue eío ? » HJ Dixo el filofofo : « Dizen que vn rrey [A 72 v.] délos rreves de India era muy granado e de grant prez e vencedor, e de muy grant mantenjmjento, e foílenedor de fu rreyno. Et auja vn priuado que dezian Belet, et era muy feíudo, et punaua toda via en fazer ferujcio a 50 Dios e al rrey. Et aquel rrey yaziendo en fu lecho durmjendo, vido en fueños vna viffion fíete vegadas, vna enpos de otra, e defpertó muy eípantado. Et la viífion era efta : dof truchas bermejas quevenjan con- tra él, enhenas enlas colas, e dos añades volando enpos dellas, e que lele parauan delante, et vna culebra quele faltaua alos pies. E veia 55 otrofy que fu cuerpo eftaua todo bañado en fangre, e que le aujan leuado el cuerpo con agua. Et vio que eftaua en pie encima de vn monte blanco. Et veya que tenja enla cabeca vna cofa que le femejaua fuego, et veva vna aue blanca que le picana enla cabeca con fu pico. ^ Quando fue defpierto fizo llamar vna gente de vna feta que él 40 auja eftrovdo e perfeguido, tanto que les auja . eftragado e echado de fus tierras, e muerto muchos dellos, et dezian les Albarhamjun. Et traxieron gelos defpues que los fizo bufcar con grant efcodruño. Et quando ellos venjeron fallaron al rrey con grant cuyta e muy efpan- tado déla vifion que viera. Et demandó les que le declarafen aquella 4) vifion. Et ellos dixeron : « Señor, efta viffion es muy fuerte, e es mucho de temer ; e fy lo por bien toujeres, feñor, mandar nos has falir de aqui, e difputar nos hemos vnos con otros, e leeremos vnos libros e el entendimjento que fallaremos, et defpues de algunos dias tornaremos a ty, por fazer fu departimiento e que acaefcerá ende, et 50 pugnaremos como efcapes de fu mal. » Et el rrey fue pagado defto que le dixeron, et mandóles yr. ^ E ellos fuéronfe, et ayuntáronfe en vno, et dixeron vnos a 29. B., e una muger que tenia que dezjan Ebet, Et yazjendo e. f. 1. una noche. — 32. era que via d. — 36. bañado. — 39. Et en foñando efto defpertó muv efpantado, et para que le declarafen efto fizo. — 41. Baramjdes, que tenjan que aquella viiyon que era por peftvlencia del mal que les fiziera. Et 5II0S venjeron delante del, feyendo muv trifte e efpantado, e con gran penlamjento délo que viera en fueños, et man- dóles q. — 45 . Et quando ellos la oyeron d. . . f. cofa e muy temedera. — 49. aty conlo que fallaremos, e fohre ello te dyremos el mejor confejo que fer podiere. » 144 CALILA E DIGNA Otros : « Eíle rrey ha matado denos más de doze mili perfonas, e ha deñruydo nueftra ley, e ha muerto nueílros facerdotes ; et agora def- 55 cubriónos fu poridad, et avenios fallado carrera como nos podamos vengar del. E feamos todos de vn coníejo, que le metamos mjedo, e que le foltemos el fueño a nueftra gujfa ; et el mjedo le fará fazer quanto nos. quifiéremos e dixéremos. Et digamos le afy : Efte que tú vine, feñor, es tu muerte e perdimjento de tu rregño, ca tornará en 6ü tus enemigos. E efto non lo puedes defujar en gujfa del mundo, fy non matares a Helbed, tu más honrrada muger, madre del tu más amado fijo Genbrir, e a Genbrir lu fijo, e el fijo de tu hermana que tú mucho [A 73] amas, e aBelet tu priuado alguazil, et atu efcriuano que fabe tus poridades ; et que quebrantes la tu mejor elpada del tu mayor 65 prefcio, e que mates el tu elefante blanco que caualgas, e alos otros doff elefantes prefciados, e el tu buen cauallo corredor, e a Cavmeron el philofopho, defy que fagas poner la fangre deftos en vna tina, e que te bañes enella fiete vezes, e que eftemos nos enderredor dety, e que te efcantemos fafta que te mundifiquemos délos pecados que fezifte ; 70 por que merefces de Dios perder el rreyno e tu honrra. Et ly nos él creyere e lo fiziere, non le fincará defpues fuerca njn honrra, et ly lo qujfiéremos matar podemos lo fazer. » fj] Et fiziéronlo afy, et entraron aél et dixéronle : « Señor, fienpre ayas buenos agüeros e acabada honrra. Sy por bien toujeres déte apar- 75 tar conufco, dezir te hemos lo que nos demandarte. » Et mandó el rrey falir dende quantos conél eftauan. Et dixéronle todo lo que aujan comedido de fazer : de matar atodos fus amjgos e a fus bien querien- tes. Et díxoles : « Más valdría la nmerte que la vida, íy yo matare a eftos, que amo tanto como amj mefmo ; et yo mortal ló tyn talla, ca 5 3. r. nos ha cñroydo c echado de nucñras tierras, e fecho matar de nolbtros ni. d. d. ni. ; et pues que él nos ha deícobierto lu p. e el mjedo en que eftá, et pues falla- mos rrazon e avenios tienpo para rrecehyr venganca del, acordemos de fablar brofna mente, e reprendamos fu fueño, e digámofle afy que aquello que vio era fu m. e p. defu r., e de aquello non podia efcapar fi non matafe. — 66. Cayran. — 67. e que los defollafe en una t. — 68. que ally enderredor ertarian ellos deziendo ciertas ora- (;iones, e Dios que le perdonarla todos fus pecados. — 75. Et acordaron todos enefto, et fuéronfe para el rre}', e apartáronfe conél, e dixéronle que para falyr faluo de aquel, e que non moriefe njn perdiefe fu rreyno, que matafe atodos los que avian dicho ; et iv aquello non fazia, que non podia efcapar de muerte et de perdjmjento defu rregno. Et quando el rrey ovó efto dixo : — 79. m. quanto m;is que tengo de moryr, et e, v. LE roí et les brahmanes 1 45 8o efta vida breue es, e non íeré rrey por fienpre. Et morir o perdtr nijs amigos vna cofa es. » Dixéronle los de » Albarhamjud : « Señor, fy tú te non enfañares, fazer te hemos ñtbcr que lo que tú dizes non es derecho, mas es yero en amar tú a otrie más que aty mefmo. Sabes tú que en feyendo tu rreyno entu poder cobrarás tus amigos, et ellos non 85 podrán cobrar aty. Pues oye lo que te dezimos, e créenos, e faz lo que te mandamos, e mueran tus bien querientes por que tú eftuercas, ca otros podrás aver defpues en canbio dellos, et fy tú los dexas, e dexas aty perder, nunca avrá canbio dety. » ^ Et quando el rrey vido que los de Alba[rjhamjud lo acuytauan 90 tanto, cuydó que ledezian verdad, e ouo muy grantpefar. Et fuefe para la caía que tenja apartada, para fus triftezas e para penlar enlos acaefci- mjentos del mundo. Et echófe de cara en tierra, e rrevoluiafecomo pece quando lo íacan del agua, et comencé de dezir en fu coracon : ¿ Quál deftas cofas me ferá más fuerte, defanparar me a muerte o matar a mjs 9) amigos ? i Quánto es lo que yo puedo auer en mj rregño ? ca yo non puedo beujr fienpre, et ¿cómo avré yo alegria eplazer quando yo non viere a Helbet ^ mj mugereta Genbrirmj fijo e al fijo de mj hermana ? e ¿ cómo [A 73 V.] podré fincar en mj rregño fy mj priuado Belet muere e el ñibio Caymeron e el cauallo corredor e los elefantes ? Et ¿ non avré 100 vergüenca déme llamar rrey, perdiendo yo aqueftos? Et¿ cómo veujré defpues de ellos? » Et eflouo fienpre cuytado fafta que fue íabido por toda la tierra, et lo entendieron fus rricos ornes et todo fu conpaña. ^ Quando vio efto Belet, fuefe para la muger del rrey, et dixo : « Yo non fé qué ha el rrey, et yo nunca le vj- fazer cofa pequeña njn 82. f. e entender. — 83. bien fecho, mas. — 84. que beujendo entu rreyno, et f. en tu p. — 85. créenos, que beuyendo tú, avrás otros enfu lugar, et podrá fer que mejores que ellos. — 87. dexares avjda dexarás. — 88. cobro. — 89. los Barmjdes dezjan e le aquexavan t. — 90. E leuantófe de entre ellos et apartóle enla cafa adonde fe deportaua en fus triftezas. — 92. t. e lloró e comencófe de quexar e dar buelas como faze el pez quando fale del a. — 94. o fofrvr la m. — 96. viere a Belet e al my amado f. e al f.... et amj buen pryuado Belet? Et ¿cómo governaré yo mj rreyno fvn el mj buen c. c. et el e. blanco. — 102. t. que el rrey eftaua mal trecho. — 103. Belet dixo : « Yo non fé qué cofa es efta que querría el r., ca nunca fue en njngun fecho, chyco n. g., que yo non fuefe enfu acuerdo et enfu coufejo, et fienpre fuy yo fu fecretario en todas fus cofas, e él nunca tovo cofa en poridad que la yo non fopiefe, et fienpre fe confejaua conijgo, por qife. 1. el. 2. Belet. Fábulas Calila e Dimita. 10 146 CALILA E DIGNA 105 grande, defpues que lo conofco, que non metiefe amj en confejo, e que non fablafe comigo todas fus poridades, por que fabia que le era leal, e que me dolía de fu mal, e nunca portero njn mandadero auja entre nos, donde quier que el fuefe o eftouiefe, e aun con fus muge- res eftando. Et agora de pocos días acá afe apartado conlos de Alba[r]- iio hamiud, e temóme que le aconfejaron fu dapño e el nueñro et de todo el pueblo. Pues liéuate e vete para el rrey, e pregúntale de fu fazienda, e defy díme lo que fopieres, ca non puedo entrar aél njn eftar conél. Et por ventura los Albarhamjun le mandaron fazer algunt pecado e algunt fecho laydo, et el rrey ha por coftunbre que quando 115 íe enfaña non fe fufre en njnguna gujfa, njn fe da lugar, onde por ven- tura aquellos le farán verter algunas fangres. » ^ Dixo Helbed : « Oue vnas palabras conel rrey, e por efo non le quiero comencar a fablar. » Dixo Belet : « Non deues agora parar mjentes alos rrieptos que oujfte conél, ca non es agora tienpo, eftando 120 nos tan cerca de lo que tememos; ca non puede njnguno entrar al rrey fy non tú, que yo le o}' muchas vezes dezir : Quando fó en cuy- ta e en cuydado e veo a Helbed, todo lo pierdo, e tórnafe me en ale- gría. Pues liéuate, buena dueña, e vete para el rrey, e efpacia fu cora- ron, e conórtalo e aconféialo, et dile lo que entendieres, e le fará pro; 125 et faz nos merced a todo el pueblo. » ^ Et ella leuantófe e fuefe, e entró al rrey e afentófe a íu cabeca, e alcógela de tierra, et^, díxole : « ¿ Qué as, feñor loado, o qué oyfte dezir alos Albarhamjud por que tienes cuydado e dolor ? E yo non lo fé, ca fy lo fopiere eftaria trifte contigo. Et tanto veo déla tu trifteza e 130 pefar e cuvdado que me pefa de coracon. Et non puedo fer trifte por 109. Mermjdomes. — iii. Et dixo eíloncé a Helbet : Vete agora p. — 112. et délo que dello f. vénmelo luego a dezjr ; que yo non ol'aria e. a. njn le fablar ; que creo que p. av. 1. Vermjdones le an puerto en quanto mal tiene el rrey, et el r. — 115. non ha fufrenda en njnguna cola, njn fe da a vagar. — 117. Yo no fó agora bien conel rrev. » — 1 18. « Non cates a lo que o. c, njn enfu laña, eftando enla cuyta e trabajo en que eftamos, que non. — 121 . d. ; que quando él avia gran cuydado e gran pefar, e oteava a Elbed, que luego lo perdia ; pues vete, feñora, p. — i2j. ni. aty e anos e atodo el rreyno. » — 126. af. a par del, et entonce aleó el rrey la cabera e mvróla, e díxole : — 128. Mermydoues, que te pulieron en tanto d. e. c, atv e atodos los detu rreyno? » Dixo el rrey: « ? Qué cuvdado tienen los demj rrevno del dolor e del cu\'dado en que eftoy ? » Dixo ella : « ¿ Cómo, feñor, podemos eftar alegres \o njn los de tu rreyno, eftando tú, feñor, tr\fte e con grant dolor ? Que el rrev tal es con los ornes defu rrevno. c. — LE roí ET les brahmanes I47 lo que non fé, ca el rrcy es tal conel [A 74] pueblo como la cabera conel cuerpo ; quando la cabeca eftá bien el cuerpo eftá bien. Et nos non podemos fer alegres feyendo nueftro rrey triíle e con pefar. » ^ Dixo el rrey : « Buena dueña, non me acrefcientes en mj dolor, 155 njn me preguntes en mj fazienda. » Dixo Elbet : « Señor, ¿ porqué meló non dizes ? ¿ Has Ibípecha en mj ? Et non cuvdaria yo que lle- garla en eftado que me íbfpechafes entu fecho ; ca quando el orne alguna cola de cuyta le viene, déuefe aconíejar confus amigos e con- los íefudos ornes, por que le defengañen de fu fazienda. Et tú, feñor, 140 non deues aver dolor, njn fazer lo auer a tus amigos e alos de tu rregño, et fazer aver alegría a tus enemigos e alos que han enty ven- ganca. » Dixo el rrey : « Buena dueña, asme fecho pefar, et non es aty njn amj bien ente dezir defto nada. » Et dixo Elbed : « Mas es bien para mj e para ty. Et fy meló dixeres partirás comigo el pefar e 145 el cuydado. » Dixo el rrey: « Puesque lo quieres íliber, efle es el pefar e el cuvdado que tengo. Mandáronme los Albarhamjud que mate atv e atu fijo e amj fobrino e amj priuado Belet, e a quantas cofas honrra- das e prefciadas yo he, tan bien de mjs beflias como délas otras cofas. Et dixeron que conefto eílorceré e feré faluo demjs pecados. » 150 ^ Et quando Helbed eílo oyó, non le moflró njngunt mjedo, mas fonrriófele enla cara e díxole : « Señor, por efto non deues eílar trifte, ca nueftras almas ofrecidas te fon, et de grado las dexaremos por librar atv de trifteza e porque finques en tu rregño. Et tú has otras mugeres fvn mj, diez e feys mili, con Jorfate la buena dueña, que 136. d. lo que has ? — 137. me negales cofa de tu fazjenda, et l'y alguna cola e peligro o mal te acaecía, los que mejores e de mayor acuerdo e de mayor arte fon, quando les acaece alguna trybulacion, eftos fe conforman más e lo departen afus leales vafallos e efpeciales amjgos, alos más entendidos que tyenen ; que el que es caido en gran pecado, puédele mele¿jnar e enderezar con mefura e con faber, de gujfa que le torna en, bien. Et tú. ■ — 140. f. aver aquellos que te bien qujeren e alos... f. alegres aquellos que te mal qujeren, e an dety v. — 142. e non te viene bien de faber cofa demy fazjenda. — 143. « Señor, antes es bien que yo lo fepa. — 148. b. de mjs parientes como de mjs vafallos e demjs teíoros e demjs beftias, e efto por que Dios perdone mjs pecados. » — 151. « S., pues la mj anjma fea entre rredencion, non ayas dello dolor, que n. — 156. he, por la gran onrra que fienpre mefezjfte, e el amor que me moftrafte ; que tú nunca más fies enlos Mermydones, njn te confejes conellos, njn te quexes de fazer njnguna cofa fafta que feas bien cierto del fecho ; que los Mermydones non han ley njn temor.a Dios ; e efto te digo porque fv matares alguno, et defpues te arrepentieres dello, non te valdrá nada tu arrepentymjento, njn le podrás tornar byuo 148 CALILA E DIGNA 15$ avrás en vez demj. Mas vna cofa te quiero rrogar e pedir tela en mer- ced, et faz mela pedir el amor que te he, que defque efto oujeres fecho, non fies nin creas por [los de] Alba[r]hamjud, njn te aconfeges, njn creas por ellos en cofa del mundo, et que non mates a njnguno arrebatada mente, por que defpues non te arrepientas ; ca non podrás 160 rreíucitar al que matares. ^' Et dizen que el orne quando fallare algún t vedrio en tierra, e dubdare que non es vedrio, que lo non deue echar fafta quelo mue- ftre alos que lo conofcen e conolcen las piedras prefciofas. Et njénhrate, feñor, que [los de] Alba[r]hamjud nunca bien te quifieron [A74V.], ettú 165 has muerto dellos doze mili, e non les deujas dezirtu viffion njn otra cofa, njn creer lo que dizen ; ca por la mala voluntad que te han quie- ren matar tus amigos e tus priuados e tu[s] bien querientes, por tal defe vengar dety. Et quieren te fazer perder todas las cofas que man- tienen tu rreyno, e conque tú eftás apoderado, et quando oujefes 170 muerto eftos apoderar feán dety, e avrán tu rreyno aíy como lo ante aujan ; mas aquj eílá Caymeron ; muéftrale tu fazienda e demándale confejo, que es fabio deílas coíiis, e es otrofy dellos, e nos non le fofpe- chamos que te dé leal confejo. Et pregúntale por lo que vifte en fue- ños; et fy él te mandare lo que los otros te mandaron, faz lo, et fv te 175 mandare ál, verás que aquellos mentirofos fon tus enemigos, que quie- ren defíazer te del tu rreyno. » ^ Et quando el rrey oyó eflo que le aconfejaua la rreyna, touo que le aconfejaua bien, et caualgó en fu cauallo, et fuefe para Cayme- ron que era cerca del. Et quando llegó a fu puerta, defcaualgó e entró 180 aél, e humjllófe le. Et dixo el Caymeron al rrey : « Qué te acontefció, rrey, que benifte acá ? e ¿ por qué eres trine demudado, et non te veo traer la corona enla cabeca njn la diadema que fueles ? » Et el rrev díxole la viffion que viera e lo quele mandaron los Alba[r]hamjun. ^ Díxole Caymeron : « Non temas, feñor, njn te mates, njn ayas 164. Bernijdoncs. — 165. más de d. m. e átales non les deues tú, feñor d. — 167. p. conlos quales tú eres onrrado et mantienes tu rreyno. — 171. a. ; et paré- cerne, feñor, que la femejante cofa deues dezjr, e Caymeron el fabio; e d. — 172. cofas, c bien creo que él non te dará faluo bueno e 1. c. Et ív él t. m. que fagas lo que los Mermjdones dizen, f. Mas bien me creo que los Mermvdones fon m. e que te querrian aver deffecho de. — I77- El r. tomó fu confejo et c. — 178. Caynon el fabio. — 179. defc. defu cavallo, e enclynófele falta tierra. — 180. « Señor, ¿ quién te traxo amj cafa, et cómo eres tan d. e tan t. — 185. d. toda fu fazjenda, e lo que dixeron los W'rmidones cerca del fueño. LE roí ET les brahmanes I49 185 mjedo dcfto ; ca non morras njn perderás el rreyno, et yo te folmré el fueño. Sepas, íeñor, que las dof truchas bermejas que fe enfeftauan enlas colas e venian fazia ty es vn mandadero que verná aty con vna arqueta en que avrá piedras prefcioíiis, preício de mili libras de oro. Las dof añades que vifte, que bolauan delante ty ferán dof caualleros 190 que te enviará el rrey de Balaf, que non avrá femejantes dellos. Et la culebra que fe llegaua a tus pies es vna efpada que te prefentarán de Alhinde, que non le fabrá orne poner prefcio. Et la ílingre enque te veyas bañado es que te enbiará el rrey de Cadaron vnos paños muy rricos que fon llamados alholla, que rreluzen en tiniebla. Et lo que 19S veyas [A 75] vnos paños de Ijno muy aluos de veftiduras délos rreyes, que non les fabrá orne poner prefcio, et lo que vias que eftauas fobre vn monte blanca es vn elefante blanco que te enbiará el rrey Candor, que correrá más que cauallo. Et lo que tenjas enla cabeca que femejaua fuego es vna corona de oro que te enbiará vn rrey. Et la aue que viíle 200 que te picaua enla cabeca, efto non te foltaré agora, mas non temas dello, que non te verná dello mal njnguno, ca non es ál fy non que te enfañarás contra alguno de tus amigos, defy torrnará en tu gracia e en tu amor. Et eftos mandaderos que te digo vernán de aqui a fíete dias. » 205 ^ Quando efto oyó el rrey, fizo prefces e gracias a Dios, e loó (et) a Caymeron el fabio, e ouo grande alegría et mal tráxofe por que defcu- brió fu poridat alos de Albarhamjud. Et quando pafaron los fíete dias, af}' como dixo Caymeron el fabio, venjeron los mandaderos conlos, pre- fentes, fafta que fe cunplió todo déla gujfa que dixo Caymeron. Et el 210 rrey fue muy ledo e ouo grant plazer, e dixo : « Sy non que me ouo Dios merced e me acorrió con confejo de Helbed fuera perdido encfte figlo e enel otro. Et por efto conujene al orne cuerdo que fe aconfeje toda via con fus amigos que fabe que lo defengañarán, ca Helbed me confeió muy bien, e yo creada, e fálleme ende bien, et afirmó Dios 21) mj rregño conel buen confejo délos buenos amigos leales, et vi manj- fiefta mente cómo es Caymeron fabio. » 185. departvrtehé tu vifyon. — 187. m. del rrey de Niacor, que. — 188 que val- drán p. d. m. doblas. — 189. b. d. e fe afentauan dolante 1". — 190. Balaquia. — 191. efpada muy fina que non avrá precio que le envía el rrey. — 194- Et lo que veyas que te lauavas conel agua es un rrey rromano que te enviará unos paños que folian veftyr los rreyes, tales que non avrán p. — 197. un rrey de Yndia, que ferá muy noble e fermolb. — 199. r. de Armenia. - 200. non telo qujero agora departyr. — 204. E fue afy. — 205. 1. mucho afu f. — creyla, e por ende fó agora gozofo. ISO CALILA E DIGXA IJT Defy fizo el rrey llamar ante fy a todos aquellos que le aconfeja- ron los Albarhamjn que matafe, et dixo les : « Tengo por bien de par- tir entre vos otros eftos prefentes, pues que vos ofreciftes ala muerte 220 por amordemj. » Dixo Beled : " Señor, non nos deues loar por nos dexar morir antes que tú, ca nos non fomos fy non para ty ; et los prefentes non pertenefcen anos mas fola mente alos rreyes. » Dixo el rrey : « Yo quiero que comas del fruto déla tu paciencia, tú e los otrqs. en querer morir de grado por efcapar yo. Et yo he jurado que eftas 225 joyas non entren en mj rrefpuefto fafta que cada vno de vos tome fu parte. » Díxole Belet : « Pues que afy es, feñor, comjenca tú, e toma lo que aty perteneíce, e délo que fincare faz lo [que] aty te plugujere. » ^ Et tomó el rrey el elefante blanco, e dio a Genbrir fu fijo vn cauallo, [et] al efcriuano (et) el otro cauallo, dio a Belet la efpada, et 230 enbió a Cayneron los paños de Ijno. Et la corona e los paños dorados que non pertenefcian fy non para las mugeres, mandó a Belet que llamafe a Helbed e Oríate, que eran las más honrradas de fus mugeres, et alentólas cabe (i', et mandó a Belet que pufiefe los paños e la corona ante Helbet, et que tomafe qual quifiefe. Et ella [A 75 v.] 235 pagóle mucho délo vno e délo otro, e non fopo quál tomar, et cató a Belet que le moltraie quál era mejor, et él fizóle del oio que tomafe los paños. Et tornando el rrey la cabeca, vido como le fiziera del oio; et ella quando vido que el rrey auia vifto las feñas que le fizo Belet, dexó los paños e tomó la corona, por que non oujefe fofpecha 240 della. Et duró deípues Belet quarenta años que cada vegada que entraña al rrey cerraua el vn ojo, e dezia que era vizco, por que non barrúntale el rrey que auja con Helbed njnguna cofi. ^ Def^' albergó el rrey vna noche en caíli de Albed, ca afy era fu coftunbre del rrey que vna noche eftaua con Helbed c otra con 245 Orfate. Et la noche que veno a albergar con Helbed, gujíóle vn man- jar de arroz, ca los rreyes de India fuelen comer mucho arroz; et entró aél, íu elcudillo de oro enla mano conel arroz, et la corona de '220. Elbed. — 224. eftos prefentes. — 255. mandó a Elbet, que eftavj delante, que tomafe la corona e los paños muy rricos. Et ella cató. — 256. él moftróle los p. e fizóle feñal que los tomafe. — 257. v. las feñas que fizo a Elbed. — 259. d. lo que le moftraua... c. para fy et dexó los paños, et efto fizo porque non cuvdafe el rrey que las feñas que le fjzjera Beled fuefen por m il, e porque non tomafe ay fof- pecha. — 241. abaxaua él un ojo et gujñaua del... v. de aquel dia en adelante. — 243. n. con Helbed, et folia albergar conella. u. n. c. LE roí ET les brahmanes I 5 I oro enla cabeca, et eftouo en pie ant'el rrey, la efcudilla enla mano, et comencó él a comer dello. Et Orfate, quando fopo que el rrey 250 eftaua con Helbed, ouo ende celos, et veftiófe aquellos vertidos, e aderefcófe lo mejor que pudo, et entró enla cámara donde eftaua el rrey con Helbed. Et luzia la cámara délos paños que ella traya, que rrelunbrauan como el fol quando nafce. Et el rrey quando la vido pagóle mucho della, e cobdicióla, et dixo a Helbet : « Nefcia fuefte 255 en tomar la corona e dexar los paños, que nunca orne tales los vido, et bien parefce que Orfate es de mejor leíb que tú e de mejor acuerdo, e más femeja muger de rrey. » ^ Quando Helbet vido que el rrey alabaua a Orfate e denoftaua a ella, pefóle de coracon et eníañófe, e dio al rrey conla efcudilla de 260 arroz que tenja enla mano, por encima de la cabeca, et corrióle el arroz por el rroftro e por la barua e por el cuerpo ; et efto fue averi- guamiento délo que non quilo foltar Cavmeron, et conello fe cunplió la viffion. Et el rrey mandó llamar a Belet fu alguazil, e díxole : « Ves lo que me fizo efta muger, e cómo me defonrró e me afrontó (e me 265 defonrró) e menofpreció. Leuad niela e defcabecad mela, e non me demandedes más confejo de fu fazienda, njn entredes amj fafta que la ayades muerto. » Et falió dende Belet, e lleuó a Helbed, et dixo en fu coracon : « Non me conujene matar efta dueña fafta que fe amanfe la faña del rrey, ca es muger muy fefuda e bien aventurada, tal que non 270 ha fu femejante entre las rrevnas, et el rrev non le podrá fofrir della. Et Dios ha librado por ella a muchos de muerte, et avemos aun efperanca enella de aqui en adelante [A 76] fy vifquiere. Et non fó feguro de rrebtar me al rrey e de culpar me, fy apreíurada mente la matare, pues quiero la dexar bjua fafta ver qué terna el rrey por bien 275 de fazer, et fy fe arrepentiere por lo que ha fecho, e le pefare, e fe quexare, tornar gela he, et fy viere que de todo en todo es acordado enla matar, cunpliré vo fu mandado. Et ly la yo librare de muerte 258. Et quando efto oyó Elbet como la tenja por de mal fefo, et de como alavaua ajorafad, enfañóle. -- 260. et derramóle. — 261. et e. fynjficaua la vifyon que el Cavnero le dixo. — 266. digas Ibbre ello cofa, njn entres. — 267. Et tomó Beled a Eibed por la mano, e leuóla configo. — 269. m. noble et entendida et de buen con- pas, ettal que fy ella muere, el rrey non fe podrá foftener fu rreyno fyn ella. — 271. m. et aun fov feguro que el rrey arrepentyrá délo que agora njanda fazer, et qujero efperar ver lo que el rrey mandará fobre ello, et fy viere que le pefa délo que ha man- dado fazer, dárgelahé, e fv viere que todavía perfeuera encllo, conpliré. 152 CALILA E DIGNA faré enello tref cofas buenas ; la vna, que la libraré déla muerte, et la otra, que me prefciará el rrey más por ello fobre todos los ornes del 280 mundo, la ter(;era, que fabrá el rrey que non deue el rrev fazer las cofas aprefurada mente. » ^ Et leuóla para fu pofada, et encomendóla a dof ornes fieles del rrey que guardauan fus mugeres, que la guardafen. Et mandó a fu muger que la guardafe e la honrrafe e conortafe fafta que él fopiefe lá 285 voluntad del rrey. Defy veno Belet con fu efpada fangrienta, et entró al rrey muy trifte. Et el rrey díxole : « Conplifte lo que te mandé ? » Et dixo : « Señor, conpK*. » Et a poca de ora amanfó le la faña al rrey e menbrófe de Helbet, como era mefurada e fefuda e entendida e muy apueíla, et fue en grant cuyta. Et comentó de conortarfe e de 290 efforgar fe, et auja vergüenca de preguntar a Belet qué fiziera del pleito de Helbed. Et díxole Belet : « Non ayas pefar, feñor, njn trifteza por la muerte de Helbet, njn te acuytes ; ca el pefar njn la cuyta non te tiene pro, e defgaftan el cuerpo e defátanlo. Pues enco- miéndate a Dios, e non fagas de gujfa que ayan pefar los que te bien 295 quieren, et que ayan alegria tus enemigos, ca fy lo oyeren non lo ternán por fefo njn por acuerdo; onde ha meneíler que feas pacifico e non tomes pefar, et fy quieres, dar tehé vn enxemplo que femeja a tu fazienda. » Dixo el rrey : « Dt, Belet. » ^ Et dixo Belet : « Dizen que dof palomas, mallo e fenbra, traxie- 500 ron délos canpos e délas eras trigo e ceuada a íu njdo fafta que lo fincheron. Dixo el mallo ala fe[nbra] : « Agora mjentra fallaremos enel canpo que comer, non comamos defto nada. Et quando venjere el jnujerno e non fallaremos njnguna cofa enlos canpos, tornar nos hemos 278. t. bienes : lo uno, que me alabará el rrey ante todos los omes, e lo otro, lybrarla de muerte, lo otro, porque podré rreprender al rrey porque le quexó enlo mandar fazer afy arrebatada mente ». — 282. ene. al'u muger, et rrogóla que. — 284. confortafe lo mas que podiefe f. — 285. Et untó l'u el'pada con fangre, et entró adonde eftaua e. r. m. t. e peíante. — 288. mef. e de buen entendjmjento e fermola, e ovo gran pefar. — 292. quexes. — 293. def'gafta et af'traga el cuerpo et das alegranca atus euemjgos, ctes queveesdety el gran pelar et cuyta, et íVq., deüirtehéun rrazon. — 300. granos de t. f. — 301. « Nos fallaremos enlos e. afaz que agora comamos para niieftra vida, et n. c. délo que tenemos en nueftro njdo. — 503. c. comeremos defto que avenios apañado. » Et tóuolo la muger por bien, e otorgógelo e dixo : « Dizes bien, e fagámoslo afy. » E quando pofieron el trigo enel njdo, era rreliento.Et el maflo fucfe, dende un tienpo, que non tornó fafta que era ccrcA del ynvierno, et por la fequedat del lo!, e por el viento, lecófe el trigo e menguó. LE roí ET les brahmanes I53 alo que tenemos e comer lo hemos. » E ala fenbra plúgole dello, et ?o5 fizieron vno a otro tal pleito entreft. Et quando cogieron el trigo e la ceuada, eftaua liento, et fincliófe conello el njdo. Defy fuefe el marido de aquel lugar a otro, et tardó alia todo el jnujerno fiífta [A 76 V.] el verano, por que fallaua bien de comer alia; et defpues tornáronfe cada vno de fu parte al njdo enel tienpo del verano, 510 feyendo el trigo e la ceuada feco e menguado. Et defque lo vido el macho que eílaua menguado, cuydó que lo auja comjdo fu muger, et díxole : « ¿ Non nos partimos amos con poílura que non comjéfe- mos délo que auja enel njdo fafta que nos fallefciefen los canpos ? et veo que telo has comjdo. » Dixo la fenbra : « Non com<- dello 315 nada, njn me llegué aello, mas quando lo a^' pufimos eftaua liento, et agora por la diuerfidat del tienpo eflá feco. » Et él non la quifo creer, et comencóla de pjcar e de ferir fafta que la mató. ^ Et defpues que veno el tienpo del jnujerno e las aguas, e rrelen- tefció el trigo e la ceuada, e finchófe el njdo afy como eftaua de 520 antes, et quando el marido lo vido lleno, arrepentiófe por lo que fiziera en matar a fu muger, et echófe (;erca della, e non comjó njn beuió fafta que murió. Et quien es fabio non fe deue aprefurar a fazer la jufticia o la pena, mayor mente enla cofa que fe puede arre- pentir. Et tú, feñor, non bufques la cofa que non podrás fallar, pues 52) olujda efto enque eftás, et fey pagado conlo que te fincó, e non feas tal como el ximjo conlas lantejas. » Et dixo el rrey : « ¿ Cómo fue efo ? » ^ [Dixo Belet] : « Dizen que vn orne traya vn faco de lante- jas, e entró conél en vna efpefura de arboles, et pufo el faco en tierra, 550 et echófe a dormjr por que era canfido. Et eftando durmjendo, def- cendió vn ximjo de vn árbol, e tomó vn puño lleno dellas, defy fubiófe enel árbol a comer las. Et cayó fele vna lantija déla mano, e defcendió por bufcar la, e trauándofe alas rramas del árbol para def- 311. men. dixo aki muger: « ; Non labes que nos aprometimos quando nos party- mos que. — 312. c. del trigo defte njdo f. q. f. lo délos c. e las eras ? » Etdixo ella : « Sv. » « ¿ Pues, cómo veo agora que as comjdo dello, e non la puedes negar, que bien menguado cftá? » Et ella dixo et juró que non avia comjdo dello cofa, faluo que avia menguado con la dyuerfidat deltienpoque es caliente e feco; e el maflonon. —317. f. confu pico e confus alas, f. — 318. 1. íiumjdades, el trigo tornó a rrelen tar en tal mianera que creció e f . — 321. tu m. por tal rrazoñ. — 323. quanto más alome que labe que fe arrepentyrá. — 328.1. lentejas en zurrón. — 331. t. délas lentejas fu mano llena. 154 CALILA E DIGNA cender, derramáronle le todas las otras que tenja, e non ouo la pri- 555 mera et perdió todas las otras que tenja. Et tú, feñor, ¿ non has diez e feys mili mugeres ? e dexas de te folazar conellas, e bufcas la que nunca fallarás. » Et quando efto oyó el rrey, non dubdó que Helbed era muerta, et dixo a Belet : « ¿ Por vna 5Ta que yo oue fezifte lo que te mandé luego, e trauafte en vna palabra ? » Dixo Belet : « Vnc es el 540 que dize la palabra e fe cunple. » Dixo el rrey : « E ; quién es efe ? » Dixo Belet : « Dios, cuyas palabras non fe canbian. » ^ Dixo el rrey : « Grant peüir he por la muerte de Helbet. » Dixo Belet : « Dol fon los que deuen aver pefar grande ; el que faze pecado, et el que nunca buena obra faze, ca eftos ambos han poca ' 545 alegría eneíle figlo, defy van a pefar [A 77] durable. » Dixo el rrev : « Sy a Helbed viefe, nunca avna pefar jamas. » Dixo Belet : « Dos fon los que non deuen aver pefar ; el que puna en buenas obras, e el que nunca pecó. « Dixo el rrev : « Nunca veré a Helbet más délo que la he vifto. » Dixo Belet : « Dof ion los que non fe veen : el 550 ciego, e el que non ha fefo ; ca afy como el ciego non vee nada, otroiy el nefcio non vee fu pro njn fu dapño. » Dixo el rrey : « Sy viefe a Helbed muy grant gozo e grant plazer avria. » Dixo Belet : « Dof fon los que veen : el que ha los ojos claros e el fabio. » Dixo el rrev : « Nunca me farté de ver a Helbed. » Dixo Belet : » Dof fon los 5)5 que nunca le fartan : el que otro cuydado non ha fv non apañar aver, et el que quiere comer lo que non falla, e demanda lo que non puede ftT. )) 4^ Dixo el rrey : « Deuemos nos alongar de ty, Belet. » Dixo Belet : « Dedoffedeue el orne alongar: del que njega el juvzio e la pelea e el 560 gualardon del otro figlo, e del que non tucllc los oios délo que nones fuvo, njn íus orejas de efcuchar, njn íu vergüenca délas mugeres age- nas, njn fu coracon del pecado e déla cohdicia, que le le antoja; ca efl:o[s| átales vrán ala pena perdurable. » Dixo el rrev : « Fecho fó vago fvn Helbet. » Dixo Belet: « Trelí fon las colas vagas : el rrio 334. ct abrió la mano para travarfc auna rrama, ct caycronlelc todas, c. — 535. muchas mugeres, ci dcucs olujdar crta, c non bulques lo que. — 3.^2. g. trabajo. — 345. p. e. dolor. — 345. e defque mueren van ala pena perdurable. — 346. n. de cofa avria dolor ». — 350. q. délos ojos. — 353. ha o. e el que ha lelo. » — 354. tres. — 356. come non q. n. — 357. fallar. — 559. pena. I . por. LE roí ET les brahmanes I55 365 que non ha agua, et la tierra que non ha rrey, e la muger que non ha marido. » Dixo el rrey : « Muy cierto rrefpondes, Belet. » Dixo Belet: « Trel fon los que rrefponden cierto: el que cunple(n) fu man- damjento en fu rregño e en fu poderlo, et el orne que fabe la ley e faze lus obras, et el maeftro bueno que faze bien la obra, e en conpa- 570 ración del que non la fiíbe. » Dixo el rrey : « Muy grant pefar rref- cibo en tú fer cerca demj. «Dixo Belet: « Tref fon los que deuen aver pefar : aquel que ha gordo cauallo e fermofo e ha malas mañas, et el que ha mucho caldo e poca carrne, por que pierde el fabor del comer, et el que íe caía conla muger de grant Ijnage, e non la puede 57) honrrar, onde la ha ella de dezir lo que le pefi. » ^ Dixo el rrey : « Perdiófe Helbet de balde e fm rrazon. » Dixo Belet : « Treí Ion los que íazen ívn rrazon : el orne que vifte los bue- nos paños e anda delcalco e de pie, et el que cafa con la muger njña e íermoía e íe va para otra tierra e non fe veen, et el que tiene 580 buena tierra e la dexa heriazo por fenbrar. « Dixo el rrev : « Merefces fer penado Belet. » Dixo Belet : « Quatro deuen fer penados : el mal fechor, et el que jufticia al que non faze por qué, et el que fe afienta ala mefa que non es conbidado, et el que demanda lo que non puede aver, et aun que le dizen que non lo puede [Ayy v.J aver non fe dexa 385 délo demandar e aun más de rrezio. » Et dixo el rrey : « Deujeras te fofrir fafta que amaníara mj vra. » Dixo Belet : « TreíT fon los que fe deuen fofrir : el que fube al monte, et el que pelea o caca, e el que cuyda grant fecho. » Dixo el rrev : « j Quién pudiefe ver a Helbet ! » Dixo Belet : « Dof fon los que cobdician lo que non pueden aver: el 390 luxuriofo que non teme a Dios, et quiere quando muriere aver la diuinidat délos lautos, et el homiziero que quiere aver la tama délos juftos. » ^ Dixo el rrev : « Mucho me menoí'precias, Belet. » Dixo Belet : « Tref menoíprecian a fus feñores : el que le faze efcarnio o dize cofa 39) a íin rrazon, et el vafallo que es más rrico que fu feñor, et el íieruo que denuefla a fu feñor e lo mal trae. » Dixo el rrey : « Mucho fó efcarnjdo de ty, Belet. » Dixo Belet : « Quatro ion los que deuen fer 366. « Mucho rrefpondes en cierto. — 371. f. q. dety. — 374. g. lugar e fermoia, e non puede pafar aella. » — 577. f. las cofas que fe pierden atuerto e fyn derecho : — 581. p. de muv mala pena. — 382. fechor que le juftician fe fizo por qué. — 587. m. muv alto. — 388. c. fazer g... « Mandafe Dios que yo benjcfe, Belet. » — 390. adulteryno x|ue. — 391. mérito d. j. — 596. que eftulta. — 397. « Tres. 156 CALILA E DIGXA efcarnidos : el que fe alaba más que es efforcado e que lidió, e non ha enél feñal de laucada njn de ferida ; et el que enfinge que fabe la lev e 400 que es de rreligion, e es corporiento e gordo e pefcocudo, ca el que rreligion mantiene enmagrefce e adelgaza; et la muger virgen que elcarnefce ala maridada ; et el que dize délo que es va fec'/o e pafado : quiíiefe Dios que non fuefe. » Dixo el rrev : « Non eres orne de fefo, Belet. » Dixo Belet : « Sola mente deue fer tenjdo por fvn fefo 405 el capatero que fee en alto, et quando le cae alguna cofa de fu mene- fter, eílóruafe de fu labor bufcándola. » ^ Dixo el rrey : « Non fezifte derecho en matar a Helbet, Belet. » Dixo Belet : « TreíT fon los que non fazen derecho : el que cree al que non dize verdat, et el que come avna e labra tarde, et el que non 410 amanla lu yra antes que faga jufticia. » Dixo el rrev : « Sv fizieras fegunt ley, non mataras a Helbet. « Dixo Belet : « Quatro fon los que fazen fegunt ley : el fieruo que ha fabor del manjar e quiere lo antes para fu feñor, et el orne que fe tiene por contento con vna muger, et el rrey que demanda confejo alos hlofofos, et el orne que 415 fuerca fu faña. » Dixo el rrey: « Mucho me temo detv, Belet. » Dixo Belet : « Quatro fon los que fe temen délo que non deuen : el auezilla que yaze enel árbol et alca vn pie con mjedo que le caerá el cielo de fufo e que lo terna conél ; et la grúa que fe para en vn pie con mjedo que fe fumirá la tierra conella ; et el gufano que eftá toda via 420 enla tierra, e non fe farta della et eftá ficmpre fanbriento, con mjedo que le fallefcerá la tierra e que quedará fvn vito; et el morcielago que buela de noche e efcóndefe de dia por que cuvda que non ha aue tan fermofa, et ha mjedo que lo tomarán [A 78J los ornes e lo criarán en fus cafas. » 425 ^ Dixo el rrey : « Non fe deue orne boluer contigo, Belet. » Dixo Belet : « Quatro fon los que non fe bueluen vnos con otros : el lanto conel de mala vida, et la luz conla tinjebla, e el dia conla noche, e el bien concl mal. » Dixo el rrev: » Mucho has afirmado mala voluntad en mj alma contra tv, porque matafte a Helbet. « Dixo Belet: « Qua- 4?o tro fon los que tienen mala voluntad afirmada: el lobo e el cordero, 402. chufa déla cafada. — 405. fe pofa en a. — 408. es creydo e non dize. — 409. 1. de efpacio — 412. comer, e titMielo e q. — 414. c. alos labios e entendidos. — 417. p. comjendo. — 419. eftá entre los terrones. — 420. f. de tierra por m. q. 1. f. fu vito.— 422. por mjedo que le non tomen et lo pongan en javola. — 450. aquellos en que mala voluntad es fyrme. LE roí HT LliS BRAHMANES I 57 et el gato e el mur, e el acor e la paloma, e los cueruos e los buhos. » Dixo el rrey : « Sy alguno me moftrare a Helbed, fazer lo <^a rrico. » Dixo Belet : « Cinco Ion los que cobdician la rriqueza e la prefcian más que al}' mefmos: el lidiador que non ha otro penHuiiiento njn 45 5 otro aluedrio fy non ganar e rrobar; et el ladrón que forada las cafas e tiene los camjnos, e le han de cortar la mano o de matarlo ; et el mercador que fe mete fobre mar por bufcar las cofas temporales ; et el que cria los arboles e cobdicia toda via que crefcan, por tal de aver ende algo ; et el álcali que rrefcibe prefente por que judgue tuerto. » 440 ^ Dixo el rrey : « Contondido me has la vida por lo que fezifte en Helbet. » Dixo Belet : « Los que fon tales como tú fon fevs : el que non es conoícido por fiíbio e es fabio de gujía que aprendan del ; et el rrey que non íaze bien a njnguno ; et el que njega el bien et el feruicio que le fazen; et el fieruo que ha el leñor muv brozno e fyn 44) piedat; et la muger que ama al fijo malo e falfo e atreujdo a fazer los grandes pecados, e fe fia enél ; et el que fe enoja ayna délos manda- mjentos de Dios, e non teme a Dios njn alos djujnos. » Dixo el rrey: « Non fabré qué es fueño, con dolor de Helbed. » Dixo Belet: « Siete fon los que non duermen : el que ha grant aver e non ha rrepoftero, 450 e al que han de matar eras de mañana, ct el que acula al orne acuerto, et el que ha grant enfermedat e non puede aver fu melezjna, et el orne que tiene tuerto a fu muger, et el orne que ama los njños a mala parte, et el orne que pechó lo que defpreció deujéndolo. » ^ Dixo el rrey : « Dapñafte la lapiencia de Helbet. » Dixo Belet : 455 « Quatro fon los que dapñan fus fechos : el orne que faze los buenos fechos e dapña los conlos malos, et el rrey que honrra al vafallo def- leal e malo, et el padre e la madre que preícian más al mal fijo que al bueno, et el que dize fu poridat al meílurero que fabe que non gela terna. » Dixo el rrev : « Cúnplete eílo, Belet, ca en dubda mehas 460 dexado de mj fazienda. » Dixo Belet : « En ocho [A 78 v. | colas fe aprouechan los ornes fola mente : el atreujdo en lidiar et el labidor 452. rrico para lienpre. — 433. xA.man c c. lo que tú dizes, e an labor dclo ayuntar, e le tienen por mejor que afy mefmo; el orne q. n. — ,439. a. a qujen traen p. — 441 c. tú dizes. — 442. non apr. — 445. fallo, e gelo encubre, et el que le alegura enel oine traydor e fallo eatre. — 448. « Nunca dofmyré fynon con dolor. » — 449. n. tiene lugar en que loguarde; e el que han de jufticiar otro dia. — 452. que le faze t. fu. — 453. d. de demandarlo. — 460. f. Creoque lo fazes por me probar. >- — 461. pruevan. 1)8 CALILA E DIGNA en obrar, e el fieruo en fazer vida confu feñor, et el rrey en fu yra qué fará e qué fefo avrá, et el mercader en fazer conpañja con fu conpañero, e los amigos en fofrir afán, e el que entiende las perfecu- 46) ciones qué arte fará e como eftorcerá, et el rreligiofo en temer a Dios e defpreciar las cofas mundanales, et el franco en dar e en part r. » ^ Defy enefte lugar calló el rrey, et bien entendió Belet que el rrey tenja grant pefar por Helbet. Etdixo entrefj' : « Ya lo he muy bien entendido e le he dado enxemplos por lo conortar de Helbed. » 470 Et dixo : « Veo que ha grant defeo della ; por que deuo traer gela, pues tanto la ama e tan grant cobdicia ha de ver la ; demás que le he dicho muchas coías e le he eftultado demj palabra. Onde non ha enel mundo rrey que le femeje de quantos fueron e ferán, pues que la faña non le tizo que me matafe, feyendo vo tan rrafez e de tan pequeña 475 gujía, mas fiempre fue cuerdo e fofegado e iiianfo ' e fefudo e mefu- rado; et non dixo más que deuja njn lo mandó, ca es manfo e ama- dor de falud e de bien a todos. Et ly le acaefce alguna mala andancia de parte délas eftrellas non pierde coracon njn fe teme, e tiénefe por pagado délo que Dios le quiere dar en parte. » 480 IL Et díxole : « Señor, tú, por bondad de linage detv mefmo et por oneftas coftunbres, eres feñor déla lealtad en fofrir meló que me oyfte dezir, por fer yo de tan menor gujfa ; onde dó gracias a Dios primera mente, defy ar\', feñor, que me non mandarte matar. Et heme aqui donde eftó entre tus manos. Et lo que vo hz non lo 485 fiz por ál, fy non por lealtad, et amando e queriendo tu pro ; et fy fize enefto defobediencia, rrazon has de me jufticiar o déme perdonar. Et fabe, feñor, que Helbed es biua, e dexéla de matar por mjedo que te non arrepentieíes de fu muerte, e me tizieles dapño por ello. » Et quando efto oyó el rrey, ouo grant plazer, et mandó la luego traer 464. f. e en fazer por ellos, e... prclunciones. — 465. eü. délas artes malas. — 467. Et luego que Elbet fopo que. — 468. et penfó e dixo : « Yo le he mal traydo e d. — 470. g. pefar por e. — 472. O. creo que n. — 480. Eftronce dixo Belet al rrey : « S., por tu mefura e por tu b. e por tus hon. — 482. t. rrahez. — 484. Et yo me pongo entus m.;...fize e dixe non fue por ál. — 486. o. d. partyr deiy. — 489. r. entendió que Elbet non era muerta, e ovo gran alegría e dixo : « Maguer que tizo muy gran cofa e fue mal rrazonado, bien fé que lo non fizo por henemjftad, njn por me bufcar daño, e fizólo con buen zelo, et non dcujera yo tomar cabeca por ello, mas deujéralo yo fofryr* Et lo que me fizo que te non matafe, non lo cabfó faluo que I. mando. LE roí ET les brahmanes 1 59 490 ante íy, et demandó le perdón, et tizo merced a Belet por que non la mató. CLiydaua que la avies muerta, porque te lo yo avia mandado, e tenja vo toda la culpa; pero afme fecho gran lerujcio, e yo te lo agradeceré bien. Et tú quefífteme provar et temjfte de muerto, ly lo defcubrieles, et non mandara Dios que yo afv lo fezjera, que meas fecho, grand fervjcio, et foy tenudo de telo galardonar; pues vetee tráemela. " Et Beled lalió dende muv alegre, et mandó veftyr a Elbed muy rrvcos paños e afv- tarla bien, e tráxola al rrey. Et quando el rrey la vio fue muy alegre et díxole : « Faz lo quequjfieres, que nunca contra voluntad faré cofa ». Dixo Elbed : « Señor, fienpre ayas falud e dures enturreyno, et¿qué fuera demj fynon por las tus buenas coftunbres e por la tu buena mefura en arrepentvne del mal que avias fecho? que bien mereciera fer defmenbrada por el mal que avia acometido, et con la gran piadat me as perdonado de todo ello ; et fv non que fe fió Beled en tus buenas coftunbres e en tu gran piadat, conpliera tu mandamjento ». Et eftonce dixo el rrey a Beled : « Tú me as fecho tanto ferujcio porque te yo tengo lienpre de alabar, porque me difte la vida en non matar a Elbed, et nunca foy tanto pagado dety como oy dia, et fey apoderado en mjo rrevno, et faz del lo que qujfieres ". Dyxo Beled : « Señor, non he menefter délo tuvo cofa, faluo que tu merced quiera fer vagarofo quando fe enfañare, et que pienfes la cofa antes que la mandes efecutar. » Dixo el rrev : » Rrecibo tu confejo; pues toma aquellos paños de Jorfa et dalos a Elbed ; que vo qujero que ella fea poderofa fobre todas las mugeres demj rreyno, et quanto ella mandare demj rrevno, que fea fecho, et que tú tengas el fello demj rrevno. » Et luego mandó matar alos Mermjdones por la maldat que le mandauan fazer, porque perdiefe afu rreyno, e afy mjfmo, et fyenpre loó mucho a Beled por lo que fezjera et por el gran fefo que toviera. Dixo el filofofo : c Piefnan los entendidos e los enfeñados quánta pro tiene la mefura que, aunque orne fufra algunt pefar, fofriéndofe en los comjencos délas cofas, loa ome fu cima et es cofa de loar a todos los omes, quanto más alos rreyes prymera mente. » ^ [ CAPITULO XII ] Le chacal veríueux. ^ Dixo el rrey : « Ya entendido he (agora) efto. Dame [agora] enxenplo de como fe mejora la fazienda del rrey. » Dixo el philofo- pho: « Señor, el rrey non puede fazer njnguna cofa que bien le efté, fm auer confeio con fus priuados e con fus leales vafallos. E ellos non le í pueden dar buen conlejo fy non guardando el amor, e leyendo leales [A 79] e caítos e de buen confejo ; ca las obras délos rreves fon muchas, et han menefter muchos oriies. Et la carrera por que fe ende- refcan la carrera e los fechos del rrey fon conofcer él aquellos de quien fe quiere ayudar, e de qué acuerdo es cada vno dellos, e qué ayuda 10 avrá del. Et defpues que eílo fopiere de cierto, meta en cada vn fecho e en cada vn oficio aquel que entendiere que lo fará mejor, et afy ferá feguro de non rrefcebir pefar en aquel fecho. Defy deue gualardonar al que bien fiziere de fus priuados, por el bien que fizo, et caftigar e rregiftir al que mal fiziere ; que fv menofpreciare al bueno e guarlar- 15 donare al malo, confonder fea toda fu fazienda, e confonder fea fu fecho. Et eño femeja ala fazienda del león e del lobo cerual. » Et dixo el rrey : « ¿ Cómo fue efo ? » Et aquj comjenca el capitulo XIV del león e del anxahar e del rreligiol'o. i « Ya oy efte enxenplo ; pues dame enxenplo délos rreves, cómo fazen al'us prvuados tornar afu djnjdat, aviéndolos cañigado e mal tratado o defpreciado por algún pecado que aya fecho, o por algún tuerto que ava fecho de caftigar. » Dixo el rrev al tilofofo : « Sy el rrey non torrnafe aquellos que defechó e merecieron alguna pena por algún pecado que fezjeron o por algún tuerto de que fueron acufados o mezclados, grant daño vernja por ende a fus cofas e afus oficios; mas deue el rrev penfar enla fazjenda de aquel á que acaece lo femejante ; et fv fuere lal que deua fer tornado afu medida por fu feruj^io o por avuda que entienda aver del, o por confejo o por fialdat, deue de aver mayor rrazon de tomarlo aaquel eflado e perdonarle e dexarle a vida ; que el rrey non puede cofa fazer fyn fus vaíallos e fyn fus pryuados, et ellos non pueden fazer cofa fvn fer enel amor del rre\-. Et los prs'uados an de fer honeftos e leales e de buenas mañas e de buen confejo ; que los fechos délos rreves. — 8. conocer alos ornes de buen acuerdo e de buen fefo, et defpues de conocidos, ponerlos enlos oficios que deuen : ct i\íy ferá. — 14. honrrare al m., fu fecho vrá de mal en peo. Et elto. LE CHACAL VERTUEUX l6l ^ Et dixo el filófofo : « Dizen que en tierra de India auja vn lobo cerual, et fazia vida de rreligiofo e de cafto. Et en biujendo conlos 20 otros lobos ceruales e conlas gulpejas non fazia lo que ellos fazian, njn rrobaua afy como ellos rrobauan, njn vertia fangre, njn comia carne. Et los otros veftiblos contendieron conél, et dixéronle : « Non nos pagamos de tu vida que mantienes, njn tu vegninidat non te tiene pro ; ca feyendo vno de nos, non te podrás canbiar délo que eres, en ,- non comer carrne njn verter fangre. » Dixo el lobo cerual : « En fazer yo conbulco vida, non fago pecado fy yo non pecare en mj mefmo ; ca los pecados délos coracones fon, et non por los lugares njn por las compañas. Ca fy afy fuefe que el que mora enel lugar fanto fiziefe buenas obras, o el que mora enel mal lugar fiziefe malas obras, ,Q feguir le ya(n) que los que íe llegafen alos monefterios non pecarían, et los que íe Uegaíen o morafen enlos viles lugares pecarían. Et yo non fago vida convulco fy non conel cuerpo, mas mjs obras e mj coracon non Ion conbufco. » ^ Afy que el lobo cerual perfeueró en aquel eílado ; et fue conof- 3- cido por rreligiofo tanto que fue fecho faber a vn león, que era rrev délos veftiblos de aquella partida. Et ouo fabor del por la caftidad e lealtad que oyera del, et enbió por él, e vénofe para él, e ñtbló conél. Et dende a dias mandó lo llamar, et díxole : « Mj rreyno es grande e mjs fechos muchos, e he menefler vafallos. Et fizieron me entender de ty lo que yo quiero, e prouélo e vt que era verdat, et por efto he mayor fabor dety, et quiero te poner fobre mjs oficios, e quiero te honrrar. » Dixo el lobo cerual : « Los rreyes deuen prouar los vafa- llos para en aquellas co[A 79 v.Jfas en que los quieren meter, et non deuen meter a njnguno a fu pefar enlo que nos es para él; ca el orne ^- forcado non puede bien fazer la obra. Et yo aborreíco oficio de rrey, que non lo he vfado njn prouado, njn fé traer mj fazienda con rrey. 20. que los otros ; njn mataua njn v. — 22. Al'y que dezjan los otros vcrtiglos que ellos non fepagavan de aquella fu vida, njn le tenia pro; que feyendo cerual como nos lomos, non te. — 24. njn podrás eftar de non. — 26. v. de rreligiofo. — 50. trabajarfeyan los omes defe allegar a. — 36. las beftias en efta tierra... délo ver porlo que o. dezjr del. — 37. e él, por le fer obediente, Jlegó ante él. Et el rrey fabló conél e pagófe defu prefencia, e mandáuale llamar algunos dias. Et un dia díxole ; — 39. m. omes entendidos para gobernación demj rréyno, e hanme dicho dety e detus condiciones, et quiero. — 41. oficiales e defcargar algunos fechos demy. » — 42. V. antes que los pongan en a. c. e oficios que loe q. poner. — 45. obra en que le ponen. — 46. que non es para my, njn f. Fábulas Calila e Digna. H 102 CALILA E DIGNA Et tú eres rrev, e has meneíler de mj linaje, e tienes los e de otros muchos que ion íabidores e valientes e femenciofos e arteros, et tales que fy tú quiíieres avrás efcufado amj. » 50 ^ Et dixo el león : « Dexa efto eftar, ca te non quiero efcufar de oficio. )) Dixo el lobo cerual : « Non pueden fazer vida con rrey fy non dof, e vo non fó tal como njnguno dellos : o que fea falfo o fala- gador, que a}^ por fu falfedat lo que le faze meneíler, et que eftuerca bien con íu folagar, o muv menofpreciado njgligente, tal que non le 55 aya njnguno enbidia. Mas quien quiere ferujr al rrey fana mente e verdadera mente fyn falago, pocas vezes acontefce que fele ponga en bien fu fazienda ; ca avrá defamor délos amigos e délos enemigos del rrey. Ca el que fuere amigo querrá más valer que él, e acufar lo ha e meíclar lohd ; et por ende el que fuere enemigo del rrey defamar lohá 60 por la lealtad que verá fazer a fu feñor, e por el buen feruicio. Et ayuntando fele eftas dof [cofas] eftá a peligro de muerte. » Dixo el león : « Non creas que por acufarte los mjs vafallos te faga yo ál faluo toda honrra e bien, más que tú non quieras ; e yo te anpararé dello[s] por mefcla que fea. » 65 ^ Dixo el lobo cerual : « Sv me tú quilieres honrrar, déxame eneftos canpos feguro, que me non aya enbidia njnguno, fyn cuydado, e pagado de fazer vida délas yernas e del agua ; ca el que firue al rrev rrcícibe en vna ora de dapño e de mjedo, más que non rrefcebirá otro en toda íu vida. Et íé que el que biue poco e feguro, él vale más que 70 el que bjue mucho e con mjedo e en lazeria. » Dixo el león : « Ya of lo que dizes. Non temas coíii njnguna de todo efto, ca non puedo eftar déme non ayudar dety. » Dixo el lobo cerual : « Pues afy es, derecho es déte obedefcer, e peligro ente defobedefcer. Pues faz me 47. as de nijo 1. e de otros alaz valallosq. 1'. — 49. q. que ellos te iVruen, elcularás. — 50 « Effuércate e d... q. e. faluo que me fyruas. » — 52. que ha de l'er lifonjero o fallo. — 54. lylonjena, o aquel querrá fer men. de gujfa que. — 57. que fe le ayuntará laenemjftad délos enemjgos del rrey et la henemjftad defus amjgos; afv que e. q. — 59. tenerleá mala voluntad por lal. e fará afu. — 62. « Non avas cuvdado, aunque te acufen mjs v. que yo non los creeré, faluo que te faré h. — 65. pienfas. — 64. maguer que te mezclen e te feau contrarios. » — 66. can. fazer vida, porque non m. a. e. n. que yo non he cuvdado faluo de f. — 69. faluo e f. por poco que tenga, eftá mejor que el que b. m. honrrado e en 1. — 71. c. de quanto as dicho, e non te puedes efcufar, njn te dexaré laluo que eftevs en mj corte et en mv ferujcio. » — 72. « Señor, p. a. lo qujcres, rrazon es. d. o. que peligróla cofa era non conplyr tu mandamjcnto. LE CHACAL VERTUEUX 163 pleito que ly alguno de tus valallos me meíclará, que délos que vahm 75 más que yo, por hi dignidat que ouieren, [o] menos que yo, que píenlas en mj fazienda, et que te non acuytes délo que te dixeren demj talla que bien lo lepas antes, et que lo pefquifes bien ; defy faz demj lo que por bien toujeres. Quando yo fuere feguro de ty de tanto, ayudar te has demj mejor, et yo pugnaré defazer aquellas colas 80 lobre que me pulieres con mayor femencia, por tal que non aya njn- guno carrera para paílir contra mj. » Dixo el león : « Otor[A 8o]go telo. » Et púiblo en ili rrepuefto, e apriuadó lo más que a todos fus valallos, et acordáuaíe conél, et pagáuale más toda via del, et apriua- dólo más. 8j ^ E onrráualo tanto que pelo mucho aquellos que íeruian al león, et confejáronfe en poridat entreíy délo mefclar conel león e dezir mal del, por que lo el león mátale. Et fuéronie a furto, et tomaron vn dia la carrne del león, que lo fopiera bien, e la mandara guardar en muy buen lugar, e furtáronla. Defy enbiaron la a fu polada del lobo cerual, 90 e elcondieran la a;^', e non lo fopo él, et venjéronfe para ante el león. Et defpues que vieron que el león demandaua aquella carrne tan de rrezio et aun enfoñáuafe, catáronle vnos a otros, et dixo vno dellos : Como vaíallo leal non puede fer que le non fagamos faber al rrey fu dapño o fu pro, maguer que le pefe. Amj fue dicho que el lobo 93 cerual lleuó aquella carrne a fu caíli. » ^ Dixo otro : « Non femeja que fiziefe tal cofa, enpero pefquerir la verdat, ca iaber e conoicer los ornes fuerte cofa es. » Dixo otro : « Las poridades non íe íaben de rrafez ; mas fy vierdes o fallardes la carr- 74. vaf. alguna cola o alguna mezcla demj te dixeren, que antes que te muevas a fazer demj juñicia o otro daño, pienfes antes bien entu fazjenda, et feas bien fvrme e cierto délo que demv te dixeren ; e defpues faz. — 78. tou. et con rrazon... f. lerujrtehé fyn mjedo e leal mente. » Et el rrey otorgó gelo, et fizólo rrepoflero fuvo mayor, et púfole en mayor pryvanca que anjnguno defus vafallos, por el bien que enél via. 85. Afy que defque los otros vafallos vieron que el rrey queria tanto al cerval, et prvuaua tanto con él, ovieron mu\' grant enbidia del, et conf. — 90. efcondiéronle la pieca de carne, fyn lo él faber, et v. p. el rrey. Et quando fue ora de comer, el 1. demandó la c. muy de r., porque avia fabor déla comer, et porque el lobo cerual, non gela trava ayna efcomencofe de enfañar ; et eñonces los^ boluedores comen(;áronle de myrar, unos. — 93. vaf. que fov del rrey, non es rrazon faluo que le faga f. — 94. pele; que afy cómele fago fiber fu daño, le fariaTaber fu pro. — 95. c. tenia efcon- dida la c. » 96. « N. creades q. f. t. c. » Dixo : « Pefquífefe. — 98. pero fy bien fe pefqujriere, creo que fe fallará que él efcondió la carne ; et efto nos certyticará todas las otras maldades ;|ue del nos dixeron, que nos non podíamos creer ». 164 CALILA E DIGXA ne en íu caía, efto vos dará a entender las otras tachas que dizen 100 del. « Dixo otro : « Sy fallardes la carrne en fu pofada tened lo por falfo, e fea jufticiado. » Dixo otro : « Non deue njnguno fer engañado en fiar fe enel engaño, ca fabe que el engaño non faz eftorcer al que vía del, njn gelo encubre. » Dixo otro : « Et ¿ cómo eftorcerá quien al rrey engaña ? o ¿ en qué gujfa fele encubrirá ? et fv engañare orne 105 a fu conpañero non fe encubre. « ^ Dixo otro : « Sy él efto fizo, a grant cofa fe atreujó. » Dixo otro : « Non femé enceló amj fu falfedat luego que lo vv, et muchas vezes lo dixe, e aprouar lo he con Fulano ; que eñe engañador que fe íazia rreligiofo, et non biuja ív non en falfedat e en pecado. » Dixo otro: lio « Grant cofa es tener la íalícdat encubierta, et moftrar la gafedat encu- bierta. » Dixo otro : « Sy efte diujno rreligiofo tal obra fizo, porgrant maraujlla lo tengo. » Dixo otro : « Sv efto filiamos por verdad, nones tan íola mente íalíedat, mas conla falfedat del'conocer el bien e la merced del feñor, e atreueríe a tan grant fecho. » Dixo otro : « ^"os fovs vei 115 daderos conofcedores de derechos; non vos puedo defmentir ; mas por ver fy es verdat o mentira, mande el rrev vr a fu pofida, e cáten- la. » Dixo otro : « Yo íe que el lobo cerual, íy íu poíada fuere catada e fu falfedad deícubicrta, alguna arte o algunt engaño fará para fizer" dubdar al león, e rreí'cebirá íu eícuíacion. » 120 €1 Et non cefaron de dezir tales palabras fafta que lo fizieron creer al león. Et mandó llamar al lobo cerual, e veno ant'él, et díxole : « ¿ Qué feziíle [de] la carrne que te vo mandé guardar ? » Et [A 80 V.] díxole él : « Díla a Fulano cozinero. » Et eñe cozinero era vno délos que lo acuíauan, et dixo : « Amj non dio nada. » Et mandó 12^ el rrey catar fu poíada, e fallaron ay la carrne, et troxieron gela. Et allegóíe al león vn lobo cerual que non fablaua cnefto, e moíT:ra- ua enfV que non era fy non muy derecho, e tal que non fablaria Iv non enlas cofas que fopiere de cierto, et dixo : « Señor, pues íea deí- 100. Sy la carne él efcoiidió, tencrloavemos por f. e deuee fer j. » — 102. f. encl, feyendo él tan engañofo e artero, pero que el e. — 103. « Non deuceítor^er el quec. a. r., et quando el orne engaña alu lemejante, non le puede encobryr, njn eícapar lyn pena, quanto más qujen engaña al rrey. » — 106. atr., e ál cuyda fazer. » — 108. que yo dixe que c. — 1 10. m. lealtad e caftidad. » — ni. dutivo r. que nos niuertra tan • buenas obras fizo eñe, e lo fallamos. — 115. e conocidos, e non es rrazon de d. vos. — 116. p. faber. — 117. « Sy fu poíada non es catada, ¿atenía ayna. que él ata- layas e clcuclias tiene en cada lugar. » — 124. e rrefpondió luego él e d. LE CHACAL VERTUEUX 1 65 cubierta efta falfedat enefte engañador, non eftuerca afy, njn feades 130 entorpados enél ; ca fy jufticiado non fuere, non defcubrirá njnguno al rrey la falfedat de otro, njn fe efcarmentará el mal fechor de mal fazer, njn avrá cobdicia el bueno de bien tazer. » ^ Et mandó el león facar al lobo cerual dende, e mandó lo prender e guardar. Et dixo vno délos que eftauan conel león : « Mucho me 135 maraujllo del león, de como es muy feíudo e conofcedor délas cofas, cómo fe encubrió fu fazienda defle, e cómo non entendía fu perrería e fu falfedat. » Dixo otro : « Pues mayor maraujlla ferá que pefquifará efta coíli, e non lo jufticiará. » Dixo otro : « Pues que efto ha prouado conél, íy le perdona efte mal techo, non lera orne feguro defu tray- 140 cion. » Et enefto enfañófe el león, et enbió vno dellos por mandadero al lobo cerual, que le preguntafe cómo fe faluaria o cómo fe efcuíliria. Et tornófe el mandadero, e mudó el mandado, por que fe ouo de enfa- ñar el león, et mandó matar al lobo cerual. ^ Et fizieron lo faber ala madre del león, et lopo que era mefclado 145 a tuerto, e que lo mandara matar aprefurada mente. Et enbió man- dar a aquel a quien el león lo mandara matar, que lo rretoujefe fafta que ella fe viefe conel león ; e fizólo afy. Et ella fuefe a ver con fu fijo, et díxole : « ¿ Por quál pecado mandafle matar al lobo cerual ? » Et él díxole el fecho todo. Et ella díxole : « Fijo, aprefuráflete, et el 150 orne entendido non fe eftuerce de fe arrepentir, fy non dando fe a vagar edexar de fazer fus coílis rrabinoñi mente. Et el fruto déla priefa es arrepentimjento, et a njnguno non es de menefler 1er más maduro en fus fechos que el rrey, quanto más enlos fainos e enlos leales vaílillos ; ca afy corno la muger non es fy non por el marido, I5S njn los fijos fy non por los padres, njn el diíciplo íy non por el ma- eftro, njn los vafiíUos fy non por el duque, njn el rreligiofo íy non por 129. non pafe fyn pena, que rrazon e jufticia es que el malo aya la pena que merece por el mal que faze, e el bueno galardón por el buen que faze ». — 136. c. atendía fu artería e. — 137. feria que, pefquerido el fecho, e fabida la verdat, que non foráende juflicia. » — 139. n. fyará ome dende adelante del. » — 141. dixefe que c. f. f. de aquel yerro que avia fecho. Et el mandadero eflovo concl cerval et vjno al león e dixo otras palabras que non las dixera el ^ervaí, en tal manera que el león fe enfañó muy mal, e. — 145. rrabinofa m. — 147. q. e. fuefe a eflar confu fijo ; e fezjéronlo. - 149. « F : a. en mandar efte fecho, que el o. — 152. quexa... es más m. fufryrfe que e. r. q. m. quando qujcre juftyqiar algún fu vafallo fi\bio e leal. — 156. p. los prin- cipes. 1 66 CALILA E DIGXA la ley, njn los rreyes non fon fy non por el temor de Dios, njn el temor de Dios fy non en fer el orne pacifico e cierto déla cofa. Et el mejor acuerdo de los rreyes ft es en conofcer fus vafallos e poner a 160 cada vno en fu lugar e en fu talle, et fofpechar a vnos por otros ; ca ellos fienpre punan enfe aterrar vnos a otros e en [A 81] moftrar e defcobrir el mal délos mal fechores e encubrir el bien délos buenos. Et non deues tú, fijo, pues fuerte pagado del lobo cerual e te fiarte por él, e non te erró farta el dia de oy, njn virte del fy non fieldat e 165 lealdat, e diziendo tú del en medio de tu corte grant bien, e fazer le erto por vn quarto de carrnc que non vale nada. ^ E, fijo, deues fiber fu fazienda del lobo cerual, et penfar entv mefmo, e dezir : ¿ Cómo puede erto fer? ca él non come carrne njn fe llega a ella, tienpo ha pafado. Et afy entenderás que non le darías 170 tú la carrne, e negar tela i-i ; pues pienfi enefto, e fepasque los necios han enbidia alos ílibios fofridos, e los aljujados alos fofegados, et entremétenfe quando pueden alos traer amal lugar. Et el lobo cerual es fibio e leal e verdadero, por que deues fer cierto de fu fecho, e parar mjentes cómo los falfos lo acuían a tuerto, e llenaron la carrne a 175 fu cafa. Et por ende non torrnes cabeca por lo que ellos dizen, e por lo que le aponen ; ca la priuanca del lobo cerual en grant pro fete tor- nará, et era pagado de quanto mal rrefcebia por rrecebir tú grant pla- zer, e fofria por tu pro lazerio e afán, et tal ferujente como él bueno es. » 180 ^f Et en fablando la madre del león conél, e en cartigando lo, llegó vno que fabia de como el lobo cerual era fiíbio, e que era acu- dido a tuerto, et díxolo afy al león. Et enerto entendió el león, e fue bien cierto que el lobo cerual era faluo de quanto le opufieran. Et 157. njn el pueblo fynon por el rrey, njn el rrey fy n. p. e. t. d. D., et más quando orne faze cofa de que non es bien cierto, es muv gran peligro. Que el m. — 160. uno enfu djnjdat, et parar mjentes como los pryuados fienpre andan en dezir mal. u. de o., et en defcobrvr e afear lus tachas, e ene. — 165. Por lo qual, f. non. d. man- dar matar al lobo cerual, pues. — 165. 1. et bien ovas dezjr a toda tu corte del, et agora mandarle matar por. — 166. q. vale alaz poco, que telo ternian las gentes a golofya. — 167. Masf., señor, fiíbe l'u f. en cierto, e pienla enty m. c. p. — 169. Por efo deues entender que él non mandarla elconder la carne ; pues. — 171. fab. e los locos alos lefudos. — 173. es lyn culpa délo que le apofieron, porque. — 174. efcondieron ellos la c. falta mente. — 176. c. gran ferujcio te era, e gran tra- bajo e cuvta fofrya por te feruvr, e porque oviefes plazer, e tal. — 181. faluo, e. — 185. f. e fyn pecado de q. 1. acufiíron. LE CHACAL VERTUEUX I 67 entonce ' dixo la madre del león : « Ya eres bien cierto defto e lo 185 vees manifieña mente ; pues non perdones aquellos que lo acufaron, ca efo te traerla otro mayor dapño, mas jufticia los. E non te enfiuzes en dezir : Poder he fobre ellos; ca las veruas flacas, maguer fortaleza non han, fazen dellas fogas conque atan e cuelgan el ele- fante. Et tú, torna el lobo cerual enfu eftado e en fu dignidad, que fe 190 auja de fer, en todas tus poridades. E en tu coracon non digas : Yo lo he fecho mal, e non puedo fer feguro de fu mala voluntad, fy lo yo tornare en fu oficio ; ca non fe deue orne temer de mal querencia de todos aquellos a quien mal faze de vna gujñi, njn deue fer defefperado de fu ayuda njn de fu feio; mas el que conofce las coílis pone a cada 195 vna en fu lugar. ^ Et algunos oriies ay con quien orne non deue aver amor def- pues que ha conellos enemiftad, e otros que non deue orne aver conc- hos enemiftad defpues que ha conellos amor. Et los ornes conque non deue orne fer en amor en njnguna manera fon eftos: el que defco- 200 nofce el bien fecho, et el que es atreujdo a fazer traycion, et el que defdeña el bien, e el cruel, e el defcreydo que defcree el otro figlo, et el auariento, e el luxuriofo, e el fañudo mucho que [A 8i v.] nunca puede orne aver fu gracia, et el conofcido por engañofo e por falfo e por cobdiciofo, et el negligente que finca por él de fazer toda 205 cofa, et el que pafa más délo que conujene aél en toda cofa. Antes deue orrie auer amor del que es conofcido por verdadero e graciofo e leal, et que ama más las buenas obras e que fe teme de pecado, et que ama al pueblo e que les apiada, e non tiene a ninguno mala volun- tad, et que agradefce el bien quel' faze, et que fe mjembra fienpre de 210 fus amigos, e es fiempre vergoncofo e de buena parte. Et tú has pro- 185. p. alos que ell:a falledat opofyeron; que l'y lo non fezjercs, efto te traerá a. m. d. que tú non cuydás ; mas faz jufticia dellos. — 187. confies por d. — 189. d. afv como folia fer, entus confejos e entus p. — 191. mal, porque non fó f. d. 1. m. v. E non deuo fiar del; que non. — 195. todas cofas a que a fecho mal. — 194. de aver algún ferujcio de aquel a quien ha fecho algún mal ; mas ay ornes que conocen las cofas e myranafu verdat. — 197. et o. con qujen deue aver defamor, d. q. con ellos ovo enemjftad. Et eftos fon los que non deuen f. e. a. con orneen. 203. n. es orne fe- guro defuamor. — 204. c. natural... todo bien, e. e. q. faze más defu fecho enlas cofas. — 207. leal e conocedor del bien fecho, et del q. a. — 208. t. m. v. alas gentes, e ha vergüenca de fazer cofas feas, e fe m. I. contefce. 1 68 CALILA E DIGNA uado al lobo cerual, e conofces lo, por que lo deues tornar a tu amor. « ^ Eílonces fizo el león llamar al lobo cerual, e oyólo, e rrefci- bióle fus efcufas, et dixo le : « Yo te torrno a tu dignjdat e a tu oficio 215 que tenjas demj, e fiaré por tv afy como ante fiaua, e poner te he en mejor eftado ; ca en poner amor con orne leal que profaca a fu amigo de alguna cofi que es a pro del es muy grant cofi. » Dixo el lobo cerual : « Señor, bien aventurado, tú fibes cómo fue el comjenco demj fazienda, e el eftado enque yo te comencé a ferujr. Et fó va 220 llegado aefto, e non me feguro délos que te firuen, que me acufen e me ayan enbidia, por que ayan de mefclar me contigo otra vez, c avrás tú de creer lo que te dixeren demj, et jufticiar me has. Onde non quiero que tengas que yo fio por njnguno de quantos en tu feruj- cio fon ; ca maguer me tornes en mj eftado defpues que me quefifte 225 matar, feyendo leal e verdadero e non fallando por qué, defy fezífteme merced en me perdonar por que non auja culpa, temo me que cuy- darás en tu coracon que te tengo voluntad mala por lo que me fezifte, et efto te fará que me mates. Et demás que los enemigos dirán : Non dexemos afy efte pleito. Pues que non podemos matar a efte, faga- 230 mos arte por qu'el rrey non tenga que quanto del dexjmos que fue mentira. Et afy me echarán en mal lugar. Mas, feñor, fv tu coracon tornafe alo que era antes contra mj, tal te feria yo como era antes. » ^ Et dixo el león : « Prouado te he, e téngote enel mejor eftado que fea délos fantos e délos juílos; ca el orne jufto perdona muchos 235 pecados por vna merced; que te yo he fecho mal, et fé de cierto que tus enemigos te han fecho tuerto. Et tú deues me perdonar efte pecado por el bien que te fize ante, afv que feamos amigos de aqui 21 1, c. c fabcs que ay enél muchas buenas cortunbres, e non deues dudar del, et déucsle tomar enlu djnjdat. » — 213. Et otorgógelo el 1. e f. — 214. E dixo que le pcrdonafe de quanto mal le avia fecho, e que le tornaua enla mjfma djnjdjat que él tenja de antes, et díxole: « Yo fiaré de t. — 217. c.q. le pela a p... g pefar. — 221. enb. otra vez e me bueluan contigo, de gujla que los creas tú, e leas rrabioíb enmj fazjenda, e me mandes matar; — 223. vo fuy en yerro délo que me acularon ; et m. — 226. p. defpues que vifte q. n. a. c, pieníb que tienes entu c. — 228. m. conlas palabras que délos que demj ovieron enbidia te dyrán; que ellos trabajarán por que lo que demv dixeron, que lo creas tú, por verdat, e aquello ferá cabfa déme echar en. — 253. « Non cures de todo cño, que en m. e. te tengo que nunca te tuve; — 254. mjll males que le fagan, et vo. — 256. d. olujdar todo cño por. — 257. ante, e deues olujdar lo uno conlo otro. » E el lobo ^erual fue tornado enfu e. e dende en LE CHACAL VERTUEUX I 69 adelante vno de otro, de más firme amor e de más leal confejo que nunca fuemos. » Defy mandó tornar al lobo a fu eftado e en fu digni- ,^0 dat que ante auja, et al oficio en que era puerto. Et cobró fu lugar, e cobró el león quanto quifo. Et abaxó el león a aquellos que lo acu- laran, et echó los de fu tierra, e alongó los. Eñe es el enxemplo délo que acontefce alos rreyes e a fus [A 82] priuados, e de como los torrnan en fus lugares defque los caftigan. » adelante pryvó más conel león, e fue mucho querydo de todo el pueblo, e aquellos que le bolujeron fueron echados et deflerrados déla tierra. Et aquí fe acaba el capitulo XIIII de cómo tornan los rreyes enfu eflado a aquellos aqujen contece alguna difcor- dia, et comjenca el capitulo XV. / [CAPITULO XIII] Lhomnie in^ral el les animaiix reconnaisshnts. ^ Dixo el rrcy íil filofofo : « Ya ot efte enxemplo; pues dame agora enxemplo del que gradelce el bien fecho e lo gualardona, e del que lo njega e lo defconofce. » Dixo el filofofo : « Señor, fepas que las naturalezas délas criaturas fon de muchas maneras, et non es njn- 5 guna cofa de quantas Dio crió enel mundo, de las que andan en quatro pies e en dof pies o que vuelan con alas, más fanta njn más mejor que el orne. Et enlos ornes ha buenos e malos, et acaefce alas vezes que enlos veftiblos e enlas beftias e en las aves ay alguna que es más leal e más conofcedera del bien fecho que el orne de bien fecho, 10 e que mejor lo gualardona. Et efto parefce alo que dixo el filofofo antiguo : conujene alos rreyes entendidos e alos otros ornes que fagan fu bien a quien lo merefce e a quien lo gradefce, e que non faga bien a njnguno fafta que lo prueue de qué lealtad es, e de qué amor e de qué gradefcimiento ; et que non fagan bien feñalada mente al pro- ís pinco, fy non fuere por ello o lo merefciere, njn dexe de fazer bien e ayuda al eftraño ív lo fopiere gradefcer quanto es el bien e la merced que le fazen, et que íea verdadero e fabio e que ame las buenas obras e los buenos dichos. ^ Et quando fuere conofcido por de buenas mañas, e fuere cierto 20 del que tal es, merefce el bien fecho, e merefce fer priuado; ca el fifico entendido non fe atreue a melezinar al enfermo, fv non deípues que lo cata e tañe íu pulfo, e conofce fu conplilion e la rrazon de iu Del orcnzec del xjnijo e^del cañigo e déla culebra e del rreligiolb. — i. dame enxen- plo del que es mereciente de rregebyr bien fecho, et da. — 9. conocientes que los otros d. b. f. e más randeras e más gradecederas e galardonadoras. E eftó femeja alo. — 15.0. fvnon defpues que le ovien provado de qué condii^ion es et cómo leal, e. d. q. a. — 16. al e. üibiéndolo grade^er, e mereciéndolo, e conociendo q. — 19. m. será merecedor para fer p. del rrev ; que el f. labio. — 21. d. que tabla conél el cata í. p. e fu oryna. — 22. condición e la cabla de. LHOMME IXGRAT ET LES AXIMAUX RECOXXAISSAXTS I7I enfcrmcdat ; et quando efto fo[A 83 v.Jpierc bien, cftonccs fe mueue a melezinar lo. Otrofy el onie entendido non deue poner fu amor con 2) njnguno, fy non delpues que lo prouare; ca el que fe atreue a fiar fe en alguno, non lo aujendo prouado, métefe en grant peligro et llegado [es] a fuerte lugar. Et con todo eílo alas vezes acaefce que ñize el orne bien ala coñi flaca cuyo gradefcjmiento njn conofcimiento non ha prouado, njn conofce fus coflunbres (njn) et fábele gradefcer 30 e gualardonar muy bien, af}^ corno dixo el filofofo de fu fazaña que viera: Non deue njnguno menofpreciar njnguna cofa pequeña njn grande, quier de orne, quier de anjmalia, que yaga en mal lugar o en tribulación, pudiendo lo librar ende, e faziendo lo con merced e con piedad que le aya ; tenga efperanca del gualardon de Dios, e non de 3) efperar de aver gracias de aquel a quien bien fiziere. Njn deue fer feguro del tienpo, que le faga aver menefter aquel pequeño menofpre- ciado a quien bien ouiere fecho, que gelo gualardonará ; mas deue prouar todas las cofas e fazer las bien, fegunt prouare enellas. Et eílo parefce ala fazaña que dixeron los filofofos. » Dixo el rrey: « E¿ cómo 40 íue efo ? » ^ Dixo el philolopho : « Dizen que vnos ornes cañaron enel monte vna lobera para los vefliblos, et cayeron enella vn ximio e vn texon e vna culebra e vn orne, et non fe fizieron vnos a otros njngunt mal. Et acaefció que pafó por ay vn rreligiofo e vídolos yazer ally, et dixo : 4S « Yo non podré mejor obra fazer que librar aefte oriie de aqueíla tri- bulación de aqueftas beftias, ca todas le quieren mal. » Defy tomó vna foga e colgóla enla fova, a que fe trauafe el orne para lo facar; et trauó fe aella el ximio, como es ligero, e íalió déla foya. Defy col- góla fegunda vez, e trauófe aella la culebra, e lacóla. Defy colgóla otra 50 vez, e trauófe aella el texon e íacólo. Defy fincó el orne enla foya ; e dióle el rreligiofo la foga, e trauófe della e íalió. Et derramáronfe las anj mallas, e fu efe cada vna a fu lugar. 23. fe atreve. — 32. o le vea en. — 54. n. deue de JelTyuzarfe de aver. — 35. f. bien e merced. — 36. que non avrá menefter quando nunca cuydare,al p. — 37. g. podrá g. Et por efto todo orne deue toda via laíícr bien ala mejor parte. E e. femeja a. — 41.0. fueron al canpo e cavaron ay un foyo p. tomar 1. veftiglos. — 42. tafugo. — 43. orne, et eftovieron todos dentro, de gujfa que non. — 44. violes eñar en aquella cuyta, que non podian falyr, et d. — 45. facar'e 1... t. en que eftá, que todas eftasalymañas por enemjgo lo lian. » — 48. lyujano. — 49. E tornó a colgar la foga o. — 50. tafugo e falió. Et echóla otra vez, e falió el onbre. 172 CALILA E DIGXA ^ Et fincó el orne ; e el rreligiofo preguntóle por fu tierra e pofada, et él díxole que moraua enla cibdat de Jajon e que era orebs. Otrofy 5) el xjmio biuja cerca de aquella cibdat, enel monte del termino, et el texon beuja afi mefmo en vna jaryn, et la culebra criaua enel muro déla cibdat. Et gradefció el orebs al rreligiofo el bien que le fiziera et díxole: « Tú me has fecho grant bien, e me librarte de muerte; et fy ala. cibdat vinieres, demanda por mj, ca adebdado te fó por efte bien 60 que me fezifte. » Et fuefe. ^ Dcly a pocos dias ouo de venjr el rreligiofo a [A 83] aquella cibdat, por cofas que auja meneil:er. Et en llegando cerca de la cibdat, vídolo el ximjo, e conofciólo, et defcendió de vn árbol en que eílaua, e vénofe para el lugar, et befóle la mano, et humjllófele, et moftró le 6) grandes gracias, e fizóle feñas que fe pofafe. Et fuefe el xjmjo e tor- nófe con fruta para él, et comió el rreligiofo della, et albergó a^' efa noche a folaz del xjmjo. Et fuefe el xjmjo luego al texon, et díxole: « ¿ En qué gujfa gualardonaremos aefte rreligiofo el bien que nos fizo ? » Deíy dixo el xjmjo : « Yo fé vn lugar enefta cibdat por do 70 entraremos al alcacar; et íV tú me figujeres e anparares délos ornes, fio por Dios que le daremos buen gualardon. » Et dixo el texon : « Fecho lea. » Et fueron íe ambos, et entró el xjmjo por vn lugar que fabia, et eftouo el texon al portillo atendiendo fafta que fe tornó el xjmjo con guarnjmentos de oro e de piedras prefciofas, e venjéronfe 75 para él, et dixeron gelo, e non le dixeron dónde los oujeran njn cómo. ^ • Et dixo el rreligiofo en fu coracon : « Eftos fon muchos guar- njmentos e muchas piedras, e yo non he que fazer con ellos fy non vender los. Et teníio el orebs eneíla cibdat, et ténsíole fecho el bien 80 que fize aeftos veftiblos, et él ha mayor derecho de meló gualardonar más que eftos, et vo vr me para él, que melas venda. Et non quiero 54. Jayo... orcnzc , e que el x. que eúaua c. — 59.nii cala, que yo l'oy orenze que labro oro e plata, et foy cono(;ido de toda la gente, et por aventura dartehé galardón del bien que me fezjfte ». Et partiéronle de en uno. — 65. g. e travóle délas manos e... Et el rreligiofo pofófe ende*; e tronóle luego el x. ael con mucha buena f. — 67. contóle todo quanto le acaeciera, e d. — 70. o. et avré yo de ally quanto telbro el rrey tiene. » — 72. « Mucho me plaze. » — 75. et aguardó el tafugo por un p. que entrara el xjmjo, e atendiólo ende f. q. l'alió e traxo muchos g. de plata et de o. — 77.0 Eftos tantos guarnjmentos e joyas, non lo he yo menefter. Etyot. — 81. ellos, en quanto es onbre; e yrmehé. L HOMME IXGKAT ET LES ANIMAUX RECONNAISSAXTS 1 73 Otro gualardon del Iv non efte, e non lo quiero enbargar enotra cofa ; et aun yo gelo gualardonaré efte trabajo que enello oujere. » Et vénofe para cala del orebs ; et él, quando lo vido rrefcibiólo muv bien, 8) et demandóle por fu fozienda, et por qué veniera a aquella cibdat, e él contó gelo. Dely lacó los guarnjmentos e nioftró gelos, e rrogóle que gelos vendiefe. Et conofció los el orebs. Et andaua ya el rroydo por la cibdat del furto dellos, et eran muchos ornes fofpechados e otros prefos. Et dixo el orebs al rreligiofo : « Fuelga aqui fafta que yo torne 90 aty con rrecabdo. » ^ Et falló el orebs dende, et dixo : « Ame Dios moftrado cofa por que avré la merced del rre}', e feré honrrado del e délos mayores de fu rregño ; et labran que fó fiel por efto e fiarán demj. Et yo yré al rrev, e fazer gelo he íaber. » Et fuefe para el rrey, e fizo le faber de 95 como él tenja en fu pofida al que tenja los guarrnjmentos. Et enbió el rrev a fu alguazil e afiz de gente, et fueron ala caía del orebs, et fallaron v al rreligiofo conlos guarrnjmentos, e prendieron lo, et licuaron lo prefoal rrey. Et el rrey mandó lo luego atormentar, et def- pues, que lo traxiefen [A 83 v.] por la villa e que lo enforcafen. Et loü fue atormentado, e traxieron lo por la villa, et comencó el rreligiolo a llorar e a dezir : « Sv yo creyera los dichos délos filoíofos délo que dixeron del poco gradefcimiento del orne, non llegara yo a efta tribu- lación. » ^ Et del rroydo de como lo Uenauan falió de fu forado la culebra, 105 e vido al rreligiofo afv, e conofciólo, et dixo : « Oy ha menefter amj 83. Et fuele para la cibdat con Tus joyas debaxo dely, e fueíe para la c. d. o. fu amjgo, etel orenz le preguntó defu eftado e aquéera venjdo. — 86. c. toda fu lazjcn- da... guar. et aquellas piedras preciólas, et r. — 87. v. Et él tomólas. — 88. c. en como el telbro del rrev era furtado. Et quando el orenze vio aquellos guarnjmjentos e piedras preciólas, conoció que aquello era el telbro del rrey, et dixo al r. ; « F. e ave piazer f. q. v. t. e faré efo que me dizes. » — 91. Et él falió e penfó enfu fazjenda et dixo : — 94. f. lo que tengo. » Et fizólo afy, e díxole : « Señor, manténgate Dios entu honrra, e buena fea la tu venjda ; et aquellos guarnjmentos e teforo porque fofpechades fobre muchos, e tenedes prefos a muchos, yo los tengo, e el que los traxo, yole tengo en my pofada. Et, feñor, manda enbiar quien ponga rrecabdo en efto. » Et mandó el rrey enbiar conelorenze el a. con mucha g., ef. conel orenze aíu poíaJa,e fablaron al rreligiofo enlos g. e leñáronle ante el r. E él m. julViciar e traerlo por toda la villa atormentado. Et mandó que le pofiefen en cruz. Et feziéronlo como el rrey mandó, c trax. — 102. gualardonamjento que ay en muchos omes, e déla delconocencia, non. — 104. r. que travan los omes quando leuavan atormentado al rreligiolo, I. — 105. V. que leuavan al rreligiofo atormentado e a poner en cruz, e c. que era aquel que la avia librado de muerte, e pelóle de coracon et d. 174 CALILA E DIGXA efte rreligiofo, afy como yo oue menefter aél, el dia que yo eftorcí por él de muerte ; et quiero gujfar cómo él eftuerca quanto él pueda, e afy lo faré. » Et fuefe e entró enla cafa del rrey, e mordióle vn fijo muy mal, e non lo quifo matar. Et quando el rrey lo fopo, fizo ayuntar a lio todos los fificos e los encantadores, e dieron le a beuer fus melezjnas e encantaron lo et non lo touo pro. ^ Et quanto más le fazian, tanto más le acrefcentaua el dolor, e tanto más fe amortecía et trafpufo fe. Et mandó el rrey alos forteros que echafen fuertes, et non dexó en toda la cibdat fifico njn efcantador II^ njn orne alguno de, quien oujeíe efperanca que le daria confejo en aquello que acaefj^iera al njño, que lo non mandara traer, et mandó les penfar del njño, egujlarcómo guarefciefe. Et ellos comencaron a penfar del e a melezinar lo e a eícantar lo, fafta que tabló el njño e dixo que quando fe trafpufiera, que le dexaran en fueños, que el rrev 120 mandó tormentar avn rreligiofo, e aforcar lo a tuerto e a grant fvn rrazon ; el qual rrogó a Dios que moftrafe fu milagro por que él fuefe faino ; et que él non guarefceria fafta que lo tanxefe el rreligiofo, e rrogaíe a Dios que le diefe íalud, et iv non que el njño era muerto. Et enbió el rrev aprieía por el rreligiofo, et traxieron gelo, et mandó 125 que efcantafe a fu fijo, et dixo el rreligiofo: « Yo non fé efcantar, mas faré lo que fopiere. » Et pufo íu mano encima del njño, et oró e rrogó a Dios e dixo afy : « Señor, Dios, fy tú fabes que vo digo ver- dat al rrey en quanto digo de mj fazienda, dale falud e folgura. » ^ Ca él le contó al rrey eftonces toda fu fazienda e fu acaefcimiento. 106. d. que ine lacó del fovo, que me elculo déla m. ; et gujlarc quanto pediere de le guahirdonar el bien que me fizo. » Et f. luego muv ayna para c. — 108. una fu fija enel dedo. — 109. q. m. que en fu mano era. — 110. 1. e. para que curafen dcfu fija, et ellos catáronla ed. — 112. Etefcomencó la moca aquexarfe muy mucho, farta que fe amorteció, et todos los fificos e encantadores non podian poner remedio aello ; e la moca fabló e d. ^ — 119. dixeran. — 120. atormentar e poner en cruz aun r. agran t., et que el rreligiofo le mal dixera, e que non podia fanar de aquel mal, fafta que el rreligiofo fuefe qujtado de aquella pena e traydo a ella, e le diefe la bendición e perdonafe afu padre el rrev del mal e tuerto que le mandara tazer. Et el rrey fizo luego traer ante fv al r. e rrogóle que bendíxcfe afu fija por amor de Dios, e que le perdonafe del mal que le avia mandado fazer; et el rreligiofo le perdonó e bendiso ala moca, e fue luego fana. — 129. Et el rrev le rrogó mucho que le dixefe la faz- jenda, et cómo avia ávido el teforo fuyo, c cómo avia venjdo a aquella cibdat, et él le contó todo quanto le acaeciera con los veftyglos e con el orenze, et el galardón que ovvera de cada uno dellos. Et el rrev mandó luego faber la verdat del orenze, et él le L HOM.ME IXGRAT ET LES AXIMAUX RF.CONNAISSAXTS I75 130 Et luego acabada efta rrogatura, fue el njñoíano e guarido. Et mandó el rrey dar aquellos ornamentos al rreligiofo, e del fu auer mucho más, e mandólo íoltar, e pidióle que le perdonafe lo que le mandara íazer. Et mandó el rrey que dende en adelante non entrafen enfu cafa njn en lu priuanca íy non ornes prouados e conofcidos en obras, e 135 que aquellos toujefen fus oficios, e el fu ferujcio. Defy [A 84] mandó el rrey atormentar al orebs, e mandó lo enforcar ala puerta déla cib- dat. Et enefto que fizo el rreligiofo al orebs e alos veftiblos, e de cómo cada vno gelo gualardonó, ay grant maraujlla e grant fazaña, por que deue orne tomar enxemplo, para íaber en quáles lugares deue 140 orne fazer bien, e en quáles non lo deue fazer. « contó toda la verdat de todo como acaeciera. Et quando el rrey lo Topo mandó dar aquellos guarnjmentos al rreligiofo et mucho defu aver, et rrogóle que le perdonafe ; — 133. entr. enlu pr\-uanca njn enfu confejo laluo ornes conocidos por leales por pala- bra i* por obras. E mandó defterrar al orenze, que non entrafe enfu feñorio. Et por ertas femejantes cofas deuen parar mjentes los omes con qujen fablan e tratan, e en qujen an de fiarfe e fazer plazer. » [CAPITULO XIV] Les q nal re voyageurs. ^ Dixo el rrev al filofofo : « Ya oy todos tus enxenplos ; pero O}' te dezir que non ha cofa que más faga al orne fer ¡bien andante e rrico e ahondado e en huen eftado, que huen fefo. Et fy afy es, ¿ por qué veemos el nefcio aver tanta de honrra e rriqueza, e quanto coh- 5 dicia, quanto non puede aver el cuerdo e el entendido e lahio e de huena mantenencia ? Et veemos muchas vezes que viene mucha rren- cura e mucha meno-ua e ocafiones e tribulaciones enefte mundo alos íabios e cuerdos e de buen entendimjento, e más que alos negligentes e alos que non fe aluedrian e alos de flaco fefo e alos aljujados. » 10 Dixo el filofofo : « Señor, afy como el orne non vee fy non con fus ojos, njn oye fy non con fus orejas, afs' el faber non fe acaba íy non con fofrimjento e con fefo e con certedunbre ; enpero a todo efto vence la ventura que es prometida a cada vno. ^ Afy que algunos fon a que Dios da buena andancia en fu rri- 15 queza, et rrecabdan lo que quieren fyn fu aluedrio e fyn njnguna obra, et algunos fon que feles acaba fu buena andancia, que los guja Dios a fer cnujfos et los enderefca e los enfeña de gujía que [A 84 v.] conofcen bien las cofas e las üiben bien traer, et es les eflo moujdo déla ventura que Dios dio e prometió por juyzio ; enpero non aya 20 njnguno efperanca en njnguna buena manera, njn en ninguna buena bondad que orne ava, [que] dure fm fefo e fyn lufrimjento e fyn buen acuerdo, con que mantenga fu fozienda. Et njnguno non puede por arte njn por fefo defujar lo que Dios le judgó e prometió de antes. Et eflo parefce enel enxemplo del rrey que fizo elcriujr fobre 25 la puerta de lu cibdat que dczian Matrolil, que el buen entendimiento Capitulo XVI, del fijo del rrcy c del fidalgo c dckis compañeros. — 4. e de bien. — 5. c. que es de buen entendjmjento ? Que veo que el que más labe traer lu tazjenda con lefo, mástrvb. ha e. m. que los n. q. n. f. a. e Ion antojadizos e de poco lelo» : — 13. c. u., et el juvzio djujno, que la cola avuya al orne o le mata. — 16. guarda D. de 1. e... enf. e les iaze merced, de g. LES QUATRE VOYAGEURS I 77 e la valor o la temcncia e la arte encllc mundo, todas Ion en poder déla ventura. » Dixo el rre}' : « ¿ Cómo fue efo ? » ^ Dixo el ñlofoío : « Aly fue que quatro mancebos fe ayuntaron en vn camjno : el vno era fijo de rrey, e auja de fer rrey defpues que 50 muriele íu padre, et otro fu hermano forcólo e echólo fuera del rregño, defpues déla muerte del padre ; et él fuefe efcondida mente con cuyta por guarir, con mjedo que lo prendiefe fu hermano e lo matafe; et el fegundo mancebo era fijo dalgo; et el tercero era fijo de vn mercador; e el quarto, fijo de labrador. Et falláronfe todos quatro 35 en vn camjno, et andoujeron tanto fafta que les menguó la defpenfa, e fueron muy lazrados et fanbrientos, e non tenjan cofa njnguna íy non los paños que tenjan veflidos. Et andando por el camjno, fablando vnos con otros, ouo de caer entre ellos contienda fobre las cofiís defle mundo cómo andan, e en quál gujfa puede orne aver 40 rriqueza e gozo e alegría. ^ Dixo el fijo del rrey : « Los fechos defte mundo todos fon enel poderlo de Dios, enla ventura que ha prometido a cada vno ; et quanto le es por él prometido, todo le ha de venjr de todo en todo, onde fer elomefofrido ala ventura e a entenderla es muy buen feío. » 45 Dixo el fijo dalgo : « A quien Dios quiere dar beldat e fermofura e apoílura en todos fus miembros e buenas mañas, puede aver mucho bien por ello, et non ha cofa que más le ayude a aver algo que efto. » Dixo el fijo del mercador : <( Non cuydo yo que ha cola enel mundo de que orne pueda aver grande algo, como en aver buen entendi- 50 mjento e fibiduria e acucia e conprar e vender. » Et dixo el fijo del labrador: « Yo non cuvdo que orne puede aver [A 85] de comer para vn dia fy non labrare e trabajare. » Et en contendiendo aly íobrc eflo. 27. e por qué efcruvjó el rrev Ibbre la puerta delu cihdat elb. » — 28. « Dizcn que efta fue la rrazon por que lo fizo elcryujr, leñor, aly acaeció que q. — 32. m. de muerte o de prefvon. — 34. Et afy íe ayuntaron todos enel 'c. leyendo 1. e f. et avian va gaftado quanto trayan, et non t. ál fueras los p. Et andodieron anly por el camjno fablando unos con otros; en fliblando de fabla en fabla o. d. c. — 41. « El feñor del mundo es la aventura que Dios h. p. al ome. — 43. v. e lyn duda. — 45. « Por fer fermolb e agujfado e aver b. m. e apoftura, aqujen Dios la qujere dar, rrazon es que ava por ende bien. — 47. ¿se. que mayor ayuda le faga para fu vida q. — 48. mercadero : « Por fer ome entremetiente e agudo, e acuíiofo enlas cofas, deue aver rriqueza e algo por otra cofa. » — 51. « Non le ujn^uno que pueda aver que coma p. — 52. n. lazrare, » Fábulas Calila e Difrtta. i^ lyS CALILA E DIGNA llegaron ala cihdat a que vuan, et afentaron todos cerca déla cibdat de fuera, que non tenjan cofii defle mundo fi non los venidos que venían. 55 Defy comencaron le de arrufar vno contro otro por lo que fe alabara, que deuja fazer cada vno dellos lo que dixera. Et dixeron al fijo del labrador : « Mezquino, vete e trabaja como dizes^ e gana que coma- mos vn dia„ » ^ Et fuefe el fijo del labrador e entró enla cibdat et preguntó a 6o vnos ornes que eílauan fablando e díxoles : « Yo fó orne eílraño enefla cibdat, e tengo otros tref conpañeros, e non tenemos njnguna cofa que comer. Dezidme quál obra faria por mjs manos déla mañana faíla la noche, para ganar que comjefemos quatro ornes. » Dixeron le : « La leña es muy cara en efta cibdat, e el monte es a vna legua de aqui 65 ental lugar ; e van alia los leñadores. Pues vé alia, faz leña conellos, e venderás quanta pudieres traer por vn maravedí, et efto te cunplírá aty e a otros tref. » Et fuefe el fijo del labrador, e fizo leña, e tráxola a cueftas quanta le valió vn maravedí, e ouo vianda quanta cunplió aél e a fus conpañeros aquel día. 70 Cr. Et quando fue otro día de mañana dixeron : « Echemos fuertes, e al que cayere la fuerte vaya a averiguar íu dicho. » Et echaron fuertes e cayó la fuerte al fijo dalgo, que era muy fermofo e muy apuefto. Et dixeron le : « Liéuate, efaz nos algocontu fermolura econ tu beldat, e faz veridad lo que dexifte. » Et fuefe el fijo dalgo, e llegó 75 ala puerta déla cibdat. Defy penfó en fu coracon e dixo : « Yo non fé fazer nada, njn fé qué faga por que dé amjs conpañeros que coman, et ayré vergüenca de tornar aellos. » Et penfó de fe yr e dexar los, et arrimófe a vn árbol que eftaua en medio déla cibdat, et comencó de catar alos que pafauan por a^. Et palo por at vna dueña fija dalgo, 80 cauallera en fu muía, e fus mugeres enpos della e fus criados. Et vido 53. t ala puerta, non aviendo cofa que Jeipendielen laluo los v. — 57. com. oy con tu lazcria.» — 62. Et rruégovos que me digáis qué o. — 65. et por eñe camino van... vete c acueftas puedes traer un faz de que te darán un m. con que puedes conprar vianda que comas, tú et tus compañeros )^. — 67. Et él f. al monte, et f. un gran faz de 1. ett.ac. fafta la cibdat, e vendiólo por un maravedy,e del conpró v. para comer, él e. — 74. bondat, e averigua lo. — 77. fermeva gran v. déme t. a. afv vazio. » Et que- riafe yr de aquella 9Íbdat e d. dcfefpcrada mente. Et ellando en aquel penfamjento arr. — 78. est. a par déla carrera, et pafaua por ay mucha gente. — 8o. cavalgando, e fus dueñas con ella. Et mvró al fijo dalgo cómo eftaua afv arrvmado al árbol muv pcnfofo, et vio como ora extranjero e bien fecho c a. e f. e ovo gran cuyta del por le ver afv tan trvñe. LES aUATRE VOYAGEURS I 79 lo a.f íer, e delconoiciülo e entendió que era orne eftraño, e vido lo tan fermofo e tan apuefto, e aíy tan cuydolb, e ouo conpaffion del. ^ Et defque llegó a fu ponida, enbió vna fu muger aél, et la muger fue aél, e fallólo adormecido del cuydado que tenja. E defper- 85 tolo e díxole : « Mj feñora, doña Fulana, muger de don Fulano, me enbia aty, et rruégate que la vayas ver a fu poíada. » Et dixo él : « ¿ Qué me quiere tu feñora ? o ¿ para qué me manda llamar ? ca njn fabe quién me fó njn me conofce. » Díxol' [A 85 v.] la muger : « Cuyda dety vna cola, e quiere preguntar por tu fa/ienda, e por faber 90 tu eftado, e por te fazer lo que deue tal dueña a tal coiiio tú. » Et leuantófe el mancebo e fuefe conella ala pofada déla dueña. Et efta dueña era muy noble; et defque fue entrado, preguntóle ella e rrogóle que le dixefe fu fazjenda e fu nonbre. Et él rrecontóle en qué manera venjera a aquella cibdat, él e fus conpaneros, e que eran y eftraños, e 95 que non conofcian a njnguno. Et mandóle aquella dueña dar pofada para él e para fus conpañeros, e mandóles dar que defpendiefen él e ellos, cient maravedís. Et eftouieron afy algunos dias a fu plazer, fifta que fueron comjdos los dineros. ^ Defy dixeron al fijo del mercador : « Averigua lo que dexifte, e 100 ayúdate de tu agudez e de tu fabiduria, e gana que comamos. « Et dixo él : « Fazer lo he fy Dios me ayudare. » Et fuefe el mancebo e demandó por el lugar do mercauan los de aquella cibdat. Et vido arri- bar vna ñaue, e ayuntáronfe vnos mercadores déla cibdat por conprar délos feñores déla ñaue quanto ay trayan, et comencaron los precios 105 dello, e yua él enpos dellos. Defy afentáronfe a parte, e confejáronfe, 83. dixo auna m. de aquellas que venjan con ella : « Vete e al efcudero que viftes fuera déla villa, arrvniado aun arvol, llámale e djle que le rruego yo que venga acá. » E 1. m. — 86. el fidalgo : « Maravillóme detu 1". enme enviar al. — 89. « Non cures; vete alia, que ella te vio oy eftar afy al pie defte arvol muv trvfte,et creo que te q. p. algo detu f. que es muger muy buena e piadoía e dadvuofa ». — 91. feñora. Et la dueña le llamó aparte e r. mucho q. 1. d. algo defu f. — 93. n. e fu Ivnaje; e él díxogelo. Et ella ovo de conocer los defu lynaje. Et él efcudero díxole en qué gujfa eran venidos. — 96. c. et quanto avian menefter. Etdef-^ pues dio <;. m. al fidalgo. Et con aquello e. — 99. « Vete e a. — 100. c. mjentra que eftamos enefla gibdat. » — 102. mercadeavan... 5. e moñrárongelo, que era puerto de mar, e fuefe aquel lugar. E v. venjr. — 103. c. la-mercaderia que euella venja. Et él llegófe av conellos, e ellos eftovieron conel feñor déla navect dájuankí^ierto precio por toda la mercadería déla nave, e non feygualavan conél. Et d. los mercaderes : « V. e non curemos oy de conprar c. defta mercadería, et mañana tornaremos aella, etqujíanos 1 8o CALILA E DIGXA e dixeron vnos a otros : « Va3'amos nos ay e non conpremos cofa alguna, e ellos vernán a fazer nos mercado de quantas mercadorias ayan, e aver las hemos rrafez de buen, mercado. » Et defque fueron ydos, fuefe el fijo del mercador para la ñaue, e ygualófe con los due- "o nos délas mercadorias, e prometióles quanto los otros les dauan por ellas, e gelas non quifieran dar. Et quando los mercadores lo fopieron, venjeron fe luego para la nao e fallaron que la auja conprado aquel mancebo; et dieron le mili maravedís de ganancia, et torrnáronfe con ellos para fus conpañeros. Et mejoraron fu eftado, e toujeron que 115 comer, e moraron allv. ^ Et deípues dende a dias venjeron al fijo del rrev et dixeron le : « ¿ Fafta qudndo atenderás tú la ventura, e quándo ganarás por ella que comamos ? » Et díxoles él : « Por buena fe non fé qué faga, njn puedo nada ganar, njn efpero ál faluo la ventura que me ha de venjr 120 délo que Dios me judgó e me dio en parte, et non dubdo que me verná de todo en toJo. » Et íalió de allv, et andouo fafta que lle- gó ala puerta déla cibdat. Et acaefció que murió efe dia el rrev deíli cibdat, et non dexó fy non vn fijo que auja de heredar el rrevno def- pues del, ca todos lus parientes eran muertos e finados fueras aquel, 125 [A 86] [et aquel fij]o auja de heredar. En paíando por ally, llenando el cuerpo [a entejrrar, eftaua aquel mancebo afentado enlos povos déla puerta [déla] cibdat, et non fe mouja por aquel duelo njn moftró pefar. [Defy c]onofcieron lo, et preguntó le vn duque e díxole : « ¿ Quién eres, o por [qué te a]fentafte aqui e non te moujfte por el 150 duelo del rrey quando pa[fó por] aqui ? » Et el mancebo non le rref- pondió ; e enfañóíe el duque, et [deno]ftó lo e echó lo fuera déla cibdat. le darán por lo que le dáuamos ; et oy non fable njnguno en cofa dello. » Et fezjc- ronlo afy e fuéronfe. E quando el fijo del mercadero los vio y. f. al dueño déla nave e eñovú conél, e conpróle todo quanto eftaua enia nave por el precio que los merca- deros dauan, e él diógelo penfando que los mercaderes non tornarian más aél. — 1 1 1. f. que aquel mancebo avia conprado toda la mercadería déla nave, toviéronle por necios, et rrogáronle que lo tral'pafaíe enellos, et que le darian ni. m. d. g. E él fizólo afy, e fuefe con e. — 1 14. f. e. e fu fa/jenda. — 118. de que bvuamos ? » — 122. que en aquella cibdat m. efa mañana el rrev de aquel rrevno. — 125. que rrevnó en pos del. Et pafaron el cuerpo del rrey, que Icuauan aenterrar, por donde él eftaua, todos fa/.jendo muy gran duelo, afy los menudos como los grandes ; et él afentófe en un poyo, e non fizo fenblante njnguno, como era de antes. Et preguntáronle algunos : « Tú ¿ cómo eftoville quedo e non fezjfte rreveren^ia al cuerpo del rre\- quando por aqui pafó ? » LES Q.UATRE VOYAGEURS l8l Cf Et defque fue pafado el llan[to, tjornófe el mancebo e afentófe en fu lugar, et torrndronfe los [otrjos defpues que oujeron enterrado al ^55 rrey, et él eftaua afentado [en] fu lugar. Et vido lo aquel duque, et vénofe para él e díxole : « i Non te de[fe]ndt, que non eftoujefes en aquel lugar? » Et fizólo prender, et mandó[lo] Icuar ala prifion. Et quando fue otro dia, alearon por rrey al fijo [de]l rrey que finó ; et comencó cada vno dclos rricos ornes e délos fi[jo]s dalgo a 140 bendezir al rrey, e a dezir cada vno la mejor rrazon [q]ue fabia. Et íabló at aquel duque, et díxole: « Señor, quiero te dezir [lo] que me aconteíció ayer, quando lleuauamos el cuerpo del rrey; vj^ [av]n man- cebo afentado en vn poyo, cerca déla puerta déla cibdat, [et é]l paref- cióme orne eftraño, en fu gefto e en fus veftidos, e fablé[le] e non me 145 rreípondió, e échelo dende. Et defpues que tornamos, [fa]llélo en aquel lugar, e pregúntelo por qué lo fiziera, e non me rreí[po]ndió, e toue que era eículca, e fízelo prender e poner enla pri[fio]n. » ^ Quando efto oyó el rrey, enbió por el mancebo, e mandó lo fo[ltar] déla prifion, et que gelo troxiefen ; et troxieron gelo. Et el 150 rrey [pre]guntó le quién era e de ■ qué tierra ; et díxole : « Yo fó Fulano, fijo del [rrey] de Marmja, et yo era heredero del rrey ; et deíque él fue fi[nad]o, echóme mj hermano del rreyno. Et con mjedo 133. Et aquello le dixeron quando tornaua la gente del enterramjento del rrey, que aun todavía eftaua polado enel poyo, et el mancebo non curaua de cola que ledezjan. Et un duque que ende venja tomó gran malenconja dello, e por efo non fizo mudanca njnguna. Et el duque tomóle del bra^o, e echóle del poyo abaxo, denoftán- dole, penfando que lo fazja por le fazer elcarnio. Et el mancebo tornófe afobyr enel poyo otra vez; e el duque ovo del tanta malenconja que le mandó p. e echar enla cárcel. — 138. r. e coronáronle, e eftando enel palacio alentados todos los rricos ornes conel rrey, dixo el duque : « Ayer q. — 142. r. aenterrar, un m. eftranjero vj. — 143. po. e non fizo fenblantenjnguno, njn rreverengiaal cuerpo del rrey,et de dcl- pecho que ove del, penfando que es algún efcarnjdor, fízele echar prelo. » — 148. Et e. r. nuevo o. aquello, e mandó traer aquel m. ante fy, e traxéronle. — 150 p. de dónde era e de qué gentes. Et él rrefpondió : « Yo 1. T. f. de tal rrey. — 151. h. del rrevno. E alcófeme conla tierra un my hermano, et echóme del r. E yo, por mjedo de 1er prelb e muerto, vjneme fu\-endo para tu p., que me anparale e dielé ayuda para cobrar my rreyno. E quando vy que era muerto e vy leuar fu cuerpo aenter- rar, delefperé e lalv demy felb, que femé fizo fu muerte muy fuerte cofa. E penié como me falle(;ia lo que cuydaua, et vencióme el-cuydado e la trifteza, et eftóueme quedo en my lugar tnar. I. do. 1 82 CALILA E DIGNA de muerte [toue] de fuyr e venir me para vueftro padre, en efperanca que me [ayudjariae me anpararia, Etquando vjne e lo vide ayer lleuar 155 [a entjerrar, pefóme tanto de guifa que defefperé e perá;er ; — 257. ont. c en fer paciente por natura, ha dt fer p... p. pónele Dios rrey enla tierra, e dale a gobernar los pueblos. LES dUATRE VOYAGEURS 185 naturaleza de íer piadofo e mefurado a lus pueblos, derecho es de rrey- nar. Et el mejor andante orne defte mundo e del otro es aquel a quien =40 Dios quiere fazer merced enle dar fefo e acuerdo e faber. Et ha nos Dios fecho merced en que te nos dio por rrey, en vez de que murió ; por ende rrogamos a Dios que te faga piadofo fobre tus pueblos, e bien aventurado a fu ferujcio. » ^ Defy leuantófe otro rreligiofo e loó a Dios e agradefciólo. Defy 245 dixo : « Yo auja, ante que entrafe enla orden de rreligion, dof mara- vedís. Et metió me Dios en coracon de amar el otro figlo, e fazer las buenas obras. Et dixe en mj coracon : Non es njnguna cofa que de mejor merefcimiento fea fegunt Dios, que conprar vn alma e fran- quear la por el amor de Dios. Et íuy al mercado, e fallé vn paxarero 2jo que tenja dof palomas e queria las vender, et acomélas, e daua le por ellas vn maravedí, e non meJas quifo dar, íy non por dof maravedís. Et yo non tenja más, et fízofe me muy graue de conprar las por quanto tenja, et conpré la una por vn maravedí. Et oue piedat dellas, et dixe : Por aventura fon parejas, mallo e fenbra ; et fy las partiere vna de otra 2m morrán más, con pefar que avrán la vna déla otra, et fy las dexare al paxarero conprar las ha otro para comer e matar las he. Et conprélas et tomé las por dof maravedís. • ^ Et dixe : ¿ Cómo faré dellas ? Ca fy las diere de mano por lo poblado cerca délos ornes, he mjedo que non podrán bolar, por que 260 fon flacas e magras déla premja que han rrefcibido e del atar, et non íó íeguro que las non cace alguno otra vez, et non les terna pro el bien que les yo quiero fazer. Defy leué las avn canpo a vn lugar do auja buen paílo, e lueñe délos oifies, é dexélas yr, et comencaron a bolar, catando las yo. Et quando las palomas fe alongaron demj, pofa- 26; ron en tierra, et íueme para ellas, et con mjedo que las non tomafe alguno. Et quando fuy cerca dellas bolaron e pofaron en vn rramo de vn árbol, e íegujlas fafl:a que fue cerca dellas, et afentáronfe en tierra, et comencaron de picar e de ferir ala rra3^z de aquel árbol. ^ Et [A 88] llegué al árbol por ver qué fazian, e caué con vna vara 270 en aquel lugar do ellas picauan, é fallé y vna jarra llena de maravedís, 2JO. e f. et tal eres tú. — 252. m. de aquellos dos maravedís. — 253. Tóuofe la otra, etpryfome piadat della, et dixe enmy coragbn. — 255. q. a. e dedefco; o por aventura fy. — 256. o. é franquearlahá, et cómprelas amas. '— 265. 1. délas calas, e díles de mano, e fuéroníe bolando, et y. c. 1. fafta, que le alongaron demy. — 269. Et vo comencé a cabar én a. 156 CALILA E DIGNA e defcobríla e vj- lo que auja, e entendí que non lo aujan [fecho] (y non por me gualardonar lo que les fiziera. Et rrogué a Dios que les fiziefe fablar, de gujfa que fablafe conellas, e fablaron, et díxeles : Vos aues, que afy fabedes lo que es fo tierra, ¿ cómo caviles enla rred del 275 paxarero ? Et ellos dixéronme : Oriie bueno, ¿ non fabes que la aven- tura del juyzio de Dios vence toda cofa, e que njnguno non le puede contraftar ? Et quanto vifte que acaefció de nos e dety fafta que llega- ñe ala rrayz defte árbol, [non] fue fy non por la aventura que nos fue prometida. Pues [la más] bien aventurada criatura es aquella a quien 280 Dios promete en fu juyzio bien, et la más mala aventurada es aquella a quien Dios promete lo contrario, a 272. Et yo entré e r. — 273. g. que me podiefe rrazonar coneilas, et él fizólo, et yo d. — 28í. Et aquj fe acaba el capitulo XVI e comjenca el diez e fíete. [CAPITULO XV] Les oiseaux. ^ Dixo el rrey al filofofo : « Ya ot eñe enxenplo ; dame agora enxenplo délos doí aparceros que fe fian vno de otro, quando el vno es engañofo al otro e le tiene mala voluntad, et puna en aver mejo- ría en aquella cofa en que Ion aparceros, e la quiere aver todo en fu 5 cabo, fyn el otro aparcero. » Dixo el filofofo : « Una délas cofas por que orne bien eftuerce e es fiíluo, es en fer enujfo ; et vna délas cofas por que es el orne enujfo es fer fofpechofo del conpañero fafta que fea bien cierto que le tiene buena voluntad. Et quien cuyda bien de fu aparcero, non lo aujendo bien prouado, non es bien feguro; ca la lo fianca e la grant creencia lo echó en grant pefar. Et la femejanca defto es el enxemplo délas garcas e del carapico. » Dixo el rrey: [A 88 v.] « ¿ Cómo fue efo ? » ^ Dixo el filofofo : « Dizen que cerca déla rribera déla mar auja vn piélago donde entrauan muchos rrios, et era apartado délos pef- 15 cadores, e non llegaua y oríie del mundo. Et nafció y vn cañaueral^ e fizieron fe y muchos peces. Et las aues que folian venjr alas rriberas e alos piélagos e alas marifmas, non venjan njn fe allegauan aél, njn pefcauan y pefcado tienpo auja ; ca tenjan fus njdos e fus fijos enla mar, e tenjanfe por abaftados délo que fallauan enel mar. Afy que vna 20 aue que dezian garca ouo fiíbiduria del, e vido que era lugar muy apartado de la carrera délos pefcadores e muy yermo, et ouo grant fabor de morar y, e de mudar a5' fu njdo. Et dixo en fu coracon : Quando yo traxiere mj njdo e mj fenbra a eíle lugar, efcufaremos, con lo que aquj ha, de fazer enbargo alas otras aues enel pefcado del 8. c. qué tiene enél, et el que fofpecha e c. b. defu cunpañero e del 1'. — 13. « D. feñor, que en una clima délas clvmares de tierra de aliemén que era r. — 16. p. en aquel piélago; et era alongado e apartado déla carrera e délas gentes. — 18. pefcauan los peces que fe ally cryauan muchos ; ca tenjan que les cunplia lo del mar, para ellos e para fus fijos; por que acaeció que una ave. — 21. a. e viciofóey. e alongado déla c. e con todo efo ovó. loo - CALILA E DIGNA 2) mar, e avremos efte lugar por heredamjento para nos e para los que denos venjeren ; et njnguno otro non avrá a ello derecho, ca nos lo avremos más con derecho. ^ Et pufo en fu coracon de mudar fu fenbra e fu njdo para ally ; et quando fue tornado ala mar, dixo a fu fenbra lo que viera e lo que 30 tcnja en coracon de fazer. Et la fenbra auja puerto fu(s) n)do(s) enla rribera, en que tenja fus hueuos, et era ya la fazon en que los deuja facar. Et auja ella vn carapico mucho fu amigo, que ella mucho amaua, e fyn él non veya plazer, et a quien fazia parte en todas fus cofas. Et defpues que fu marido ouo dicho fu acuerdo ala muger, 33 pefóle mucho por fe apartar del carapico, et quifo que oujefe parteen aquel vicio, et gujfó cómo le fiziefe faber aquello que el marido e ella queria fazer, por que él gujfafe cómo fe fuefe conellos para aquel lugar. Et dixo al marido : « Ya es tienpo que yo deuo facar mjs pollos ; et dixeron me vna cofi que, faziendo gela al tienpo que han de falir, 40 feremos feguros que les non acaefcerá ocaffion ; et yo quiero vr bufcar aquella melezjna que me dixeron, por llenar la comjgo al lugar que nos mudaremos. » Et dixo el marido : « Et ¿ qué es ? » Dixo la fenbra : « Vn pcce délos peces de fulana yila, njnguno non lo conofce fy non yo. Pues échate fobre los hueuos en mj lugar, mjentra yo vo a aquel 45 lugar. )) ^ Dixo el marido : « Non deue el orne entendido enfiuzarfe en quanto los fificos dizen ; ca alas vezes dizen [A 89] graues cofas e muy caras, que njnguno non puede aver, fy non a grant peligro def<' ; ca en algunas vezes dizen que han menefler unto de león e de otros veíli- 50 blos ; et non deue el oriie entendido meter fe a peligro por bufcar león e veftiblo en njngunt lugar para todo quanto prouecho ha en todos fus untos. Et tú non te faz fuerca de te yr a efa yfla. Leuemos nueftro njdo afy como ella al lugar donde lo queremos leuar, ca ay muchos peces, e grant cañaueral, e es encubierto lugar, e muv apar- 55 tado délas carreras. Et fepas que quien cree alos tíficos en bufcar la^ melezjnas e fe mete a peligro, non es feguro que le conteíca lo que acontefció al xjmjo [bufcando] el celebro déla lerpiente. » Et dixo la fenbra : « E ¿ cómo fue efo ? » 26. dcr. njn mando, ca nos con d. lo tememos e por pofefvon. — 28. penfó. — 29. muger. — 52. Et a. una ave por amvgo que le dezjan c. et era tamaño el amor que avian en uno, que fvn él non avian p. njn folaz; et fazianle parte de quanto les Dios daua. — 34. dicho l'u entcndjmjento e fu voluntad. — 51. velíiglo peligrólo. — 52. Et aty non te ha que i'azer de yr. — 53. ca ay cria mucho peleado. — 57. el rrabo. LES OISEAUX 189 ^ Dixo el marido : « Dizen que en vna yfla auja vn xjmjo, e eftaua 60 muy viciofo de truta. Et acaefció que enfarrneció, de gujfa que le cuydó perder, e non podía buícar fu vito, tanto era enflaquefcido. Et palo poraj- otro xjmjo, et dixole : « ¿ Por qué te veo en tal eftado ? ¿ Qué te ha torrnado tan magro e tan flaco ? » Dixo el xjmjo : « Non fé por qué es, fy non la ventura que me fue prometida, ca njnguno 65 non puede fuyr njn efcuíarel juyzio de Dios, » Dixo el otro xjmjo: « Yo conofci vn xjmjo a que contefció efto que aty acontefció, e non ñilló melezina que lo guarefciefe faña que le troxieron celebro de vna ferpente negra, e fizo dello ungüento. Et fy tú pudieres aver celebro de ferpenta negra efta es tu melezina. » Dixo el xjmjo. » Et ¿ cómo 70 podré yo aver celebro de serpenta negra ? Ca yo non puedo aver mj vito deftos arboles que fon aqui cerca, fy non quando me dan limofna los veftiblos e las beftias fieras conque me defujto ; et fy non por eílo, muerto feria déla flaqueza e déla magrez. » ^ Dixo el otro xjmjo : « Yo o}' vn orne encantador en fulan lugar -5 enefta yfla, cerca déla cueua de vna ferpenta negra ; et yo conofco e creo que la ha muerta. Et yo yré ala cueua, e entraré enella, et fy fallare la íerpente muerta, tomaré fu celebro e aduzir telo he. » Dixo el xjmjo larnofo : « Sy pudiere fer faz lo faber, ca me farás enello grant merced, e avrás por ello buen gualardón de Dios. » Et fuefe el 80 xjmjo, e llegó ala cueua, e era muy ancha, et vido el rrañro de los encantadores, et non dubdó que la ferpiente era muerta, et defque fue adelante falló la ferpenta bjua, e faltó aél e tragó [A 89 v.] lo. ^ Et yo non te d\' efte enxemplo fy non por que fepas qu'el orne entendido, maguer grant nefcefidat aya, non le conujene que meta fu 85 alma a peligro, bufcando la melezina enlos lugares donde fe teme la enfermedat que nunca avrá melezina. » Dixo la fenbra: « Entendido he lo que dexifte, mas non puede fer que yo non ^•ava a aquella yfla, ca non has que temer en yr yo a aquel lugar, ca es pro de nueftros pollos, e guarda de toda ocaífion. » Dixo el marido: « Pues go que efte es tu acuerdo, non lo fagas faber a njnguno lo que tenemos en coracon de fazer ; ca dizen los fibios : comjenco de todo bien es el buen entendimjento, et la feñal del buen entendimjento es celar la poridad. » Dely fuefe la fenbra al carapico, que era enla mar buena 76. boca déla c. — 82. matólo. — 84. e. non le doue f\;uzar en tales colas, maguer cuytado fea, por meterfe aventura demoryr e agran p. — 85. t. que non fal- lará la melezjna que ha menefter para fu enfermedat fyn gran peligro. » 190 CALILA E DIGNA pieca, et fizo le faber lo que tenja en coracon ella e fu marido de 95 mudar fe en aquel piélago de aquellos peces e aquel cañaueral e aquel apartamiento, en aquel lugar tan apartado e tan feguro. Et dixole : « Sy pudieres gujfar que feas y con nos otros, con confentimjento de mj marido e con fu plazer, fazlo. » ^ Et el carapico ouo grant fabor de aquel lugar, e quifo fer cerca 100 déla garca fenbra por el amor que auja entre ellos, et dixole : « ¿ Por qué demandare yo licencia de tu marido para efto ? Ca él non ha mayor derecho en aquel lugar que yo, que es piélago comunal aél e a todos, et tamaña parte avenios nos ally coriio él, o más. Et vete tú al pie- lago, et fy es tan viciofo e tal como tú dizes, yr me he yo alia, e 105 faré yo mj njdo ally ; et fy tu marido contendiere comigo, fazer le he yo entender que aquel lugar non lo ha por herencia de fu patrimonjo, njn ha mayor derecho aél ella que yo. » Dixo la fenbra : « Yo fé que es afy como tú dizes ; enpero qujero tu vezindat e tu folaz. Et fv tú fueres alia contra voluntad demj marido e a fu pefir, temo que nafcerá lio entre nos enemiftad e mal querencia, e turbar fe ha la pura amiftad e el puro amor que te cuydo auer, e la alegría torrnar fea en triíleza, et en vez de amor avremos aborrencia e defamor. » ^ Dixo el carapico : « Verdat dizes, en quanto amj parefce, mas ¿ cómo gujfaremos que le plega aél, e que él mande que a3'a vo vn 115 njdo en aquel piélago? » Dixo la fenbra: « Yo te diré como fagas. Vete para mj marido, e díle, aíy como que non fabes que él fe quiere mudar en aquel lugar : Yo pafé por vn piélago en tal lugar donde ay muchos peces e muy apartado délos ornes e délos aues, et quiero [A 90] alia mudar mj nido. ¿ Quieres te yr alia comjgo ? Ca es tal 120 lugar que conlo que a}^ eftá efcufaremos de fazer enbargo alas otras aues enlos otros peces déla mar. Et dezir te ha él que ante fue él alia que tú, et que él fe quiere mudar alia. Et quando él te dixere aquefto, díle tú : Pues que afy es, mayor derecho as tú enlo auer que yo ; enpero, fy tú quifieres, moraré yo contigo e feré tu vezino, e avré vn 125 njdo cerca dety ; ca fio por Dios que non avrás dcmj dapño, mas avrás folaz e effuerco en mj. » Et fizólo afv el carapico et fuefe contra el 93. Dixo la muger: « Et aly lo faro ». Et ddV. — 102. ¡1. fuclto. — 104. v. c tan apro. — 106. defus ante(;efores — no. tornarí'eá el puro a. c la al. e la bien quereni^ia que yo he contigo en t. — 112. dilcordia e a. — 1 13. d. mas confcjarme.is c. gujle- mos. - 124. cnp. qujero que me conlientas contigo fer av tu vezjno, porque aya ay vitoi;. — 126. f. e plazer comygo. » LES OISEAUX 191 marido. Et fuefe la fenbra e pefcó vn pece e leuólo al marido, ct díxole : « Eíle es el pecc délos peces que nos dixeron para melezjnar nueftros pollos. » 130 ^ Et en llegando al marido falló y al carapico, que le aujaya otor- gado lo que le rrogara. Et fizo mueftra la fenbra que le peílira, por tol- 1er dely la mala fofpecha defu marido. Dixo la fenbra : « Nos non oujmos ílibor de aquel lugar, fy non por que es apartado délas aues. Et fy tú fazes af parte al carapico, temo que vernán zf muchas aues 155 otras, e avrán af parte conufco ; et íltbes que lo más por que dexa- mos aquel lugar nueílro e nos mudamos ende, non es afy fy non por fuyr de fu conpañja. » Et dixo el marido: « Bien entiendo lo que dizes, mas fio por el carapico queavremos en fu vezindat effuerzo éfolaz, e ayuda contra otros ; ca nos non fornos feguros délas aues déla mar 140 que non nos contrallen efte lugar e nos lo enbarguen, et non es mal auer el orne ayuda e amigos de quien fie. Ca non deuemos fer enga- ñados enla fuerca é valentía que auemos más que las otras aves ; ca por aventura los flacos, quando fe ayudan, pueden conel fuerte e conel valiente, afy conio pudieron los gatos conel lobo. » Et dixo la fenbra : 145 (.( E ¿ cómo fue efo ? » ^ Dixo el marido : « Dizen que en vna rribera déla mar auja vn lugar donde auja muchos lobos. Et auja entre ellos vno que era más fuerte e más locano e más glotón, et que menos fe tenja por pagado de íu eftado. Et íltlió vn dia a venar por aver mejoría délos otros, et 150 llegó avn monte donde auja muchos vefliblos e muchas beílias faluages, et non aujan falida njn carrera para otro lugar, et yazian y encerra- dos comjendo de aquellas yernas e de aquellas frutas, e faziendo fus fijos. Ec quando vido el lobo que non auja otra falida fue cierto que feria muy viciofo [A 90 v.] e ahondado, et moró y vn tienpo. Et 155 auja en aquel monte muchos gatos, e eran fechos a comer las carmes de aquellas beftías, et aujan vn rrey defy. ^ Et ellos quando vian que tamaño dapño rrefcebian por la vezj- 127. í. la muger aun piélago ét pefcó ay peces, c adúxolos al mallo. — 134. acoges ay al. — 138. a. enfu lugar plazer e buena vezjndat é f. e confolacion e a. — 140. mal ave la que tiene ayudas. — 144. 1. quando fe ayuntaron e fe ayuntaron en uno ». — 149. por ganarle a fus compañeros, e fuete para un m. — 151. f. njn entrada fy non por un 1. — 153. o. anchura, ct que eftauan afy apretados, afmó que ferie allv muy V. — 156. a. otrofy rrevdefyfe. Et menguóles la vianda, que la non avian tan ahon- do como ante folian, et eño acaeciera por la venjda del lobo. — 157. vieron atan gran daño como el -lobo les fazje por fu vito, a. 192 CALILA E DIGNA nidat del lobo, ayuntaron fe et aconfejaronfe en qué manera folgarian de aquel lobo. Et auja en aquellos gatos tref que aujan mejoría de léo todos los otros, e con quien fe aconfejauan todos los otros. Et dixo el rrev al primero dellos : « ¿ Qué parefce que deuemos fazer a efte lobo que nos ha fecho tan grant dapño en nueftro vito ? » Et dixo el gato : « Non veo al por bien (y non fofrir e fer pagados délo que la ventura fize ; ca non podríamos lidiar. » Dixo el rrey al fegundo : «¿ Qué 165 confejo nos das tú ? » Dixo el gato : « Tengo por bien que nos mudá- femos defte monte e bufcáfemos otro, et quica fallar lo vamos tan víciofo ; ca fy nos toujéfemos por pagados conel rrelieue déla caca del lobo, faremos muy eftrecha vida et perefceremos de fanbre. » Dixo el rrey al tercero : « Et tú ; qué tienes por confejo ? » Dixo : « Otra 170 cofa. » Dixo el rrev : « E ¿ qué es ? » Dixo : <■' Non tengo por confeio dexar nueñros lugares, njn tener nos por pagados defte eftado en que byujmos, mjentra que oujéremos efperanca de fer más ahondados, njn otrofy [fofrir] lo en que beujmos, njn fuyr ; mas tengo por fefo e por confejo, fv me tú quifieres creer, et los que contigo fon, vna cofa, 175 porque fio en Dios que venceremos nueftro enemigo et torrnaremos al mejor eftado que nunca fuemos. » Et dixo el rrey : « £ Qué con- fejo es ? » ^ Dixo él : « Tengo por confejo que paremos mjentes al lobo, quando cacare alguna beftia e la licuare por comer la, que lo figamos, 180 tú e vo contigo, et pieca délos gatos que fon conofcidos por fuertes e valientes e efíorcados, foíridores, atreujdos, afy como que ymos buf- car la rrelieue délo que él coiiie, ca es muy feguro de fer ' engañado de nos. Et quando fuéremos cerca del, faltaré yo en fus ojos, e quebran- tar gelos he con mjs uñas. Defy faltarán cada vno délos otros gatos, 185 e penfarán del logar do trauaren, et non nos quitemos del fafta que lo dexemos muerto ; ca maguer que alguno de nos fe pierda, el rrey e los otros que quedaren cobro avrán de nos, fol que fuelguen defte lobo. » Et fizieron lo afv. Et en venando el lobo vna beftia por comer 1 59. m. fobrc t. 1. o. en fecho e en palabra. — 162. f. e nos faze tamaño. — 172. e en Dios que nos avudc en otra manera, de gujla que feamos burlados, njn. — 182. {. es en nos e ferá av engañado. — 184. E con todoefto laldr.'i c... g. e faltará enél, et pienfe. — 188. a. como lo aquel confejo, et aquel conel rrey e conlos otros acabaron fu afmamjento de gujla que le mataron et aforraron del. LES OISEAUX 193 la, et llegando la a vna rribera, faltó cnél aquel que diera el confcjo al 190 rrey, et quebrantó le los ojos con [A 91] las vñas e cególo. Defy faltó enél el rrey et tóuole la cola conlos dientes, et llegáronfe cada vno délos otros e echaron mano del, e non lo dexaron njn fe partie- ron del faíla que lo dexaron muerto. ^ [Et] yo non te áf eñe enxemplo fy non por que lepas que enla 195 vezindat del carapico avremos folar e pro e effuerco. » Et plogo ala fenbra, como plazia a fu marido, la morada del carapico conellos. Et mudáronfe la(s) garca(s) et el carapico a aquel lugar, et íizieron afy fus maridos. Et apartófe el carapico con fu marido del njdo délas garcas, et oujeron grant fabor de aquel apartamjento enque eran, et 200 moftráuanfe vnos a otros muy grande amor e grant folaz e grant honrra ; enpero el amor que era déla fenbra al carapico era más verda- dero e mas firme que non entre el carapico e el marido, et fiauan vnos por otros por el amor antiguo. ^ Def}' acaefció que fe fecó vn rrio délos que cayan en aquel pie- 20) lago, et apocófe el pefcado. Et dixo en fu coracon [el carapico] : « Maguer que es grant debdo de guardar orne los amjgos e de amar los, mayor derecho ha de guardar aíi' mefmo ; ca dizen que quien afi mefmo non es leal, menos lo ferá a otro. Et quien non para nijentes enfy, et non eílá prefto antes que las ocañones le vengan, cercar le 210 pueden por ventura tantos de perdimientos que non fe podrá dellos anparar. Et eftas dof garcas que han comigo aparcería^ enefte piélago fazen me dapño enlos peces, tanto que quica con cuyta avréme de tornar con de cabo ala mar ; et yo fó pagado defte lugar, et feráme fuerte cofa déme partvr del pues es conuenjble ; onde non veo más ^i) fuera matar las, e folgaré fyn ellas, e fincaré enefte piélago fyn apar- cero e fyn contendor ; mas comencaré primero enel marido, e gujlar lo he con fu fenbra, ca ella es de flaco fefo e fiafe mucho en mj e créefe por mj, et defque él muerto fuere, ligera cofi es de matar a ella, tanto fia por mj. » 195. folaz e bien andanca. — 197. fez. ay fus njdos. — 198. njdo del n. — 199. er. e de aquel lugar tan viciofo. — 204. dauan enel p., et menguó el p. et penfó el q. enfu fazjenda et d. — 208. Et el que non fe alyndria e n. . . q. le acaezca el peligro déla muerte, mucho e con derecho le deue cercar las ocafiones tantas que fe non pueda dellas apar- tar.— 212. el pefcado que ay ha ; et quj(;ave. — 215. fyncarmeá el p. — 216. gujfaré cómo le mate fu muger. I. aparefcieron. Fábulas Calila e Digna. 13 194 CALILA E DIGNA 220 ^ Defy vénofe el carapico ala fenbra muy cuydofo e muy triíle, et dixo la fenbra : (>■ Qué has por que eftás triíle, mjo amigo ? » Dixo el carapico: « Eíló triíle por las tribulaciones que corren enefte mundo. ¿ Vifte nunca njnguno que eftorciefe délos penfamientos del mundo e délas mal andancias defte figlo, enfy o en fus amjgos, et vifte a alguno que 225 eftéa mjedoque durafe en alegriao[A 91 v.] en vicio por que oujefe de dumr años ? » Dixo la fenbra : « Grant cofa es efa por que tú eftás trifte. » Dixo el carapico: « Afy es corno tú dizes_, et non es por ál, fy non por ty ; mas fy tú me creyeres, e fizieres lo que yo dixere, por ventura defujaremos el mal que cuydo c temo que te ha de acontef- 230 cer. » Dixo la fenbra : « E¿ qué es ? » ^ Dixo el carapico : « Maguer que nos feamos de fendos linages, es tanto de amor que pufo Dios entre nos, e tanto fohíz, que es más que fy fuefemos parientes caronales. Et en el parentefco acaefce alas vezes tamaña enemjftad e tamaña mal querencia que es mayor dapño -3S que el efpada tajante e el tofico mortal. Et dizen : quien non ha her- mano non ha amigo, et quien non ha parientes non le ha njnguno enbidia. Et yo quiero te fazer vn poco de pefar por tu prouecho, por mejorar tu eftado, como quiera que lo tengas por fuerte cofa e por muy defagujfada; mas pienfo enlo que meló faze dezir. Et pienfo en 240 [que] las venturas que vienen alas criaturas enefte mundo fazen más que efto ; onde quien es certero déla ventura defanpárafe al[os] man- damjentos de Dios, et fuelga. E efcúchame e guíate por mj, et non me demandes la rrazon délo que te yo mandare fazer, fafta que fea acabado. « 245 C[ Dixo la fenbra : « Tanto mjedo me has puefto, e tan grant efpanto, que cuvdo que me fumirá la tierra. Et fó plazentcra de per- der mj alma por ty, ca dizen que quien fu alma non defanpara por fu amigo, para que le ayude alas cuvtas, efte tal fegunt Dios es enga- ñofo e falfo. » Dixo el carapico : « Aconféjote que gujles en cómo y 25c mates a tu marido, e folgarás del ; ca en matar lo ferá tu grant pro, et librarás aty e amj de vna tentación que he pauor que nos averna, 223. délas ocafiones defte m. — 224. que enefte mundo d. — 255. ponzoña... que q. amjgo non ha, non ha enemjgo. — 239. maguer p... f. fazer, et enel tienpo, que las aventuras andan por efte mundo más que el aluedrio; o. q. bien «^ierto es. — 243. preguntes dello departymjento délo. — 245. « Tamaño m. e tamaño e. me as metydo, que me íemeja que nos ha de acabar la fyn, et pagada feria yo de. — 248. a. que le avuda a. c. e le ama leal mente. LES OISEAUX 195 fegunt que yo he barruntado enél, que nos tiene encubierta. Onde non me quieras preguntar nada, faluo fazer lo que te aconfejo. Sepas que fy non fuefe por la grant pro que y ha, non me atreueria yo a 255 tan grant coía. Et bien te faria yo faber la rrazon por qué te dé yo eíle confejo, fy tú oujefes acabado lo que te yo mando fazer. Et yo te bufcaré defpues vn marido de mjs amigos los garcos, e efcogerte he el que yo por mejor pudiere, e el que más faze por mj, et el que de mejor voluntad biujrá conufco eneíle piélago, et te guardará et te 260 [A 92J onrrará por mj amor. E tú eres muy fefuda e muy buena ; et fepas que fy tú non fazes lo que te digo e non me creyeres, acaefcer te ha lo que acaefció al mur que non quifo creer al gato que le con- fejaua leal mente. » Dixo la garca : « Et <; cómo fue efo ? » ^ Dixo el (Zarapico : « Dizen que en vna tierra auja vn rreligiofo 265 en vna choca, e eran los cmes muy pagados de aquella choca e dele dar de fus comeres. E aujan y muchos mures que le venjan a comer fu vito, e ouo el rreligiofo vn gato, e atólo enla choca por matar los e por amortar los dende. Et entre aquellos mures auja vn mur que era muy grande e muy fuerte, e más atreujdo que todos, et quando vido 270 al rreligiofo atar el gato enla choca, fopo que faria y él mal, de morar conel gato, et llamólo e díxole : « Yo fé bien que el rreligiofo non te tiene fy non por matar amj e amjs conpañeros, et yo amo tu con- pañja e tu folar, e quiero auer tu amor por fer feguro dety e de tu arteria. Et moraré aqui con plazer de ty, et prométote que te non encu- 275 bra mj buen confejo njn el pro que te pueda fazer. » ^ Dixo el gato : « Bien entiendo lo que dizes_, et por que tú oujfte fabor de mj amiftad, yo te fago tal pleito que te yo non bufque mal ; enpero non te quiero prometer lo que te non podré tener, ca el rreligiofo me fizo fiel de fu choca, e me conpró por defmanar el 280 dapño que le fazias, tú e tus conpañeros, et yo nunca le feré traydor contra lo que cree demj. Onde es menefter que bufques por donde filgas alos canpos o a otra morada délas que fon aqui enderredor, fy tú quifieres que fea yo tu amigo, ca fer lo he en otro lugar. Et fy afy 254. g. feguranca e pro que tú ay as. — 265. v. c. enel canpo,... mures m. p... e de comer f. c. Et ganó el rreligiofo un gato para folgar délos mures, e ató. — 270. entendió que non le faria mal morar. — 279. me lia dado en fialdadfu c. e me tiene e me gobierna por matar aty e atus c. — 281. njn yré contrar. — 283. am. e que non te guardes, yo feyendo prefente o fuera del lugar ; ca fy efto afy non fazes, non te guardaré pleyto njji omenajc que aya puerto contigo, ca. 196 CALILA E DIGNA non lo fizieres, non avrás demj omenage njn feguranca, ca yo non 285 podré eftar que leal mente non firua amj feñor enlo que me pufo por guardar. » Dixo el mur : « Yo te cometí rrogar e pedir por merced, e tú deues rrefcebir mj rruego, et non quieras que va3'a Ijn tu amor. » ^ Dixo el gato : « Derecho es que yo rrefciba tu rruego, e fazer lo que tú quifieres, mas ¿ en quál gujfa lo faré ? ca vos todos los mures 290 vos ayuntades contra mj feñor, et él es muy fañudo contra todos vos otros; et fy yo non le fuere leal en vos matar, temo que me matará. Onde te apercibo, e te aconfejo que te mudes defta cafa, faluo e feguro, para donde quifieres, et dote plazo de tref dias, a que bufques buen lugar en que te [A 92 v.J acojas e donde mores. E yo 295 yr te ver e rrequerir, e moftrar te he mj amor más que tú me pedifte. » Dixo el mur: « Fuerte cofa es dexar el orne fu lugar; mas eftar me he yo en mj forado, e guardar me he dety quanto pudiere. » Et quando fue otro dia, falió el mur del forado para bufcar íu vianda, e vido lo el gato, e non fele moujó, por non le falfar el plazo que le 300 diera, et fue enefto el mur engañado, et falió muchas vezes. Et quando el tercero dia fue paíado, eftando el gato en celada, falió el mur a andar por la cafa, e faltó el gato enél e matólo. ^ Et yo non te á-j/ eíle enxemplo, fy non por que fepas que el orne entendido non deue rrefertar la palabra de fu amigo leal, njn 30S tener por dura la palabra del caftigador ; ca dizen que tal es la palabra del leal amigo, en quanto la ha por dura el confejado, como la melezjna amarga que tuelle al ' cuerpo la mala enfermedat. Et tú guárdate, e non feas engañada enel amor que te mueftra tu marido ; cafy lo matares verás luego la folgura manjfiefta mente e avrias mejor 3T0 marido con que mejor plazer oujefes. » Et quando oyó la fenbra que le dixo el carapico, ouo muy grant pauor ; enpero prífole gana del marido nueuo que le prometiera, et dixo : « Entendido he lo que tú dexifte, et non te fofpecho en nada, e lo que tengo en coracon de 2S6. comcn(;¿ a r. — 288. « Diclio, es e gujlado de rreccbjr vo tus r. e taz lo. — 289. quál manera podré yo amar avos todos los mures, defamando mjo feñor, et que- riéndole mal; — 291. m. avos todos fv podiere, temóme que m. él amv o me fara algún efcarnio. — 295'. tú non podifle. — 299. f. moñró porenemjgo, ca qujfo guar- dar los quatro dias que poficra conél. — 506. q. el pedjmjento del, c. — 509. m. byuyremos en f. I. el. LES OISEAUX 197 amor contra ty me mueftra el amor que tú me has, ca yo fé bien que 315 tú non me aconíejarias tan defabrida mente e tan efquiua fy non con amor e con lealtad que me has. Et fy fuefe efto que me confejas cofa tal de que oujefes mayor pro dety folo fyn mj, deujalo fazer por tu amor e feguir me en tu voluntad, quanto más feyendo cofa en que yo he parte. Mas ¿ con qué gujfa podré yo matar amj marido, e con qué 520 podré conél ? « ^ Dixo el carapico : « Yo te montaré vna arte tal que, fy la fizieres, rrecabdarás lo que quifieres. » E dixo la fenbra : « i Quál es ? » [Dixo el carapico] : « Yo fé en fulan lugar vn piélago do ay muchos peces, e andan a^-' muchos pefcadores. Et quando pefcan algunt 325 [pece] grande toman vna eftaca e efpetan lo enella defde la cabeca fafta la cola. Ettú vete a aquel lugar, e toma vno de aquellos peces que afi vieres e tráelo al marido, e dágelo a tragar, et quando lo tra- gare atrauefar fele ha el eftaca enla garganta e morra. » Et fizo la fen- bra quanto le aconfejó el carapico, e voló [A 93] et fuefe ally donde 350 los pefcadores andauan, e tomó vn pece de aquellos efpetados, e aduxo gelo et pufo lo cerca del mallo fu marido, Et él tragólo, et rronpióle el palo la garganta, e murió. [Et] fincaron el carapico e la fenbra en vno algunos dias, et él moftráuale grande amor e faziale grande honrra. 335 ^ Defy demandó ella al carapico el marido que le prometiera, et él voló e fuefe avn árbol que era y cerca, et falló vn lobo cerual que bufcaua que comiefe, et llamólo, e díxole : « Cuytado, ¿ qué as, e qué es lo que quieres ? » Dixo el lobo : « Bufeo de comer. « Dixo el carapico : « Yo he vna amiga délas garcas, la más gorda que fer puede; 340 e quiero la engañar, de gujfa que te la trayga ala cueua, ca es de fulan lugar. Pues vete a aquella cueua, e eftáte y en celada ; et quando llegare la garca alia, falta enella e mátala. » Et fizo afy el lobo cerual, e fuefe para la cueua, e metiófe en celada. Et tornófe el carapico ala fenbra, e díxole : « Fue avn garco que es mucho mj amigo en fulan 34S lugar, et díxele dety quant fermofa eres, e quand enfeñada, e quand 325. por ella fafta la boca. — 329. c. de gujfa que mató fu maflo enefta manera. Et fueron la muger e el zarapico afy unos dias. — 337. « Anda acá, comjgo, e ponte én efta cueua, e darte he que comas. » E tomó el zarapico e traxo por ay la gar?a. E el lobo, como eñaua efcondido, faltó enella e matóla e cotejóla. » Aquefte es el enxenplo délos dos aparceros que fia el uno del otro. Siguefe el en.xenplo déla golpeja e déla paloma e del alcaraván, e es capitulo del que da confejo a otri e non lo tiene para fy. 198 CALILA E DIGNA conplida, e del amor que as comigo, e del lugar en que fomos, e de como has meneíler marido ; et rrogóme que te lleuafe aél, que te quería ver. E vayamos para él. » Et ella acordófe conél, e volaron amof e llegaron a aquel lugar. E dixo el carapico ala fenbra : « En 350 aquella cueua yaze, et fy agora non es ai% luego verná. » Et ella, con defeo del marido, fuefe luego para aquel lugar. Et el lobo, que yazia en celada, faltó enella detras de vna peña do eílaua, et leuóla enla boca e matóla. Et eñe es el enxemplo del que fe fia por el aparcero falfo que fe non deue fiar, como perefce. » [CAPITULO XVI] Le renard et Voiseau ^ Dixo el rrey al filofofo : « Ya entend^' eñe enxemplo. Dame agora enxemplo ' del orne que da confejo a otro e non lo da af;^ mefmo. » Dixo el filofofo : « Efte enxemplo es tal como el déla paloma e déla gulpeja e del alcarauan. » Dixo el rrey : « E ¿ cómo fue efo ? » S Dixo el philofofo : « Dizen que vna paloma facaua palomillos de vn fu njdo que auja en vna palma muy alta, et la paloma para mudar fu njdo ally auja grant trabajo, tanto era de alto. Et quando ponja fus hueuos facáualos, e defque los tenja facados venjafe vna gulpeja a ella, que la folia rrequerir ala fazon que ílilian e que andauan ya fus 10 palomjnos, [e] paráuafe ala rrayz déla palma, e daua bozes amena- zando la que fubiria a ella fy le non echaua los palomjnos. Et ella echaua gelos con grant mjedo que auja, por amor de beujr ; ca le dezia que fy non gelos echafe que fobiria e que comerla a ellos e a ella. I) ^ Et eftando ella afy vn dia e fus palomjnos eguados, afomó vn alcarauan, e pofó enla palma, e vido la paloma eílar muy trifte e muy cuytada, et díxole : « l Por qué eftás demudada ? » Dixo ella : « Ha me deparado mj ventura vna gulpeja, et fol que fabe que mjs palomj- nos fon criados viéneme amenazar e a dar bozes ala rrayz defta palma, 20 e yo con mjedo echo gelos. » Et dixo el alcarauan : « Quando venjere a fazerlo quedizes, díle tú: non te echaré mjs fijos, fy non que fubas por ellos e que los comas, e fy non yo te echaré njnguno. » Et defque le ouo aconfejado el alcarauan efta arte, bolo e afentó rribera de vn rrio. Et la gulpeja veno ala paloma como folia ñizer, et parófe a 25 rrayz déla palma, e dio bozes e gritos, e amenazaua como folia tazer. Et I. enx. délos dos aparceros que fe fian el uno del otro, mas dat me enxenplo del que da aotro conlcjo e non lo tiene para fy » (fin du ms. B). I. confejo. 2 00 CALILA E DIGNA la paloma rrefpondióle e díxole lo que el alcarauan le enfeñara. Et díxole la gulpeja : « ¿ Quién fue el que te dixo efto ? » Dixo la paloma : « El alcarauan meló dixo que eftá ala rribera del rrio. » ^ Et la rrapofa fue a bufcar lo, et falló lo parado en pies, et díxole : 50 « Dios te falue, amigo. ¿ Qué fazes aqui ? ¿ Sabes por qué te vine a bufcar ? Por que me dixeron que fabes muchos bienes para fe guardar orne délos acidentes délos ayres del cielo, et vjne aty por decoger algunt bien dety. » Et dixo el alcarauan : « Et <; qué quieres faber demj ? » Dixo la gul[A 94]peja : « Quando has frió alos pies ; qué es 55 lo que fazes ? » Dixo el alcarauan : « Aleo el vn pie, e métolo afv a carona demj vientre ; et quando aquel es caliente aleo el otro e quito aquel, et lutrome delta gujfa. " Et díxole : « Quando el viento te da del dieftro ¿ qué fazes e dónde pones la cabeca ? » Dixo el alcarauan : « Póngola al finjeftro. » « ¿ Et quando te da del ñnjeftro ? » Dixo : 40 « Póngola al dieftro. » ^ Dixo la gulpeja : « Quando te da el viento de todas partes, ¿ dónde la pones ? » Dixo el alcarauan : « Póngola fomj ala. » Dixo ella : « Et ¿ cómo la puedes poner fo tu ala ? ca non me parefce que fe podrá fazer. » Dixo él : « Por Dios, muy bien. » Dixo la gulpeja : 45 « Pues demuéftrame cómo fazes, ca en verdat grant mejoría auedes las aues fobre nos, ca fabedes en vna ora lo que nos non fabemos en vn año, et aun metedes vueftras cabecas fo vueftras alas por viento e por frió. Pues mueftra me cómo fazer. » Et metió el alcarauan fu cabeca fo fu ala, et dio falto enél la gulpeja, e matólo. Et díxole : « Enemigo de so Dios, moftrafte carrera como te matafen, et difte confejo ala paloma para que eftorciefe déla cuyta en que eftaua. » ^ Enefte calló el rrey. Et dixo el filofofo : « Señor, ayas poder fobre las mares, e déte Dios mucho bien con alegría, e goze tu pueblo contigo, et ayas buena ventura ; ca enty es acabado el faber e el fefo 5í e el fufrimjento e la mefura e el tu perfecto entendimjento. Ca entu confejo non hafall(l)a, njn en tu dicho verro njn tacha, et as ayuntado enty eftuerco e manfedunbre ; afy que enla lid non eres fallado couarde, njn en las priefas non eres aquexado. Et yo te he departido e glofado e efplanado las cofiís, et te he dado rrefpuefta de quanto me 60 preguntaftes,et por ty loé mj confejo e mj faber en conplir lo que deuja, e el derecho que deuo con buena memoria detv, trabajando mjo entendimjento enel confejo e cnel caftigo leal e enel fermon que te dixe. » LE RENARD ET L OISEAU 201 Aquí íe acaba el libro de Calila e Digna, et fue facado del araujgo en latyn, e rromancado por mandado del [A 94 v.] jnfant don Alfoñ, fijo del muv noble rrev don Ferrnando enla era de mjll e dozientos e nouenta e nueue anos. El libro es acabado. Dios fea fienpre loado. APPENDICE Introduclion et chapitrcs XII et XIII du ms. B. INTRODUCTION Los filofofos entendidos de qual quier ley e de qual quier len- gua fvenpre punaron e fe trabajaron de bufcar el faber, e de rreprefen- tar e hordenar la filofofia, et eran tenudos de fazer efto. Et acordaron e difputaron fobre ello unos con otros, e amáuanlo más que todas las otras cofas de que los ornes fe trabajan, et plaziales más de aquello que de njnguna juglería njn de otro plazer; ca tenien que non era njnguna cofa de las que ellos fe trabajauan, de mejor premja njn de mejor galardón que aquello de que las fus animas trabajauan e enfe- ñauan. Et pofieron enxenplos e femejancas enla arte que alcancaron e llegaron por alongamjento de nueftras vidas e por largos penfa- mientos e por largo eftudio ; e demandaron cofas para facar de aquj lo que quifieron con palabras apueflas e con rrazones fanas e fyrmes ; et pofieron e conpararon los más deftos enxenplos alas beftias faluages e alas aves. E ayuntároníeles para eílo tref cofis buenas : la prymera, que los fallaran ufados en rrazonar, e trobáronlos, fegun lo que ufauan, para dezir encobierta mente lo que querían, et por afyrmar buenas rra- zones ; e la fegunda es, que lo fallaron por buena manera con los enten- didos, por que les crezca el fabor en aquello que les moftraron déla filofofia quando enella penfivan e conocían fu entender ; la tercera es, que los fallaron por juglaría alos dicipulos e alos njños. Et por efto lo amaron e lo tovieron por eftraña cofa, et quifieron eftudiar enello e faberlo, que quando el moco oviere hedat e fu entendímjento con- plido, e penfare enlo que dello oviere decorado enlos días que enello eftudió, e afmare io que ende ha notado enfu coracon, fabrá ende que avrá alcancado cofa que es más provechofa que los teloros del aver, et APPENDICE 203 feria atal como el orne que llega a hedat, e falla que fu padre leha dexado gran teforo de oro e de plata e de piedras preciofiís, por donde le efcufaria de demandar ayuda en vida. Pues el que efte libro leyere fepa la manera en que fue conpuefto, et quál fue la entencion délos filofofos e délos entendidos enfus enxen- plos délas cofas que fon a^^ dichas. Ca aquel que eílo non fopiere non fabrá que ferá fu fyn enefte libro. Et fepas que la prymera cofi que conviene al que efte libro leyere, es que fe qujera gujar por fus antece- fores, que fon los filofofos e los fabios, e que lo lea, e que lo entienda bien, et que non fea fu yntento de leerlo fafta el cabo fyn faber lo que ende leyere. Ca aquel que la fu yntencion ferá de leerlo fafta en cabo, e non lo entendiere njn obrare por él, non fará pro el leer, njn avrá del cofa de que fe pueda ayudar. Et aquel que fe trabajare de demandar el faber perfeta mente, le} endo los libros eftudiofa mente fy non fe trabajafe enfazer derecho, e fegujr la ver- dat, non avrá del fruto que cogiere fy non el trabajo e el lazerio ; e ferá atal como el ome que dixieron los fabios,quepafara por un canpo, e le apareció un teforo, et defpues que lo ovo, vio un tal teforo qual ome non viera, et dixo en fu coracon : « Sy yo me tomare a leuar efto que he falla- do, e lo leuare poco a poco, fazer femé ha perder el gran fabor que he dello. Mas llegaré peones que meló lyeuen amy pofada, et defy yré en pos dellos. » E fizólo afy, e leuó cada uno dellos lo que pudo leuar a fu pofada, e fezjéronlo defta gujfa fafta que ovieron leuado todo el teforo. Et defy efto fecho, fuefe el ome para fu pofada e non falló nada, mas falló que cada uno de aquellos avia apartado para fv lo que leuara, et afy non ovo dende faluo el lazerio de facarlo. Et efto por quanto fe acuytó, e non fopo fazer bien fu fazienda por non fer envifo. Et por ende, fy el entendido alguna coíli leyere defte libro, es menefter que lo afyrme bien e que entienda lo que leyere, o que fepa que ha otro fefo encobierto. Ca fy non lo fopiere, non le terna pro lo que leyere, aí}^ como fy ome leuafe nuezes fanas con fus caf- cas, e non fe puede dellas aprouechar fafta que las parta o fique dellas lo que enellas yaze. E non fea atal como el ome que dezia que quería leer gramática, que fe fue para un fu amigo que era labio, et efcryujóle una carta en que eran las partes de fablar, e el efcolar fuele conella a fu pofada, e leyóla mucho ; pero non conoció njn entendió el entendymjento que era en aquella carta, e la decoró, e fúpola bien 204 CALILA E DIGXA leer. Et acertófe con unos fabios cuydando que fabia tanto como ellos, e dixo una palabra en que yerro. E dixo uno de aquellos fabios : « Tú yerraíte en que dezias, ca deujas dezir afy. » Et dixo él : « ; Cómo yerre ? Ca yo he decorado lo que era en una carta. » E ellos burlaron del por que non la fabia entender, et los fabios toviéronlo por muy gran necio. Et por efto qual quier orne que efte libro leyere e lo entendiere, llegará ala fyn de fu entencion, e fe puede del aprouechar bien, e lo tenga por enxenplo, et que lo guarde bien. Ca dizen que el orne enten- dido non tiene en mucho lo que fabe njn lo que aprendió dello, maguer que mucho fea. Ca elfaber efclarece mucho el entendvmjento, afy bien como el olio que alunbra la tyniebla, ca es la efcurydat déla noche. Ca el enfeñamjento mejora fu eftado de aquel que quiere aprender. Et aquel que fopiere la cofa e non ufare de fu Jaber ' non le aprovechará, et es atal como el ome que dize[n] que entró el ladrón en fu cafa de noche e fopo el lugar donde eftaua el ladrón, et dixo : « Quiero callar fiífta ver lo que fará, e de que oviere acabado de tomar lo que quifiere, leuantarmehé para gelo quytar. » Et el ladrón andudo por cafa, e tomó lo que falló, et entre tanto el dueño dor- mjófe ; e el ladrón fuefe con todo quanto falló en fu cafa, et defpues defpertó, et falló que avia el ladrón leuado quanto tenia. Et entonce comencó el ome bueno a culparfe e mal traerfe, e entendió que el fu faber non le tenja pro, pues que non ufara del. Ca dizen que el faber non fe acaba fy non conla obra. Etel faber es como el árbol, e la obra es la fruta ; e el fabio non demanda el faber fy non por aprovecharfe del. Ca fy non ufare délo que fabe, non le tendrá pro. Et íy un ome dixefe que otro ome fabia otra carrera prove- chofa, e andodiera por ella diziendo que tal era, e non fuefe anfy, averloyan por fynple, et atal como el ome que fabe quál es la vianda buena e mala, e defy véncele la golofyna e el fabor de comer, e come la vianda mala, e dexa de ufar déla buena. Et el ome (que) más cul- pado es en fazer las malas obras e dexar las buenas, afi como fy dof omes fuefen que ferujefen el uno al otro, e fuefe el uno ciego, e caye- fen amos a dos en un foyo ; que más culpa avria el que tenia ojos que non el cieüo en caer. I . fabor. APPENDICE 10$ Et el íabio deue caílygar prymero aty, e defpues enfeñar alos otros. Ca feria enefto atal como la fuente que beuen todos della e aprovecha a todos, et ella non ha de aquel provecho cofa ninguna; ca el fabio, defpues que adereca bien fu íazienda, mejor adereca alos otros con fu faber. Ca dizen que tres maneras [de cofas] deue el feglar ganar e dar: la piymera es ciencia, la fegunda [rriquezas], e la tercera codiciar de fazer bien. Et non conviene a njngun fabio profacar de njnguna cofa, faziendo él lo femejante, ca ferá atal como el ciego que profacaua al tuerto. Njn deue trabajar prouecho para f^ por dañar a otro, ca eíle atal que efto feziefe feria derecho que le conteciefe lo que conteció aun ome. Et dizen que un efpeciero [tenia] fyfamo, él e un fu conpañero, e cada uno dellos tenja una buxeta dello, e non lo avia en toda efa tierra más délo que ellos tenjan. Et el uno dellos penfó en fu coracon que furtafe lo de fu conpañero, et pufo una feñal fobre una buxeta, en que eftaua el fyfamo de fu conpañero, por que, de que ven jefe de noche alo furtar, que la conociefe por la feñal. Et pufo una fauana blanca encima dello por fenal. Et defcobrió eílo que queria fazer aun fu amigo, por que fuefe conél de noche alo furtar. Et el otro non quifo yr conél fafta que le prometió de darle la meatad dello. Et defpues fu conpañero vjno, e falló la fauana cobierta fobre fu fyfa- mo, et dixo : « Veres qué ha fecho mj conpañero por guardar my fyfamo de poluo ; púfole efta fauana, et dexó lo fuyo defcobierto ; » E dixo : « Más rrazon es que efté lo fuyo guardado que non lo mjo. » Et quitó la fauana e púfola fobre el fyfamo de fu conpañero. E defpues que fue de noche venieron fu conpañero, e el otro a furtar el fyfamo. Et andudo catando e atentando fafta que topó enla feñal que tenja puefla ; et entonce tomó el fyfamo que eftaua de baxo, penfando que era lo de fu conpañero, e era lo fuyo, e dio la meatad dello a aquel amigo que entró conél alo furtar. Et luego, quando fue de dia, venje- ron él et fu conpañero amos a dos ala botica. Et quando vio que el fyfamo que leuara era lo fuyo, calló e non ofó dezir nada, ca touo que en faberlo fu conpañero era mayor perdida que el fyfamo. Et pues el que alguna cofa demanda, depe de demandar cofa que aya fin et termjno que fenezca; ca dizen que el que corre fyn fyn, ayna le puede fallecer fu beftia. Et es derecho que non fe trabaje en deman- darlo que termino non ha, njn lo que otro non ovo ante que él, njn fe defefpere délo que puede fer e puede aver. E que ame más el otro 206 CALILA E DIGNA figlo que a eíle mundo; ca qujen ama aefte mundo poca manzilla ha, quando fe parte del. Et dizen que dof cofas eftán bien a cada un ome : la una es rreligion e la otra es rriqueza. Etefto femeja al fuego ardiente que toda leña que le echan arde mejor. Et el entendido non fe deue defefperarnjn defíjoizarfe ; ca por aven- tura ferá acorrido quando non penfare. Et eílo femeja alo que dizen que era un ome muy pobre, e njnguno defus parientes non le acorrien ale dar njnguna cofa. Et feyendo afy una noche en fu pofada vio un ladrón. Et dixo entre fy : « En verdat non ay en my cafa cofa que eíle ladrón tome, njn pueda leuar. Pues trabájefe quanto podiere. » Et bufcando por cafa qué tomafe vio una tynaja en que avia un poco de trigo. Et dixo entre f^ : « ¡ Par Dios ! non quiero vo que mj tra- bajo vaya de valde. » Et tomó una fauana que traya cubierta, e ten- dióla enel fuelo, e vazjó el trigo que eftaua enla tynaja enella para lo leuar. Et quando el ome vio que el ladrón avia vaziado el trigo enla fauana para fe yr conello (et) dixo : « Aefta cofa non ay fufn'mjento. Ca fy femé va eíle ladrón conel trigo, allegar femehá mayor pobreza e fanbre que nunca eílas dos cofas fe allegaron a ome que non lo lle- gafen a punto de muerte. » Et defy dio bozes al ladrón, et tomó una vara que tenja ala cabecera del lecho, e arremetyó para el ladrón. Et el ladrón, quando lo vio, comencó a fuyr, e por fuvr cavófele la faua- na en que leuaua el trygo, et tomóla el ome e tornó el trigo a fu lugar. Mas el ome entendido non deue allegarfe a tal enxenplo como aqueíle, et dexar de bufcar e fazer lo que deue para demandar fu vida ; njn fe deue gujar por aquellos a quien vienen las auenturas fyn alue- drio def^ o trabajo ; ca pocos fon los omes que trabajan en demandar las cofas en que alleguen grandes faziendas. Ca todo ome que enten- dymjento aya, e pune que fu ganancia fea délas mejores e délas más leales, que efqujue todas las que provó trabajofas e le fezieron aver cuydado e triíleza. Et non fea tal como la paloma que le toman íus palomjnos e gelos degüellan e por efo non dexa de fazer otros luego. Ca dizen que Dios, cuyo nonbre fea bendicho, pulo a toda cola ter- mino a que ome llegue. Et el que pafa dellas es atal como el que non llegó aellas, ca dizen que quien fe trabaja dclle ligio es la lu vida con- tra fj-, et al que fe trabaja defte figlo e del otro es íu vida a par de ív o contra {f. E dizen que en tref colas deue el feglar emendar ; enla fu vida, et APPENDICE 207 afiar la lu anjma por ella, la fegunda es por la fazienda defte fyglo, e por la fazienda de fu vida, e byuir entre los ornes. Et dizen que algu- nas cofas ay en que nunca fe endereca buena obra : la una es gran vagar ; la otra es menofpreciar los mandamjentos de Dios ; la otra es creer a todo orne lifonjero ; la otra es defmentyr a otro fabio. Et el onie entendido deue fienpre fofpechar en fu afmamjento e non creer a njnguno, maguer verdadero fea, e de buena fama, faluo de cofa que le femeje verdat ; et quando alguna cofa dudare, porfié e non otorgue faíla que fepa bien la verdat. Et non fea atal como el ome que dexa la carrera e la ha perdido, e quanto más fe trabaja en andar, tanto más fe aluenga del lugar donde quería llegar ; et es atal como el ome que le cae alguna cofa enel ojo, e non queda dele rrafcar fafta que le pierde ; ca deue el ome entendido creer la aventura, et eftar apercebido, e non querer para los otros lo que non querría para fy. Pues el que efte libro leyere pienfe enefte enxenplo, et comjence enél. Ca quien fopiere lo que enél eftá efcufará conél otros, fi Dios quifiere. Et nos, pues leemos enefte libro, trabajamos dele trafladar del lenguaje de Perfya al lenguaje arábigo e quefymos e tovjmos por bien de atraer enél un capitulo de arábigo en que fe moftrafe el efco- lar dycipulo enla fazienda defte libro, et es efto el capitulo. CAPITULO XII Del arquero e déla leona e del axara. Dixo el rrey al filofofo : « Ya o^^ efte enxenplo ; dame enxenplo del que fe dexa fazer mal por lo que ha pafado e fentido, e por el caftigo que rrecibió enf^ por non fazer mal anjnguno. » Dixo el filolofo ai rrey : « Señor, non fe entremete de fazer daño alas gentes fynon los ornes necios e los torpes, porque non pienfan enlas cimas délas cofas, et acaéceles por ende atanto de mal que fe non puede dezjr ; et fy alguno dellos eftuerce por muerte que le acaefca, ante que le venga el mal, va ala pena del otro mundo, et el necio non fe caftiga fy non conel daño que rrefcibe enf^', et con efto fe rrefrena de mal fazer anjnguno ; et efto femeja al enxenplo déla leona e del anxara. » 208 CALILA E DIGNA Dixo el rrey : « ¿ Cómo fue efo ? » Dixo el filofofo : « Dizen que una leona beuja en un foto rribera del mar, et criaua dos leoncillos, et en faliendo un dia abufcar que comjefen, dexó fus fijos enel foto, et pafó por a^' un ballenero et violos, et armó fu ballena et matólos e defolló- los, e echó fus pieles acueftas, e fuefe para fu pofada. Et quando la leona tornó e vio fus fijos defollados, pefóle de muerte, e ovo tamaño dolor que fe echó en tierra, e comencó a dar g-randes bozes. Et tenja cerca defj- un lu vezino que le dezjan anxahar, e ovóle dar bozes e alarido, e falió a ella e díxole : « ¿ Por qué lloras, o qué te acaeció ? » Dixo la leona : « Pafó por aquy un arquero, et vio mjos fijos, e mató- los, e dexómelos defollados e muertos e leuó los cueros configo. » Dixo el anxahar : « Non te quexes njn ayas tamaño dolor, et faz dere- cho dety mefma, que quanto el arquero fizo en tus fijos, fecho as tú otro tal alos otros, que han pefar dello fus madres e fus amjgos, bien afy como tú as délos tuyos, que dizen enel proverbio : qual fezjeres tal avrás ; et cada uno ha de aver defu fruto, qujer de pena, qujer de galardón. » Dixo la leona : « Depárteme efo que as dicho. » Dixo el anxahar : « Tú ; de qué te mantyenes o de qué byues? » Dixo la leo- na : « Conla carne de la beílias faluajes. » Dixo el anxahar : « Seme- jante que efas beftias que tú matavas e comjas ¿ avian alguna dellas padres o madres ? » « Sf. » dixo ella. « Pues ¿ por qué non oyas dar tamañas bozes e tamaños grytos a aquellos padres e a aquellas madres como fago aty ? Et fepas que non te acaeció efl:o faluo porque penfaíle mal enlas cimas délas cofas, et fuvfl:e negljgente e defacordada. » Et quando la leona oyó lo que le dezja el anxahar, fopo que le dezja verdat, et aquello que le avia acaecido non era faluo en pena délo que ella fezjera, et dexó el venar, et qujtófe de comer carne, e comjó fruta e fizo vida de rreligiofo. Et quando efto vio el anxahar, et falló que la leona avia fecho gran eftragamjento enla fruta del monte fuefe para ella e díxole : « Creo que los amóles otro año [non] levarán fruta por tu cabfii, porque fyendo comedera de carne comes fruta ; et fy afy ha de paíar, ¡ guay délas frutas e délos arboles e délas beftias faluajes que las comen ! que pryado perecerán. » Et quando la leona oyó lo que dezja el anxahar, dexófe de comer fruta et metiófe a comer yerua, e a fazer vida de rreligiofo. Et vo, feñor, dixo el filofofo, non te dj' efte enxenplo, faluo porque fepas que el necio non fe dexa de fazer mal tarta que le acaece algún daño, et afv fíente que tamaño daño fizo a otro, afy como la leona, que nunca ÁPPENDICE 209 fe dexó de fazer njn de matar alas beftias faluajes fafta que le dio Dios mal quebranto eníus fijos, e con aquello fizo defpues vida de rreli- giofa. » CAPITULO XIII Et aquj comjenca el capitulo XIII, del rreligiofo e de fu huefped. Dixo el rrey al filofofo : « Ya of efte enxenplo ; pues dame enxen- plo del que dexa de fazer lo que le eílá bien, e faze ál, e non lo íabe njn lo puede aprender, e defy torna alo que fuele fazer e non lo puede cobrar, et fynca turbado. » Dixo el filofofo : « Señor, dizen que en una tierra avia un rreligiofo, e demandóle un ome pofada, e diógela, e mandóle traer datyles e manteca, que fon cofas extrañas para en aque- lla tierra, et comjeron amos en uno, et en comjendo dixo el huefped al rreligiofo : « ¡ Qué tan dulces e tan fabrofos fon eílos datyles ; man- dafe Dios que enla tierra donde yo foy naciefe tal fruta, como qujer que ay otras buenas frutas que cunplen afaz, con que fe pueden efcufar los datyles. » Dixo el rreligiofo : « Non es buena andanca del que ha menefter lo que non puede aver, e procura por ello, et tú bien andante eres, pues te tienes por pagado dello. » Et eíle rreligiofo fablaua ebrayco, et pagófe el huefped de aquel lenguaje, e eftudo en eílo algu- nos dias por lo aprender. Dixo el rreligiofo : « Con gran derecho deues tú caer enlo que cayó el cuervo, por que qujeres aprender ebrayco. » Dixo el huefped : « ¿ E cómo fue efo ? » Dixo el rreligiofo : « Dizen que un cuervo vio andar una perdiz, e pagófe mucho defu anda- mjento, et ovo efperanca délo aprender, e non pudo;equando fe fue, que non pudo aprender, qujfo tornar afu andar, que era de prymero, e non pudo, que fele avia olvjdado. Et afy con gran derecho te podrá acaecer otro tal por querer aprender lo que non es para ty ; que dizen que loco es el que fe entremete de fazer lo que non le efl:á bien, e mu- darfe déla medida a otra que non le eftá bien ; que alas vezes acaece mucho mal alos omes en mudarle déla medida alta ala baxa, et afy fe derraman lus cofas et íus eftjdos. » Fábulas Calila e Digna. 14 GLOSSAIRE Abarrer, v. tr., 32. 481. Variante, harryr. Enlever, ravir, arracher. Ct. Berceo, Milagros, 875. Lo que fue en la giella fue todo abarrido, Mala niient meneado en un saco metido. Étvm. Du lat. ad et vérrere. Abaxar, v. intr., 20,109. Descendre, déchoir. Étym. Composé de d et haxar, du bas latin *bassiáre. Abiltar, v. tr., 87, 269; 98, 47. B, avilíar. Voir Aviltar. Abnue, s. m., 45, 831 ; 47, 908, etc. Chacal, le méme que anxahar, q. v. II ne faut pas confondre ees deux mots avec le lobo cerval, qui est le loup-cervier ou lynx. Ét\'m. De r árabe íbn aicd. ' AborrenQÍa, s. f., 190, 112. Aversión, haine. Étym. Du lat. pop. *abhorrentiam, de abhorrere. Acabar, v. tr.,25,250; 40, 725; 48,926, etc. Achever, conclure, finir. Étym. Dulat. pop. *accapáre, de adetcapuí. Acabar, V. tr., 115, 521 (variante rrecabdar); 118, 604; 156, 103. Obtenir, pro- curer. Étym. Du lat. pop. *accapitdre (?) de capére. Le développement du groupe p^t serait á expliquer. Acacharse, v. réfl., 52, 1040. (B, agacharse). Se tapir, se blottir, s'accroupir. Le Diccionario de Autoridades dit : Es vo^ vulgar y rústica, que se usa en el reino de Murcia. Étvm. Du lat. vulg. *adcoacticdre, formé sur coactas, ou de á et cacho. Acaer, v. intr., 63, loi. Arriver, survenir. Étym. Composé dea et caer. A9edado, a, adj., 58, 655. Aigri, de mauvaise humeur. Étvm. Part. passéde acedar. Atenderse, v. réfl., 23, 204. S'enflammer. Étym. Dulat. accendére. Agidente, 200, 32. A90mar, v. tr., 185, 250. Marchander, faire le prix d'une chose qu'on achote. Voir Menendez-Pidal, Leyenda de los Infantes de Lara, p. 286-8, et glossaire, et Romanía, XXIX, p. 339, qui croit que le mot est une autre forme de assomar, dont le scns pri- mitif était « apuntar ». Voir Cuervo, Diccionario, asomar, 2*1. Dans ce cas le mot proviendrait du lat. pop. *adsummare, formé sur summum. AQor, s. m., 25, 248; 77, 526. Espéce d'oiseau de proie, autour. Étym. Du lat. acceptorem. Agorero, s. m., 76,496. Celui qui garde les autours. Étym. Derivé román de ai;or. Acorro, s. m., 56, 1193 ; 64, 121. Aíde, secours. Étym. Subst. verbal de acorrer. Acostado, s. m., 138, 22. Soldat mercenaire. Étym. Part. passé de acostar, com- posé de d et costar, du lat. constare. Afazimiento, s. m., 43, 781, variante. Intimité, amitié cordiale, géncralcment d'un inférieur pourun supéricur. Voir le Dice, de Autoridades, afacimiento entre los 4íl CALILA E DIGNA señores é los vasallos. Étym. Formé sur ajaier. « A y ja~er, hacer ú obrar cerca de alguno. » Barcia. Afeuziarse, v. réfl., 105, 249. Se fier. Étym. du lat. pop. *affiducidre. Afeytar, v. tr., 45, 856. Avertir, persuader. Étym. Du lat. affectdre. Aforgar, v. tr., 64, 125. Forcer, violer. Étym. Composé dea ti Jorcar. Afrontar, v, tr., 24, 231 ; 43, 787 ; 72, 498; 151, 264. Affliger, attrister, géner. Étym. Composé de d et frontar áefróiileni. Le o du radical se diphtongue sous l'accent. Afytar, 158, 489, varíame. Voir Afeytar. Agugiar, V. tr., i, 13 ; 97, 37. Activer, háter. Étym. Du lat. pop. *acutiare, de aciitus. Agucioso, a, adj. 83, 1272. Varíame, acucioso. DUigem, assidu. Étym. du lat. pop. * acutiosiis, de aciittts. Alcarauan, s. m., 199, 4, 16, etc. L'arabe al-carawdn est une espéce de perdrix. Volr Dozv, Glossaire. et Derenbourg, ].,Johaiines de Capua, ed. p. 320, n. 2. Pour le raot espagnol voir Baist, ed. du Libro de la ca^a de Juan Manuel, Glossaire. Cet oiseau joue un role semblable dans le refrain : Alcaravdn zancudo ; para otros consejo ; para ti ninguno. Voir Zerolo, Diccionario, s. v., qui dit : << Dijose porque en viendo el alcaraván al caiador ó algún ave de rapiña, da muchos chillidos, con que las otras aves, huyen, quedán- dose él en el peligro. » La rédaction hébraíque (tr. de Derenbourg) donne nwineau, Jean de Capone, passer. Ál, pro., 25, 269, etc. Autre chose. Étym. Du lat. alid. Albarhamin, s. m., 143, 41, etc. Brahmán ou disciple de Brahma. Variantes : chez A, Albarhamiuíi, Albarhamiud et Albahamiud, chez B, Barmides, Baramides, Mer- midones, Vertnidones. Dans la rédaction árabe la forme est Barahitna. Aleue, s. m., 46, 874 ; 53, 1077; 91, 411. Trahison, infidélité. Étym. Du gothique Uvjan (?). Voir Kórting, lévjan. Alf ágeme, s. m.. 29, 381, etc. Barbier, coitTeur, chirurgien. Étym. De l'arabe al haddjem. Voir Dozy, Glossaire. Algo, pro., 46, 861, etc. Quelque chose. Étym. Du lat. aliquod. Algo, s. m., 6, 63 ; 20, 98; 70, 338 ; 89, 357; 91, 587; 150, 32. Richesse, biens, possessions. Étym. Du lat. aliquod. Alguazil, s. m., 3, 48; 144, 63. Vizir, ministre. Pour le changement dans la signi- fication de ce mot en espagnol, voir Dozy, Glossaire. Étym. De l'arabe al ohiJí^íV. Alguno=ií/í,'^««í) et alguien du castillan modcrne. La forme alguien est inconnue á notrc tcxte. AlhoUa, s. f., 149, 194. Variante, alfolla. Espéce de tissu de soie et d"or. Cf. la Chronica del Cid, ch. 227, fol. 196 : é los estrados encortinados, e de muy nobles allx>lLis de oro; et ch. 256, fol. 231, £ sobra:;^ó el manto de una alfolla que tenia al cuello, con que le finieron caballero. Étym. De l'arabe alholla. Aliuiado, a, adj., 120, 661; 166, 171 ; 176, 9. Léger, inconstant. Étym. Part. passé de aliviar, du lat. pop. * alleviárf, class. allevare. Alma, s. f., 46, 875. Personne, individu. 47, 895, 909 (variante). Corps. Étym. Du lat. anima. C'est la traduction littérale de l'arabe nefsi. Voir Gayangos, ed. p. 30, n. 1. Aluedriarse, v. réfl., 176, 9. Méditcr, réfléchir, peser uno chose. Étym. Derivé de aluedrio. GLOSSAIRE 2 1 3 Aluerge, s. m., 88, 310. Logis, asile. Étym. De 1' anc. haut allem. heriherga. Alyndriarse, v. réfl., 193, 208 variante. A, parar mientes. Pour aluydriarse (?). Amiganca, s. f., 17, 7. B, amistanza. Amitié, affection. Étym. Derivé de amigo. Amos, as, pro. et adj., 25, 263 ; 54, 1130 ; 97, 56 ; 118, 605 ; 125, 61 ; 126, 148 ; 154, 54. Tous les deux. Étym. Du lat. ambos, ambas. Andancia (ou andanza), s. f., 142, 20 ; 176, 14; buena andancia. 102, 175 ; 97, 30; 194, 224 ; mal andancia. Fortune. Étym. Derivé de andar. Andar, le radical du parfait est andott- 126, 145; 132, 21 ; 177, 35 ; 180, 121 ; 182, 173 ; 183, 205, ou andud, 2, 16 ; 18, 40 ; 56, 1189 ; 62, 67. Anuiso, a, adj., 37, 614; 59, 1270. Intelligent, prudent. Étym. Part. ion de avisar, avec confusión de préfixe. Anxahar, s. m., 160, variante, et B, chapitre xii. B dit axara, anxara ou anxahar, ou lobo cerval, Jean de Capoue, viilpes. La versión árabe de De Sacv donne ibn awd ou al scha'har. Apañar, v. tr., 85, 212 ; 154, i^^.B, allegar. Thésauriser, amasser. Étym. Du lat. appangcre (?). Apercebido, a, adj., 40, 708. Preparé, avisé. Étym. Part. passé de aperfebir. Aponer, v. tr., 71, 374. Attribuer, imputer. Étvm. Composé de d et poner de poneré. Aportar, v. intr., loi, 146. Arriver, survenir. Étym. Composé de d et portar. Apos, adv., 51, 1017. Aprés. Étym. Composé de d etpos, du lat. post développé en position atone. Apriuadar, v. tr., 163, 82. B, poner en priuanca. Admettre dans l'intimité ou dans le commerce familier. Étym. Composé de d et pryuadar, derivé de priuado. Apriuar, v. tr., 25, 242. Admettre dans l'intimité. Étym. Composé de d etprivar. Apurar, v. tr.,93, 455. Parler confidentiellement, taire savoir á fond. Du Cange trouve apurare =: rationes decidera dans une charte de l'an 1391. Aquedar, v. tr., 131, 57. Rendre tranquille, tuer. Étym. Composé de d et quedar, du lat. pop. * quetare, class. quietare. Ardid, adj., 19, 60. B, ardido. Hardi. Étym. Derivé du german. hartjan. Ardimento, s. m., 115, 519. Bravoure, courage, hardiesse, intrépidité. Étym. Derivé du german. hartjan et du lat. mentum. Armadija, s. f., 27, 317. Trappe, piége pour prendre desbétes. Cf. Juan de Mena, La Coronación, fol. 11. Por el camino del infierno podemos entender el mundo que está enlajado de armadijas que llevan los hombres para alld. Etym.Du lat. pop.* armaticiilam, de armare. Arrufarse, v. réfl., 27, 309 ; 178, 55. Se fácher, se mettre en colére. Étym. De l'anc. haut all. rúpfen. Voir Kórting, rupjen, ou Bnmnt, Zeit. Jur rom. Thil., XXII, p. 200. Asconder, v. tr., 23, 204. Cacher. Étym. Du lat. abscondere. Asmar, v. tr., 7, 96; 12, 259 ; 100, 109. Considérer, examiner, peser une chose, 129, 13 ; 130, 42. Prévoir, énoncer une opinion.-Étym. Du lat. aestimdre, et, pour la derniére acceptation, avec contamination du doublet asmar, sous l'influence du grec da{jLr¡. Voir Fitz-Gerald. Vida de Santo Domingo de Silos, Glossaire. Asoras, adv., 10, 196. Mal á propos, inopportunément. Étym. Composé du lat. ad-\-ex-\-hora, plus le 5 dit adverbial. ¡214 CALILA E DIGNA Astrugo, a, adj., 137, 21, mal astnigo. Mallieureux, infortuné. Étym. Du lat. pop. *astnicum formé s\xr astrum. Voir Diez, Wb, i, astro. Cf. 1' anglais, ///- starred. Atajador, s. m., loi, 148. Éclaireur, explorateur. Étym. Du lat. pop. *ad-taliatdrem de talidre. Atarte, 29, 383, pour atartehé. Atolear, v. tr., n, 228. B, tañer. Jouer d'un instrument de musique. Gayangos, 17c note, dit : apero qui:^á sea error del copiante por oteólo, de oteír, que es mirar. » Du Cange donne : « Atóla, Instrumenti tmisice species. Beda in Música practica, t. I, p. 353. Artifíciale instrumentum est organum, viola et cithara. Atóla psalterium, etc. » Mais il ajoute : « Forte legendum citóla. » Le mot est peut-étre á corriger ; si non, il serait formé sur atóla, comme manear sur mano, teclear sur teda, guitarrear, sur gui- tarra, etc. Atorgar, v. tr., 46, 864. Accorder, conceder. Étym. Du lat. auctoricdre. Atreuencia, s. f., 21, 134. Courage, intrépidité. 138, 49. Audace, témérité. Étym. Derivé de atreuer. Atriaca, s. f., 104, 238. Contrepoison, antidote. Étym. Du grec Qr^o'.:Lv.\ (bon contre les morsures des bétes sauvages), lat. theriaca, et, d'aprés Dozv, en passant par l'arabe at-tyriac. On trouve triaca, 105, 250. Le a aurait pu provenir de Tarticle espa- gnol ; la triaca devenant l'atriaca ou el atriaca. Aturar, v. intr.,48, 933 ; 63, no, B, estar. Continuer de faire quelque chose. Le mot est encoré usité en Aragón. Voir Borao, Diccionario de Voces aragoneses. Étvm. Du lat. pop. *at-turare, class. obturare. Pour lasignification, ce mot a subi dans l'espa- gnol l'influence de durar. Aviltar, V. tr., II, 212. Rendre vil, abject, mépriser, insulter. Étym. Du lat. ad et vilitárc. Auaron, 116, 558. B, avaro. Ay, adv., la, prés de celui a qui on parle. Étym. Du lat. ad et hic. Ayna, adv., 10, 189, etc. Vite. Étym. Du lat. 'pop. *ag~ina de agére. Azemosuna, 4, 2. Le mot est pour le acemaciina (= niage, ou prétre de la reli- gión des anciens Perses) de la rédaction árabe. II n'a pas été compris du traducteur. Voir Gayangos, 146, note 5. Baratar, v. intr., baratar bien, 104, 219, baratar mal, 137, 19, B, maldito sea. Agir, faire. Étvm. Du grec -páxTsiv. Voir Diez, JVb. I, baratto, Kórting, -páTtw. Beuir. Le parfait est généralement faible, ma.is voir visquiere 151, 272, oü le radi- cal du lat. vix devient visk par métathcse. Blandez, s. f., 107, 312. Amabiiité, bonté, douceur. Étvm. Du lat. pop. *blandi- th'in, class. blandit'iam. Bogecar, 51, 1029, variante. Boluedor, s. m., 163, 90, variante. Celui qui séme la discorde. Étym. Derivé de volver. Boluer, v. tr., 168, 221 ; 169, 237, variantes. Brouiller, faire cesser d'étre amis. Étym. Du lat. volvere. Bosa, s. f., 88, 319. B, bolsa. Broznedat, s. f., 53, 1104. Apreté, dureté, rudesse. Ktym. Derivé de brozno. Bueytre, s. m., 48, 927 et 929. Vautour, oiseau de proie. Étym. Du lat. pop. *vdUüretn, class. vidtitrem. Le développcmcnt de la voyelle tonique n'est pas castillan. GLOSSAIRE 2 I 5 Busco, pro., conbusco, 50, 977 ; 107, 508. Avec vous. Étym. Du lat. pop. *vosciim, class. voblscum. Ca, conj., Parce que. Étym. Du lat. qua. Voir Meyer Lübke, Grammaire, I, p.492. Cabo, s. m. Fin. 35, 574. Cóté, voisinage. Étym. Du lat. caput. Caedizo, s. m., 104, 224. Varíame, paja. Ce qui tombe facilemem, un petit objet quelconque. Étym. Du lat. pop. * cadeticimn, ou bien c'est un derivé román de caer. Callas, 66, 211 ; pour callarse. Camiarse, v. réfl., 44,824; 51, 1022. Changer de facón de pense^-, changer d'avis. Étym. Du lat. caminare. Qanecer, ou caue5er(?) 86, 249. B, alegrarse. Caño, s. m, 10, 196. Tunnel ou chemin souterrain pour communiquer entre deux endroits. Jean de Capone, mealiis. C'est un masculin donné á caña du lat. cannam. Garapico, s. m., 187, 11, etc. A'úleur s :(arapito. « Especie de pato. » Gayangos. Caro, a, adj., 178, 64. Cher, qui coúte beaucoup. 122, 45 ; 188, 48. Difficile á obtenir. 100, 116. Soigneux, vigilant. Étym. Du lat. caruin. Caronal, adj., 194, 233. Chamel, du méme sang, de la méme famille. Étym. Du lat. cann'dem. Carpirse, v. réfl., 131, 60. S'arracher les cheveu.K ou la barbe, s'égratigner. Étym. Du lat. pop. * carpiré, class. carpere. Catiuar, v. tr., 72, 382. Assujettir, rendre captif. Étym. du lat. pop. *captivdre de captivus. Qecar, 5, 6. Variante de (csar. Qertedunbre, s. f., 3, 51 ; 62, 68 ; 140, 95 (Gayangos lit « corredunhre »). Certi- tude, assurance. Étym. Du ht. ceríitüdinem. Climar, 187, 13, variante. Cobardez, s. f., 25, 263. Lácheté, pusillanimité. Étym. Derivé de cobarde. Collarado, a, adj., 79, 8. Qui porte un collar, se dit d'une espéce de colombe. Comedir, v. tr., 131, 66 ; 144, 77. Considérer, décider; v. intr., 5, 30. Penser, méditer. Étym. Composé du lat. cnm et iiiétlri. Comunas, 20, 108. Forme analogique. Une forme couimia a dú exister dans le latin vulgaire ; cf. le fr. comimine, prov. comuna ; mais cette forme n'est pas néces- saire pour expliquer la íorme espagnole. Conbrá, 48, 915. Fut. de comer. Conbusco, pro., T02, 181 ; 161, 26. Voir Busco. Condesar, v. tr., 85, 211 ; 86, 228. Économiser, faire des épargnes. Étym. Du lat. condensare. Condesijo, s. m., 54, 1141. Dépót, lieu oü l'on fait un dépót. Étym. Du lat. pop. *condensicñlum, de condensare. Conducho, s. m., 34, 553; no, 387. Vivres, provisions de bouche. Étym. Du lat. conductum. Coníasión, s. t., 70. 332. Médicament. Étym^ Du lat. confectibnem. Conlirio, s. m., 17, 24. Variante collirio. Jean de Capoue, collerium oculornm Remede contre les maladies des-}'eux. Étym. Du lat. coUyríiiin, grec koXajg'.ov. A écrit con- parce qu'il croit qu'il s'agit de ce préfixc. Conortar, v. tr., 146, 124; 152, 284; 158, 469. Animer, cncourager, conforter. 2l6 CALILA E DIGNA Étym. Du lat. pop. *conhortdri avec contamination de confortare. Voir G. Paris, Roma- nía, I, p. 310. Conorte, s. m., 73, 423. Confort, consolation. Étym. Subst. verbal de conortar. Conosceder, a, adj., 170, 9. Qui est reconnaissant. Étym. Derivé de conocer. Conpaño, s. m., 54, 1126. Compagnon, camarade, coUégue. Étym. Du lat. pop. *co7ipanio. Le mot provient du nominatif. Cf. le fr. copain. Consegueramente, 40, 712. Voir Consejeramente. Consejador, s. m., 100, no. Conseilleur, celui qui donne un conseil. Étvm. Derivé de consejar du lat. pop. * consiliáre, class. consiliari. Consejeramente, adv., 43, 778; 99, 83. Publiquement, devant tout le monde, plutót que aconsejadamente, á manera de consejo, comme dit Gayangos. Étym. Du lat. cons'üiarituii et mente. Contrabajo, adv., 13, 269. En bas. Étym. Composé de contra et tajo, du lat. pop. *hassuiii . Contrallar, v. tr., 42, 765; 191, 140. Contredire, contrarier, faire opposition, atta- quer. Etym. De contrariar, devenu *contraliar. Cf. contrallo^ contrario. Le mot était déjá vieilli au temps du Diccionario de Autoridades. Conusco, pro., 92, 432 ; 144, 75 ; 191, 135 ; 195, 259. Avec nous. Étym. Com- posé de con et ñusco, du lat. pop. *noscun¡, class. nohlscum. Corporiento, a, adj., 156, 400. Corpulent, gros. Étym. Du lat. corpuUntum, devenu *corpurentum par assimilation, oü le r se doit á l'influence des mots de la méme famille, comme corporal. Corto, 29, 410. Part. fort de cortar. Cras, adv., 85, 208; 157,450. Demain. Étym. Du lat. eras. Creer, 59, 1277 ; 109, 580; iii, 412 ; 184, 218, fórmela troisiéme personne sing. du parfait dans la premiére conjugaison. Cette forme se trouve ailleurs. Voir Can- tares, de Juan Ruiz, 401, et Bcrceo, Vida de Sanio Domingo, 7i<-'. Cuedar, 43, 783. Voir Cuydar. Cuydar, v. tr., tres fréquent. Penser, croire. Étym. Du lat. pop. *Cógitare, class. cogitare. Cuydoso, a, adj., 32, 476 ; 60, 23 ; 69, 283. Malheureux, chagriné, affligé. Étym. Derivé de cuydar, ou bien d'un type cogitosum. Cuytar, v. tr., 140, 97. AíBiger, angoisser, donner de la peine. Étym. Du lat. pop. *cocttlre de coquere. Dagastonar, v. tr., 24, 217. Monter ou dresser des pierres précieuses dans des chatons. 11 faut peut-étre corriger en engastonar comme le fait Gayangos. Étvm. Derivé de l'anc. haut all. chasto. Cf. l'all. mod. kasten. Decoger, v. tr., 200, 32. Obtenir, trouver, attraper. Étym. Composé du lat. de et coU'igere. Decorar, v. tr., 4, 10. Apprendrc par cceur. Étvm. Derivé de de et coro probable- ment. Delibre, adj., 36, 604; 98, 64. Soigncux, prudent, qui pense avant d'agir. Jean de Capouc dit : sollicitus. Gavangos dit : « Delibre : emancipcuío, suelto, independiente, atrevido, osado », en attachant ce mot, évidemment, a libre. 11 taut Tattacher plutót á delibrar, mod. deliberar. Dende, adv. De la. Htym. Composé du lat. de et Inde. GLOSSAIRE 217 Denuciar, 92, 456. Pour denunciar. Departir, v.tr., 149, 185, 200, variante. A, soltar. Expliqucr. Cf. Menendez Pidal, Infantes de Lara, 236, 7. «. Ouando las uio yl departieron quien fueron. » Étvm. Com- posé du lat. de el partiré. Derrundiado, a, adj., n, 200. B, caldo. Tombé, écroulé, éboulé. Participe passé de derrundiar pour derrumhiar. Desenchar, 87, 279, variante. Desfuziarse, v. réfl., 58, 1249; 76, 499 ; 80, 32, 43 ; 95, 495, 501. Se méfier, perdre tout espoir. Etym. Du lat. pop. *disfiducidre. Desmamparar, v. tr., 183, 185, variante. Abandonner, renoncer á. Étym. Du lat. de-\-ex-\-manU']-parare.. Desy, adv. Puis, ensuite. Étym. Composé du lat. de, ex et ílñ. Desmanar, v. tr., 195, 279. Ecarter, éviter. Étym. Composé du lat. de et .v et du lat. pop. *manáre, formé sur nianutn. Voir Kórting, ad-\-de-{-niami[s. Desobervecer, v. tr., 184, 230, variante. A, ser desobedientes . Despagarse, v. réfl., 30, 454. Se déplaire. Étym. Composé du lat. dis Qtpacáre. Desuitarse, v. réfl., 189, 72. Se mourir, étre sur le point de mourir. Etvm. Composé du lat. dis, et du lat. pop. * viciare = vivre. Digna, écrit aussi Dina et Dipna. Pour la prononciation, voir Cuervo, Revue hispa- ñique, V, p. 276. Dioso, a, adj., 120, 663. Vieux, ágé. Gayangos corrige en « duro ». Cf. le Libro de Alexandre, 1242. Parmenio el dioso qtiel ouo criado. Sancho dit : « Parece lo mismo que divino. » Étym. Derivé du lat. dies. Voir Barcia, Diccionario, qui cite de la picara Jus- tina, folio 9, Morena ó rubia, alegre ó triste, diosa ó sin dias. Diudo, s. m., 64, 128. B, enamorado. Parent (?). Diuso, adv., 127, ló^.B, de bajo. Dessous. Étym. Composé du lat. de et du lat. pop. *deosum. Donario, s. m., 70, 322. Faveur, gráce. Étym. Du lat. donarium. Duce, adj., 13, 284. Ailleurs dulfe. Dutivo, a, adj., 164, iii, variante. Pour ductivo (?) = qui conduit. Eguado, a, adj., 199, 15. Égalisé. Se dit des petits de certains oiseaux dont le duvet est remplacé par des plumes. Cf. Baist, Libro de la ca:^a, 49-24. Étym. Part. passé de eguar áw latin. aequáre. Emientes, 86, 250, variante de en mientes. Enartar, v. tr., 109, 374; 138, 51. Tromper, décevoir. Étym. Du lat. in et aclare. Enbrauecer, v. intr., 19, 53. Devenir fort, robuste. Étym. Formé sur bravo du lat. barbar um. Encimar, v. tr., 23, 186 ; 50, 997. Finir, termincr. Étym. Derivé de (ima. Ende, adv. De lá, d'ici. Étym. Du lat. inde. Ende, pro., 40, 716 ; 68, 267 ; 77, 516 ; 90, 367 ; 143, 49. En. Enfiuzárse, v. réfl., 167, 187 ; 188, 46. Se confier, s'assurer. Étym. Du lat. pop. * infduciare. Enforcar, v. tr., 173, 99. B, poner en cru^. Pendre, crucifier. Étym. Composé de en etforcar, du lat. pop. *furcdre. Engeño, s. m., 36, 606. Artífice, ruse. Étym. Du lat. ingenium. 2l8 CALILA E DIGNA Enlizar, v. tr., 51, 1033. B, ennydar. Variante de enri:{ar, q. v. Enpecer, v. tr., 72, 397, variante. Nuire, faire du mal, offenser. Étvm. Du lat. pop. * iiiipCílcscére. Enpuxar, v. tr., 28, 354. Pousser ; 21, 146. Maltraiter, traiter duremcnt. Étvm. Du lat. iiiipídsáre. Enrridar, v. tr., 63, 89. B, honn^iar. G<), 296. Aiguillonner, irriter, exciter á se battre ; se dit plutót des animaux. Étvm. Du lat. irritare, avec un n épenthétique. Voir, Menendez Pidal, Romanía, XXIX, p. 346. Enrisar, 40, 727. Variante de enrizar q. v. Enrrizar, v. tr., 59, 1281 ; 62, 54. B, toujours enrridar. Brouiller, semer la dis- corde entre des personnes, inciter á se battre. Étym. Du lat. pop. * ericidre, tiré de ericius. Enuisydát, s. f., 37, 619. Sagacité, perspicacité, prudence. Étym. : Derivé de enuiso. Enuiso, a, adj., 60, 5 ; 72, 377 ; 118, 607 ; 141, 115; 176, 17 ; 187, 6, 7. Prudent, sage, avisé. Étym. Part. fort de avisare avec confusión de préfixe. Enviso, a, 90, 384. Voir Enuiso. Enzia, f. , 13, 266. Gencive. Étvm. Du l^t. gingiva, devenu ginkiva par dissimila- tion (?). Voir Mever-Lübke, Grammaire, I, p. 448, et Ford, Oíd Spanish Sibilants, 28. Escantar, v. tr., 144, 69; 174, 118. Produire une opération surnaturelle sur quelqu'un par des paroles magiques. Étym. Du lat. incantare avec changement de préfixe. EscaseQa, s. f., 89, 334. Disette, manque. Étvm. Derivé de íícaío, du lat pop. * excarpsuní, class. excerpsiim. Escodruño. s. m., 143, 42. Action de scruter, de rechercher avec soin. Étym. Du lat. scrutinium. Cf. la Conquista de Ultramar, p. 236, 1. 13. Pero des que toda la villa Jue bien escodi uñada, Escorrecho, a, adj., 142, 12. Fort, vigoureux. Ct. Castigos e Documentos del Rey Don Sancho, ed. de Gavangos, 89 ^, fermosura e sanidad, é íeer escorrecho en su cuerpo, oü escorrecho est une variante pour recio. Étvm. Du lat. pop. * excorrectum. Escoso, a, adj., 15, 340. Sec. Étym. Du lat. excursum. Voir Menendez Pidal, Romania, XXIX, p. 348, qui dit que excosa signifie actuellement en Asturias « la hembra de cualquier animal domestico que deja de dar leche, » et aussi, « Ih deviación de las aguas de un rio en trecho corto para dejar seco el cauce y pescar en el d la cual opera- ción se dice facer una escosa, o escosar el rio. » Esculca, s. f., 181, 147. B, escamidor, mais la versión hébraíque, 277, 22, un espión de nos enuemis. Espión. Étym. Subst. vetbal de esculcar. Escurescerse, v. réfl., 80, 57. S'ob.scurcir, perdre de sa ciarte. Étym. Du lat. pop. *ohscurescére. avec le <■ amené par l'influence des verbes en esc. Voir Meyer-Lübke, Gr. I, p. 315, ou bien d'une forme * scurescére. Voir Vianna, Reme Hispanique, 1905, p. 611. Escusanga, s. f., 40, 702. Excuse. Étym. Derivé de escusar, Espaciar, v. tr., 146, 123. Dilater, rendre plus content ; v. réfl., 108, 522. Se débarrasser, se délivrer de quelqu'un en Técartant. Htvm. Du lat. pop. *spaliare, class. spatiílri. Espauores^erse, v. réfl., 95, 505. Avoir peur, setlarer, s'épouvanter. Étym. Du lat. pop. *exlhnvrescere, derivé de pavórem. GLOSSAIRE 219 Espertar, v. tr., 109, 569. Réveiller. Étym. Du lat. pop. * ex-pergi tare, ou derivé de despertar par confusión de préfixe. Estar forme le parfait sur le radical estou-, 9, 168; 59, 1263; 92, 434, etc., cu estod-, estud-, 6, 62 ; 37, 620 ; 109, 368 ; iij, 532. Estorger, V. intr., 22, 166 ; 99, 95. S'échapper, se délivrer d'un danger, se tirer d'affaire. Étym. Du lat. pop. *extorkére, class. extorquere. Estroyr, v. r., 143, 40. B, destruir. Cf. l'italien strugcrere. Étym. Du [lat. pop. *stnigere. Estultar, v. tr., 74, 439; 158, 472. Appeler sot, imbécile. Étym. Du lat. pop. * stulíáre de stultüm. Ezperar, 100, 130. Variante de esperar. Faldrido, a, adj., 22, 158. Cf. lo. Libro de Alexandre 1841. Ambos eran egtuúes,é en mannas f alaridos. II s'agit de Nicanor et Symacos, dont l'auteur loue les qualités. Janer dit : « falto, defectuoso », signification qui ne convient pas ici. M. Morel-Fatio, Romanía, IV, p. 45, dit : « II faut lire f ardido. » Faut-il corriger notre texte ? Le sens semble plutót intelligent, astucieux, rusé, que hardi, coiirageux. B dit sabidor. Jean de Capoue, intelligens. Faldrimiento, s. m., 31, 456. B. fild i miento. Faut-il corriger en fardimento} Du contexte il est clair que faldrimiento et valor ne sont pas des synonymes. Le sens est intellijence, astuce. Falla, s. f., 200, 56. Manque, faute, défaut. Étym. Du \a.t. fdUam. Falleceder, a, adj., 5, 32; 12, 246. Périssable, sujet á périr, Étym. Derivé román de fallecer. Fallir, V. intr., 138, 25. Manquer, faire défaut. Étym. Du lat. pop. * futiré, class. fa Uéré. Faza, prep., 79, 17, etc. Vers. Étym. Composé de/a^ (du lat. faciem), eta. Feder, v. intr., 63, 108. Puer, sentir mauvais. Étym. Du lat. foelére, ou d'une lorme populaire *Jétere. Les formes accentuées sur le radical exigent un e ouvert. Fedroso, a, adj., 63, 106. B,fedoriento. Puant, qui sent mauvais. Étym. Du lat. foetosiim sous l'influence defedor, oü l'on peut supposer une forme *foetordsum. Femencia, s. f., 21, 142 ; 44, 818 ; 163, 80 ; 177, 26. Activité, ardeur, vigueur. Étym. Mever-Lübke, Gr. I, 378, dit que ce mot devrait, peut-étre, « étre explique par ve] ementiam, par consequent l'J représenterail l'h aspirée ». Le passage du v af semble plus probable que celui de 17; (qui ne se prononcait pas) á/(= h aspirée). Femenciarse, v. réfl., 134, 67. S'eíTorger, faire tout son possible. Étym. Derivé defeinen^-ia. Femencioso, a, adj., 162, 48. B, fa^edor. Actif, vigoureux. Étym. Derivé de femencia. Fermedat, s. f., 91, 390. B,fermedunbre. Fermeté, stabilité. Étym. Du ht. frmi- tdtem. Festinar, v, tr., 44, 797. Háter, exciter, faire agir avec célérité. Étym. Du lat. festinare. Feuziarse, v. réfl., 61, 46. S'assurer. Étym. Du lat. pop. *fidiicidre. Figo, mal de, s. m., 73, 405. Nom de maladie, des tumeurs qui se forment autour de l'anus. Étym. Du lat. ficus. Fincar, v. intr., tres fréquent. Rester, étre, se trouver. Étym. Du lat. pop. *figicdre, class. figére. 220 CALILA E DIGNA Finiestra, s. f., 8, 142. Penetre. Étym. Du ht. feíiéstram. Fiuzia, s. {., 81, 90. Voir Fuzia. Flama, s. f., 56, 1192. La forme est plutót savante que dialectale. Folganca, s. f., 33, 531 ; 68, 251. Liberté, repos. Étym. : Derivé de foliar, ou du L;t. pop. *fo¡¡icantiau!. Fortedunbre, s. f., 51, 1026. Forcé, fermeté. Étym. Du hi.Joriiliidhiem. Friura, s. f., 1 18, 599. Froideur, fraicheur. Étym. Derivé de frío, ou on peut poser une forme *fr¡gidüram. Fueras, adv., 23, 205; 33, 527 ; 103, 209. Excepté, sauf, á l'exception de. Étym. Du ht. joras. Fuzia, s. f., 105, 251 ; 127, 170. Confiance, esperance. 119, 637. Sécurité, pacte. Gayangos corrige en jura. Étym. Du lat. fidüciam. Gasajado, s. m., 123, 64. Accueil, action d'accueillir. Étym. Part. passé degasajar, du german. gasalho. Girgonca, s. f., 24, 218, 231 (B, gengonfa). Espéce de pierre précieuse. Origine incertaine. Golosia, s. f. , 88, 324. Gloutonnerie, vice du glouton. Étvm. Derivé de goloso, du lat. guldsnm. Gordez, s. f., 26, 279. Graisse, substance onctueuse. Étym. Derivé de o-oj-Jo du lat. ^íirdíiw. Gradeceder, a, adj., 170, 9, variante. Reconnaissant. Étvm. 'Dérw'é dcgradecer. Grandez, s. f., 31, 450. B, sande^. 41, 742. Grandeur, puissance. Étym. Du lat. pop. *gyand'Uiem. Guaresger, v. intr., 18, 37. Se guérir, recouvrir la santé. Étym. De Tall. uarjati. Guisa, s. f., tres fréquent. i" Mode, maniere ; 2° classe, qualité. Étym. : De l'anc haut all. ivisd. Gulpeja, s. f., 26, 275; 161, 20; 199, 8; 200, 34, 41. Renard. Étym. Du lat. vulpL'cítlani,\t z' devenu ^ sous une influence germanique. Voir Meyer-Lübke, Gr., I, 362: Cf. l'anc. Ir. goupil. Henos, 46, 865 ; pour e nos. Heriazo, a, adj., 155, 380. B, eryal. En friche, pas cultivé. Étym. Derivé du lat. ercmum. Hermar, v. tr., 97, 29. Abandonner, dépeupler, rendre désert. Étym. : Derivé de yermo, du lat érémum (grec £pT]tj.o;). Homiziero, a, adj., 155, 391. Intrigant, qui séme la discorde. Étym. Du lat. homicidiárium. Jaryn, s. f., 172, 56. 'S>,xara. Giste, genre d'arbuste. Étym. De Tarabe .vani. Javola, s. f., 156, 422, variante. Cage. Étym. Du lat. pop. *cavcola. On trouve ailleurs^aro/í/. La forme /««/a est d'origine francaise. Voir Menendez Pidal, Manual, p. 20. Laido, a, adj., 66, 190; 146-114. Ignominieux, déshonorant. — loi, 157, B. lixoso, Vilain, laid. Étym. De l'anc. haut all. hilh. Laztrado, 45, 845. Ailleurs hi-driulo. Lealtanga, s. f., 63, 98. B,lt\ilhhl. Loyauté, tidélité. Étym. Du lat. pop. * h-gali- íüuíiain, class. legalitdtem. Levado, 143, 36. Part. passé de lavar. B, bañado. GLOSSAIRE ^2 i Librar, V. tr., 13, 278, B, ju:(^ar, 69, 290; 74, 440. Prononcer une sentence, juger, arréter. Étym. Du lat. liberare. Lixoso, a, adj., 6, 76; 48, 916; 72, 394. Malpropre, impur, laid. Étym. Du lat. pop. * lutuldsiitn derivé de lütutn. Lunar, 102, 167. Variante dclujia. Cf. le galicien luar. Llegar, v. intr., généralement. — v. tr., 15, 325. B. allegar. Ramasser, rassem- bler. Étym. Du lat. plicare. Líos, 48, 918 ; 97, 42. Forme dialectale de l'article. Lluene, 21, 144. Maguer, maguera, conj. Bien que, quoique. Pour la prononciation de ce mot voir Cuervo, Romania, XXXIII, p. 225. Malenconia, s. f., 15, 328. Un des quatre éléments qui, suivant les anciens, cons- tituent le corps humain, et dont ils avaient place le siége dans la rate. Étym. Du grec •ijLEXay/oXía ; l'n par dissimilation, et Va par étymologie populaire. Maletia, s. f., 4, 19. Maladie. Le mot est d'origine italienne. Maluestad, s. f., 52, 1071. Méchanceté, action mechante. Origine incertaine. Voir Kórting *hah'ais. Manzillar, V. tr., 58, 1261. Ternir l'éclat, labonne réputation dequelqu'un. Étym. Derivé d'un diminutif donné á viacídam, avec n épenthétique. Maña, s. f., au singulier; 122, 33. Maniere, mode. au pluriel, 56, 1198; 155 372 ; 170, 19. Habitudes, coutumes, moeurs. Le mot provient peut-étre de manera, mal écrit. Voir Menendez Pidal, Infantes de Lara, Glossaire. Maridado, a, adj., 156, 402, Marié. Étym. Part. passé de maridar, du lat. viariiarc. Maslo, s. m., 49, 953 ; 152, 299. Male, du sexe masculin. Étym. Du lat. nias- adinii. Massar, v. tr., 14, 297. B, mafar. Frapper avec une massue, battre le lait pour en séparer le beurre. Étym. Derivé de niassa, du lat. pop. *mattéa. Mafar est la forme castillane. Me, 172, 81. Pour mehé. MelezinamientO, s. m., 4, 16; 5, 52. Médecine, médicament, remede. Étym. Derivé de mele:(^ina. Menazon, s. f. (?), 69, 284. Cf. 1' anc. fr. meiioison, menison, meneson etc., prov. menaio. Dans B, et dans Jean de Capone (i 16-27), la cause de la mort de Digna est plutót mentale. Menge, s. m., 3, 55. Médecin. On trouve ailleurs inetge et iiici^c. Voir Libro de Apolonio, 3iiaet 317". Cf. aussi menéales (du lat. pop. * medicales pour medicinales). Berceo, Santo Domingo, 563, ed. de Fitz-Gerald. Étym. Du lat. mediciun. Menos, fallar menos, 28, 351. S'apercevoir de l'absence de. Mestura, s, f., 63, 89 ; 69, 307. Intrigue, mensonge. Étym. Du lat. mistüram ou mixturam. Mesturero, a, adj., 17, 2 ; 157, 458. Celui qui revele les secrets qu'on lui a con- fies, qui séme la discorde. Étym. Derivé de mestura. Monesterio, 161, 30. Morir. Le radical du futur est morr, 10, 191 ; 41, 739; 48, 913 ; 149, 185 ; 185, 235 ; 197. 328. 222 CALILA E DIGNA Muguer, ]o8, 329. Variante átmn¡rer. Myntroso, a, 66, 199; 91, 392. Vanante de mentiroso. Nenbrar, 41, 747 ; 134, 67; 140, 100; 148, 163. Ailleurs vienhrar. Ninguno, =: ninguno et nadie du castillan actuel. Nadie (= personne) est inconnu á notre texte. Nos otros, 54, 1136 ; 190, 97. Ces exemples de ho5 otros, et devos otros q. v., sont parmi les plus anciens cites. Voir Gessner, Zeit. Jür rom. Phil., XVIII, p. 3. En general les formes toniques sont nos et vos. Nozir, V. tr., III, 419; 118, 593 ; 142, 21. Nuire, porter préjudice, faire du mal. Etym. Du lat. nociré. Ñusco, pro., 46, 864; 90, 366; III, 428, con ñusco, avec nous. Étym. Du lat. pop. *noscum, class. noblscum. Nuzir, 72, 397 ; 139, 80. Variante de no:(ir, q. v. Omezillo, s. m., 139, 68, 71. Aversión, haine. Étym. Emprunté du fr. houiecire . Voir G. Paris, Romania, VI, p. 132 et Havet, ibid., p. 255. Orne. Chez A écrit toujours avec tilde. Omildoso, a, adj., 21, 130. Humble, modeste. Étym. Du lat. pop. *humiUtdsum. Omiziarse, v. réfl., 39, 690; 104,254; 112, 435 ; 139,59,74. Se brouiller, deve- nir ennemis. Étym. Du lat. pop. *homicidiare. Omiziero, 139, 73, Voir Homiziero. Onde, adv. Oü, d'oü. Étym. Du lat. mide. Opiñon, s. f., 4, 13. Opinión, jugement. Étym. Du lat. opiuiduem. Orebs, s. m., 172, 54, 79 etc. B, órenle. Orfévre, bijoutier. Étym. Du lat. aur'ijex. La forme provient du nominatif. OvioX, falcon oriol, 51, 1009, 1017. Aigle, roi des oiseaux. Étym. De l'anc. hautall. adalaro. Cf. le prov. aurbu (voir Stimming, Bertrán de Born, p. 288, et p. 187. Si coii! raiiSí'J son desot:;^ Vaurion) et le fr. alérion. Ospedadgo, 39, 680; 182, 174. Otro ; variantes, otri, otrie. Otrosy, adv., tres fréquent. En outre, encoré, de plus. Étvm. Composé de otro et si. Pagarse, v. réfl., tres fréquent. Étre content, satisfait. Étym. Du lat. pacáre. Parar mientes, 30, 436; 71, 347, etc. Paire attention. Partimiento, s. m., 140, 95. Départ, sortie. Étym. Derivé de />a/7/r. Pecachado, a, adj., 19, 65. B, agachado. Accroupi. Perescer, v. tr., 140, 85. Mettre á mort. Pesquerir, v. tr., 63, 112; 163,96. Examiner, rechercher. Pieca, s. f., 190, 94. Distance. 192, 180. Nombre, quantité. Origine douteuse. Voir Kórting, pett-. Plazer ; le radical du parfait est plog- ou plug-. Voir la forme plogue, 64, 1 34, 5^ personne sing. du parfait. Plegó, s. m., 6, 80, B, priego. Clou, lien. Étvm. De Winglo-saxou prika, ou bien du lat. pop. * tpigruin Voir Pieri, Zeit.für rom. Phil., XXVII, p. 583. Pobredat, s. f. , 20, loi ; 87, 274, Pauvreté, manque de biens. Étym. Du lat. pop. *popertátcm, class. paupertatcm. Voir Menendcz Pidal. M.niual, 5, 47, 3. a. Poner; le radical du futur est por n- ou porrn-, 25, 208 ; 64, 151 ; 71, 573. GLOSSAIRE 223 Poridad, s. f., tres fréquent. Secret, chosc caché. Étym. Du lat. pop. *pñr¡tátem, class. püritátem. Prender ; le parfaii est fort, 30, 416 ; 64, 147 ; 69, 284 ; 76, 500 ; 124, 85 ; 127, 165 ; 196, 311, ou faible, 11, 2c6 ; 173, 97; 177, 32, Prysió, 59, 1267, est un par- fait faible, formé sur le radical du parfait fort. D'aprés Gassner, Das altspanische Ver- buní, p. 168, c'est une forme léonaise. Preses, 103, 190. Frieres. Promisión, s. f., 41, 737. Promesse, engagemcntqu'onprend. Étym. Du ht. piv- missidueiii. Propinco, 170, 14. Pryado, B, ch. xii. Bientót, plutót que antes, comme dit Gayangos. Punar ; variantes pugnar etp7iñar. Quajada, s. f., 14, 299. Caillé, lait coagulé. Étym. Du lat. coagiilátam. Quamaño, a, adj., 42, 771 ; 56, 1204; 75, 483. B, tamaño. Sigrand ; indiquecom- parativement la grandeur d'une chose. Étym. Composé á^quan et maño du lat. qitán- tum et nnlgnum. Querer... querer, 42, 771. Ailleurs, quier... qiiier. Quicave, 195, 212, variante. Rrabinoso,a, adj., 38, 655. Coléiique, irascible. 132,1. Precipité, impétueux. Étym. Du lat. rahidsttm avec n épenthétique. Rrabinosamente, adv., 165, 151. A la háte, précipitamment. Rrafez, adj., 20, iii ; 158, 474. Vil, has, méprisable. — 83, 138. Facile. — 46, 8 y j, poner en rrafe:{. Causer á, paraitre facile á faire. 163, 98, de rrafe:^. Facilement. Variantes chez B, rrefe:^ et rraei. Étym. De l'arabe rachif. Rrebatar, 33, 509 ; le méme que arrebatar. Rrebtar, v. tr., 60, 10; 72, 390; 151, 273. Réprimander, réprouver. Étym. Du lat. reputare. RrebtO, s. m., 46, 879. Reproche, accusation de trahison. Étym. Subst. verbal de rrehtar. Rrecabdar, v. tr., i, 12 ; loi, 149; 118, 606; 121, 4 ; 128, 185 ; 130, 44 ; 176, 15 ; 197, 322. Obtenir, parvenir áavoir. Étym. Du lat. pop. * recapitare. Recabdo, s. m., 2, 25 ; 42, 756 ; 59, 1288 ; 89, 329. Connaissance, savoir, raison. Étym. Subst. verbal de rrecabdar. RreQender, v. intr., 82, 103. Sentir bon, répandre son odeur. Gayangos propose de corriger en tragender. Rregucitar, 13, 286. Rredrár, v. tr., 38, 650. Écarter, éloigner. Étym. Formé sur redro, du lat. retro. Rrefertar, v. tr., 66, 210; 196, 304. Disputer, contredire. Ce mot a ailleurs le sens de referir. Cf. cantares del archipreste de Fita, 285. Mató la golosina muchos en el desierto. De los más maj/ores que eran por cierto. El pro- feta lo dice esto que te refierto. Étym. Du lat. pop .^*refertáre de *rcfertum, part. passé de referre, et, dans la premiére acception, avec contaminatioii probable de referiré. Rregistir. 160, 14, = rresistir. Rregnar ; variantes : rreynar, rregñar. Rregno ; variantes : rreyno, rregño. ¿¿4 CALILA E DIGNA Rreguardo, s. m., 133, 46. Considération, action de considcrer. Etym. Subst. verbal de ryegiianhr. Rremasera, s. f., 70, 329, 336. Un poison. Gayangos corrige en comasera, et dit : yetia venenosa. Rrepenten§ia, s. f., 58, 1253 ; 68, 262. Repetance. Étym. Du lat. pop. *repoen- téntiam, class. poenitentiam. Rrepuesto, s. m., 150, 225 ; 163, 82. Trésor, biens. Étym. Du lat. pop.* repósium, class. npósltiini. Rriepto, s. m., 146, 119. Variante de rrehto. Rrostro, s. m., 80, 37, 39; pour rrastro. Sabalynia, s. f., 24, 236, variante : « asy como la sahalynia es muy pequeña cosa, pero ayunta ¡lia e fa:{en dcUa cuerda. » Salir, ou sallir, 66, 213; 80, 45; 116, 539,; parfait, salió ou salló, 37, 619, salieron ou sallieron, 74, 437. Saluar, v. tr., 23, 188; 92, 427. Saluer. Étym. Du lat. salutare. Saulan, 9, 161. B, xulan, Jean de Capoue, sulem, la versión árabe, xaiilam. Ce mot magique n'a pas de sens. Seguranca, s. m., 37, 612; 40, 700 ; 82, 97. Sécurité, assurance, garantie. Étym. Derivé de segurar. Senceba ; variantes, Qeni;eba, Scnseha. Seneridat, s. f., 183, 193, variante. A, soledat. Solitude. Éivm. Du lat. singula- ritatem. Ser: présent, de l'indicatif, i^e personne, so, muís soy, 61, 47, 48, 3^ personne, es, msLissee 156, 405, de l'impératif, sey, 92, 432 etc., du gérondif, sevendo; imparfait de l'indicatif, era etc., mais seyan 25, 251 ; parfait de l'indicatif, /»f. /ueste etc., ou la conjugaíson de Nebrija. Voir Vinaza, part. III, col. 436. Voir es ido, 110, 392. Seta, s. f., 143, 59. Secte. — 5. 29 ; 8, 121. Écritures qui contiennent la doctrine d'une secte. Cf. D. Juan Manuel, Libro de la Ca^a, ed. deBaist, i, 12. Otrosi fi^o tras- ladar toda la secta de los moros. Étym. Du lat. sectam. Sinsamo, 85, 203 etc. hWl&ms sésamo. Sise, pro. réfl., 31, 469. Étym. Composé du lat. sllñ et ipse. Sol, adv., 192, 187 ; 199, 18. Seulement, á la seule condition que. Cf. D. Juan Manuel, Libro del Caballero. Rom. Forsch:, VII, 499. sol que digan muy buen seso, sol que digan enello. Poema del Cid, cá de Menendez Pidal, 1076, de venir vos buscar sol non sera penssado. Étym. De solo, du lat. soliim. Solar, s. f., 193, 195 ; 195, 273 , pour 50/11;;. SoUar, v. intr., 54, 1 1 13. B, soplar. Soufflcr. Étvm. Du lat. sufflarc. Voir Diez, Wb. II, sallar. Sollon, adj., 34, 545. B, solo. Seúl, solitairo. Somo, en somo, adv., 9, 160. Au-dessus. Étym. Du lat. summum. Soseydo, a, adj., 99, 85, 87. Sujet, soumis. Étym. Part. passé de soseer, composé du lat. sídi et sedere. Sue, 135, 78 ; mase. sing. du pro. possessif. Suso, adv., 33, 511 ; 64, 141 ; 153, 24. Au-dessus. Étym. Du lat. sfirsum. Syneta, 103, 197, variante. A, gineta. Tanxese, 174, 122. Parfait subjonctif de tañer. GLOSSAIRF. 225 Tardinero, a, adj., 37, 611. Lcnt, paresseux. Étym. Derivé de lanío. Te, pour li'hi', 196, 295. Tener. Le radical du futur cst tcrn- ou krní-, 121, 13 ; i)i, 274; 156, 418. Tener alterne avec aver comnie auxiliaire et dans le sens de possédev. Tesico, s. m.. 59, 1276. Variante de tosigo. Tittuy, s. ni., 49, 949, etc. Variantes: tittiiya, lirniya, tility, lyay. Mouette, oiscau de mcr. Dans la versión árabe, tittuya, dans le sanscrit tittibha. Tornar cabeca, 54, 1123 ; 76, 498; 166, 175. Faire attention. Torticero, a, adj., 58, 1257. Injuste. Étym. Du lat. pop. *tortiliariiu¡i. Traer. Le radical du parfaitest //■íí.v-125, 118; 143, 42; 149, 206 ; 152, 299, etc., du lat. traxi, etc., ou trox- 70, 353 ; 164, 125 ; 181, 149; 182, 171, etc., du lat. pop. *traxH¡, etc. Le participe passé est traído, 21, 146, a cóté de trecho 18, 33. Voir aussi trayrds, 22, 1 50. Traspaso, s. m., 99, 88. Retard, délai. Étym. Subst. verbal de traspasar. Tronpegar, v. intr., 91, 407. Trébucher. Origine douteuse. Voir Kórting, Porp. Diez, ¡VIk, II, tropa. Tunbo, s. m., 89, 327, a timbos. En sautant, en tombant. Étym. Subst. verbal de lumbar, mot d'origine germanique. Cf. Fall. taumein, ang. tumble. Turar, v. intr., 91, 391. B, durar, 104, 222. Continuer, persister, rester. Vedar. Le radical ved.- est en train de se généraliser. Cf. viedes 82, 104, vieda 83, 140, mais i'eda, 138, 51. Vedeganbre, s. f., 30, 421 ; 105, 231. Voir veganbre. Veganbre, s. f. , 28, 364. Poison. Étym. Du lat. medicameu, devenu nieegambre et niegambrc. Voir Menendez Pidal, Romania, XXIX, p. 374. Vegninidat, 161, 23. La métathése n existe que pourTccil. On prononcait iriiiiii- dat. Venador, s. m., 92, 430; 95, 499; 132, 17. Chasseur. Étym. Du lat. venatorcni. Venir. Le radical du futur est ívr»-, 122, 51: 149, 187; 180, 121, ou verní- 94, 491- Ventar, v. intr.. 34, 11 14. Éventer. Étvm. Derivé de i'ú';;/o. Ver. Parfait de Tindicatif i'/, mais vide 182, 154, vido (57 fois) et vio (37 fois) Vio est bi-svllabique, et l'accent reste sur le / ; fut. 2^ personne du pluriel. veres, B, introd. Vesaglio, 75, 417, variante. A, bestia. Vestiblo, s. m., 132, 16 ; 161, 22 ; 170, 8; 171, 42 ; 172, 80 ; 175, 137 ; 188, 49, 31, etc. B, vestícrlo. Animal, nom générique. Étym. Du lat. pop. * besticiiliiin. Vez, 140, 99, nunca ve:^. Jamáis. Via, toda via, tres fréquent. Toujours. Vicio, s. m., 188, 56; 194, 22). Plaisir. Étvm. Du lat. vit'ium . Vicioso, a, adj., 18, 41 ; 31, 472; 33, 527; 126, 144 ; 190, 104, en parlaiit d'uu eiidroit. Agréable, beau, charmant. 35, 525 ; 39,677; 43, 837 ; 189, 60 ; 192, 167, en parlant des personnes. Reposé, content, heureux. Étym. Du lat. vitiosum. Vidiganbre, 22, 167. Voir veganbre. Viganbre, 17, 3. Voir veganbre. Vito, s. m., 118, 391. Aliments dont on se nourrit. Étym. Du lat. v'tctum. Vizco, a, adj., 1)0, 241. Louche, qui a un ceil ou les deux yeux tournés en 226 CALILA E DIGNA dedans. Etym. Dulat. hls-{-ócíílui>i, ou de hlssiim ^ celui qui peutrcgarder des deux cotes. Voir Horning, Zeif. filr rom. Pbi!., XXI, p. 451. Vosotros, 41, 745; 150, 219; 196, 290. Voir nos otros. Vusco, 34, 557. Voir busco. Xarope, s. m., 70, 328. Sirop, breuvage. Etym. De Tarabe chanib. Y, adv. Lá. Et\-m. Du lat. ilñ. Yazer. Le radical du parfait estvoo'- ou y«¿^-; 64, 142; 72, 388, etc. Ya:^iese, 61, 30. est une forme faible. Ygualarse, v. réfl., 180, 109. Convenir, s'accorder, s'arranger. Etym. Derivé de Yngenio, s. m., 119, 618. B, euc^eilo. An'iñcc, ruse. Etvm. Du lat. in^eniuni. Yr, vinos, 192, 181, premiére personne du pluriel, présent de l'indicatif. Vu le 4 juillet 19O). Le Doyeii de la Faculte des Lelti de rUniversité de París, A. CROISET. \'u ct permis d'imprinier. Le J'iie-Rectetir de rAcaJemie de París L. LI.\RD. BIBLIOGRAPHIE Liste des principaux ouvrages consultes pour la préparation de ce Iravail. 10 Ouvrages traitant de la littérature. Chauvin, Victor, Bihliograpbie des ouvraires árabes oii relaiifs anx Árabes, publies daiis VEiirope chrétieiine Je iSio á iSSj. Liége, 1892, vol. II. Cette bibliographie nous donne presque tout ce qu'on a écrit sur ce sujet. Elle contient des ouvrages antérieurs, aussi bien que postérieurs, aux dates du titre. Hervieux, Léopold, Notices sur les fabJes latines d'origine ¡ndieiuie. París, 1898. Compte renda, par M. Léopold Delisle, Journal des Savants, 1898,. p. 158. Notices sur Rainiond de Bé^iers et sur sa versión latine du livre de Kalila e Dituna. París, 1898, et Jean de Capone et ses derives. París, 1899 (vol. V de la serie, Lesfabulisles latins dcpuis le siécle d'Auguste jusqiiá la fin du moyen age). Compte rendu par M. Gastón Paris, Journal des Savanls, 1899, P- 207. Paris, Gastón, Manuscrits du Kelila et Dlinna de Jean de Capone, Journal des Savants, 1899, p. 581, et Raimond de Be'iiers : ouvrage qui paraitra prochainement dans VHis- toire littéraire de la France, vol. XXXIII, p. 191-253, communiqué bienveillamment par M. Morel-Fatio. Ward, H. L. D, Catalogue oj Romances in the Department oj Manuscripts oj the Bri- tish Museuin. London, 1893, vol. II, p. 149-181. 2° Dictionnaires, textes et ouvrages traitant de l'histoire de la langue. Le Manual elemental de gramática histórica española, de Menéndez Pidal. Madrid, 1904. Ccnnptes rendns, A. Morel-Fatio, Romanía, vol. XXXIII, p. 270 et A. R. Gon- calves Vianna, Revue hispanique, vol. X, p. 608, deuxiéme édition, 1905. Voir la bibliographie de la premiére édition, p. 215-18. D'autres ouvrages sont : Baist, G., Don Juan Manuel, El libro de la ca^a. Halle, 1880. Borao, J., Diccionario de voces aragonesas. Saragosse, 1884. Braune, Th., Neue Beitráge :^iir Kenntniss einiger romaniscber IVorter deutscher Her- hinjt. Zeit.fi'ir rom. Pbil., vol. XXII, p. 197. Cornu, J., Melanges espagnols (Romanía, vol. XIII, p. 285). Covarrubias Orozco, Sebastian de. Tesoro de lajengua castellana o española. Madrid, 1674. Cuervo, J., Diccionario de construcción y régimen déla lengua castellana. Paris, 1886- 1893. Disquisiciones sobre antiqua ortograjia y pronunciación castellanas (Revue hispanique, vol. 11, p. I, etvol. V, p. 273). Diccionario de la lengua castellana, compuesto por la real .Academia española : les diverses éditions, surtout celle connue sous le titre de Diccionario de Autoridades, 1726-1739. 228 Bl)3LIOGRAPHlE Diez, Fricdrich, Elyniolooisches Wórlerbiich dcr romauischen Spracben, ae^dition. Bonn, 1861-1862. üozv, R., ct Engelmann, W. H., Glossaire des tiiots espa¡^nols el porlttgais derives de r árabe. Paris, 1869. Fitzgerald, John D., La vida de Santo Domingo de Silos, por Goncalo de Berceo. Paris, 1904. Gráfenberg, S'., Don Juan Manuel. El libro del caiiallero é del escudero. Romanische Fors- chungen, vol. VII, p. 472. Korting, Gustavo, Laleinisch-romanischer Worterbuch, 2^ édition. Paderborn, 1902. Lauchetas, D. Rufino, Gramática y vocabulario de las obias de Gou:^alo de Berceo- Madrid, 1903. Morel-Fatio, A., Recherche's sur le lexte el sur les sources du libro de Alexandre (Rovia- nia, vol. IV, p. 7). Textes castillans ine'ditsdu XlII^siécle {Romanía, vol. XVI, p. 364). Pida!, Ramón Menéndcz, Etimologias españolas (Romania,vo\. XXIX, p. 354). — Leyenda de los Infantes de Lara. Madrid, 1896. Compte rendu, A. Morel-Fatio (Roma- nía, vol. XXM, p. 505). — Pocni.i del Cid. Madrid, 1900. — Poema d'e YuceJ, Mate- riales p.ira su estudio. Madrid, 1902. Rivadcneira, Biblioteca de autores españoles, vol. LI (1884) et LVIII (1895). Madrid. TABLE DES MATIÉRES Avaxt-Propos I Chapitre i. — La mission de Berzcbuey dans les Indcs i Chapitre II. — Histoire de Berzebucv, chef des médecins 4 Chapitre III. — Les deux chacals 17 Chapitre IV. — Le procés de Dimna 60 Chapitre V. — Les qiiatre amis 79 Chapitre VI. — Les hiboux et les corbeaux 96 Chapitre VIL — Le singe et la tortue 121 Ch.apitre VIII. — L'animal fidéle tué par son maitre 129 Chapitre IX. — Lechatet la souris 132 Chapitre X. — Le rol et I'oiseau 1 37 Chapitre XI. — Le roi et les Brahmanes 142 Chapitre XII. — Le chacal vertueux 160 Chapitre XIII. — L'homme ingrat et les animaux reconnaissants 170 Chapitre XIV. — Les quatre voyageurs 176 Chapitre XV. — Les oiseaux 187 Chapitre XVI. — Le renard et roiseau 199 APPENDICE. Introduction d'Abdallah ebn-Almokaffa 202 La lioune penitente (chap. XII du ms. B) 207 Le religieux et l'étranger (chap. XIII du ms. Bj 209 Glossaire 211 Bibliogr.\phie 227 ItjA^ /jfT^^ CjO¿^'^'7^ \Jk i ír>.JfcyX!Í^^^ ^ %^&¿^1K !>*^^v ^X^^^^^^vt^J^ j W^\,^^ vUl^ ">-/SC^I^ ^ f^É^ .# '■■*-% *r^. '.' #-f ^U ^1 .<#t^^ '^